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CIMAISE ISSN 0009-6830 ART ET ARCHITECTURE BIMESTRIEL N° 141 PRESENT DAY ART AND ARCHITECTURE F : 40 F
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CIMAISE ISSN 0009-6830 ART ET ARCHITECTURE BIMESTRIEL N° 141 PRESENT DAY ART AND ARCHITECTURE F : 40 F
GHERT Fusains S/Toile du 8 Mars au Jouril-79 Galerie Daniel Gervis 34 Rue du Bac Paris
GALERIE JEANNE BUCHER 53 rue de Seine 75006 Paris 326.22.32 AGUAYO AMADO JOHN BENNETT BISSIERE CARRADE DUBUFFET FIORINI FROMANGER ASGER JORN MOSER NEVELSON REICHEL GUILLERMO ROUX GERARD SINGER N.DE STAEL SZENES TOBEY VIEIRA DA SILVA janvier — février LOUIS NALLARD huiles sur toile huiles sur papier 1976-1978 avril — mai NICOLAS DE STAEL dessins 1946-1955 --- GALERIE ARIEL 140, Boulevard Haussmann - Paris 8° Tél. 227.13.09 du 13 février au 2 mars grès glacés de Allan Schmidt réalisés par la Manufacture Royale de Porcelaine de Copenhague avril Jakob Weidemann en exclusivité Appel Bootz Debré Destarac Doucet Gillet Lindstrom Marfaing Mihailovitch Tabuchi Weidemann sculptures de Anthoons Subira-Puig en permanance Alechinsky M.Andersen Bissière Bitran Dubuffet Hartung Jorn Messagier Poliakoff
REGARDS 40, rue de l'Université Paris 7 - Tél. 261.10.22 (ouvert de 14 à 19 heures sauf lundi) HOSIASSON 1959-1960: «CHAOS» 22 mars — 21 avril Armitage Claude Georges Bonnet Gleb Bryen Guadagnucci Chadwick Guitet Da Gioz Haas Derycke Hairy Dimanov Hosiasson Fichet Parat Magda Frank Serpan Frilay Soisson Garanjoud Zack --- depuis 1557, sont fabriqués à Vidalon-les-Annonay, tous papiers pour le dessin artistique et industriel vendus sous la marque : Les Papiers Canson BOITE POSTALE 31 - 07-ANNONAY --- CIMAISE 8, rue Récamier 75007 Paris Tél. 544.04.82 BULLETIN D'ABONNEMENT Nom : Adresse : Spécimen sur demande Souscrit un abonnement pour 6 numéros (1 an) à partir du n° ....... et verse la somme de 180 F (France), 240 F (étranger), par chèque ci-joint, mandat ou virement au c.c.p. Paris 55 42 39.
Jacques Damase 61 rue de Varenne Paris 7 / tel. 705 55 04 Oeuvres originales de SONIA et ROBERT DELAUNAY CALDER / COCTEAU / KIJNO / PATRICK RAYNAUD estampes, livres d'art et tapisseries à partir du I mars : exposition YVON TAILLANDIER "Indian news" peintures sur papier journal catalogue des éditions d'art sur simple demande ... --- GALERIE VIENNER 11 rue Guisarde-Paris 6° Tél. 033 63 61 JIMENEZ-BALAGUER ART MURAL-PEINTURES du 22 février au 24 mars 1979 de 14 à 20h fermé dimanche et lundi
Capricio, 1977 Joseph Probst MUSÉE DE LA VILLE DE LUXEMBOURG Retrospective (1939-1978) du 16 mars au 17 avril 1979 GALERIE KUTTER peintures récentes du 16 mars au 17 avril 1979 peintures anciennes décembre 1979 A l'occasion de ces expositions une monographie de Joseph PROBST par Joseph-Émile Muller paraîtra aux Éditions Kutter 160 pages -82 illustrations dont 40 en couleurs. Prix 1750F GALERIE KUTTER LUXEMBOURG 17, rue des Bains Tél.235.71
Pour sa réouverture dans de nouveaux locaux la GALERIE MUNICIPALE EDOUARD MANET Place Jean Grandel 92230 GENNEVILLIERS-Village Tél. 794-10-86 présente l'exposition IMAGES DU PLEIN AIR AUJOURD'HUI CUECO - LATIL - LE BOUL'CH - PARRE - SCHLOSSER du 3 au 17 MARS 1979 tous les jours sauf le dimanche catalogue préfacé par JEAN LOUIS PRADEL qui débatera de ce thème avec le public et les peintres le MARDI 6 MARS à 19 heures. --- Galerie Darthea Speyer --- Zukafévrier 6 rue Jacques Callot,Paris 6,Téléphone 033 78-41
CIMAISE ART ET ARCHITECTURE ACTUELS PRESENT DAY ART AND ARCHITECTURE 26e ANNÉE - N° 141 Mars-avril 1979 Directeur-Rédacteur en Chef : Jean-Robert Arnaud Conseiller artistique : John Franklin Koenig Secrétaire général : René Barzilay Administration-Rédaction-Publicité : 8, rue Récamier, Paris-7e. Tél. : 544-04-82 Impression : Société Mondiale d'Impression, 3, rue Maurice-Loewy, Paris-14e. Tél. : 327.15.40 Prix --- ce numéro : --- France --- Etranger --- 40 F --- 50 F --- Abonnement --- 6 numéros : --- France --- Etranger --- C.C.P. Cimaise 5542.39 --- 180 F --- 240 F --- Abonnements pour le Canada : PERIODICA, 5090, av. Papineau, Montréal 134, Canada Couverture