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First pages of the volume, freely accessible.

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PLAISIR de FRANCE LA REVUE DU RAYONNEMENT FRANÇAIS --- MARS LE NUMÉRO : 5 FRANCS 13, RUE S'GEORGES, PARIS --- 1936

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PLAISIR de FRANCE se devait de réserver une large place à la MODE PARISIENNE véritable création artistique dont le rayonnement s'étend jusqu'à l'étranger. Notre NUMÉRO D'AVRIL sera donc en grande partie consacré aux NOUVELLES COLLECTIONS dont la présentation au début du printemps constitue la plus importante manifestation de nos grandes industries de luxe. --- DE BEAUX DESSINS EN COULEURS DE JEAN-GABRIEL DOMERGUE DES PAGES D'OFFSET EN COULEURS DE MAGNIFIQUES PHOTOGRAPHIES montreront à nos lecteurs les différents modèles qui nous ont paru représenter le plus typiquement l'esprit nouveau de la mode. --- Bien entendu ce numéro comportera également un certain nombre de pages dans lesquelles nos lecteurs pourront trouver ces articles et ces images qui les ont séduits, traitant des ameublements modernes, du grand tourisme, etc. --- “PLAISIR DE FRANCE”, REVUE MENSUELLE ÉDITÉE PAR « LE RAYONNEMENT FRANÇAIS » R. C. Paris 261.513 B (Seine) 13, RUE SAINT-GEORGES, PARIS-9e Téléphone : Trudaine 82-54 Cheques postaux : Paris 178.705 ABONNEMENTS (depuis le 1er janvier 1936). — FRANCE, COLONIES FRANÇAISES ET MONACO : un an, 50 francs ; 6 mois, 27 francs ; 3 mois, 14 francs. ÉTRANGER : I. Belgique, Espagne, Italie, Luxembourg, Portugal, Suisse : un an, 60 francs ; 6 mois, 33 francs ; 3 mois, 18 francs. — II. PAYS ACCORDANT UNE RÉDUCTION D’AFFRANCHISSEMENT, notamment : Allemagne, Argentine, Autriche, Brésil, Bulgarie, Canada, Chili, Colombie, Congo belge, Egypte, Grèce, Halti, Hollande, Hongrie, Mexique, Perse, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie, Turquie, U.R.S.S., Uruguay, Yougoslavie, etc. : un an, 65 francs ; 6 mois, 36 francs ; 3 mois, 20 francs. — III. PAYS EXIGEANT LE PLEIN TARIF D’AFFRANCHISSEMENT : Arg esterre, Etats-Unis, Pays scandinaves, etc. : un an, 80 francs ; 6 mois, 45 francs ; 3 mois, 25 francs.

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Sûte D'ELLE.. ROUGE Grenoville 7 NUANCES - MÉTAMORPHOSE, CAPUCINE, ÉQUATEUR, CLAIR, MOYEN N° 1, MOYEN N° 2, FONCÉ. PRIX : 12 FR. — RECHARGE 8 FR. SURE D'ELLE... SON MIROIR LUI CRIE DE L'ÊTRE : ELLE VIENT D'ABANDONNER UN ROUGE SEC POUR ADOPTER LE ROUGE ONCTUEUX DE GRENOVILLE QUI TIENT ENCORE MIEUX ET DONT LE BRILLANT DONNE À SES LÈVRES L'ASPECT HUMIDE QUI ATTIRE ET RETIENT LE REGARD. PLAISIR de FRANCE

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La Bourgogne PLAISIR DE FRANCE LES VINS DE SAVIGNY SONT NOURRISSAN'S, THÉOLOGIQUES ET MORBIFUGES VIEILLE INSCRIPTION RELEVÉE SUR LA PORTE D'ENTRÉE DES CELLIER DU CHATEAU DE SAVIGNY GRANDS VINS DE BOURGOGNE P. A. ANDRÉ AU CHATEAU DE CORTON-ANDRÉ ET A SAVIGNY (COTE-D'OR) --- Les trois grandes spécialités de Dijon : AMORASes MOUTARDES --- ses cassisL'HÉRITIER-GUYOTses liqueurs --- PHILBÉESes PAINS D'ÉPICES --- CASSIS MUGNIERGARANTI PUR FRUIT ET PUR SUCRE --- DIJON GEVRAY-CHAMBERTINO VOUGEOT BOUILLAND NUITS-ST-GEORGES BEAUNE LE FIEF DE LA GASTRONOMIE INDUSTRIE HOTELIER RENOMMÉ SEMUR POUILLY

