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ED. MANET. — PORTRAIT DE Mme MANET (PASTEL). (ACQUIS PAR LE LOUVRE A LA VENTE DEGAS.) DOIT-ON LUTTER CONTRE LE LOUVRE? A LA première vente Degas un curieux incident s’est produit. Véritable symbole d’une situation très sérieuse et qui touche à l’avenir même de nos musées nationaux, ce simple épisode nous permettra de tirer quelques leçons et quelques conclusions pratiques sur une question qui, entre toutes, intéresse la Renaissance de l’Art français. Les enchères marchaient bon train sur ce chef-d’œuvre de Delacroix, le Portrait du baron Schwyter, dont nous avons donné une reproduction dans notre premier numéro. L’on comprend qu’une œuvre si à part dans le bagage du maître ait suscité des rivalités très vives. L’aristocratie finement romantique qui se révèle dans cette image, où une main nerveuse, une silhouette élégante qui fait penser à Byron et un paysage qui évoque ceux des fonds de Lawrence et de Romney, tout un accent indicible, enfin, font de tout cela une fleur d’époque, autant de raisons pour que la lutte fût animée. Le Louvre avait déjà poussé très avant son enchère. On approchait des 70.000 francs qu’il s’était, croyons-nous, assignés comme limite. Les rivaux demeuraient inflexibles, et même assez bruyamment inflexibles à l’égard du représentant de notre grand musée national. A un moment de ce drame rapide, proche de sa conclusion, un des assistants ne put se contenir en remarquant l’attitude de ces trop véhéments adversaires (on ne peut pas les appeler d’un autre nom, et peut-être est-il même trop faible) et il s’écria : « Voyons ! messieurs ! c’est contre le Louvre que vous vous battez ! » Ils eurent quelques velléités de répliquer, mais elles s’éteignirent devant l’air résolu d’un champion qui n’est pas de ceux qu’on intimide. Le Delacroix n’en demeura pas moins perdu pour le Musée qui ne put, ou n’osa aller jusqu’aux 80.000 sur lesquels le marteau s’arrêta. Le regret, pour être vif, n’est sans doute pas de ceux qui ne se peuvent consoler. Heureusement, nous sommes

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE d'une grande richesse en œuvres du génial visionnaire. Celle-ci aurait apporté une note nouvelle et charmante dans notre ensemble, voilà tout. Mais s'il s'était agi d'une de ces choses dont la possession vaut une victoire, il en aurait été absolument de même. Et c'est cela qui mérite qu'on y réfléchisse, car le fait peut se représenter en plus grave. Analysons-le donc sous ses différents aspects et au point de vue de ses conséquences. Jadis (il n'y a pas, du reste, tant d'années), il était d'usage, un usage qui était presque devenu une règle, de ne point lutter contre le Louvre. Les collectionneurs les plus ardents considéraient comme une sorte de pieux devoir de refréner leurs plus chères ambitions. Les étrangers eux-mêmes, très souvent, mettaient comme une coquetterie de courtoisie à témoigner de cette façon à la France leur sympathie et leur admiration. L'incident de la salle Petit prouve que les choses ont une tendance à changer. Remarquez d'abord que ceux qui poussaient assez violemment contre le Louvre pour mériter d'être fermement rappelés à l'ordre ne sauraient, à quelque nationalité qu'ils appartiennent, être pris pour nos amis. S'ils agissaient pour le compte de pays alliés, ils n'en représentaient pas la partie la plus fraternelle. S'ils étaient neutres, la partie la plus désintéressée ; et enfin, si par hasard ils avaient opéré pour le compte de quelque ennemi, on devait tout au moins relever leur façon de faire rentrer de l'argent en France. A ce sujet, un spirituel fonctionnaire avait suggéré doucement au commissaire-priseur d'adjuger, sans enchères, aux trop zélés concurrents, la seule œuvre allemande de la collection, une esquisse de Menzel. Mais un autre fit observer que ce serait sans doute le seul numéro que l'Allemagne ne tiendrait pas à acquérir. De toute façon, il faut bien que nous soyons avertis, si nous ne l'étions déjà, que pour les grandes ventes à venir, nous aurons à soutenir des combats encore beaucoup plus acharnés que par le passé. Nous aurons à compter avec des partenaires de deux sortes. Les uns, ce sont nos propres compatriotes, collectionneurs éprouvés déjà, ou collectionneurs nouveaux surgis dans la catégorie des « nouveaux riches ». Pour ceux-là, la réponse à notre question est tout indiquée ; elle est catégorique ; elle ne comporte aucune restriction : « L'on ne doit point lutter contre le Louvre ! »... à moins toutefois que ce ne soit avec l'intention de lui offrir ce à quoi il serait