de Jakob Weidemann --- Etude Paule Gauthier Les phénomènes artistiques à l'ère électronique et atomique The artistic phenomena of the electronic and atomic era Visites d'atelier Claude Bouyeure Fassianos Le centaure de Thessalie à cheval sur une bicyclette The centaure of Thessaly astride a bicycle Costa-Gravas Fassianos Gérard Xuriguera Gérard Koch, une chronique intime An intimate Chronicle Paule Gauthier Cupsa : Peinture cruciale d'une rupture de civilisation Crucial painting of a rupture of civilisation Erik Egeland Jakob Weidemann Bernard Blistène Gérard Garouste Alain Bosquet Uno Svensson --- Le prochain numéro (142) paraîtra le 17 avril 1979
Les phénomènes artistiques à l'ère électronique et atomique Paule GAUTHIER AVANT-PROPOS L'Art comporte-t-il encore une « connaissance supérieure et éternellement vivante », comme par le passé, est-il toujours source de civilisation, ou bien en demeure-t-il simple ornement ? A l'âge de la relativité et de la bombe atomique, où l'on ne peut plus allier « sciences et assurance » (1), l'Art revêt-il une fonction primordiale ? Ou, au temps de l'audiovisuel électronique, « suffit-il de faire » (2) pour déterminer un type de civilisation ? Répondre par l'affirmative, c'est avouer son ignorance des concepts de civilisation et de connaissance. De fait, ces critères n'ont cessé de s'amoincir, de se dégrader jusqu'à l'inexistence (3). Sans prôner cependant le désintérêt pour le changement (de structures et de pouvoir), opéré par la télévision, bien au contraire il importe d'en prendre conscience. Il ne faudrait pas se laisser submerger par ce nouvel illusionnisme ; sans comprendre son insignifiance fondamentale (4). Car « l'individu qui veut ne relever que de soi a besoin de connaissances dernières, les autres hommes ont besoin de sciences qui progressent lentement ». Or, si nous vivons de ce point de vue le siècle artistique le plus riche et le plus génial, l'Art pourtant demeure marginal. Victime de sa richesse, due au pluralisme des recherches, et d'un manque de synthèse critique, ou de l'absence d'une « artologie » (5). Ma tâche dans « Cimaise » a été d'aider à surmonter l'état de confusion régnant (6). Mais, avant d'aborder l'apport conceptuel, de l'Art de l'homme moderne, il convient d'avoir présent à l'esprit les grandes créations de l'homme des temps passés. Le sens fondamental, souvent perdu ou oublié, essence de l'évolution artistique humaine, était alors parallèle à celui de civilisation. Pour l'exploration de cet univers humaniste, j'ai retenu les types fondamentaux d'humanité, dégagés des énergies créatrices --- (1) Sciences et assurance : « connaissances et assurance », critère de l'art classique bien dépassé. (2) « Suffit-il de faire ? » Propos de McLuhan, sociologue de l'audiovisuel. Le rôle des techniques sera examiné dans l'article suivant. (3) Inexistence (voir développement au chapitre suivant). (4) Insignifiance fondamentale : sans finalité. (5) « Artologie », reprise d'un de mes néologismes. (6) Surmonter la confusion par l'application d'une épistémologie de la connaissance en art (étant l'initiatrice de l'œuvre de Piaget en art) et susceptible d'éclairer la portée du pluralisme des recherches en art (rien à voir avec un rapport de forces). A lire, mes articles dans « Cimaise » sur la critique d'art (71/73). --- THE ARTISTIC PHENOMENA OF THE ELECTRONIC AND ATOMIC ERA FOREWORD Does Art still contain a “superior and eternally alive knowledge” as in the past, is it still source of civilization, or does it remain the mere ornament of civilization? In the age of relativity and the atomic bomb, in which one can no longer ally “sciences and assurance” (1), does Art still clothe itself in primordial function? Or, in the time of electronic audio-visual manifestations, is it “enough to do make” (2) to determine a type of civilization? To reply in the affirmative is an admission of one's ignorance of the concepts of Civilization and of knowledge. Indeed, these criteria have continually lessened and faded to the point of inexistence (3). Without, however, advocating a lack of interest for the