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Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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ART et Décoration Revue mensuelle d'Art Moderne MARS 1903 LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX ARTS 13, RUE LAFAYETTE PARIS Prix de la Livraison : 2 fr. --- Sommaire - Helleu. - HENRI BOUCHOT. - L'Exposition des "Arts and Crafts". - GABRIEL MOUREY. - Projets de fontaine pour Reims. - RENÉ BINET. - Médaillons de Contemporains par Henry Nocq - CHARLES SAUNIER. - Planches hors texte: - "Diane" - "Vénus" - Panneaux décoratifs. - HELLEU. --- 7e Année, N° 3.

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Art et Décoration Revue Mensuelle d'Art Moderne COMITÉ DE DIRECTION : MM. VAUDREMER, GRASSET, JEAN-PAUL LAURENS, FREMIET, ROTY, LUCIEN MAGNE, LÉONCE BÉNÉDITE, ROGER MARX, DAMPT --- Abonnement annuel : PARIS & DÉPARTEMENTS . . . . . . . . . . . . . . . . 20 fr. ÉTRANGER . . . 25 fr. Prix de la Livraison : 2 francs L’Année parue ...

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HELLEU --- E ne le connais pas ; je ne l'ai jamais vu : cela ne l'a empêché ni d'être un délicieux artiste, ni un prometteur jouant de la promesse comme de la pointe sèche, c'est-à-dire avec tant de grâce qu'on ne lui saurait vouloir de ne l'avoir pas tenue. Car Helleu a juré au Cabinet des Estampes qu'il lui donnerait son œuvre, cette œuvre exquise, charmante, que les seuls heureux du monde ont loisir de posséder, et que les dépôts officiels espèrent, ne pouvant lutter avec les Américains milliardaires. Et dans un souffle, entre deux jolies frimousses aperçues et croquées au vol, l'artiste a oublié la galerie longue et un peu sombre, où le cardinal Mazarin préside. Peut-être eût-il pensé que tous les rayons de soleil sortis de ses mains, tous les jolis papillons frais et éclatants fixés par lui sur le papier, se trouveraient là en compagnie vieillote et enfumée ; que le temps viendrait où il serait plus congruant de prendre là sa retraite, en attendant les résurrections ultérieures, car l'art d'Helleu est de l'heure présente, de l'instant qui fuit, c'est l'éclat momentané ; après deux ans, lui-même le dira, tout ce coquet et pimpant microcosme a perdu sa fleur, les souquenilles se sont ridiculisées, les chapeaux, les manches à gigot, les peignes à la girafe sont redevenus vieux, vieux, caduques, odieux. Pareille histoire fut autrefois celle du divin Watteau, de Boucher, plus encore celle de Moreau le jeune. Lorsque David revoyait, après la Révolution, la planche merveilleuse des Petits Parrains, ou celle de la Grossesse, il éclatait en rages folles. C'était le mauvais moment pour ces chefs-d'œuvre qui d'ailleurs ont repris une singulière revanche ; M. Helleu aura ce destin, et lorsqu'il revivra, ce sera par le Cabinet des Estampes où se seront gardées intactes les merveilles que l'artiste finira bien par lui donner un jour ou l'autre. Sans doute il n'est pas le premier qui ait eu l'idée de trouver adorable sa contemporaine, et

