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L'ARCHITECTE
RECUEIL MENSUEL DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉ AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT
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SOMMAIRE
du numéro de "L'Architecte" de Février 1930
TEXTE
LE BASALTE FONDU ET SON EMPLOI EN ARCHITECTURE... M. Corbiot.
PLANCHES
Pl. 7 à 10. — Cimetière parisien de Thiais (Seine) ... Ch. Halley.
Pl. 11 et 12. — Immeuble à usage commercial, à Paris ... P. Figarol.
Correspondants.— Allemagne: Adolf Goetz, Gansemarkt, 33, Hambourg-36.— Autriche: D’Ermers, Schegargasse, 47, Vienne.
Agence générale pour la Belgique: Librairie A.-L. DE MEULENEERE, 21, rue du Chêne, Bruxelles.
Tous les droits sur les articles et les reproductions sont réservés pour tous pays.
Les articles parus dans "L'Architecte" deviennent la propriété de la revue.
FRANCE ... Le numéro 12 fcs. — L'abonnement (12 numéros) ... 120 fcs
ETRANGER ... 1°. Pays ayant adhéré à la convention de Stockholm (tarif postal abaissé) le numéro 14 fcs. ... 140 fcs
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Portefeuille destiné à contenir une année ... 12 fcs ... 15 fcs
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L'ARCHITECTE
LE BASALTE FONDU ET SON EMPLOI EN ARCHITECTURE
Les découvertes scientifiques ont, depuis un demi-siècle, apporté de profondes modifications dans l'art de bâtir.
Alors que nos ancêtres n'utilisaient, dans la construction de leurs maisons, que la pierre, la terre cuite, l'ardoise et le bois, l'architecture moderne a employé successivement le fer, puis le ciment associé à ce dernier, et de profondes transformations ont été la conséquence de ces emplois.
Nous nous proposons dans ce qui va suivre de rechercher si des matériaux autres que le fer et le ciment sont susceptibles de contribuer également à l'évolution des méthodes de construction.
Parmi ces métaux figure le basalte, sous forme de pierre fondue et reconstituée à son état naturel.
On désigne sous le nom de basalte des roches éruptives, d'aspect homogène, très dures, non rayées par l'acier. Ces pierres sont plus ou moins poreuses, leur cassure est mate et esquilleuse, leur aspect est d'un noir bleuâtre ou grisâtre.
Le basalte est lourd, puisque sa densité varie de 2,8 à 3. Sa structure est très finement granuleuse, et lorsqu'on examine au microscope un fragment de cette roche éruptive on aperçoit une très grande variété de cristaux agglutinés par du feldspath.
Le basalte a une composition très variable suivant ses origines. On y trouve de la silice, de l'alumine, des oxydes de fer, de la chaux, de la magnésie, de la potasse et de la soude. Comme composition moyenne on peut donner :
Silice
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Alumine
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Chaux
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Magnésie
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Oxyde de fer
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Autres substances
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Ensemble
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Les gisements de basalte sont très répandus dans le monde. On en trouve dans tous les pays. En France, on en rencontre en Auvergne, particulièrement aux environs de Murat, mais on en trouve aussi dans les Pyrénées.
En Allemagne, il y a des carrières de basalte en Saxe et en Bohême. L'Ecosse, l'Irlande et l'Italie offrent des gisements considérables de ces roches volcaniques.
Le basalte est abondant en Amérique, dans la chaîne des Andes, et on en trouve en abondance aux Antilles et à Sainte-Hélène.
Le basalte, étant d'origine ignée, apparaît dans presque toutes les régions volcaniques. Il se présente presque toujours sous la forme de coulées ou de nappes, qui peuvent atteindre une hauteur de 150 mètres et s'étendent parfois sur des longueurs de plusieurs kilomètres.
En se refroidissant, principalement au contact de l'eau, la roche s'est fragmentée en prismes hexagonaux perpendiculairement à la surface de refroidissement: c'est ce qui explique la forme en colonnades ou en tuyaux d'orgue des principaux gisements de basalte.
Les « Orgues » d'Espaly et de Bort en Auvergne, la Chaussée des Géants à Antrim sur les bords du Lac de Néagts en Irlande, les prismes basaltiques de la Grotte de Fingal dans l'Île de Staffa au nord-est de l'Ecosse sont des exemples frappants de cette formation.
Les colonnades basaltiques peuvent être disposées en éventails, comme cela arrive dans les gisements du bord du Rhin, ou être sectionnées et offrir alors l'aspect de fromages empilés comme aux « Grottes de Fromages » de Bertrich, dans l'Eiffel.