change (of structure and of power) operated by television, on the contrary, it is important to be aware. One must not allow oneself to be submerged by this new illusionism: without understanding its fundamental insignificance (4). Because the individual who wishes to be responsible to himself alone has need of the latest knowledge, the other men need sciences which progress slowly. Now if we live, from this point of view, the richest and most genial artistic century, Art still remains marginal. Victim of its richness, due to the pluralism of research, and a lack of critical synthesis, or the absence of an “artology.” (5) My task in “Cimaise” has been that of helping surmount the reigning state of confusion (6). But before tackling the conceptual contribution of Art and of Modern Man, it is appropriate to have present in mind the great creations of Man of the Past. The fundamental sense, often lost or forgotten, essence of human artistic evolution, was then parallel to that of civilization. For the exploration of this humanist universe, I have retained the fundamental types --- (1) Sciences and assurance: “knowledge and assurance,” criterion of Classical Art, now obsolete. (2) “Is it enough to do”: Quotation from the audio-visual sociologist, McLuhan. The role of techniques will be examined in the following article. (3) Inexistence (see the development of the following chapter). (4) Fundamental insignificance: without finality. (5) “Artology”: a re-use of one of my neologisms. (6) Surmount... confusion by means of the application of an epistemology to knowledge in art (being the initiator of the work on art by Piaget) and apt to cast light upon the scope of the pluralism in Art research (with no connection to a relationship of forces). Read my articles in “Cimaise” on art criticism (71/73).
par l'analyse psychologique (7). Seule à permettre l'établissement d'un lien logique entre fond et forme pour toutes les formes d'art connues, et sans rupture de sens. Ce périple aux sources de l'Art va permettre de percevoir le parallélisme de situation, avec les formes de l'Art de l'homme moderne (7). Lequel est avant tout une révision de la connaissance artistique universelle, re-vision de la Renaissance à l'art contemporain (7). A la base de cette rétrospective, un axiome, venu d'un constat : « l'artiste a toujours su faire ce qu'il a voulu ». Le savoir n'est plus un critère (8), le problème c'est l'intention, notion non permanente mais évolutive (9). Sa finalité, enfin dénudée, ouvre l'accès à la substance spécifique de la connaissance en Art, et dans sa forme achevée aux figures de la civilisation. Au cours des temps devenues quatre conceptions fondamentales du monde, quatre formes essentielles des attitudes de l'homme face à la vie, quatre types de l'humanisme universel : L'ART ABSTRAIT GÉOMÉTRIQUE DE L'HOMME PRIMITIF A conformé la civilisation de « l'homme primitif » pour se délivrer de l'arbitraire phénoménal vécu et du chaos visuel éprouvé. Cet état de sujétion au milieu l'a poussé vers des créations capables de le délivrer de son angoisse. De ce dualisme absolu entre l'homme et son milieu serait né le langage de l'Art géométrique (abstrait) et le sentiment religieux. Par besoin spirituel et nécessité psychique, il a essayé de trouver une stabilité durable et a créé des images fixes. L'art abstrait inanimé va de pair, comme la magie religieuse, avec la volonté de conjuration du hasard. Par l'alignement de régularités et d'égalités, basé sur la géométrie du triangle, du cercle et du rectangle (ou carré), le « Primitif » découvre des relations. Et en déduit une table de symboles logiques, images absolues et immuables, de rapports clairs permanents nécessaires. On mesure depuis la puissance d'exorcisme de ces concepts. Le progrès est inclus dans cette réduction de la relativité du monde phénoménal, en valeurs stables. Cependant, de cet immense effort de connaissance, il est resté sous forme d'instinct obscur, un sentiment dualiste de l'homme et de son milieu. Plus ou moins vivace selon les époques, il s'accorde avec la conscience d'une connaissance humaine