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Art et Décoration de l'avouer, de le confier au papier, de le chanter sur tous les tons. De vieux artistes du temps passé, les Clouet entre autres, s'étaient avisés qu'un crayon léger, une vive esquisse s'accor- bonne. Mais il adore toutes les dames, et comme les figures qu'il a tracées d'elles sur un papier ont un costume daté, que ce costume et surtout la coiffure se démode, il recoiffe les dames au goût du moment ! Imaginez bien que si loin que nous soyons dans la reculée des âges, sous Louis XIII, au beau moment de la belle Haute- fort, quand sévissaient les Trois Mousquetaires, M. Helleu a reçu de Dumonstier un enseignement atavi- que. Il lui est venu de près de trois siècles en arrière, à travers une foule d'autres seigneurs, parfois moindres, souvent plus considérables que n'était Dumonstier, une sorte de transmission par descendance d'une tendance, d'un goût essentiellement français, galant, musqué, dameret, peut-être un peu pommadin parfois, en tout cas infiniment gracieux et léger. Je n'ose plus parler de Wat- teau, on en a réellement un peu abusé en ce qui regarde Helleu, on a fait d'agréables à peu près, de l'esprit beaucoup, mais si Helleu a fini par regarder Watteau d'assez près, il n'a pas commencé par cette guitare. La passion de mettre en de câlines et féminines attitudes la femme de l'époque où l'on est jeune, où l'on a trouvé la vie très belle, et les femmes délicieuses, n'est pas, je l'ai dit, plus une particularité de Watteau que d'Helleu, ni même de Dumonstier. Quand vivait Agnès Sorel toutes les femmes avaient un gros nez parce que la favorite en avait un gros, et Jean Fouquet son peintre le lui faisait. Il lui faisait ce nez avec joie parce que c'était la mode du jour, comme Watteau taillait un peu largement les formes opulentes de ses modèles, comme Helleu les efflanque ou Bol- dini les effile. Mais n'en doutez pas, dait mieux à la grâce féminine, disait autrement une minauderie, une agacerie que même une peinture fouillée et raidie. D'eux à je ne sais quel drôle de corps nommé Dumonstier, le lien est facile à établir, et Dumonstier c'est déjà le pastel, un peu plus de malicieuses recherches, et des pratiques inattendues. Celui-ci est un galantin, un « vieux marcheur », car il a bien près de quatre-vingts ans, lorsqu'il épouse sa lorsque nous serons depuis deux siècles, Hel- leu et nous, rentrés dans le grand Tout, ses pointes sèches — celles qu'il aura remises au Cabinet des Estampes — resteront comme les témoins charmants d'une République alors très lointaine, trouvée joliment rétrograde, mais qui, si l'on en croit ses minois, possédait une société d'un genre supérieur et des femmes vraiment adorables. Bien mieux des hommes

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Helleu alors pourvus de lunettes perfectionnées, iront en quelque Petit-Palais nouveau, promener leurs extases journalières en présence des célèbres pointes sèches. La légende aura grossi l'histoire; que ne racontera-t-on pas alors sur l'épreuve de la Cigarette aux 600 francs de la vente Goncourt, de la Liane de Pougy, au doigt de pied serti d'une bague, de tous ces croquetons de beautés nonchalantes ou aguichantes, chapeautées à la Rembrandt, à la Rubens, à la duchesse de Berry, produits de cent époques antérieures, résultantes bizarres, mystérieuses, que les futurs amateurs ne comprendront pas plus que nous ne comprenons nous autres les mamelucs femelles d'un Jordaens, ou les filles libertines d'un Baudouin? Il y a d'ailleurs de curieuses choses dormant sous cet art de papillon; des besoins fous de fabriquer autre chose que cette perpétuelle et lancinante brunette au nez retroussé, aux cheveux acajou, que ce corps vautré sur des canapés, écrasé sur le dos, sur le ventre, contourné, tordu, vrai tout de même, vrai de notre vie maniérée et un peu bébête. Car tout ce joli monde est bébête, « coco », un peu trop cherché dans la croustillance, pour éternellement amuser, surtout celui qui y est condamné par la volonté des bourgeois opulents. Lobrichon façonnait des enfants, on ne lui accordait que le bébé; Helleu est bien près de n'être plus toléré s'il se risque à autre chose que la femme. Lorsqu'il découvrit Versailles — l'âme candide du vrai artiste découvre ainsi l'Amérique à chaque pas — il mettait une joie folle à faire des feuilles à la place d'un chignon. Le chignon roux l'obsédait déjà, que peut-ce être à cette heure? Et il se trouva que ces coins de Versailles, le Versailles d'automne, furent de très exquises histoires, inattendues, colorées, vibrantes, toutes pleines de saveur. Cela et les vitraux de cathédrale, on m'a dit, quand le soleil joue et envoie sur les dalles d'en bas des reflets singuliers pareils à la lumière des vases d'une pharmacie. Helleu s'en fut à Chartres, s'en fut à Reims, pour avoir cette joie intense d'échapper à la Parisienne de bain de mer, et de voir le soleil tomber d'une vitre bleue. Sans l'obligation de continuer quand même sa besogne coquette et forcée, peut-être Helleu nous eût-i donné un Bonvin plus moderne, plus lumineux, plus décoratif, et se fût-il pris à cette autre musique, ni plus ni moins noble que l'autre. Mais les amateurs étaient là qui veillaient sur leur homme, et qui ordonnaient les pastels, les crayons, surtout les pointes sèches. Et ces pointes sèches Helleu les commet à ravir, avec une industrie consommée, une puissance, une malice d'opération presque

