Excerpt
First pages of the volume, freely accessible.
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Plaisir de France
AOUT 1968
- Table: White table with a white plate and a small glass vase.
- Chandelier: Ornate black chandelier hanging from the ceiling.
- Window: Large window showing an outdoor view of trees and hills.
- Door: Red door leading to another room.
- Stairs: Wooden stairs leading up to the next level.
- Decorations:
- Left Side: Decorative elements including a chair, a lamp, and a decorative object.
- Right Side: A decorative plant with flowers and a small vase.
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Additional Details
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L. BERNARDAUD & CIE
B & C°
LIMOGES
FRANCE
PORCELAINES LIMOGES
Membre du Comité Colbert
Forme Cluny
Décor "EMPIRE"
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JEAN ÉTÉ
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31 - BROCHE “LE BOUQUET DE VIOLETTES”
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2.000
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37 - BROCHE “GRENOUILLE” OR ET EMAIL
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32 - CLIPS D’OREILLES ASSORTIS
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3.500
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38 - MONTRE BRACELET OR ET EMAIL “ELLIPSE”
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4.100
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33 - COLIER PASTILLE OR MAT
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2.900
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39 - CLIP “PERROQUET” OR ET EMAIL
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1.500
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LE BRACELET ASSORTI
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1.500
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40 - CLIP “LIEN” OR ET EMAIL
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1.750
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34 - BAGUES “GRECQUES” OR ET EMAIL
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41 - CLIPS D’OREILLES LIEN OR ET EMAIL
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1.650
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35 - BROCHE “GRENOUILLE” OR ET EMAIL
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42 - BROCHE OR, BRILLANTS TURQUOISES “GEDEON”
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36 - BROCHE “GRENOUILLE” OR ET EMAIL
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Les prix sont donnés à titre indicatif selon le tarif en vigueur au 15 mai 1968
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BRUNETOLE - PARIS
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A L'ENSEIGNE DE NOBILIS
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Plaisir de France
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Plaisir de France
Images de France
Revue Mensuelle
40, Rue du Colisée - Paris-VIIIe
Bal. 34-90 - Ély. 78-83
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Notre Couverture: Cet escalier du XVIIe siècle d'un ancien « repaire noble » de Dordogne, pays de la pierre d'or (voir notre article page 46), est un très bel exemple d'accrochage de pierres. La rampe est une récente et heureuse copie relevée dans un hôtel de Sarlat. Lanterne et tableau français du XVIIe siècle. (Photographie Claude Basnier.)
No 358
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A Nos Abonnés
1° Comme nous l'avons écrit dans notre dernier numéro, les arrêts de travail des mois de mai et juin nous ont contraints à fusionner en un seul les numéros de juin et juillet. Respectant notre engagement de fournir 12 numéros, nous prolongerons donc d'un mois tous les abonnements en cours.
2° En présence de la récente augmentation générale de leurs charges, de nombreux périodiques ont décidé de majorer leur tarif de vente et d'abonnement. Nous avons pensé que nos abonnés préféreraient la solution du maintien de notre tarif (105 F pour la France) avec la réduction de 12 à 11 du nombre des numéros paraissant dans l'année. Le numéro d'août sort à une époque où la plupart des abonnés sont en vacances et ils ne le reçoivent donc chez eux qu'avec un grand retard : c'est celui qu'il nous semble le plus indiqué de supprimer en datant à l'avenir notre numéro de juillet : « Juillet-août ».
Plaisir de France
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Notre Numéro de Septembre
Un diptyque fantasque.
Un jardin à grand spectacle : Hellbrunn, par René Briat.
Une demeure théâtrale : Chez David Edge à Tanger.
Un art mystérieux dans un site fantastique : Au Tassili n'Ajjer, par Frank Elgar.
L'événement du mois : La Biennale des antiquaires au Grand Palais.