limitée et d'un monde insondable en sa totalité. Sorte de défi à la connaissance intellectuelle globale, laissant pressentir les futurs retours à l'art abstrait... Consécutivement, on peut ressaisir la volonté d'expression dans un style sans caractère matériel ni spatial, dans une construction dépendante de lois inorganiques. Et subsidiairement, le sens d'une figuration (7) Analyse psychologique la dernière née (comme la psycho- logie est la dernière née des sciences, après mathématique, physique, biologie). (8) Le savoir n'est plus un critère : par opposition à la théorie esthétique, barème de l'art classique. (9) Notion évolutive : il n'y a plus que des concepts relatifs. Worringer : historien d'art — « L'art gothique » — dont la thèse a été retenue ici comme paradigmes et moyens euristiques, en vue de l'analyse de l'art moderne (à suivre). Lire Nietzsche aussi. of humanity, freed of creative energies by psychological analysis (7). Merely to allow the establishment of a logical line between the basis and the form for all forms of known art, and without rupture of meaning. This journey to the sources of Art will permit the perception of the parallelism of situation, with the forms of Art of Modern Man (7). Which is above all a revision of universal artistic knowledge, re-vision, of the Renaissance of contemporary Art (7). At the basis of this retrospective, an axiom, which came from a verification: "The artist has always known how to do what he wanted to do." Knowledge is not a criterion (8), the problem is one of intention, a non-permanent but evolutive notion (9). Its finality finally bared, opens the way to specific substance, from knowledge in Art, and in a finished form to the figures of Civilization. During the course of time, (they) became four fundamental conceptions of the world, four essential forms of attitudes of man facing life, four types of universal humanism: THE ABSTRACT GEOMETRIC ART OF PRIMITIVE MAN The civilization of “Primitive Man” conformed, in order to free itself of the phenomenal arbitrariness experienced, and, from the visual chaos felt. This state of subjection to surroundings pushed him toward creations able to free him of his anxiety. Out of this absolute dualism between man and his setting was to be born the language of geometric (abstract) art and the religious sentiment. From spiritual need and psychic necessity, he tried to find a durable stability, and created fixed images. Inanimate abstract art goes hand in hand, like religious magic, with the determination to exorcize fate. By the alignment of regularities and equalities, based upon geometry: from the triangle, from the circle and from the rectangle (or the square), the “Primitive” discovers relationships. And from it deduces a table of logical symbols, absolute and immovable images, of necessary clear and permanent relationships. The power of exorcism of these concepts has been measured since. Progress is included in this reduction of the relativity of the phenomenal world into stable values. And yet out of this immense effort of knowledge, there has remained in the form of obscure instinct a dualistic sentiment of man and his surroundings. More or less awake according to the epoch, it harmonizes with the awareness of a limited human knowledge and a world which is, in its totality, unfathomable. A kind of challenge to global intellectual knowledge, allowing one to sense the possibility of future returns to Abstract Art. Consecutively, one may grasp the determination of expression in a style without material or spatial character, in a construction depending upon inorganic (7) Psychological analysis: the last-born (since psychology is the last-born of the sciences, after mathematics, physics, biology). (8) Knowledge is no longer a criterion: in opposition to the aesthetic theory, barometer of Classical Art. (9) Notion of evolution: now there are only relative concepts. Worringer: art historian — Gothic Art — whose thesis has been referred to herein as paradigm and heuristic means, in view of the analysis of Modern Art (to follow). Also read Nietzsche.