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Art et Décoration inconnue jusqu'à lui. Les barbes qu'il soulève, dont il éraille son cuivre, s'en vont tantôt jeter sur les cheveux, sur le corsage ou la robe de son modèle, des veloutés chauds, des caresses, pareilles aux touches grasses d'un pastel. Sans ces barbes, l'œuvre conserverait du charme, mais vous la verriez gracie et un peu vidée; ainsi tenue ou maintenue, c'est une chose infiniment douce aux yeux, distinguée et souple, faite pour accaparer. Ce sont les pointes sèches d'Helleu qui ont décidé sa fortune singulière; ses pastels avec toute leur hardiesse, ses peintures avec leurs tons puissants le cèdent à l'estampe. Dans le genre Helleu a connu des rivaux, mais peu de maîtres. Il y a, dans une des pointes sèches que nous reproduisons, une tête charmante encastrée en deux mains, qui l'enserrent. Le regard est d'une étrange fixité, presque morne, comme dans les figures de Clouet. C'est là un des coins de parenté ou de descendance les plus notables d'Helleu, j'y reviendrai tout à l'heure; pour l'instant nous en sommes au ragout de métier de l'aquafortiste. Or cette tête qu'on dit être celle «du plus cher modèle», pour parler comme M. de Montesquiou, nous fournit un échantillon complet de procédés affriolants du peintre-graveur. La chevelure enroulée, souple, toute en vie, la robe qu'on sent et qu'on voit de belle étoffe, chaude de ton, exprime ce qui fut le goût fugitif d'une heure, l'instantané d'une attitude admise et contrôlée par les snobismes, en un mot le chic d'un temps; mais il y a mieux, et ceci c'est la technique de l'artiste, le joli talent de la main, le doigté, l'élégance heureuse des réussites de pratique. On l'a dit, le pastel lui-même, gras et savoureux comme il est, ne saurait combattre avec avantage l'adorable ton de ces estampes tout bonnement jetées sur le cuivre, avec le désintéressement apparent, le détachement soupçonné d'un prestigieux ouvrier. J'ai dit apparent, car ceci est encore une adresse en plus, et ce que nous voyons si leste, si tourné, si enlevé, a demandé de la peine, a été repris, recommencé, tâtonné, je vous l'assure; Rembrandt lui-même, qui n'a cependant jamais gravé un de ses tableaux, jamais refait deux fois le même objet, Rem-

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brandt peinait sur ses eaux-fortes ou ses pointes sèches. Comme Helleu il les dessinait directement sur le cuivre, mais il y mettait des façons. On ne racle pas un métal comme on fait un croquis sur du papier; cela produit une musique, amusante peut-être, mais on a besoin tout de même de calculer l'effort, de se surveiller, en un mot on ne fait pas de pointes sèches comme cela, au bout du pouce, à la volée. L'estampe d'Helleu nous trompe gentiment, comme le dessin de certains humoristes, d'aspect très lâché, bâclé même, et qu'on a remis, redressé, recampé bien des fois avant le lâcher final. D'ailleurs comme Helleu soigne infiniment le côté décoratif de ses planches, qu'il les tient sciemment dans une vigueur calculée et voulue, il paraîtrait un peu risqué qu'il les abandonnât aux hasards des réussites. Tout à l'heure je parlais de la fixité morne et un peu triste de ses figures; les Clouet

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Art et Décoration avaient eu autrefois la pareille tendance, même un peu Holbein aussi, et beaucoup d'autres. Cela vient de l'ennui que ressent le modèle devant une pose un peu longue, et ceci té- faisant une figure ennuyée. Je vois des Améri- caines, des Françaises, des Anglaises, toute l'Europe défiler en pastels ou en pointes sèches sans beaucoup de gaité. Serait-ce que, de notre moigne encore mieux que tout, combien ces improvisations demandent de temps à l'impro- visateur. Voyez-vous souvent une beauté d'Helleu sourire? Je n'en connais guère ni dans les femmes ni dans les enfants. Il y a cependant des attitudes qui réclament le sou- rire; je me rappelle le modèle habituel devant sa cheminée, accroupi à côté d'une harpe, et temps, il est malséant pour la femme snob de sourire? Une maman, à quatre pattes dans sa chambre, ayant ses bras curieusement arrangés à la façon des jambes torses d'un basset, et jouant avec un bébé de dix mois, cette maman garde un visage impassible. Sans doute la pose ne devait pas être amusante, et nous com- prenons très bien; mais le mot d'un ami du