Collections : Trois siècles d'éventails, par V. de Chlopoff. L'objet contemporain, par Anne Fourny. Et en marge des Jeux Olympiques : Sports et Jeux dans l'art précolombien du Mexique. Décoration en Belgique : Une maison dans la forêt. Tourisme à Rome : Place d'Espagne, par Mario Ruspoli.
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Sommaire
Pages
1 L'Editorial d'Olivier Quéant : L'important, c'est...
2 A travers la Provence ignorée : La Barben, forteresse du vertige, par René Briat.
12 Un autre Van Gogh : Seyssaud et les Fauves, par Claude Roger-Marx.
18 A la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence : L'Art vivant d'aujourd'hui et de toujours, par Gilles Quéant.
26 Un grand guide toujours vivant : Chateaubriand en voyage, par Michel Déon.
28 Après le Louvre : La place de la Concorde réclame ses fossés, par Claude Frégnaç.
32 Un monument devenu objet d'art : L'Obélisque aux XIXe et XXe siècles, par Serge Roche.
37 Une révélation historique : Les jardins à l'italienne perpétuent un rêve, par E. Kretzulesco.
44 Une rétrospective ouverte sur l'avenir : Les assises du siège contemporain, par Anne Fourny.
46 Au pays de la pierre d'or : Deux demeures de Dordogne, par Marie Pellé.
58 Actualités des Arts : Art, Cinéma, Ventes, Livres, etc.
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OLIVIER QUÉANT : DIRECTEUR GÉNÉRAL, RÉDACTEUR EN CHEF.
Paul Lorenz : Rédacteur en chef adjoint.
Marie Pellé : Directrice artistique.
Gilles Quéant : Secrétaire général de la rédaction.
René Briat : Rédacteur.
Anne Fourny : Adjointe à la direction artistique.
Simone Toboul : Secrétaire de la direction.
Gilles Tassigny : Mise en pages et Fabrication.
Yves Marescot : Conseiller commercial.
Gilles Mahé et Gilbert Milhorat : Publicité.
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« PLAISIR DE FRANCE » EST ÉDITÉ PAR LE « RAYONNEMENT FRANÇAIS » S.A.
CONSEIL D'ADMINISTRATION : PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL : FRANÇOIS OLLIVE, ADMINISTRATEURS : EMMANUEL OLLIVE, OLIVIER QUÉANT.
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d'un mois à l'autre
Ouvert au public.
Le château de Castries, situé à 12 km de Montpellier, est dorénavant ouvert au public. Les visites, qui se font sous la conduite d’un guide qualifié, ont lieu de Paques à la Toussaint, tous les jours, sauf le lundi, de 10 heures à midi et de 15 heures à 18 h 30. « Plaisir de France » qui a été le premier dans toute la presse à présenter, il y a vingt-cinq ans, cette belle demeure, se propose de donner à ses lecteurs, au printemps prochain, un reportage inédit et détaillé sur ce château, véritable musée, l’un des pôles d’attraction de la nouvelle région touristique en voie d’aménagement : le Languedoc méditerranéen. (Notre photographie.)
En résidence secondaire : la formule qu’on attendait.
