Excerpt

First pages of the volume, freely accessible.

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Plaisir de France MARS 1968

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CONTREXÉVILLE (Vosges) Capitale du rein depuis deux siècles --- En 1760, le docteur Bagard, médecin du roi Stanislas Leczinski, publiait les premiers résultats obtenus par la cure de Contrexéville pour la goutte et la gravelle. La réputation de la station naissante se répandit vite jusqu’à la cour de Versailles et il devint de bon ton sous Louis XVI d’aller « prendre les eaux » à Contrexéville. La princesse de Lamballe, la princesse de Poix et le comte d’Artois comptèrent parmi ses premiers fidèles. Le Second Empire allait remettre Contrexéville en vogue après un certain déclin au début du XIXe siècle, mais l’apogée se situe dans les années 1900 où la haute société internationale s’y donnait rendez-vous. Le shah de Perse y vint deux fois, les grands-ducs de Russie se firent construire une chapelle orthodoxe et les lords une chapelle anglicane. Les deux guerres mondiales devaient semer la dévastation dans la cité vosgienne qui n’a repris son essor que depuis une dizaine d’années. La construction de son immense usine d’embouteillage a donné une forte impulsion économique à cette région traditionnellement rurale. Aujourd’hui Contrexéville, rajeunie, modernisée, a recouvré son animation séculaire, tout en conservant la quiétude et le charme suranné de son parc, de sa forêt et de son lac. --- Stanislas Leczinski, roi de Pologne et duc de Lorraine, premier animateur de Contrexéville --- Le casino --- Le Lac de la Folie --- Galerie de Cures et la Source Pavillon --- SAISON THERMALE DU 10 MAI AU 20 SEPTEMBRE Pour tous renseignements s’adresser à la Société des Eaux Minérales de Contrexéville, 8, rue de Hanovre, PARIS-9e - RIC. 62-40

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Schweppes "INDIAN TONIC" le "drink" des gens raffinés --- Plaisir de France

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c'est évident! EN LAVE-VAISSELLE Miele est aussi le premier --- En service dans le monde entier, les Machines MIELE symbolisent la précision et l'endurance. Voici l'étonnante G. 50. Ses possibilités de lavage, de rinçage, de séchage, sont sans égales, grâce à toutes les solutions modernes : - CHARGEMENT FRONTAL - CUVE ACIER INOXYDABLE - ADOUCISSEUR INCORPORÉ - PROGRAMME UNIVERSEL MIELE : la grande firme européenne d’Electro-Ménager : MACHINES À LAVER, LAVE-VAISSELLE, FERS ET MACHINES À REPASSER, SÉCHOIRS, ES-SOREUSES. Demandez la documentation à Miele S.A. 17 Rue des Mathurins - PARIS-9e --- JEAN BERTHIER PUBLICITÉ — Photos J. Rey - H. Migeot