Le basalte, étant une roche compacte, dure, résistant à l'usure, très abondante et d'une extraction facile, a, depuis de nombreux siècles, été employé dans la construction et la confection des routes. En Auvergne, où les roches basaltiques sont très abondantes, le bel aspect des chemins tient à l'emploi généralisé de cette roche volcanique dont la résistance à l'écrasement est très supérieure à celle du granit, puisqu'elle peut atteindre 3.500 et même 5.000 kilos par centimètre carré.
Dans le domaine de la construction, le basalte a surtout été utilisé lorsqu'on le trouvait sur place en abondance. On l'a alors employé pour faire des murs de soutènement, des arches de
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pont, des marches d'escalier. C'est sous cette forme qu'il a été utilisé pour la construction de la cathédrale de Clermont-Ferrand, où l'on peut constater, après six siècles d'existence, que les marches d'escalier de cette église ne présentent que des traces d'usure à peine perceptibles.
On est tout naturellement amené à se demander pourquoi le basalte, malgré ses qualités indéniables de résistance à l'écrasement et à l'usure comme à l'action des agents atmosphériques, n'a eu, jusqu'ici, que des emplois très limités dans l'architecture. Cela est dû à deux causes principales :
D'abord à sa couleur noirâtre (qu'on peut du reste maintenant corriger très facilement par l'emploi de peintures laquées à base de cellulose), mais surtout aux difficultés de sa taille.
Cette roche étant particulièrement dure et résistante exige un travail très onéreux pour produire des formes géométriques, ou pour obtenir des compositions décoratives.
Mais on est arrivé à s'affranchir de ces frais très élevés de main-d'œuvre en fondant le basalte et en reconstituant la matière de façon à lui donner la même structure et les mêmes propriétés que le basalte naturel. Après de longues et onéreuses recherches, on est arrivé à fondre le basalte et à lui donner, comme à la fonte, toutes les formes géométriques dont on peut avoir besoin en architecture.
Avant d'examiner comment on obtient le basalte fondu, et quels sont ses différents usages, nous dirons quelques mots d'un produit dérivé du basalte, la « Basaltine ».
C'est un aggloméré constitué par du béton comprimé dans lequel il entre, comme gravillons, des fragments de basalte.
On fabrique, en basaltine, des dalles extrêmement résistantes pour le dallage des trottoirs, cours, garages. Ces dalles sont d'un très bel aspect et d'une grande propreté. Elles ont une grande résistance à l'usure en raison de la dureté même d'un des produits constitutants.
On peut également faire, en basaltine, des rampes, des balustrades, des pierres de soubassement, des bouches d'égouts et des caniveaux.
La taille du basalte étant difficile, et cette roche étant d'origine ignée, l'idée devait venir tout naturellement de réaliser les formes appropriées par la fusion suivie d'un moulage.
Pendant de nombreuses années, les laboratoires allemands ont cherché à résoudre un problème qui semble des plus faciles, mais qui est, en fait hérisssé de difficultés, car, s'il est relativement très aisé d'obtenir la fusion du basalte, c'est tout autre chose de lui conserver ses propriétés naturelles, ou, plus exactement, de les lui restituer après la solidification.
Les premières tentatives de fusion des roches basaltiques paraissent dues à d'Arcet qui, dans un mémoire publié en 1777, relata les essais infructueux qu'il fit à cette époque.
Après avoir chauffé la matière première dans un four à porcelaine il obtint par fusion, puis refroidissement, un verre noir très fragile qui n'était susceptible d'aucun emploi.
La question fut reprise en 1909 par le Docteur Ribbe de Mauriac. Ce savant eut l'idée de faire subir à la matière fondue un traitement thermique capable de lui restituer les propriétés caractéristiques de la pierre naturelle.
Les procédés de laboratoire du Docteur Ribbe ont été mis au point par la Compagnie Générale du Basalte qui, après de nombreuses et coûteuses recherches, peut maintenant produire d'une façon industrielle le basalte fondu.
*
Les roches basaltiques se présentant ordinairement en nappes épaisses à la surface du sol, sont d'une extraction relativement facile.
Si on les rencontre en couches compactes, on emploie la dynamite; si, au contraire, le basalte se présente sous forme de tuyaux d'orgue, on abat avec des pinces les colonnades en opérant par tranches horizontales successives.
L'extraction se termine par un concassage suivi d'un triage.
La fusion de la matière première s'effectue dans des fours, dont l'étude a été longue et pénible.
Ces fours sont de deux espèces. Ce sont des fours à gaz de ville ou à gaz pauvre, ou des fours électriques.
Des précautions spéciales doivent être prises pour que la matière sorte débarrassée des bulles d'air qui, si elles étaient maintenues à l'intérieur de la masse fondue, donneraient naissance à des soufflures capables de diminuer, dans de très notables proportions, la solidité des pièces fondues.
La matière en ignition est coulée dans des moules, soit des moules en sable, soit des moules métalliques.
