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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE JANVIER 1924 SOMMAIRE 61 ILLUSTRATIONS DANS LE TEXTE - ARSÈNE ALEXANDRE - Les Arts Décoratifs au Salon d'Automne. - 13 Illustrations. - ALPHONSE GERMAIN - Le Musée du Vieux Lyon. - 12 Illustrations. - PAUL GSELL - Un grand Décorateur. Albert Besnard. - 10 Illustrations. - HENRY LAPAUZE - Ce qu'on fait à Versailles. - 7 Illustrations. - GASTON DERYS - Dans le Royaume de la Mode. - 6 Illustrations. - PAUL FIÉRENS - Courrier de Belgique. - 8 Illustrations. - LE CURIEUX - Le Carnet d'un Curieux. - 5 Illustrations.

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Jeanne Lanvin Couture, Mode, Fourrures, Lingerie 22, Faubourg Saint Honoré, Paris. R. C. Seine 72.121

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LES ARTS DÉCORATIFS AU SALON D'AUTOMNE MAURICE DUFRÈNE. — BIBLIOTHÈQUE : BOISERIES, GALERIES ET MEUBLES EN PALISSANDRE. ÉDITION DE LA MAITRISE DES GALERIES LAFAYETTE. --- Les critiques de jadis ne se doutèrent jamais de leur bonheur, et ceux d'aujourd'hui ne se doutent pas de leur infortune, qui est née le jour où ils eurent à apprécier outre les représentations de la vie, comme ils avaient fait jusqu'alors, les objets même qui constituent ses accessoires et composent son décor. Un Diderot pouvait avec une admirable véhémence discuter les qualités morales et expressives d'un Chardin, d'un La Tour, d'un Greuze. Un Baudelaire ou un Silvestre méritait bien de l'art en défendant un grand poète comme Delacroix. En général, le plus ou moins d'inspiration poétique ou d'observation humaine, le plus ou moins d'intelligence ou de sensibilité, fournissait...

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE LOUIS BIGAUX. — UN PETIT SALON DE VENTE DE LA MAISON VUITTON saient aux écrivains matière à des tirades dont il serait injuste, quoique ce soit la tendance actuelle, de nier l'utilité et l'intérêt. Mais aujourd'hui, notre embarras est grand, et notre effort ingrat devant des peintures où l'intelligence et la sensibilité sont la moindre préoccupation, tandis que leurs auteurs et le public lui-même attachent surtout de l'importance à des formules en vogue plus ou moins éphémères, formules qui tiennent beaucoup plus à certaines apparences qu'à de véritables qualités de métier. D'autre part, notre tâche s'est considérablement compliquée de l'obligation de juger aussi équitablement que possible l'évolution des arts décoratifs, les mérites techniques des ameublements, la correspondance qu'ils peuvent avoir avec les idées, les goûts et les affections de l'époque, et tout cela en circulant parmi les intérêts commerciaux à GÉRARD SANDOZ. — SERVICE A THÉ EN ARGENT, JASPE ET ÉBÈNE CL. H. C. ELLIS

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EDGAR BRANDT. — PORTE DE SÉPARATION ENTRE GRAND SALON ET HALL — AGE D'OR. — COLLABORATEURS : HENRI FAVIER, ARCHITECTE. MAX BLONDAT, SCULPTEUR, AUTEUR DES TROIS MÉDAILLONS DE BRONZE. GL. RENAISANCE

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE PAUL FOLLOT. — SALLE A MANGER EN ACAJOU SCULPTÉ. — ÉDITÉ PAR POMONE DES MAGASINS DU BON MARCHÉ. D. I. M. — PETIT BUREAU ET FAUTEUIL ÉRABLE BLANC. la façon des acrobates exécutant la danse des œufs. Nous avions pu, jusqu'alors, nous faire une suffisante éducation picturale et sculpturale. Ceux d'entre nous qui par le « bénéfice de l'âge » avaient pu suivre dès 1890 la renaissance des arts décoratifs, ou par curiosité naturelle s'étaient intéressés à toutes les beautés et