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Helleu peintre qui nomme ses œuvres des instantanés, dépasse un peu les vraisemblances. Quoi qu'en raconte la légende, il faut le temps! et si nous en croyons les enthousiasmes et les enchères, ce temps est de la monnaie. Times is... J'imagine que dans l'ancien temps il y eut des artistes qui forcèrent la mode, qui obligèrent les femmes de leur temps à suivre leurs goûts et leurs modèles. Je croirais volontiers que Lancret eut cet honneur, que Moreau le Jeune, que Gérard donnerent et établirent certains principes d'après lesquels les couturiers opéraient. J'ai, dans le temps, montré l'importance de certains peintres, et leur influence sur le couturier de la Cour Napoléonienne, l'illustre Leroy. Plus près de nous ce furent les Déveria, Dubufe, Chaplin, Carolus Duran; ce sont aujourd'hui beaucoup de gens, mais au nombre des plus admirés, des plus insidieux, des plus suggestifs, Helleu tient une place considérable. Le nombre de jeunes filles qui ayant regardé ces estampes ou ces dessins, ont pris leur départ d'élégance sur ce canon, d'après la formule coquettement synthétisée par l'artiste mondain, le nombre des femmes qui ont tâché ces allures, ces galbes, est incalculable. Certaines réunions de l'Hippique ont groupé, dirait-on, toutes les plus récentes estampes du jeune maître, celles des trois derniers mois. Car hélas, suivant que je l'expliquais, après six mois, le démodage commence. Regardez « Sur la jetée » la dame avec ses gigots, son chapeau d'une forme datée, son chignon, c'est plus ancien que du Louis-Philippe. Quelques Parisiennes huppées de 1895 sont, dans l'instant, de simples « demoiselles » de concierges avec leurs souliers à talons hauts, leur jupe étoffée et droite. Une petite femme accrochée à une harpe, campée curieusement avec une main revenue en arrière, agrippée à l'instrument, nous paraît vieille d'un demi-siècle. Il y en a d'autres avec des restes de coiffure à la chien qui sont d'avant le Déluge! Ceci est le plus gros désastre du talent d'Helleu, suivant que je l'expliquais, et du talent mondain en général, mais c'est ce qui lui promet pour l'avenir une plus sûre pérennité. Alors que tous nos maniaques du préraphaëlisme, menteurs à eux, menteurs aux autres, pâles copistes des vieux maîtres, restaurateurs piteux de beautés perdues, s'en iront dans le dédain et l'oubli, Helleu et ses pareils demeureront, non parce qu'ils auront été forts, mais parce qu'ils auront été vrais, qu'ils auront été de sincères chroniqueurs, et des témoinsoculaires. Quenous importe aujourd'hui si Reynolds a cherché à nous montrer les traits de Marie Stuart? Nous savons bien qu'il ne l'a point vue, et que son

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Art et Décoration Helleu une gloire posthume au moins égale à celle qu'il a connue de son temps, je suis sûr de ce que j'avance. Mais, lorsque Reynolds vivait, on avait vu, tout à coup, un certain Benjamin West prendre une énorme importance; celui-là faisait des Romains. C'était la mode des Romains alors, aussi bien Londres qu'à Paris, et West tirait de ses œuvres d'énormes sommes. Reynolds, tout grand qu'il fût, et aimé des dames, recherché et choyé, ne se comparait pas. Pour l'instant un tableau de Benjamin West, autrefois payé 100.000 livres d'argent français, vaudrait 500 francs; quand le Reynolds de deux cents guinées, à l'origine, monte à près de trois cents mille francs! c'est le triomphe de la vérité, du vécu; nos descendants verront ce que signifiera un Burne Jones dans cent ans. Le curieux de tout ceci c'est que cetart, français en somme, cascadeur et sautillant, n'est en réalité qu'un produit américain. Helleu a commencé à sentir Yankee. C'est, dit-on, le portrait de Mme Gautherean par Sargent, cette chose à la céreuse et plâtrée, ce tableau un peu clownesque, dont le charme a décidé sa carrière. Cela est possible, en tout cas il est d'un bon camarade de l'avouer. Helleu l'avoue et le proclame, me dit-on. Heureusement qu'à l'Amérique il a ajouté certains condiments dont ceux de là-bas, — fussent-ils maîtres reconnus — n'ont jamais démêlé les éléments. Bien que né en Bretagne, venu de l'Armorique où les arts sont en suspension dans la poésie, Helleu n'est qu'un simple Parisien, un homme du boulevard, un snob, un homme chic. Mais peu importe le sujet accommodation ne peut être que niaise. Mais s'il nous donne la duchesse de Devonshire, l'immortelle Georgiana Spencer, s'il nous dit la duchesse de Rutland, nous l'écoutons parce qu'il dit ce qu'il sait. Donc lorsque je prédits à

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Hellen