Permettre à des citadins de pratiquer en famille le maximum de sports dans l’enceinte même de leur propriété, lot parmi d’autres dans un ensemble suffisamment important pour que les frais généraux communs, une fois partagés, demeurent raisonnables... Plusieurs groupes semblables fonctionnent déjà en France sur ce principe. Mais, au Mont-Saint-Léger, à 12 km de Deauville, des améliorations capitales attendent les amateurs de cette solution d’avenir. L’étendue du terrain (un parc de 200 ha) assure à chaque propriétaire un isolement parfait : les clôtures, inesthétiques, sont inutiles grâce aux vallonnements et à la présence de grands arbres. Trois types de maisons sont proposés : une normande (non pas folklorique, mais locale), une américaine, de plain-pied, et une norvégienne, qui a sa place puisque nous sommes en pleins bois. Chaque type comprend plusieurs dimensions, le confort, les matériaux demeurant identiques. Chaque résidence est édifiée en six mois environ, sur 4 000 m² de terrain. Bien entendu, un club-house fonctionne ; mieux encore, un hôtel pour les amis de passage des résidents, et un restaurant pour ceux qui ne souhaitent pas mettre en route un « train de maisons ». Un service d’entretien est à la disposition de tous, à la demande. Enfin, de nombreux projets deviendront réalité au fur et à mesure que croîtra le nombre des maisons, donc des habitants : une garderie d’enfants, un club sportif pour les moins de quinze ans, un golf, une piscine chauffée, un sauna, une école de voile à Deauville, quatre tennis ouverts et un tennis couvert, un mini-bus de liaison avec Deauville et avec l’aéroport. Ajoutons que d’ici deux ans l’autoroute de l’Ouest fonctionnera jusqu’à Deauville, mettant cette station à moins d’une heure trente de Paris.
EXPOSITIONS.
La Biennale des Antiquaires.
Fait unique au monde, un « Comité des Sages », présidé par M. Pierre Vandermeersch, soumettra à une sélection rigoureuse la centaine d’exposants, de tout pays, qui participeront au Grand Palais, du 28 septembre au 20 octobre, à la 4e Biennale des Antiquaires, Décorateurs et Joailliers. Comme dans les précédentes biennales, tous les objets présentés seront à vendre. Une nouveauté : ouvertes à 11 heures, les portes ne seront fermées qu’à 23 heures. C’est dans notre numéro de septembre que nous présenterons à nos lecteurs les prémices de cette importante manifestation.
Formes humaines.
Les événements de mai ont quelque peu détourné l’attention des Parisiens d’une autre manifestation qui témoigne tous les deux ans de la pérennité en France et dans le monde d’une sculpture figurative demeurée fidèle à la représentation de l’homme. Fondée par Waldemar George, présidée par René Julian, la 3e Biennale internationale de sculpture contemporaine « Formes humaines » qui a eu lieu au musée Rodin du 2 mai au 3 juin a présenté, outre des œuvres de cent trente artistes, une intéressante rétrospective de Germaine Richier.
Messagier à Grenoble.
Le Musée des Beaux-Arts de Grenoble présente jusqu’au 15 septembre une rétrospective de l’œuvre du peintre Messagier qui a adopté depuis 1957 une « écriture fluide » faite de tourbillons de lumière ou de traces de mouvements.
Vivre à Annecy, hier, aujourd’hui, demain.
Le thème de cette exposition, ouverte jusqu’à la fin de l’été au château-musée d’Annecy, n’a pas seulement un intérêt régional. Illustrant le thème du Congrès des Ingénieurs des Villes de France : « A la recherche de la joie de vivre dans la cité », le second volet de cette manifestation propose les manières de protéger une ville moyenne de la province française contre les tentatives de déshumanisation dont elle pourrait, dans le monde futur, être victime.
DANS L’ÉDITION.
Un ouvrage de grand intérêt et de grande beauté : la Quête d’Isis, par Jurgis Baltrusaitis (Olivier Perrin, édit.). Personne ne s’était encore avisé de suivre à travers les temps et les continents les variations de la théogonie
La Grande Diane d’Ephèse, d’après R.P. Menestrier (1657). Granel s’en est inspiré dans sa décoration d’un des boudoirs du château de la Barben (voir page 2).
Buste de Louis XIV, dans la cour d’honneur du château de Castries (Hérault).
égyptique. Voilà qui est fait, avec une érudition prodigieuse et une profusion d’images rares. L’Egypte pharaonique, anéantie en 641, essaime sa croyance aux Indes, en Chine, au Mexique; on la retrouve en Italie, en Allemagne, dans la Révolution française, chez les francs-maçons comme chez les illuminés, partout, et nous apprenons que le vaisseau emblématique de Paris n’est autre que la barque d’Isis. A lire, à méditer, à conserver. (Notre photographie : la Diane d’Ephèse).