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE MADAME CHAUCHET-GUILLERÉ, DE L'ATELIER DE PRIMAVERA DES MAGASINS DU PRINTEMPS. CABINET DE TRAVAIL COMMANDE PAR L'ÉTAT. --- ressources de la nature en vue de leur transformation par l'art, ont pu, évidemment, prendre quelque avance sur les purs aligneurs d'épithètes ou les suiveurs zélés de la mode. Toutefois la « critique du meuble » sera toujours incomplète. Comment ne le serait-elle pas, puisqu'il s'agit avant tout de métier, et que pour en bien parler on se rendrait inintelligible et tout au moins ennuyeux au lecteur, en discutant assemblages de bois, chimie d'émaux, façons de cuire, de forger, de ciseler, de broder, de tisser, enfin les mille procédés, recettes et tours de main sans lesquels rien n'existerait de durable, ni même d'utilisable. Nous devons donc, dans une Revue qui n'est pas absolument technologique, renoncer à donner ces beaux et arides détails. Nous remplirons peut-être mieux ce rôle, que nous abordons ici pour la première fois de façon un peu développée, en nous contentant d'examiner la plus récente production exposée au Salon d'Automne, seulement du point de vue de l'agrément, qui doit tout dominer ; du bon sens qui à travers toutes les fantaisies de la mode, est tenu de garder quelques ména- gements avec la nature même de notre pauvre corps humain ; enfin des rapports avec la vie elle-même et de l'image que ces objets en présentent. On pardonnera ce trop long préambule à un passant qui se croit obligé, à ses risques et périls, de dire ce qu'il considère comme la vérité. * L'introduction aux Arts Décoratifs du Salon d'Autonne se présente d'une façon un peu effarante, et qui, heureusement, n'annonce pas exactement ce qui suivra. Sans doute l'intention était louable de chercher pour nos promenades publiques des aspects nouveaux. M. Mallet-Stevens eut du mérite de se livrer à cette recherche; mais il a été desservi par deux tendances, deux goûts de notre époque, plutôt peut-être que de son propre tempérament : l'abus des contrastes de couleurs crues, et celui des lignes impitoyablement droites. Cette année, comme on le verra par un autre exemple encore moins heureux, on a voulu lancer l'opposition du blanc et du

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE DJO BOURGEOIS. — SALLE A MANGER. — PEINTURES DE LEON LEYRITZ. — SCULPTURES DE J. MARTEL. ÉDITÉ PAR STUDIUM LOUVRE. rouge, d'un blanc cruel et d'un rouge sans pitié. Vivre dans une telle stridence vous donne froid dans le dos. Il est vrai que nous pouvons nous réjouir d'annoncer la mort du Noir, pour lequel on s'était engoué naguère, et qui, n'étant pas manié par les artisans de Coromandel, donnait à nos plaisirs et à nos élégances un accompagnement funèbre, nullement, au fond, dans l'esprit de la société qui se complut un moment à y évoluer. C'est déjà beaucoup. Le blanc et rouge passera sans doute à son tour ou bien s'harmonisera par d'autres proportions ou d'autres mélanges. Mais ce qui est non moins fatigant c'est cet amour des blocs rectangulaires, ces cubes survivant au cubisme, ces lignes droites sans inflexions ni repos, qui doivent donner à ceux qui vivent parmi elles d'être devenus eux-mêmes des cristaux. Rien n'est moins aimable, et disons-le, moins conforme au tempérament français. Le Salon d'Automne nous montra un aperçu de ce que pourraient être les rues d'une ville conçue suivant ce système. Malgré la grâce de certains détails heureux de décoration (nous ne comprenons pas par là les bas-reliefs ridicules pour la plupart, qui «ornaient» les fontaines des heures, dans le parc cubique de M. Temporal), les boutiques manquaient, elles aussi de souplesse et d'amabilité. Une ville pareille cesserait d'être Paris, et ces décorations plates ou boursouflées, éclatant criardement parmi ces surfaces crues, ces formes grimaçantes quoique simplifiées des personnages, tout cela aboutirait vite à un système de déco- ration auprès duquel celui du fameux restaurant berlinois du Rheingold serait légère- reté et délicatesse. (Pas même «délica- tesse» dans le sens charcutier où les Allemands prennent ce mot). Le hall central de l'avenue Victor Emmanuel nous offrit aussi une maquette très arrêtée d'un Monument à Claude Debussy, trop arrêtée même, car nous y vimes quelque chose de solennel et de triste, qui nous parut en parfaite contradiction avec l'inspiration du musicien de la grâce insaisissable, des harmonies fuyantes, du caprice tour à tour dou- loureux et humoristique, frôleur et profond. Encore un manque de réussite à mettre à l'actif du temps plutôt que du talent de l'architecte. Maintenant que nous avons déjà donné cours, non pas à de la mauvaise humeur, mais à une franchise qui ne fait, en somme, que résumer nombre d'impressions recueillies non pas parmi la critique, mais surtout au milieu du public même qui se presse au Salon d'A- tomne; nous éprouverons beaucoup plus de plaisir à noter les efforts suivis et les rencontres heureuses ; enfin à tâcher de tirer une conclusion des nécessités comme des erreurs. Toutefois, auparavant, encore quelques remarques sur des défauts de détail qui nous semblent être, eux aussi, plutôt le propre de la collectivité que de chacun des talents pris personnellement. D'abord, les appareils d'éclairage, en général, ne répondent pas toujours aux excellentes qualités de conception qui président à certains ensembles où l'unité seconde à souhait la bonne harmonie des tonalités et des lignes. Les revêtements d'étoffe ou les pendeloques de perles dont on les affuble font souvent un effet puéril