Les moules en sable sont employés par raison d'économie lorsque le nombre des pièces à obtenir est relativement faible. Au contraire, lorsque
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l'on a à produire la même pièce en très grande série, on opère avec des moules articulés en acier qui permettent un démoulage très rapide.
Il importe, en effet, que, dès que le moulage est terminé, la matière encore incandescente soit portée dans un four à recuire. Alors que la fusion s'opère à une température supérieure à 1.300°, l'enfournement s'effectue dans des fours en briques réfractaires, dont la température est maintenue à 700°.
Quand l'enfournement est terminé, les portes du four sont soigneusement fermées et la température est portée à 800°, puis maintenue à cette valeur pendant plus ou moins longtemps suivant le volume des pièces à recuire.
Les matières recuites doivent être refroidies très lentement si l'on veut éviter que les pièces ne se brisent, comme cela se produit dans les « larmes bataviques ».
M. CORBIOT.
(A suivre.)
EXPLICATION DES PLANCHES
PLANCHES 7 à 10. — Cimetière parisien de Thiais.
— CH. HALLEY, architecte.
Le terrain exproprié pour la réalisation du cimetière parisien de Thiais, est situé aux environs de la borne 10 km. 500, de la route nationale n° 7 (Paris à Fontainebleau). Il présente une superficie de 108 ha. 65 a. 73 centiares. Ses grandes dimensions sont d'environ 1.500 mètres sur 750 mètres.
Le cimetière comporte une entrée principale sur la route nationale n° 7.
Une entrée secondaire va être établie du côté de Thiais, sur le chemin de grande communication n° 60.
Une troisième entrée est prévue vers Orly, du côté de la voie ferrée.
L'arrivée au cimetière se fait par la route nationale n° 7, sur laquelle s'ouvre une place publique donnant accès à l'entrée principale.
Sur cette place circulent les convois et les cortèges, alors que peuvent stationner les différents véhicules publics ou privés que l'éloignement de la capitale rend d'un usage obligatoire, pour les personnes ayant à se rendre au cimetière.
A droite de la place, des terrains sont affectés à des locations commerciales, d'un type de construction obligatoire.
Dans l'axe de l'entrée principale, au delà de la cour d'entrée plantée de peupliers, un large espace a été aménagé et réservé pour les concessions perpétuelles ; bordé de chaque côté d'une voie de 21 m. 60, ceinturé d'une triple rangée de peupliers, avec au centre une série de pelouses gazonnées, il permet à la vue de s'étendre, en suivant la légère pente du terrain, jusqu'au rond-point, où pourra s'ériger plus tard un monument commémoratif, au croisement des deux axes, de l'entrée principale et de l'entrée secondaire sur la route de Thiais.
Cette partie constitue le centre du cimetière.
La réglementation de la hauteur des sépultures, dans les divisions de cette partie centrale, est à l'étude afin d'obtenir un ensemble ordonné.
Il pourrait, par exemple, être admis un gabarit n'autorisant en bordure des pelouses gazonnées, que des tombeaux recouverts d'une dalle ou avec motifs peu élevés, puis s'élevant pour permettre l'édification de chapelles dans les parties situées vers l'extérieur des divisions.
C'est également sur cette partie centrale que viennent aboutir les trois grandes avenues principales.
Celle située dans l'axe longitudinal du terrain est de 25 mètres de largeur, les trottoirs auront chacun une double rangée d'arbres.
Les deux autres avenues sont prévues de 19 mètres de largeur, avec rangée d'arbres sur chaque trottoir.
La circulation est complétée par des avenues transversales, de même largeur, et par une avenue circulaire de 41 mètres, puis par des voies de 10 mètres de largeur établies entre les divisions.
Toutes ces voies seront plantées, de chaque côté de chacune d'elles et, en plus des largeurs indiquées, seront disposées des plates-bandes gazonnées de 3 mètres de largeur avec haie de 2 mètres au milieu.
Chaque division occupe un espace de 70 mètres sur 72 mètres 60.
Le système adopté dans le tracé des voies permet la réalisation facile de l'aménagement du cimetière en plusieurs étapes successives, tout en conservant pour chaque étape la circulation centrale et une avenue circulaire.
Enfin deux voies d'isolement de 12 mètres de largeur, établies en dehors des murs de clôture, doublent l'avenue circulaire, suivant les longs côtés du terrain, et permettent la surveillance et la circulation au pourtour du cimetière.
Le bâtiment d'administration, la conservation, est situé dans la cour d'entrée et reporté latéralement à proximité de l'entrée des convois.
Les bâtiments d'habitation du personnel, pavillon du conservateur et du receveur, sont situés dans l'angle gauche du terrain, vers la route nationale n° 7, avec entrée directe indépendante et en communication avec le cimetière.