Les souvenirs d’un témoin des arts aussi bien placé que M. Jean Dauberville ne peuvent laisser indifférent. Plusieurs reproductions de portraits et de lettres autographes ajoutent à l’intérêt de ce volume : la Bataille de l’Impressionnisme. (J. et H. Bernheim-Jeune, édit.)
Il est heureux que « Marabout Université » mette à la portée du plus grand nombre de lecteurs l’un des ouvrages capitaux de Marcel Brion : l’Art fantastique. On s’aperçoit, en le relisant, que notre éminent collaborateur a exploré avant tout autre ce domaine où la pensée se métamorphose autant que la forme.
Le Petit Matin (Grasset, édit.), sixième roman de Christine de Rivoyre, élève son auteur au premier rang de nos écrivains. On l’a comparée à Colette, non sans raison; mais elle est elle-même, maîtresse d’un monde animal où le cœur a le dernier mot.
A la noble mémoire de notre ami Raymond Millet, sa femme, Andrée Sirkorska, consacre un livre à la fois douloureux et réconfortant : Musique dans le noir (Denoël, édit.) achève de nous révéler un être d’exception.
Simone de Vergennes, poursuivant son travail de traductrice, nous fait connaître Aldo Palazzeschi, depuis longtemps considéré en Italie comme un classique. Le Doge n’est qu’un divertissement, mais qui a pour cadre Venise. (Flammarion, édit.)
Après de mémorables débuts dans le fantastique, avec l’Oreille, Jean-Jacques Gautier s’est mis à l’école scrupuleuse de la vie. Rien ne paraît inventé dans le récit cruel d’Une femme prisonnière. (Grasset, édit.)
Louis Pauwels justifie la thèse de l’abbé Bremond, pour qui toute poésie était prière. « Tristesse de n’être pas une âme », écrit-il dans Poésie religieuse, recueil de grande résonance, illustré par les visions oniriques de Claude Joubert et admirablement imprimé par Pierre Chapelot. (Moulin de la Grave à Lagrasse, Aude.)
L’Homme, la Femme et l’Age critique, le livre de Paule Fougère (Hachette, édit.) mériterait de connaître une large audience, car il intéresse tous les publics. Le problème posé par l’âge critique — celui des hommes aussi bien que celui des femmes — est complexe, mais non insoluble. Paule Fougère s’est attaquée avec une parfaite connaissance du sujet et propose des solutions qui relèvent aussi bien de l’esprit que du corps. Elle recourt même à l’humour, ce qui ne manque ni d’imprévu ni d’opportunité dans un livre aussi sérieux.
Un Dictionnaire de la poésie française contemporaine était une difficile entreprise. Jean Rousselot, à qui l’on devait déjà, en collaboration avec André Bourin, un Dictionnaire de la littérature française contemporaine, s’en est acquitté, seul cette fois, avec une impartialité exemplaire. Pas de parti pris, pas de complaisance, un jugement toujours sain, une discrétion parfois redoutable. « Il y aura toujours entre la chanson poétique et la poésie la même distance qu’entre l’eau et le vin, ce qui n’infirme en rien le pouvoir désaltérant de l’eau. » Qui dit mieux ? (Larousse.)
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Le triangle parfait
C'est une figure de géométrie bien connue; ce sera si vous le voulez, le visage de votre salle de bain lorsque vous aurez réalisé l'accord indispensable entre les trois éléments importants de la pièce : le cadre proprement dit (sanitaire, sol, revêtements muraux et accessoires), les produits de bain-beauté dans une présentation unifiée et enfin les tissus éponge, nécessairement coordonnés.
Les harmonies proposées ici ne sont pas le fruit du hasard : elles ont été réalisées pour votre plus grand repos. Où mieux en effet que dans la salle de bain — que l'on y passe matin et soir vingt minutes ou une heure — peut-on trouver la détente qui prépare aussi bien à entamer la journée qu'à clore celle-ci avant le sommeil ?