forcé de renoncer. En ce qui concerne les collectionneurs et les musées étrangers, le problème est beaucoup plus délicat. Les peuples qui, une fois la paix signée, deviendront on ne pourra pas dire nos amis, et demeureront on ne pourra pas dire nos ennemis, nous n'avons rien à leur demander en pareille matière. Ce sera à nous de savoir nous défendre. Comment ? Nous en dirons un mot à l'instant. Restent les nations véritablement amies, dont les musées et collectionneurs auront le choix, pour témoigner leur amitié, entre payer les œuvres des prix formidables et s'effacer devant tel ou tel désir exceptionnel du Louvre. Pour celles-ci, aucune règle ne saurait non plus sans inélégance être fracée. Il faudra s'en rapporter au sort, aux bonnes intentions, — et aussi aux ressources que la France aura l'intelligence de consacrer à cette lutte si importante pour le prestige universel de notre patrie. Une simple hypothèse encore. La collection Degas s'est vendue, en chiffres ronds, deux millions et demi. Si le gouvernement français avait proposé deux millions, en bloc, ou même ces deux millions et demi aux héritiers, ceux-ci auraient-ils refusé ? Mettons qu'ils aient accepté, qu'aurait été cette somme, on peut dire relativement et même absolument faible, au prix des centaines de milliards de la guerre, pour prix d'une si éclatante victoire ? Si un nouveau riche enfin avait acquis pour quelques centaines de mille francs un certain nombre des plus éclatants chefs-d'œuvre afin de les offrir à la France, qui aurait songé à critiquer ses bénéfices de guerre ? Or, comme aucune de ces hypothèses ne s'est réalisée, et peut-être ne se réalisera de si tôt, il peut être suggéré une combinaison nullement chimérique de l'une et de l'autre. Je me rappelle qu'en 1892 je vis à Berlin le fameux Bode, qui à cette époque était, quoique très actif, un beaucoupplus mince personnage qu'aujourd'hui,... depuis l'acquisition de la Flora. Et je revois le sourire avec lequel il me disait : « Toutes les fois que j'ai besoin d'une somme, si importante soit-elle, pour emporter une œuvre si illustre qu'elle soit, j'ai un comité qui ne met pas sa gloire à se faire connaître, mais bien à me donner l'argent nécessaire. » Eh bien ! concluons : il faut, à la fois, que le Louvre soit en état de lutter, par des crédits, opportuns et décisifs, contre tous les adversaires possibles, et que des Français se trouvent aussi fervents, envers la France que ces Allemands anonymes envers le Musée de Berlin. Songez que nos musées des départements éprouvés auront à être repeuplés par les réserves du Louvre, et que le Louvre, pour se maintenir au premier rang des musées du monde entier, devra ambitionner et conquérir les plus grandes œuvres que les destinées offriront à cette conquête ! En fin de compte, à cette question : « Doit-on lutter contre le Louvre ? » nous répondons par cette autre : « La France doit-elle laisser le Louvre succomber dans toutes les luttes ? » ARSÈNE ALEXANDRE

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PROJET DE SCÈNE POUR LA COMÉDIE DE LA COUR, AU CHATEAU DE VERSAILLES (ARCHIVES NATIONALES.) HUBERT ROBERT ET LA COMÉDIE DE LA COUR UN grand peintre paysagiste, à qui les amateurs en notre temps font retrouver les succès qu'il eut dans le sien, a été sous Louis XVI un des collaborateurs les plus actifs du comte d'Angiviller, directeur des Bâtiments du Roi. Celui-ci le consultait sans cesse ; il nomma Hubert Robert, d'ailleurs très protégé de la Reine, « dessinateur des jardins du Roi », puis « garde du Muséum », c'est-à-dire exactement conservateur du Musée du Louvre, dont Louis XVI venait de décider la création. Même avant de porter ce titre, qui lui fut conféré en 1784, Robert fut associé, à partir de l'année 1778, à la fondation du Louvre, dès lors considérée comme « une affaire nationale ». Le peintre était chargé d'étudier toutes les questions d'aménagement, d'éclairage, de sauvegarde contre l'incendie, soumises à un comité de quatre membres dont Pajou et deux architectes faisaient partie avec lui. Robert eut pour mission particulière d'expertiser les peintures proposées à l'acquisition royale par les particuliers et les marchands, et de rechercher les enrichissements utiles à la grande institution projetée. Cette forme de l'activité du peintre au profit du bien public apparaîtra en des lettres inédites, écrites à son chef, M. d'Angiviller, qui ne font pas partie des volumes de la correspondance de celui-ci, conservée aux Archives nationales. Égarées dans un carton de plans d'architecture relatifs à Versailles, où j'ai eu occasion de les retrouver, il m'a paru utile de les transcrire, car elles montrent le peintre, non seulement dans ses fonctions d'acheteur et d'expert pour le Roi, mais aussi sous un aspect où l'on ne s'attend pas à le voir. Dans mon ouvrage, Hubert Robert (Paris 1910), je n'avais pu y faire aucune allusion. Les curieux du XVIIIe siècle trouveront une preuve nouvelle de la variété des talents des artistes d'alors, dans ce fait qu'un des plus spécialisés, « le peintre des ruines », fut chargé de concevoir et de

