Excerpt

First pages of the volume, freely accessible.

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CIMAISE ISSN 0009-6830 ART ET ARCHITECTURE BIMESTRIEL N° 142 PRESENT DAY ART AND ARCHITECTURE 40 F

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GALERIE JEANNE BUCHER 53 rue de Seine 75006 Paris 326.22.32 19 avril - 26 mai NICOLAS DE STAEL dessins 1945-1955 AGUAYO AMADO JOHN BENNETT BISSIERE CARRADE DUBUFFET FIORINI FLECHEMULLER FROMANGER ASGER JORN MOSER NALLARD NEVELSON REICHEL GUILLERMO ROUX GERARD SINGER N. DE STAEL SZENES TOBEY VIEIRA DA SILVA --- GALERIE ARIEL 140, Boulevard Haussmann - Paris 8e Tél. 227.13.09 en exclusivité Appel Bootz Debré Destarac Doucet Gillet Lindstrom Marfaing Mihailovitch Tabuchi Weidemann sculptures de Anthoons Subira-Puig en permanance Alechinsky M.Andersen Bissière Bitran Dubuffet Hartung Jorn Messagier Poliakoff avril Jakob Weidemann

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--- ABCD --- 212 bd Saint Germain Paris - tél. (1) 222 12 32 --- du 15 mai au 30 juin le CIRQUE de KAREL APPEL

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GALERIE PRINCIPE Anne Merlet Du 19 avril au 26 mai SAINT·CRICQ PEINTURES ASSEMBLAGES RELIEFS 12, rue de la Feronnerie, 75001 Paris - Tél. 233.18.11 - 13 à 19h sauf lundi --- REGARDS 40, rue de l'Université Paris 7 - Tél. 261.10.22 (ouvert de 14 à 19 heures sauf lundi) STANLEY BOXER né à New York en 1926 24 avril — 24 mai vernissage 24 avril à 18 h Ces toiles chargées à la fois de la sensibilité intimiste du tableau européen et du lyrisme puissant de l'Ecole de New York renouent les liens que l'on pourrait croire rompus entre la tradition et le modernisme.

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Galerie Kutter Zao Wou-Ki peintures et aquarelles 20 avril-16 mai 1979 Joe Downing œuvres récentes 18 mai-20 juin 1979 17, rue des Bains, Luxembourg-tél. 2.35.71

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CIMAISE ART ET ARCHITECTURE ACTUELS PRESENT DAY ART AND ARCHITECTURE 26e ANNÉE - N°142 mai-juin 1979 Directeur-Rédacteur en Chef : Jean-Robert Arnaud Conseiller artistique : John Franklin Koenig Secrétaire général : René Barzilay Administration-Rédaction-Publicité : 8, rue Récamier, Paris-7e. Tél. : 544-04-82 Impression : Société Mondiale d'Impression, 3, rue Maurice-Loewy, Paris-14e. Tél. : 327.15.40 Prix --- ce numéro : --- France --- Etranger --- 40 F --- 50 F --- Abonnement --- 6 numéros : --- France --- Etranger --- C.C.P. Cimaise 5542.39 --- 180 F --- 240 F --- Abonnements pour le Canada : PERIODICA, 5090, av. Papineau, Montréal 134, Canada Couverture de Tapiès --- Gilles Plazy | Notes pour un Tapiès Notes on Tapiés | 5 Maurice Allemand | Martine Boileau ou la Célébration de Madame Chanteloup the Celebration of Madame Chanteloup | 17 Alain Bosquet | Les écologies de Serpan Serpan's Ecologies | 29 Paule Gauthier | Saint Cricq Métaphysique du matériau de l'art Metaphysics of the Material of Art | 41 Serge Sautreau | Antoni Taulé L'attente en ce laboratoire Expectation in this Laboratory | 53 Gilles Plazy | Dorny de la gravure à la sculpture from Engraving to Sculpture | 65 F.de Towarniki | Le cirque d'Appel The Circus of Karel Appel | 73 Le prochain numéro (n°143) paraîtra le 8 juin 1979

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Notes pour un Tapiès gilles plazy Torax. 1978. Procédé mixte sur bois, 65x81 cm (Galerie Maeght) Les œuvres de Tapiès gardent le souvenir des murs qu’une main a griffés pour dire non aux assassins ou qu’une craie a rayés pour le seul plaisir d’écrire, d’inscrire un signe. Mais qu’est-ce que le tableau sinon un morceau de mur; une reprise sur un mur (comme on met sur un vêtement une pièce de tissu neuf)? L’œuvre d’art est le plus souvent une correction à l’architecture intérieure comme une fleur coupée pour agrémenter un salon. La petite note de gaieté; le petit morceau de rêve... C’est cette « esthétique » que refuse Tapiès. Tout ce qu’il propose pour corriger le mur de la maison, c’est un morceau de mur de la rue, un morceau de réalité. Et l’œuvre du peintre est faite simplement pour être, de sa propre vie, pas même nécessairement pour être accrochée à un mur. Ce morceau de mur saurait se suffire à lui-même. NOTES ON TAPIÈS Tapiès’ works conserve the memory of those walls where a hand has scrawled “Down with Assassins” or marked with chalk for the mere pleasure of writing, of inscribing a sign. But what is a picture if not a piece of a wall, a patch on a wall — they way we patch a garment with a piece of new cloth? The work of art is most often a correction of inner architecture, like a cut flower to ornament a salon. The little not of gaiety, the little touch of dream... It is this aesthetic attitude that Tapiès refuses. All that he offers to correct the wall of the house is a piece of the wall from the street, a piece of reality. And the work of the painter is made simply to be, to exist not even, necessarily, to be hung upon a wall. This piece of wall could stand by itself.