Les gestes méthodiques et familiers qui entourent le bain accompagnent bien la réflexion, scandent les projets, suscitent les idées ou permettent de faire le vide en soi. Juste ou faux, on siffle, on chantonne, on se retrouve, à condition toutefois que ce ne soit pas dans un champ de bataille de couleurs et d'odeurs ! Là où rien ne doit heurter l'épiderme, ni l'œil, ni l'odorat, unité, douceur, harmonie, discrétion, subtilité sont les mots-clé, avec une pointe de tonique, de stimulant toutefois pour que nous gardions la forme. Il convient donc qu'une couleur chante, qu'un parfum crépite durant un court instant. Et que dure le bien-être.
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MIEUX QU'INDISPENSABLE, PRECIEUSE est Douceline. Après usage, elle trouve tout naturellement place sur un serviteur muet en acajou, autre raffinement de ce « salon de bain », traité en vert d'eau apaisant. Noter que les flacons ne risquent pas de glisser des mains humides ; de fines canelures strient la surface du verre.
(Légende de la première page).
VERTE ET BLEUE LA MER, VERT ET BLEU LE BAIN. La gamme complète de Douceline (Parfums Guy Laroche) : friction adoucissante, huile adoucissante, lait de beauté, talc, bain poudre, le tout au même parfum, cinq produits tout neufs dont vous allez découvrir les raffinements. Ce carrelage marine très strict, mais sans tristesse, c'est Floralie bleue (de Cérabati) ; il appelle des accessoires et robinetterie de bronze chromé et de cristal (de R. Eliot). Turquoise et blanc sont les éponges (de Porthault). Mais autour de Douceline, vingt autres harmonies s'imposent d'elles-mêmes, par exemple...
PETILLANT ET TONIQUE AU POSSIBLE : LE CHAMPAGNE. C'est une couleur toute nouvelle en matière de sanitaire ; lavabo et baignoire de Richard Ginori se détachent ici sur un revêtement mural vert olive, nouveau lui aussi mais par sa dimension (des carreaux de 20 × 20 de Cerasarda). Douceline est là, verte et blonde, accordée. Le linge éponge bleu vif est ourlé d'or, en volutes qui répondent à la robinetterie et aux accessoires (de R. Eliot).
DU BLEU ENCORE, MAIS EN DECOR LEGER, sur fond blanc : des carreaux de Richard Ginori. Une éponge rouge les réveillera bien.
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GUY LAROCHE
2 et 3. Dans toutes les bonnes maisons, suivant la formule consacrée, sont vendus les différents flacons de « Douceline ».
- L'huile pour le bain, naturelle, non grasse (aucune trace ne subsistera), et qui, adoucissant l'eau du bain, adoucira et assouplira votre peau.
- Le bain de lait présenté en poudre, dont la mousse fine et légère apporte vitamines et sels solubles si bons pour le corps.
- La friction adoucissante qui, exécutée après le bain, prolonge l'effet de ce dernier. Elle est faible en teneur alcoolique, donc supportée par les épidermes les plus délicats.
- Le lait de beauté pour le corps, qu'on applique en légers massages, et qui aère la peau tout en l'hydratant.
- Le dusting powder enfin, un talc aérien à peine parfumé, qui parachève toute toilette.
R. ELIOT
1. Chez R. Eliot, 28, rue de Babylone (7°), c'est dans un beau tableau composé à l'image de celui-ci que vous trouverez des accessoires dans l'esprit Charles X par exemple, chromés ou dorés, pour sortir du cristal : porte-peignoir, barre-serviette, anneau pour drap de bain, porte-verre à dents, tablette, distributeur de papier, porte-savon, etc. Ainsi que sanitaires et revêtements de murs et sols (Richard Ginori) présentés dans nos pages, plus tous les autres dont vous aurez la surprise.