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--- LES PARFUMS MON PÊCHÉ ARPÈGE SCANDAL RUMEUR ET LES POUDRES DE LANVIN --- dorland ---

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Peut-être dans un Magasin.. Rallye de Monte-Carlo La Sport-135 Delahaye sur pneus équilibrés Goodrich Colombes 1ère des voitures françaises 1ère des voitures européennes .. mais sûrement sur la route.. .. vous jugerez, apprécierez et admirerez l'étonnante 18 CV DELAHAYE, qui détient depuis Mai 1934 le record mondial de vitesse sur 10.000 Km à la moyenne incroyable de 168 KmH 527. DELAHAYE PLAISIR de FRANCE

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PLAISIR de FRANCE MARS --- SOMMAIRE N° 18 1936 - 3e ANNÉE Pages --- DIJON ET LE DIJONNAIS, par CHARLES OULMONT.. --- LES GRANDS VINS DE BOURGOGNE, par le baron THENARD .. --- LE CHATEAU DE BUSSY-RABUTIN, par RENÉE DE CHARMOY. --- L'ABBAYE DE CITEAUX .. --- QUELQUES RECETTES BOURGUIGNONNES, par GASTON DERYS .. --- ÊTRE BIBLIOPHILE, par FERNAND VANDÉREM .. --- UNE LAQUE DE BERNARD DUNAND .. --- UN HOMME D'ACTION : LOUIS RENAULT, par ANDRÉ MAUROIS.. --- A LA RECHERCHE D'UN DÉCOR NOUVEAU, par ROGER BASCHET.. --- LA MODE ET LES CHAPEAUX.. --- 30-33 --- INSTITUTS DE BEAUTÉ, par MAGGIE GUIRAL .. --- Droits réservés pour tous les articles de ce numéro (texte et gravures). Copyright by « Plaisir de France », 1936. Les manuscrits, insérés ou non, ne sont jamais rendus et ne peuvent en aucun cas faire l'objet d'une réclamation.

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DIJON ET LE DIJONNAIS Q UE le proverbe soit vrai ou moins vrai qui dit : « Méfie-toi de la femme buveuse d’eau, car elle est méchante », ne venez pas avec nous à Dijon et dans le Dijonnais, mesdames, si vous ne savez goûter le vin! Peu importe l’étymologie de la capitale de la Bourgogne, peu importe son nombre d’habitants! D’abord et avant tout, Dijon est la capitale du vin, du grand vin. « En Auxerrois sont vins de rois », je connais cette chanson, et je sais aussi la splendeur dorée des yquem et des barsac, la rutilance attirante des margaux ou des haut-brion... Mais inclinons-nous d’abord devant chambertin, devant la reine des reines, la romanée-conti, devant corton, roi des crus rouges, devant pommard au nom sonore, devant les « hospices de Beaune » et meursault, chaud en hiver comme en été dans son velours blanc. A eux tous, salut! Eh oui, salut, dans le sens le plus exact du terme, puisqu’un chef d’armée Le château et les vignes de Clos-Vougeot. Dans la Basse-Bourgogne: vieux pont romain sur la Cure.