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE diriger la décoration de la salle de comédie du château de Versailles. Depuis longtemps, à la Cour, on manquait d'une salle de spectacle. Celle dont on s'était servi jusqu'alors, au fond de la cour des Princes, était incommode et d'une exiguité fâcheuse, et le magnifique Opéra, construit par Gabriel à la fin du règne de Louis XV, était beaucoup trop vaste pour la comédie et l'opéra-comique, dont les représentations avaient lieu trois fois la semaine. En attendant que certains projets généraux de reconstruction de Versailles eussent pris un caractère définitif, on s'arrêta, pour la nouvelle Comédie, à une installation provisoire, à une petite salle de bois et de carton, du genre de celles dont Marie-Antoinette aimait à se servir pour danser à Trianon, comme à Marly et à Versailles. L'idée vient assurément de la Reine, car en ces matières son avis est prépondérant. Dès les premiers temps du règne, elle s'est plainte de ne pouvoir donner assez d'éclat à ses bals, dans la petite salle qui a suffi à ceux de Louis XV. Il est entendu à Versailles, à cette époque, qu'une salle de théâtre, grande ou petite, peut toujours se transformer en une salle de bal, où le décor se trouve toujours plus gai qu'en aucun des anciens salons. Il arrive aussi qu'un théâtre soit dressé dans l'appartement de Marie-Antoinette ; Papillon de la Ferté, intendant des Menus, note plus d'une fois ces fantaisies de sa souveraine, à l'occasion des divertissements du carnaval : « La petite salle de spectacle, écrit-il un jour, n'ayant pas été trouvée suffisante pour l'exécution des ballets de bal, la Reine a ordonné que l'on préparât le grand Salon d'Hercule, ce qui a été fait avec une promptitude incroyable... Il y avait à ce bal une cour nombreuse et beaucoup de danseurs. Au reste, je ne sais si le résultat de ces plaisirs amusera beaucoup M. le directeur général des Finances. » Il est plus économique, et plus digne de la Cour de France, de construire sans retard une « Comédie » nouvelle. L'ordre est donné dans l'automne de 1785, quelques semaines après qu'a éclaté le scandale de l'affaire du Collier. On utilise, dans l'aile neuve, devant la chapelle, l'espace resté vide où Gabriel a rêvé de mettre son grand escalier. Diverses dispositions sont essayées, divers décors étudiés. Les plans et les mémoires sont vus par le Roi, le 6 novembre, « pour que Sa Majesté puisse se décider sur la distribution des loges et des places ». On prévoit une trentaine de loges, desservies par des degrés commodes. A l'étage du parquet, sont neuf loges basses à donner, outre celles du Roi et de la Reine. Aux premières, situées à la hauteur du Salon d'Hercule, est lagrande loge du service du Roi, communiquant avec le foyer de Sa Majesté et une porte d'arrivée percée dans le Salon de l'Abondance ; à droite, sont les loges de Madame et de la comtesse d'Artois, « trois loges à donner journellement » et celle des premiers gentil-hommes, où les pages ont leur place et qui s'ouvre sur la scène ; à gauche, sont celles de Madame Elisabeth et du service de la Reine, trois à donner et celle du capitaine des gardes. Les secondes loges, dont la grande au-dessus du Roi est réservée aux ministres, sont attribuées : à droite, au grand chambellan, au grand maître de la garde-robe, à l'intendant du garde-meuble, au premier chirurgien, aux premières femmes de la Reine ; à gauche, au grand écuyer, à l'intendant des Menus, au premier médecin, aux premiers valets de chambre du Roi, au commissaire de la Maison du Roi. Cette salle est à peine plus grande que celle de la Reine à Trianon, et la décoration n'est que de peinture « en arabesques ». C'est pour cette décoration, qu'on veut très soignée, qu'on a fait appel à Hubert Robert. Un charmant dessin de lui, qui se développe en longueur, montre comment il l'a comprise. Outre les