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Memorial personal, 1978. Procédé mixte sur toile, 195x130cm (Galerie Maeght) Faudra-t-il parler, pour caractériser tout un pan de l'art moderne d'une esthétique du graffiti, de l'écriture première, informe, sans style, hors tout désir d'art ? Pour se maintenir à l'écart de ce qu'il nomme les « hautes chancelleries », c'est-à-dire des institutions par quoi se fige l'art au terme des écoles et qui tendent à en réglementer la pratique. Tapiès à recours à la brutalité du signe qui n'est encore que la trace d'une pulsion graphique qui fait marquer par l'homme les parois auxquelles il se heurte ou qui, du moins limitent le champ de ses errances. Ce qu'il y a de passion dans ce cœur gravé sur la pierre et dans ces mots échappés à toute censure tient à ce qu'ils désignent autant qu'à leur présence même — cet insensé du trait antérieur à tout déchiffrement Must one speak, to characterize a whole section of modern art, of the aesthetics of graffiti, of primitive writing, formless, without style, outside of any desire for art? To keep free of what he names “high chancelleries” that is institutions by means of which art is rigidified at the end of studies and which tend to regulate its practice, Tapiès has recourse to the brutality of the sign which is again but the trace of a graphic pulsion which causes man to mark the walls against which he collides, or which, at least, limit the field of his straying. The passion to be found in this heart engraved upon stone and in words which have escaped all censorship comes from the fact that they — designate as much as their very presence — that senselessness of the

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$a_{\infty} = \lambda$ $\quad$ memorie personale $\quad$ 1966

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$\frac{1}{2} \times 3 = 5$

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dont un Cy Twombly, par ailleurs, a su nous donner la version picturale. On n'échappera pas à propos de Tapiès à l'évocation — pour ce goût sauvage d'une matière dont toute l'histoire de la peinture n'est que le continuel renoncement — de Fautrier d'abord qui s'échappant de la figure à monté sa peinture de cire jusqu'à la faire venir plus près de nos yeux, appelant la main plus encore que le regard (et c'est encore trait preceding all deciphering, of which Cy Twombly, moreover, gave us the pictorial version. With regard to Tapiès, we cannot escape the evocation (for that savage taste for a matter for which the entire history of painting is but a continual renunciation) of Fautrier, first of all, who, escaping from the figure, mounted his wax painting to bring it closer to our eyes, calling upon the hand more than the view (and it is still, to a greater degree than in Duchamp, Fullies seques, 1978. Procédé mixte sur carton, 75x53cm (Galerie Maeghi) Gris et orange, 1977. Procédé mixte sur bois, 130x195cm (Galerie Maeght) là, plus que selon Duchamp, l'échappée hors des normes de la peinture rétinienne); non plus qu'à l'évocation des hautes pâtes de Dubuffet, défi à la belle facture que symbolise l'élégant glacis. Mais si Dubuffet a renoncé, Tapiès persiste et c'est cette insistance qui fait sa force où l'autre n'a fait preuve que d'un génie expérimental avant de perdre sa fièvre. Tapiès, lui, ne s'est pas glacé, fidèle au grumeau, toujours habité d'une violence sourde. Tapiès ou l'art brut. L'art qui ne cherche pas à plaire par de subtils raffinements ajoutés à l'acquis des siècles mais qui impose sa vérité, son sens de la réalité, sans ménagement. Non pas l'art né en marge de la culture et défiant le temps par sa négligence de l'histoire mais un art d'une certaine grossièreté qui tourne le dos à une science artisanale que pourtant il dominait et explore en pleine conscience un the escape from the norms of retinal painting), any more than we can escape the evocation of the thick impastos of Dubuffet, a challenge to the handsome signature symbolized by an elegant glaze. But if Dubuffet gave up, Tapiès persists, and it is this insistence which gives him his strength, where the other merely gave proof of experimental genius before losing his fever. Tapiès, for his part, has not frozen; he remains faithful to the impasts, always inhabited by muffled violence. Tapiès is synonymous with raw art, art which does not seek to please by subtle refinements acquired during the course of centuries, but which imposes its truth, its sense of reality, without excessive tact. Not art born in the margin of culture and defying time by its neglect of history, but an art of a certain grossness which turns its back upon artisanal