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commandait un jour à ses hommes de porter armes en passant devant le Clos-Vougeot! Je songe à ce mot magnifique de Baudelaire en me retrouvant dans le Dijonnais (je cite de mémoire, mais le texte est à peu près exact) : « Le bourgogne glorifie en grands alexandrins le soleil, que le bordeaux chante en gracieux dizains. » Mais ne mettons pas le doigt entre... Bordelais et Bourguignons. Brillat-Savarin répondrait : à chaque mets suffit son vin. Visitez plutôt les caves de Bourgogne sans donner de palmarès, et unissez dans une même admiration la terre qui Les fenêtres ornées de l'hôtel Milsand, à Dijon. produit cette gloire savoureuse et le cadre d'or qui forme son incomparable écrin. Puisque je parlais de mets, chers gourmands à qui j'ai fait venir les vins à la bouche, souffrez que je vous rappelle quelques-unes des voluptés gastronomiques de Bourgogne. Et d'abord, le pain d'épice, qui a ses lettres de noblesse depuis 1450, et que nous devons à la gourmandise du duc Philippe le Bon : ayant mangé à Courtray cette pâtisserie faite de fine farine de froment et de miel, Monseigneur en fut si féru qu'il ramena à Dijon le cuisinier flamand lui ayant servi cette douceur. Quelle ne fut pas la surprise des vieilles Dijonnaises en reconnaissant le vieux « boichut » de leur famille! Modestes, elles n'eussent point pensé que ce boichut populaire pût plaire au palais raffiné de leur duc... Hommage à la moutarde, qui a grandement contribué à la renommée de la ville, selon le président de Brosses, fameux conseiller au parlement et ennemi de Voltaire! « Il n'est moutarde qu'à Dijon », écrivait au XIVe siècle le gentil Jehan Millot. Moutarde! le drôle de nom en vérité! et d'où vient-il? D'une déformation sans doute de la devise inscrite sur les murs de la chartreuse de Champmol, ornée par Claus Sluter, maître de la sculpture gothique en Bourgogne : « Moult me tarde.» Mon bon maître Gaston Paris eût dit peut-être de cette étymologie qu'elle est plus fantaisiste qu'authentique, mais le fait capital demeure : la Le « jardinier », clé de voûte de l'escalier de l'hôtel du Chambellan.

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moutarde, tant aimée des ducs qu'ils donnèrent dès 1407 leurs statuts aux moutardiers groupés en corporations. Et comment ne pas compléter la trinité par le sombre et lumineux cassis, attirant même ceux-là qui redoutent les méfaits possibles de l'alcool, car il sait trop bien cacher (crème, sirop, nectar) l'aiguillon sous le sucre, le piquant sous le velours ! Et vous m'en voudriez sans doute de ne pas rappeler le bœuf bourguignon, originaire de Dijon, les gougères, brioches soufflées au gruyère, parmi tant d'autres spécialités gastronomiques, pauchouses, meurettes, dont le nom même excite l'appétit. Quand on a fait bon repas, on est mieux disposé à admirer ce qui est admirable, en effet, dans ce duché de l'art ! Voyez un peu d'ailleurs comme Dijon même a su se placer sous le signe qui lui semblait le plus représentatif : dès l'entrée de la ville, une statue, et qui attire tous les regards, le Bareuzai, c'est-à-dire le vigneron, en patois de Bourgogne. « Quelle hérésie d'avoir mis notre Bareuzai au-dessus d'une fontaine d'eau !... me disait un Bourguignon cent pour cent. Il y a de quoi l'attrister pour toujours : de l'eau! quelle pitié! » La visite de Dijon? autant ne pas tenter de la décrire. Les visites, faudrait-il dire plutôt. A chaque pas, à chaque tournant de rue ou de place, des merveilles architecturales, de précieux spécimens du gothique au XVIIIe siècle. Surtout, ne vous contentez pas du guide, ni de ce qui s'offre à vous : pénétrez sous les voûtes, ouvrez les portes, entrez dans les cours, soyez volontiers indiscrets si vous êtes amateurs d'art. Car, à côté de splendeurs comme l'hôtel de Vogüé ou l'hôtel Milsand, combien de demeures privées qu'il faut découvrir! L'hôtel du Chambellan, avec son extraordinaire escalier en colimaçon, ses frises et sa clé de voûte formée par le « jardinier au palmier »; l'hôtel Bouhier, et les édifices de la place Bossuet, si imposants au fond de leur cour intérieure, avec leurs vieux pavés rocailleux! Et les maisons que l'on vous indiquera si vous le désirez, décorées par Marlet, ce sculpteur dentellier sur bois de l'époque Louis XVI. Façade de Notre-Dame de Dijon.