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE guirlandes de fleurs et de feuillages qui courent dans l'ensemble du décor, il a placé le long des premières loges des nymphes étendues deux par deux, à la hauteur des secondes loges des vases et des rinceaux et, dans la partie supérieure, des figures ailées qui semblent voler au-dessus des spectateurs. D'autres détails, d'une aimable fantaisie, apparaîtront au lecteur dans l'image qu'il a sous les yeux et qui donne la partie centrale avec l'élégante loge royale. La salle est bien l'œuvre de notre peintre. C'est lui, écrit-il, qui « trace le grand fait travailler continuellement et, comme il y emploie beaucoup de monde, il aurait une grâce à vous demander, dont je me suis chargé avec plaisir. Ce serait de lui faire toucher un acompte de trois ou quatre mille francs, dont il me paraît avoir besoin pour la plus prompte expédition de cet ouvrage (1). J'ai vu M. Raymond l'architecte qui à son arrivée de Languedoc vous a cherché inutilement à Versailles. Il doit vous demander la permission de donner votre nom à un boulevard qui doit aller de la Maison Quarrée aux Arènes de Nîmes. Je verrais avec bien du plaisir deux monuments célèbres, que j'aime bien (2), se réunir par le nom de quelqu'un que j'aime mieux encore (3). Nos grands tableaux flamands sont arrivés. Je les ai fait HUBERT ROBERT. — DÉCORATION DE LA SALLE DE COMÉDIE. (PARTIE CENTRALE.) et dirige toute la partie des arabesques et le ton général de la décoration ». Il a pour collaborateurs Lagrenée, qui peint les grandes figures, et Deleuse, qui peint l'ornement. Ce dernier, qui travaille à Paris, a la grosse part de la besogne, et, comme on est toujours pressé à la Cour, on se plaint qu'il n'avance pas assez vite. Hubert Robert intervient pour le défendre et pour solliciter un acompte en sa faveur. Tel est le sujet principal de sa petite correspondance avec M. d'Angiviller : Monsieur le Comte, J'ai passé hier la journée à tracer en grand et à diriger la peinture de la salle de Versailles que l'on exécute ici avec autant de soin et de précision que de célérité. M. Deleuse y déballer dans le dépôt du Louvre. C'est une fort belle acquisition. La Décollation de Saint-Jean est à coup sûr un des plus beaux tableaux de Crayer. Celui qui représente la Résurrection du Lazare est de son dernier temps, mais bien étonnant pour l'âge auquel il l'a fait. La tête du Lazare est de toute beauté, le reste un peu plus mou de touche. Le Snyders est un très superbe tableau de ce maître. Le grand paysage, beau aussi. M. Pierre est venu les voir et en a paru fort content. J'ai l'honneur d'être très respectueusement, Monsieur le Comte. Votre très humble et très obéissant serviteur. ROBERT. Ce lundi, 10 octobre 1785. (1) Il y a en marge, de la main de M. d'Angiviller : « Le 15 expédie l'acompte. Le 16 répond à M. Robert. » (2) Tout le monde sait comment Robert a peint les monuments romains de Nîmes. (3) En marge, de la main de M. d'Angiviller : « Chargé de remercier et refusé parce que, n'y ayant ni prétexte, ni motif, le fait pourrait produire des mécontents. »

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE MONSIEUR LE COMTE, J'arrive de chez Deleuse où j'ai passé la journée. Je vous donne pour nouvelle que tout va très bien, mais qu'y mettant le plus grand soin nous allons moins vite, malgré notre diligence, que si l'on faisait cela currente calamo. Au reste, j'espère que vous serez content; c'est toute notre ambition. J'ai vu hier Le Brun, qui doit me remettre les tableaux de la dernière acquisition, quand ils seront en état. Il les fait rentoiler et embordurer. Quant au tableau du Feti que je désirais pour vous, il ne veut absolument pas m'en dire le prix. Il vous laisse maître absolu; ainsi nous attendrons votre premier voyage à Paris; vous le verrez et, s'il vous convient bien, nous y mettrons le prix que vous jugerez à propos. Je viens de travailler au dernier plan du verger de Rambouillet, dans lequel j'ai placé une cerisaie, que j'aurai l'honneur de vous faire voir et que l'on pourrait planter cette année. Je compte me rendre à Versailles le 14 pour partir avec vous pour Rambouillet, si vous pouvez m'y mener. J'ai été-voir M. Julien à son départ pour Lyon. J'ai trouvé sa santé bien délabrée. Il est parti avec une toux inquiétante. Il va s'occuper des esquisses des bas-reliefs en question. M. Boscard, à qui j'ai fait voir les tableaux du Roi par votre ordre, a été enchanté de toutes vos acquisitions. Il paraît on ne peut pas plus content de la réception et du traitement distingué que vous lui avez faits; il a du mérite, du zèle, des connaissances et beaucoup d'honnêteté. J'ai l'honneur d'être respectueusement... Paris, du 1er novembre 1785. MONSIEUR LE COMTE, J'ai remis à M. Deleuse les 5.000 livres