PORTHAULT
4 et 5. Les éponges de Porthault, elles, sont partout, mais singulièrement bien présentées 12, avenue Montaigne. Draps, et tapis de bain, également mules, peignoirs et serre-tête assortis dans cent coloris unis ou imprimés, bordés et brodés, galonnés ou piqués, toujours coordonnés. Une mer mousseuse d'éponge... Pour que vos invités retrouvent leur bien, donnez-leur des unis très tranchés. Que chacun choisisse son « guest » suivant son humeur... ou son signe astrologique.
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L'ÉDITORIAL D'OLIVIER QUÉANT
L'IMPORTANT, C'EST...
Pour M. Gilbert Bécaud, c'est la rose ! Cette assertion chantée, nous serions mal placés ici pour la contester, puisque, des années durant, cette fleur fut l'emblème de notre revue et l'illustration de sa couverture. Nous lui donnions la valeur d'un symbole, celui de la beauté, celui d'un idéal. Tandis que l'ouragan dévastait Sodome et Gomorrhe, le jardinier de Giraudoux continuait paisiblement à cultiver des roses : en eût-il fait de même chez nous au cours des mois écoulés ? Peut-être, si cette feinte indifférence n'était destinée qu'à exprimer une sagesse, qu'à affirmer un optimisme.
Ce n'est point non plus par indifférence qu'après avoir, depuis un an ou deux, dans ces éditoriaux, annoncé à certains de mes lecteurs un réveil brutal, je m'abstiendrai aujourd'hui de rien ajouter aux commentaires d'événements dont j'avais ici prévu et prédit sinon la forme du moins le fond. L'important varie suivant chacun de nous et souvent je me suis demandé d'après quels critères les journalistes de la presse et des ondes choisissaient chaque jour dans l'actualité les faits qui leur paraissaient dignes d'être mis en vedette. L'important, pour les uns, n'est-ce pas en effet d'obtenir un autographe d'une jeune chanteuse, pour d'autres d'acquérir un tableau qui soit un placement plus sûr que l'or ou les actions de Rhône-Poulenc, ou bien de découvrir chez un marchand une « paire » de cabriolets Louis XV ou une vierge polychrome du xve naguère enlevée à quelque église ? L'important pour certains, n'est-ce pas un tournoi international de bridge, pour d'autres l'exploit d'un athlète parcourant cent mètres en neuf secondes neuf dixièmes alors que depuis huit ans les hommes les plus rapides du monde butaient sur le mur des dix secondes ?
L'important, pour ce navigateur, c'est de traverser l'Atlantique dans le temps le plus court, loin des bruits de la terre, seul sur un bateau à voile.
Dans notre pays, l'important, brusquement, au cours de 2e printemps, est devenu le « dialogue ». Jamais, depuis que la nation et la langue françaises existent, jamais ce mot n'aura été si abondamment employé dans les écrits, si ressassé dans les discours. Pour le linguiste comme pour le moraliste, il caractérisera la France de 1968. Les citoyens de toutes tendances et de toutes opinions auront du moins réalisé un accord fraternel : celui du langage. « La solution du problème doit passer par un dialogue avec un interlocuteur valable et s'inscrire dans un contexte afin de déboucher, non pas sur une impasse, mais sur une perspective nouvelle et un processus de structure. Mais toute option suppose un préalable qui ne peut passer que par un dialogue, etc. ». On se demande comment avaient fait Diderot, Chateaubriand et Montherlant pour écrire en français sans recourir à ces clichés.