en surface, non plastique, et des figures linéaires strictes et géométriques. Ce cheminement a conduit à l'apogée : au passage de la notion de chaos à celle de cosmos, tout en donnant à l'homme confiance en lui. Art et Connaissance allant alors de pair faisaient disparaître le sentiment d'impuissance face à la nature. Lente conquête pour abolir un état de sujétion. Elle s'impose comme un haut sommet de la culture de l'humanité, par cette conquête le sens dualiste du monde dépérît. C'est la fin d'un art transcendantal, tandis que la religion devient simple renforcement idéal de la vie. Cette connexité spirituelle du monde a affaibli la peur instinctive et amplifié le sentiment de valeur humaine. L'ART REPRÉSENTATIF DE L'HOMME CLASSIQUE Est né de cette possibilité d'échapper à la crainte de la nature, l'art étant alors conçu comme moyen supérieur de connaissance. Il va tendre à achever la conquête du monde par l'esprit et les sens. L'homme gagnant en « connaissances et en assurance » fait de lui-même la mesure de toutes choses. Une nouvelle fonction de l'Art s'impose. L'homme primitif en formation avait recherché la nécessité, dans un au-delà du phénoménal, dans la négation de la vie ; l'homme classique la cherche dans le monde, cette immanence de la nature, mène au panthéisme et à l'anthropomorphisme. L'art perd son sens métaphysique et devient nature idéalisée, la religion perd son sens mystique et devient science ou philosophie. Par opposition à l'homme primitif, les impressions visuelles ne se réduisent plus en symboles nécessaires ; mais les images fortuites d'observation se transforment en images fixes de représentation. A cette époque, le contenu de l'art et celui de la philosophie coïncident. Il y a équilibre entre instinct et intelligence, la vitalité devenue consciente s'épure en jouissance objective. La création artistique a vaincu tous les tourments de la contemplation. Négation du dualisme antérieur, l'art proclame l'unité de l'homme et du monde, de Dieu et de l'homme, la nature idéalisée célèbre la beauté organique (et plastique). Le monde grec, à un certain stade, illustre le modèle de ce parfait équilibre psychique (10). L'harmonie de cet état bien tempéré de l'homme classique représente le point culminant de la culture occidentale. L'ART ABSTRAIT DE L'HOMME ORIENTAL Par contre, l'homme oriental a eu, très tôt, l'intuition de la relativité des connaissances humaines. Les connaissances intellectuelles sont perçues comme illusions, liées à une notion fictive de progrès. L'Orient ainsi se fonde à nouveau sur l'instinct, en refermant le cercle de l'évolution, il semble se rapprocher de l'homme primitif. Pourtant, un monde d'évolution l'en sépare. A ce stade, l'homme oriental a percé le voile des illusions, de la « maya », et assumé le caractère problématique de la vie, comme mystère insondable laws. And in subsidiary, the sense of a surface, non-plastic figuration and strict and geometrical linear figures. This process led to the apogee: to the movement from the notion of chaos to that of cosmos, simultaneously giving man confidence in himself. Art and Knowledge then going hand in hand resulted in the disappearance of powerlessness facing nature. Slow conquest to abolish a state of subjection. It imposes itself like a high summit of the culture of Humanity; by that conquest, the dualistic sense of the world perishes. It is the end of a transcendental Art, while religion becomes a simple ideal reinforcement of life. This spiritual relatedness of the world weakened instinctive fear and amplified the sentiment of human value. REPRESENTATIVE ART OF CLASSICAL MAN Was born of this possibility of escaping from the fear of nature, Art then being conceived as a superior means of knowledge. It will tend toward finishing the conquest of the world by the mind and the senses. Man gaining in "knowledge and in assurance," he makes himself the measure of all things. A new function of Art is required. Primitive Man in formation had sought necessity, in going beyond the phenomenal in the negation of life: Classical Man seeks it in the world, that immanence of nature leading to pantheism and anthropomorphism. Art loses its metaphysical sense and becomes idealized nature, religion loses its mystical sense and becomes science or philosophy. By opposition to Primitive Man, visual impressions are no longer reduced to necessary symbols: but the change images of observation are transformed into permanent images of representation. In this epoch, the content of art and that of philosophy coincide. There is a balance between instinct and intelligence, vitality become conscious refines itself into objective enjoyment. Artistic creation has vanquished all the torments of contemplation. Negation of former dualism, art proclaims the unity of man and the world, God and man; idealized nature celebrates organic (and plastic) beauty... The Greek world, at a certain stage, illustrates the model of this perfect psychic equilibrium (10). Harmony, from this well tempered state of Classical Man, represents the culminating point of Occidental culture... THE ABSTRACT ART OF ORIENTAL MAN On the other hand, the Oriental Man had, very early, the intuition of the relativity of human knowledge. Intellectual knowledge is perceived as illusion, linked to a fictitious notion of progress. The Orient thus bases itself, afresh, upon instinct and closes the circle of evolution. It seems to approach to Primitive Man. Still, a world of evolution separates the two. At this stage, the Oriental Man has pierced the veil of illusions, of the “maya,” and has assumed the problematical character of life as an unfathomable mystery of being. The terestrial values cannot assure man's happiness. A particular product of the Orient, “and (10) Equilibre psychique : momentané (avant les guerres médiques). (10) Psychic equilibrium: momentary (before the Wars of the Medes).

Ce numéro de la revue « Cimaise » présente des expositions d'art contemporain à Paris et à Luxembourg. Il inclut des articles sur les phénomènes artistiques à l'ère électronique et atomique, des visites d'ateliers d'artistes tels que Fassianos et Gérard Koch, ainsi que des analyses sur des œuvres de Jakob Weidemann et Gérard Garouste. La revue aborde également l'art et l'architecture actuels.