en question; lui ai recommandé la plus grande promptitude. Je suis témoin depuis votre départ de tous ses soins, de toute son intelligence à opérer et conduire les travaux. Si on ne l'a pas vu plus souvent à Versailles, c'est que tout l'ouvrage qui le concerne se fait à Paris et que le peu de voyage qu'il a fait n'a été que pour y prendre des mesures et presser les menuisiers. M. Lagrenée peint tout ce qui concerne la figure, et moi je trace le grand et dirige toute la partie des arabesques et le ton général de la décoration. J'ai pressé M. Deleuse au point qu'il m'a fait espérer qu'à votre retour de Rambouillet, vous verrez presque toute la peinture en place. Je suis continuellement chez lui. Ainsi reposez-vous sur mon activité et mon zèle, et soyez bien assuré que c'est l'envie seule de très bien faire qui a un peu retardé cela. Je me rendrai dimanche soir à Versailles pour le voyage de Rambouillet. Je vous communiquerai deux lettres de M. Boscard, au sujet de quelques tableaux de son pays. Je porterai les plans de la cerisaie du verger. Je viens d'écrire à M. l'abbé Nolin à ce sujet et j'aurai l'honneur, à votre arrivée de Fontainebleau, de vous réitérer de vive voix les sentiments de respect et de zèle avec lesquels je serai toute ma vie... Des galeries du Louvre, ce 9e novembre 1785. La jolie salle, à laquelle se rattachent les derniers souvenirs du théâtre à la Cour, survécut à la Révolution En l'an IX elle fut cédée par l'Etat à la Comédie-Française, qui inaugura le « Théâtre du palais national de Versailles », en donnant Zaire aux habitants de la ville pour les débuts de Mlle Volnais. On y entendit Mlle Raucourt, Mlle Duchesnois, Mlle Georges, Larive, Lafond et Talma. La salle fut fermée en 1805. Elle acheva de disparaître sous Louis Philippe ; depuis longtemps tombait en ruine la fragile construction décorée par les soins d'Hubert Robert, au goût de Marie-Antoinette. PIERRE DE NOLHAC HUBERT ROBERT. — SON PORTRAIT PEINT PAR LUI-MÊME, DANS LA PRISON DE SAINTE-PÉLAGIE. (COLLECTION A. FAUCHIER-MAGNAN.)

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LE LIVRE MODERNE MMENSE est le besoin de rénovation qui se fait sentir dans la vie française. Comme toujours au lendemain des grandes crises, chacun, dans l'émotion des sacrifices, des risques courus, des ruines, fait le bilan de ses erreurs et de ses fautes, des périlleuses incuries dont il a eu la faiblesse. Pas plus que les individus, les corporations et les groupes n'échappent à cet examen de conscience. Nos industriels, nos artistes, ceux du moins qui pensent à l'avenir de leur profession et ont la sagesse de ne le point séparer de l'avenir du Pays, se demandent avec un peu d'anxiété — sentiment qui est tout à leur honneur — s'ils ont toujours, avec assez d'à-propos, d'ingéniosité, de noble ambition créatrice et de persévérance, fait tous les efforts qu'il fallait pour la suprématie de l'art français, de l'industrie française. Dans ce louable souci de régénération, qui pousse tant d'hommes à moderniser leurs méthodes et leurs organisations de travail, à redoubler d'énergie productrice, on va même parfois un peu loin dans la méconnaissance du labeur passé. C'est une injustice. Mais ne nous en plaignons pas trop car, dans notre pays où tout se passe par actions et réactions violentes, c'est à cette condition seulement qu'on acquerra l'entrain pour le grand et fructueux effort nécessaire. C'est un peu ce qui se passe actuellement pour les arts et les industries du Livre. Depuis le retentissant Congrès qui, après musique, discours, serments solennels, nous a tout juste valu jusqu'à présent — et point par la faute des littérateurs — une regrettable tension de rapports entre les éditeurs et les écrivains, un peu partout dans le monde du Livre on a fait son mea culpa. Chacun s'est frappé la poitrine d'une chiquenaude sincère et, dans l'élan de cette confession, frappe à tour de bras sur la poitrine du prochain. Et, à entendre certaines critiques, bien intentionnées, mais véhémentes, il semblerait que le Livre français moderne, uniformément banal, sans goût et mal construit, n'offre presque plus l'exemple des belles ordonnances équilibrées, des harmonieuses décorations, de la charmante fantaisie soumise aux règles essentielles et invariables de la typographie. Quelle erreur! Ceux qui censurent ainsi n'ont donc pas regardé l'exposition si intéressante, si riche d'efforts ingénieux et réussis, qui s'est tenue, le printemps dernier, au Pavillon de Marsan, dans les salles de notre cher Musée des Arts décoratifs, dirigé dans l'esprit le plus moderne et