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LUCIE RENAUDOT — SALLE A MANGER-SALON, AMBOINE ET ACAJOU. — ÉDITÉ PAR P. A. DUMAS. CL: RENAISSANCE TAPIS DE FOURRURE DE LA MAISON MAX FIGURANT DANS L'ENSEMBLE CI-DESSUS. CL: RENAISSANCE

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE RENÉ LALIQUE. — UN SERVICE DE VERRERIE. à côté de la sobriété des formes et de la tonalité soutenue des couleurs. Du moins il n'y a pas assez de transition entre la construction, plutôt sévère, et le détail plutôt mièvre. Il y a encore beaucoup à trouver et à corriger pour les sièges. Dans des ensembles presque parfaits, l'on rencontre des fauteuils presque monstrueux. On alléguera qu'ils sont confortables. Soit, mais ils n'en évoquent que davantage l'image d'hôtes dépourvus de beauté. Le dossier des chaises a beaucoup gagné ou regagné depuis peu d'années. On en rencontre encore d'aigus qui font penser à une sorte de supplice, ou de contournés qui semblent à leur partie supérieure des reptiles aplatis. Mais en général, il y a, redisons-le, un progrès. Il en faudrait un et très marqué dans la recherche d'un très grand nombre de meubles par ailleurs très réussis. Notre époque sera, si l'on n'y met ordre, celle des pieds grêles, frêles supports pour d'amples masses, et qui ne donnent pas une impression rassurante. De plus, ils s'attachent mal à ces tables destinées à supporter de multiples objets, ou bien à ces commodes aux profonds tiroirs. Il est vrai que d'éminents décorateurs ont pensé tourner la difficulté en remplaçant, pour de vastes tables de salles à manger, ces fragiles supports par un support unique, une épaisse pyramide centrale. Elle a du moins l'avantage de ne point gêner les jambes des convives ; mais elle est disgracieuse et celui qui trouvera mieux sera remarqué — et imité aussitôt. Bien des erreurs individuelles de ceux qui cherchent l'originalité à tout prix, au prix même de la logique, du goût et de l'élégance, qui doivent être les trois vertus théologales du meuble, seraient à signaler. Par exemple, un homme de talent a trouvé original d'imiter une bordure de linge plié avec du bois sculpté peint en blanc. Du linge en bois! Cela vaut les franges en bois auxquelles un autre homme de grand talent a renoncé. Il y aurait beaucoup à dire aussi sur la terrible baignoire rouge qui a provoqué, heureusement, la stupeur du public. Toutes ces petites fautes n'empêchent pas l'Exposition d'être, dans l'ensemble, très riche en excellents travaux, et qui montrent l'ameublement français, après une évolution parfois excessive, mais toujours utile, susceptible de voir plus clair en lui-même, si on peut s'exprimer ainsi. Beaucoup d'engouements singuliers ont passé. Nous pouvons, entre autres, nous réjouir de la disparition du gris et noir dans l'ébénisterie, harmonie gaie comme une lettre de faire-part. On semble également moins fanatique de la vie rampante, et la salle de musique de MM. Jaulmes et Damon, avec sa sobriété un peu froide, mais très distinguée, prouve qu'on peut entendre un pianiste sans s'étendre sur un matelas. De même, pour prendre le thé, lorsqu'on ne sait pas s'asseoir sur les talons comme les Japonais, il vaut mieux n'être pas couché, car il y a temps pour tout. Nous venons de nommer un des bons ensembles. Il y en a d'autres non moins dignes de succès. Il est certain, par exemple, que la bibliothèque de M. Maurice Dufrene est signalée au visiteur qui s'approche par un murmure flatteur émanant de ceux qui le précédent. L'éclairage, quoique propice et ingénieux, n'en constitue pas le principal mérite, comme il arrive trop souvent dans ces présentations « d'ensembles » où l'on peut obtenir des effets de surprise avec des moyens habilement utilisés. Ici, en elle-même, cette bibliothèque est une création à remarquer, parce que d'abord, c'est bien une bibliothèque. Les rayons sont disposés clairement et commodément autour de cette grande rotonde, et les revêtements de palissandre rouge sombre accompagnent et soutiennent à souhait la diversité des reliures. Puis l'estrade qui ter-