A propos du dernier des écrivains que je viens de citer, on peut dire que son roman « La Rose de sable », dont notre critique littéraire rendit compte en son temps, est un livre important. Puisque, dans toutes les critiques que j'ai lues concernant ce livre, je n'ai pas trouvé certaines réflexions qui furent les miennes, je me permets de les transcrire ici. Je passerais sur la thèse anticolonialiste, déjà abondamment commentée, en me bornant à évoquer encore Giraudoux pour suggérer ce titre ou ce sous-titre : « La guerre d'Algérie n'aura pas lieu ». Mais tous les faits de la vie et de l'histoire, et les plus récents de la nôtre, ne sont-ils pas là pour démontrer que toute naissance doit passer par la souffrance, toute renaissance par une épreuve, toute réforme par une crise, voire une révolution ? En contrepoint des mots et des gestes de tendresse exquise qui ponctuent le roman d'amour entre la petite indigène Ram et le lieutenant Auligny, Montherlant est d'une sévérité acide pour une fraction de l'armée, pour une fraction aussi de la bourgeoisie française, celle qui n'a rien compris, celle à laquelle un grand tribun déclarait récemment qu'elle devait changer de mentalité. Comme de coutume, Montherlant dit ce qu'il pense sans se demander comme Cocteau « jusqu'où on peut aller trop loin », mais parfois avec une espièglerie enrobée de maturité. Cette manière d'extrapolation de la pensée tient de l'aphorisme et de la boutade. Là où il ne voudrait qu'égratigner, il pousse à fond la botte. Il prend visiblement plaisir à voir la tête que feront les autres. Et puisqu'il y a, selon lui — et, à son école, selon moi — « de tout en nous », tantôt il est le taureau qui fonce, tantôt il est le chat qui ne sait plus bien s'il veut faire mal ou simplement jouer. Quand il écrit : « Qu'est-ce qu'un juge qui comprend trop la vie ? Il ne pourra plus qu'acquitter. Et qu'est-ce qu'un officier trop lucide ? Un officier prêt à désobéir... » on peut dire : soit ! Mais avant ces deux questions et leurs réponses, Montherlant écrit : « Qu'est-ce qu'un prêtre intelligent ? Il perdra la foi ». Là, il sait bien, comme il dirait lui-même — car sa pure langue classique n'exclut point ça et là l'expression argotique — qu' « il va un peu fort ». Un livre important, ai-je dit, ne serait-ce que par l'éclairage que projettent sur la politique ces deux phrases : « Chacun de nous est un monstre d'incohérence. Nous nions notre incohérence, nous nous fâchons si on met en doute notre unité. » Et : « Un anonyme du xviiie siècle, cité par Sainte-Beuve, a écrit une parole extraordinaire et qui va loin : « Dieu est la projection à l'infini de toutes les contradictions qui passent par une tête humaine. » Serait-ce une explication des remous actuels, laïques et religieux ?
Un autre livre me paraît, lui aussi, sur un plan tout différent, important. Son auteur est une jeune femme qui veut bien, en me l'adressant, se référer à un lointain éditorial : j'y exprimais le vœu qu'on en finisse avec les pudeurs et les malentendus de la chair, les mystères et les réticences dans l'éducation des enfants. De cet ouvrage La Vérité sur les bébés (Magnard, édit.) Marie-Claude Monchaux est entièrement responsable : elle en a écrit le texte, qui en termes francs, mais toujours subtils, apprend aux enfants, même les plus petits, comment ils sont nés ; elle a choisi des photographies exquises ; elle a fait des dessins qui sont d'une artiste subtile ; elle a fait la mise en page, d'un goût très sûr. Voilà donc, à l'époque des mutations et des réformes, un exemple typique de ce que depuis des générations on aurait dû faire, on aurait dû dire pour épargner aux enfants mensonges et cachotteries, responsables de troubles ou de perversités. A tous les parents qui hésitent encore à choisir leurs mots et leurs images, nous conseillons de prendre ce petit livre pour guide. Comme Marie-Claude Monchaux, ils partiront de l'exemple des plantes, puis de celui des animaux, et ils en arriveront tout naturellement au garçon et à la fille, à l'homme et à la femme. En fait de « dialogue », en vous un, entre les parents et leurs jeunes enfants, qui répond à une nécessité. Ce livre vient à son heure pour donner une grande leçon d'amour. Car plus je vais, plus je crois que ce mot exprime ce qu'il y a au monde de plus important.
Ol. Q.