le plus français par des hommes passionnément artistes qui, ne relevant que de leur goût et de leur conscience, peuvent en liberté faire œuvre brillante et utile pour notre pays? C'est en grand nombre qu'elle offrait les beaux livres, les tentatives hardies et heureuses, les plaquettes et les albums du goût le meilleur et le plus original. Dans l'ensemble, c'était vraiment le Livre français en sa grâce claire, fraîche, bien ordonnée, une heureuse alliance des traditions indispensables et d'un séduisant modernisme. La preuve était ainsi fournie que, sous l'influence de quelques hommes, on avait beaucoup travaillé même pendant la guerre et que l'esprit de recherche, si évident ça et là à la veille du cataclysme, s'était continûment développé. Tous ceux qui, dans le désir de constater le plus vite possible un effort général de nos industries du Livre, dénigrent sans mesure l'œuvre d'hier et d'aujourd'hui feront bien de visiter avec soin l'exposition actuelle du Musée Galliera, organisée par le diligent conservateur de ce musée, M. Eugène Delard, sous les auspices de M. F. d'Andigné, édile si délicatement artiste et soucieux d'aider à l'essor de nos industries et de notre art français.

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE a, ils reconnaîtront avec plaisir que dans toutes les professions du Livre, parmi les fondeurs de caractères comme chez les typographes, dans nos bons ateliers de dorure sur cuir et de reliure, dans la gravure sur bois, en taille-douce et en relief comme dans le dessin lithographique et tous les autres procédés de reproduction, chez les illustrateurs et décorateurs comme chez les artisans plus modestes, apparaissent de plus en plus, à l'heure présente, la connaissance réfléchie des belles traditions, interprétées avec intelligence et avec goût, et le désir de les renouveler, tout en y restant fidèle, par des créations d'un sentiment très moderne. Tous ces résultats, si intéressants qu'ils soient, ne peuvent être considérés que comme l'indication d'un excellent esprit de recherche dans une direction que nous croyons bonne. Il faut y voir surtout de précieux exemples et d'utiles conseils pour l'avenir. Souhaitons que les éditeurs, que les travailleurs du Livre réfléchissent devant ces tentatives plus ou moins heureuses et en comprennent la leçon. Nous croyons de plus en plus que, dans l'état actuel de la production mondiale, les industries françaises du Livre ne peuvent triompher — ou même plus simplement vivre — que par des travaux soignés où se retrouvent notre goût, notre sens de l'harmonie et de l'équilibre, notre esprit de mesure dans la grâce, la fantaisie et la décoration. Aussi espérons-nous que, sous l'impulsion d'éditeurs moins infatués que certains autres et pas trop aisément satisfaits d'eux-mêmes, ni trop dédaigneux à l'égard de leurs collaborateurs artistes ou artisans, cet effort se généralisera et s'accélérera. Ce qui, dans les plus beaux livres de ces dernières années et dans les manifestations récentes, enchante le plus les bibliophiles, c'est le souci prédominant des qualités essentielles, constitutives, en quelque sorte, d'un livre : le choix des caractères, l'équilibre des noirs et des blancs, l'harmonie proportion des marges par rapport au texte, en un mot son architecture. Il n'y a pas très longtemps — et combien d'amateurs sont encore dans ce singulier état d'esprit! — lorsqu'on parlait d'une jolie édition, beaucoup de personnes pensaient d'abord à son étrangeté, à sa fantaisie. D'autres s'intéressaient surtout à ses illustrations, à sa parure et à son vêtement. Peu nombreux étaient les vrais connaisseurs qui, avant de se demander comment le livre serait décoré, puis habillé, se préoccupaient de savoir comment il était fait, c'est-à-dire si le caractère typographique en est clair, robuste, harmonieux, lisible, si le papier choisi est, comme on dit, amoureux de l'encre, si le format, de proportions agréables, rend facile le maniement et la lecture de l'ouvrage et s'il est approprié à son genre. Bien entendu, trop souvent, les éditeurs, malgré leurs intentions excellentes, se voyaient contraints de satisfaire ces goûts. Et combien d'entre eux, petit à petit contaminés par ces erreurs trop fréquentes, y tombaient d'eux-mêmes et, croyant tenter un effort d'art original, méconnaissaient les lois élémentaires de la bonne typographie et du bon livre. En aurons-nous assez vu, ces trente dernières années, de ces prétendus ouvrages de luxe aux dimensions malencontreuses, avec une mise en page baroque, où tantôt les caractères sont trop grêles pour des lignes