Du même côté se trouvent les bâtiments des jardiniers, cantonniers, fossoyeurs, porteurs.
Puis à la suite et vers l'entrée secondaire sur la route de Thiais, sont les pavillons des employés et des gardes, isolés du cimetière par la voie circulaire.
L'ensemble sera complété par des abris répartis dans le cimetière et par de petits édicules sanitaires.
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L'ARCHITECTE
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FIG. 22. — CIMETIÈRE PARISIEN DE THIAIS (SEINE). — Bâtiment de la Conservation.
L'adduction des eaux est prévue et la distribution en sera faite dans les divers bâtiments et par des bornes-fontaines. Un réseau d'égout très complet écoule les eaux, d'une part, du côté de Chevilly et les écoulera, d'autre part, en direction de Choisy.
L'éclairage électrique sommaire du cimetière est également prévu.
Le chauffage central est installé dans plusieurs bâtiments.
L'entrée principale se compose de deux grands portails reliés par un portique. Ces deux portails sont clos de portes à coulisses.
Le portique, destiné à l'abri du public, s'ouvre sur la cour intérieure; à l'extérieur, il forme mur de clôture avec grilles en partie haute. Les trois travées centrales sont clôturées seulement de grilles.
Toutes ces grilles sont vitrées de glaces.
Les convois et les véhicules faisant partie des cortèges pénètrent dans la cour d'entrée par un des portails.
La descente de voiture peut s'opérer au long du
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FIG. 23. — CIMETIÈRE PARISIEN DE THIAIS (SEINE). — Plan général.
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portique-abri, où peuvent s'attendre et se retrouver les personnes assistant aux convois, se former les cortèges et même se dérouler certaines cérémonies.
La sortie des voitures se fait par l'autre portail, assurant ainsi un sens de circulation méthodique.
Les gardes chargés, soit de l'annonce des convois, soit de la surveillance des portes, ont à leur disposition de petits bureaux et un local de service situés dans les piédroits des portails.
A droite et à gauche de la partie centrale du portique, se trouvent des salles d'attente pour les familles.
Les pavillons des gar-des-portiers sont disposés près des portes d'entrée et de sortie; l'accès des piétons se fait soit par les mêmes portes que les convois, soit dans l'axe principal de l'ensemble, au milieu du portique, qui, complètement dégagé, laisse voir, depuis la place publique, la cour d'entrée et la perspective de la partie centrale.
Pour les clôtures, il a été adopté un mur bas ajouré composé d'éléments de ciment armé, doublé par un écran d'arbustes épineux ou à feuilles persistantes. Ce système a l'avantage d'être plus économique et moins monotone que le mur habituel en moellon, tout en présentant une défense pour le moins aussi efficace.
Le procédé de construction a fait emploi du béton armé dans la plus large mesure pour les piliers, poutres et planchers.
Les couvertures en terrasse sont également en béton armé avec étanchéité.
Les colonnes du portique et du pavillon de la conservation sont monolithes, en pierre de Villebois layée.
Les revêtements des murs sont en dalles de pierre, de même nature, les murs sont à double paroi avec ossature en béton armé.
Pour les linteaux, architraves et dalles de couronnement, le béton armé a été laissé apparent et travaillé au pic.
L'architecture, traitée le plus simplement et le plus sobrement possible, a été étudiée avec de grandes lignes horizontales, très calmes, images de l'immobilité, et tout l'effet décoratif est attendu de leur contraste avec les hautes verticales que donneront plus tard les grands peupliers d'Italie.
Tel qu'il est conçu, le cimetière parisien de Thiais peut recevoir environ 200.000 sépultures.
Destiné à remplacer les cimetières de Bagneux et d'Ivry, on estime que 16.000 inhumations peuvent y être faites chaque année.
Ces chiffres conduisaient à penser que d'ici une cinquantaine d'années, le terrain serait complètement occupé et que seul le jeu des renouvellements y permettrait des inhumations.
Mais à sa dernière session, le Conseil Municipal de Paris a décidé la création à Thiais d'un monument crématoire avec columbarium, complétant ainsi le programme d'aménagement de cette nouvelle nécropole.
PLANCHES 41 et 42. — Construction à usage commercial, avenue Marceau et rue Pauquet, à Paris. — Pierre Figarol, architecte.
Le programme à réaliser dans cette construction était, en conservant sur l'avenue Marceau les rez-de-chaussée, 1er et 2me étages d'un bâtiment existant, de surélever cette partie et de construire sur la rue Pauquet une partie neuve se raccordant avec l'ancienne.
L'immeuble, destiné à l'usage d'une firme commerciale, devait comporter la réception et la direction sur l'avenue Marceau et les services des bureaux sur la rue Pauquet.
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Fig. 24. — Immeuble à usage commercial, avenue Marceau et rue Pauquet, à Paris. — Un bureau.