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE PUIFORCAT. — SERVICE A THÉ ARGENT ET ÉBÈNE MACASSAR. — CAFETIÈRE, THÉIÈRE, SUCRIER, CRÉMIER. --- mine la pièce et qui est destinée à la conversation ou à la méditation, autour de la cheminée, si heureusement surmontée d'une grande surface translucide, est à elle seule une trouvaille qui, dès l'abord, a conquis les éloges. Les jours, qui donneront vraisemblablement sur des jardins, sont dans d'excellentes proportions par rapport aux surfaces occupées par les livres. Enfin, les meubles accessoires et cependant indispensables tels que bureau, tables, etc., sont parfaitement calculés pour l'usage, et, pour la plupart, des sièges sont également d'une bonne invention, propres à la lecture, et au besoin au sommeil. En un mot, tout cela est d'une somptueuse sobriété et exécuté avec une véritable maîtrise, — sans jeux de mots, la Maîtrise des Galeries La Fayette. On doit considérer, parmi les plus infatigables inventeurs de décorations et de meubles, M. Guilleré et Mme Chauchet-Guilleré. Ils ont beaucoup contribué, et cela, depuis la fondation de la Société des Artistes Décorateurs, à la renaissance dont nous croyons aujourd'hui les fruits si abondants. Ils osent, c'est le principal caractère de leur talent. De Mme Chauchet-Guilleré, cette année, ce sont les grès de grand feu édités par les ateliers de Primavera, qui ont constitué son apport le plus remarqué, avec, bien entendu, son cabinet de travail, également édité par les Magasins du Printemps, et qui a été acquis par l'État. M. P. A. Dumas a trouvé en Mlle Lucie Renaudot une collaboratrice qui a également le sens de la sobriété, et c'est beaucoup dire quand la matière, trait caractéristique de l'ameublement moderne joue un rôle décisif. M. Henri Rapin a combiné avec beaucoup de verve et de distinction une sorte de pièce qui peut être à la fois une salle à manger et un bavardoir. Des encoignures, notamment, sont tout à fait ingénieuses et jolies sans prétention. Un des artistes qui ont bien mérité de l'art décoratif, par son imagination abondante et riche, parfois même un peu débordante, mais toujours séduisante, M. Paul Follot, est cette fois arrivé, avec la salle à manger qu'exposent les ateliers de « Pomone », à une pleine possession de moyens expressifs où le goût le plus susceptible ne saurait trouver à reprendre. Dans sa chambre à coucher aux lignes moins calmes et aux détails plus heurtés, il y a cependant encore beaucoup d'excellentes idées. On a plaisir à louer pour son élégance de bon goût une salle à manger en acajou veiné avec incrustation par Camille Gauthier, de Nancy. Est-ce un débutant? Le début serait bon. L'on ne saurait être surpris de trouver quasi-impeccable le cabinet de travail de cet autre nancéien, Majorelle. Enfin Tony Selmersheim expose une salle à manger d'une discrétion et d'une modestie très séduisantes. Un des traits remarquables, du point de vue économique, comme de celui de la vulgarisation artistique, est le rôle joué par les Grands Magasins de Nouveautés. Déjà les Magasins du Printemps, les Galeries Lafayette étaient devenus pour certains maîtres décorateurs, ce que la Manufacture de Sévres avait été pour Henri Cros : non point un rayon, mais un atelier, un champ d'expérience largement ouvert. Le Bon Marché et le Louvre ont à leur tour suivi cette voie. Il serait superflu d'entrer dans le détail de cette expérience presque naissante, et qui sera forcément prolongée et féconde. Il suffit de dire qu'ici la création accompagne la propagation, et il était naturel qu'il en fût ainsi puisque cela existait déjà pour la mode elle-même dans une large mesure. Il nous reste peu de place pour parler des ouvrages mêmes qui, en dehors de l'ameublement et des ensembles, ou plus exactement en faisant partie intégrante, en font l'accompagnement et l'animation : céramistes, verriers, orfèvres, etc. D'ailleurs que dirions-nous d'eux qui n'aît pas été redit à satiété ? Ne suffira-t-il pas de noter les verreries si sveltes et si pures de Lalique pour l'Elysée ; celles de Cappellin de Murano et aussi les effets de plus en plus riches et puissants que Marinot tire du verre ? Dunand demeure le dinandier toujours