trop longues et tantôt les marges insuffisantes pour la masse trop compacte du caractère, où le caractère lui-même n'a pas été l'objet d'un choix assez éclairé et réfléchi, où le papier, peu propre à une bonne impression, n'est agréable ni pour les yeux, ni pour les doigts. Livres mal bâtis que, au surplus, on ne peut lire sans les déformer ni en briser le dos! C'est intentionnellement que nous ne parlons pas de leur illustration, — bien que si souvent l'essentiel lui soit sacrifié — qui s'adapte mal à la typographie et qui trop souvent, pittoresque plus que décorative, désordonnée et jetée de guingois dans la page, ne s'y incorpore point. En cet article nous insistons surtout sur les éléments primordiaux du Livre, trop de fois méconnus et négligés. Les dernières manifestations du Livre attestent un sage retour à son architecture solide, harmonieuse et simple. On recommence à comprendre qu'une couverture, qu'un titre, qu'une page sont comme des façades de maisons: c'est un équilibre de pleins et de vides, de noirs et de blancs. Et à la condition que cet équilibre demeure respecté et que la parure soit toujours appropriée à la typographie, toutes les fantaisies sont possibles. ETTE préoccupation du beau caractère est de plus en plus sensible dans les derniers livres et aussi dans les travaux de ville (invitations, programmes, menus, faire-part, catalogues, etc...), qu'il ne faut pas négliger et qui, à nos jolies époques d'art, sont de petits chefs-d'œuvre d'ingénieuse harmonie. Malheureusement, peu encouragée par une clientèle craintive des innovations, nos fondeurs de caractères n'ont en général guère d'audace et ne se renouvellent pas assez. Tandis que les fondeurs anglais ou allemands offrent de nombreux types récemment créés, les nôtres n'en montrent que de très loin en très loin. C'est notre faute plus que la leur. Scus ses apparences révolutionnaires le public français est misonéiste. Il garde un goût trop vif pour les formes d'autrefois. Par exemple, le « Garamond », propriété exclusive de notre Imprimerie

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J. MICHELET LA MER --- COUVERTURE DE "LA MER". PLAQUETTE ÉDITÉE PAR L'ÉCOLE ESTIENNE, ENTIÈREMENT COMPOSÉE, ILLUSTRÉE ET GRAVÉE PAR LES ÉLÈVES.

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE Nationale, est certes un magnifique caractère. Mais c'est un caractère du passé. C'est renier notre temps et compromettre l'avenir de ne vouloir que le Garamond pour nos impressions d'aujourd'hui. On fait œuvre plus raisonnable et plus utile en se servant pour les œuvres contemporaines de beaux caractères contemporains, en soutenant ainsi le labeur inventif des dessinateurs et des fondeurs de caractères. D e nobles et savants artistes qui depuis une trentaine d'années ont eu un rôle si bienfaisant dans nos arts français du Livre, M. Eugène Grasset, M. Giraldon — après avoir montré par tant d'œuvres exquises le plus pur sentiment de la composition décorative appliquée au Livre — nous ont donné l'un et l'autre un caractère typographique d'une lisibilité harmonieuse et sobre. Sachons en profiter et souhaitons que nos fondeurs se tiennent en constant état de renouvellement. Le Livre français, vient hélas! de faire en la personne des frères Peignot, tombés tous les quatre au service de la Patrie, une perte qu'en vraie justice il faut dire irréparable. Ces fondeurs de caractères étaient de grands industriels aussi passionnément artistes que patriotes. Même aux temps heureux de la paix ils ne travaillaient qu'avec l'ambition de servir le pays. En exerçant leur profession ils ont vécu pour la France, dans le même sentiment qui les a fait mourir pour elle les armes à la main. Ce sont eux qui ont fondu le «Grasset» et aussi l'«Auriol», charmante création d'un artiste inventif et chercheur. Et lorsque la guerre ensanglanta le monde, ils venaient encore de lancer leurs «Cochins», si joliment constitués, avec le souci de la parfaite régularité moderne, d'après les plus belles lettres gravées du XVIIIe siècle. Caractères d'une grâce et d'une clarté toutes françaises qui ont en ce moment une si juste vogue. La brièveté nécessaire d'un article de revue d'Art ne me laisse pas le moyen de rappeler les titres des principaux ouvrages qui me donnent la certitude d'un renouveau, où le respect des bonnes traditions s'allie à l'esprit de recherche, ni les noms des artistes, artisans, éditeurs qui les ont réalisés. Ce qui importe d'ailleurs le plus, c'est la constatation d'un tel retour aux salutaires principes et d'une très apparente volonté de faire œuvre moderne avec goût et avec le souci primordial de l'architecture. Comme à toutes les époques où le sentiment de la beauté renaît, nous retrouvons ce souci aussi bien dans les moindres travaux de ville que dans le Livre proprement dit. Et nous connaissons de simples catalogues d'aujourd'hui qui font autrement honneur à la typographie française que tels prétentieux volumes dits de «luxe», au format et aux dispositions bancroches, au caractère débile et agressif. C'est cette connaissance des belles choses du passé, des respectables traditions et des règles éternelles qu'on enseigne par la pratique à l'Ecole Estienne — l'unique école française du Livre — dont j'ai l'honneur d'être le directeur. En même temps on essaye d'inculquer aux élèves, sur ces fortes bases, le goût et le sentiment de la composition moderne, l'habitude de l'effort et la constante volonté de la recherche. Formés selon cette méthode et dans cet esprit, ils sortent de l'école avec la possibilité d'être dans l'avenir de très utiles collaborateurs pour les industriels du Livre ayant l'ambition que, chez eux, l'on besogne avec goût et avec le désir de mettre de la beauté dans le moindre travail. La tête de page, les lettres ornées et le cul-de-lampe qui ornent cet article — modestes travaux courants de l'Ecole — ont été composés et exécutés par des élèves de seize ans. Et il n'avait guère plus de cet âge celui qui a réalisé cette couverture en couleur d'une plaquette : La Mer, dont nous ne pouvons donner ici qu'une reproduction en blanc et noir. GEORGES LECOMTE.

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ENRICHISSEMENTS DU LOUVRE PENDANT LA GUERRE --- A u cours de cette longue période de léthargie dans laquelle est tombé le Musée du Louvre, du fait de la guerre, quelques donations considérables auxquelles la guerre même n'a pas été étrangère, sont venues enrichir certaines séries du Musée dans des proportions telles que le département des objets d'art du Moyen Age, de la Renaissance et des temps modernes s'en trouvera transformé. Elles n'étaient pas imprévues, les volontés des testateurs s'étant souvent généreusement affirmées à cet égard : mais elles se sont trouvées réalisées plus tôt que la vie normale ne l'aurait permis, sous les coups des patriotiques angoisses dont ces hommes n'ont pu supporter le poids. Les noms du baron de Schlichting, de M. Huart, de M. Paul Garnier, de M. Georges Marteau sont aujourd'hui gravés en lettres d'or sur les grandes plaques de marbre qui, dans la rotonde précédant la galerie d'Apollon, rappellent aux visiteurs les noms déjà nombreux des grands amateurs auxquels le Louvre doit depuis trois quarts de siècle une partie de ses richesses artistiques. Déjà, à la veille de la déclaration de guerre, en mars 1914, Mme la marquise Arconati Visconti, réalisant un projet ancien, donnait de son vivant, au Musée du Louvre, toutes les collections du Moyen Age et de la Renaissance, françaises et italiennes, que renfermait son hôtel de la rue Barbet-de-Jouy; acceptées par décret du 11 novembre 1916, elles étaient aussitôt transportées au Musée où, entre temps, et comme condition à la donation, une salle avait été préparée par l'architecte, M. Blavette, pour les recevoir. Ce n'avait pas été sans de grosses difficultés, dans l'état de compression où se trouvent actuellement les collections du Musée; on dut utiliser la grande cage d'escalier qui, voisine du guichet de la rue Marengo sur la Cour du Louvre, menait à l'ancien cabinet du directeur, et ce cabinet lui-même; un plancher jeté au 1er étage sur ce vaste escalier donna une salle magnifique éclairée par trois fenêtres sur la rue de Rivoli, et au 2e étage une salle semblable qui, enclavée dans le Musée de marine, permettra d'y exposer la merveilleuse suite de marines de Joseph Vernet. C'est dans cette belle salle nouvelle qu'ont été ordonnées les collections variées de la marquise ARCONATI, auxquelles on a voulu laisser les apparences d'un arrangement de galerie particulière, dont les éléments sont fournis par des peintures, des sculptures, des meubles et quelques vitrines de très beaux objets. Les meubles y sont de grande importance: le beau coffre-cassone en bois de cyprès, gravé de sujets civils de la vie italienne au xve siècle, dont le Musée de Cluny avait l'analogie, apporte au Louvre un document nouveau à côté du coffre sculpté de la Donation Davillier. Les meubles de la Renaissance française représentés dans le Musée par VIERGE D'IVOIRE. ART FRANÇAIS. DEBUT DU XIVe SIÈCLE. (LEGS PAUL GARNIER.) COMMODE PAR CRESSENT. ÉPOQUE DE LA RÉGENCE. (LEGS DU BARON DE SCHLICHTING.)