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Plaisir de France Images de France Revue Mensuelle 40, Rue du Colisée - Paris-VIIIe Bal. 34-90 - Ély. 78-83 --- Notre Couverture: La remise en état du palais Beauharnais constitue la plus importante opération du genre réalisée en France depuis la restauration du Grand Trianon. Sur le plan international, l'intérêt se décuple du fait que l'ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne vient de se réinstaller dans une demeure qui, depuis 1817, bénéficie de l'extraterritorialité. Nous sommes heureux de présenter dans tous ses détails un palais dont l'accès ne sera permis qu'à un petit nombre de privilégiés. Notre couverture reproduit la pièce maîtresse de cet extraordinaire ensemble Empire : le salon des Saisons. Voir notre article page 2. (Phot. Claude Basnier.) No 353 --- Sommaire Pages --- Titre --- ÉditorialLeur vrai visage, par Olivier Quéant. --- Une grande demeure ressuscitéeL'hôtel Beauharnais, ambassade d'Allemagne, par René Briat. --- A l'avant-garde de la peintureLes insurgés de l'Ecole de Nice, par Pierre Restany. --- Un objet d'artLe heurtoir, par Paul Lorenz. --- Un chorégrapheMilko Sparenblake, par Claire Motte, première danseuse étoile de l'Opéra de Paris. --- La plus belle lanterne du royaumeL'église de Saint-Martin-aux-Bois. --- La collection Oscar GuezPaysages d'eau. --- Au palais de Bruxelles- Le salon de la première reine des Belges.- « Angelica Luisa », par Sophie Deroisin. --- Notre fiche techniqueLe camée, par Arnault-Plessis. --- Grand tourismeL'Ethiopie sacrée, par Jules Leroy. --- DécorationToute l'année dans une tour, par Anne Fourny. --- Actualités des artsThéâtre, Cinéma, Télévision, Danse, Livres, Art, Ventes en France.Disques classiques et contemporains. --- Olivier Quéant : Directeur général, Rédacteur en chef. Paul Lorenz : Rédacteur en chef adjoint. Marie Pellé : Directrice artistique. Gilles Quéant : Secrétaire général de la rédaction. René Briat : Rédacteur. Anne Fourny : Adjointe à la direction artistique. Simone Toboul : Secrétaire de la direction. Gilles Tassigny : Mise en pages et Fabrication. Yves Marescot : Conseiller commercial. Gilles Mahé et Gilbert Milhorat : Publicité. --- « Plaisir de France » est édité par le « Rayonnement Français » S.A. Conseil d'administration : Président-directeur général : François Ollive, administrateurs : Emmanuel Ollive, Olivier Quéant. --- MARS 1968 - 34e ANNÉE --- NOTRE NUMÉRO D'AVRIL Premier numéro spécial de Printemps consacré à l'art contemporain et à la décoration moderne. Entre une préface d'André Pieyre de Mandiargues, Prix Goncourt 1967, et une conclusion de François Mathey, conservateur du Musée des Arts Décoratifs, vous suivrez avec passion ou curiosité cette symphonie de couleurs et de formes illustrant les aspects les plus caractéristiques et les plus récents de la création contemporaine. Des villes de demain au nouvel âge des cavernes, vous verrez s'estomper le cloisonnement traditionnel des arts plastiques — architecture, sculpture, peinture et même cinéma; vous participerez à un passionnant débat sur la diffusion de l'art contemporain et le problème des « multiples » qui mettent en cause l'avenir des galeries et semblent menacer la peinture de chevalet, que défendent par ailleurs les groupes d'acheteurs du Nouveau mécénat collectif présenté par Waldemar George à l'appui de nombreux tableaux sélectionnés. Maurice Béjart vous parlera lui-même du ballet et de la musique. Un grand chapitre de décoration vous montrera comment intégrer l'art et l'objet contemporains dans le cadre de la vie et vous fera visiter un château-surprise dont la façade XVIIe siècle cache une nouvelle organisation de l'espace. Enfin vous rêverez de vos prochaines vacances « modernes » en Sardaigne, sur la Costa Smeralda.

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A SAINT-GERMAIN-EN-LAYE - 4, rue du Prieuré Dans de petits immeubles, 2-3 étages au milieu d'un parc, appartements de très grand confort, équipements complets, ascenseur, terrasse, garage, tennis. Prix définitifs - Larges facilités de crédit : 80 % sur 20 ans. - 3 pièces 78 m² + loggia 11 m² 164 220 F - 4 pièces 94 m² + loggia 14 m² 213 180 F - 5 pièces 111 m² + loggia 17 m² + terrasse 103 m² 304 980 F --- Autre réalisation de grand confort A L'HAY-LES-ROSES Résidence RONSARD avenue DUNOIS du studio au 6 pièces S'adresser à la S.C.I.C. - 3, avenue de Friedland - PARIS-8e - Tél. ELY. 72.90 --- A L'ENSEIGNE DE NOBILIS PAPIERS PEINTS "DE DISTINCTION" ET TISSUS. 29, RUE BONAPARTE ET CHEZ TOUS LES DÉCORATEURS DE CLASSE Plaisir de France

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Un objet de rêve façonné avec les matières les plus pures La montre ROYALE occupe une place à part, dans la production horlogère : - assemblage à la main et réglage de haute précision ; - boîtes, aiguilles et heures en or massif seulement ; - merveilleuses créations pour dames avec pierres précieuses de premier choix. Harmonie des formes — Suprématie de la qualité MONTRE ROYALE de Genève 9, rue de Berne 1211 Genève 1 --- CONCESSIONNAIRE POUR LA FRANCE: ATELIERS DE JOAILLERIE MAURICE ANTOINE 23, rue Danielle-Casanova PARIS 1er PLAISIR DE FRANCE

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d'un mois à l'autre --- Joseph d'Arimathie au musée de Tours. La belle tête sculptée reproduite sur la couverture de notre précédent numéro représentait l'homme qui a enseveli le Christ et que l'Eglise a sanctifié : Joseph d'Arimathie. Rendons-lui respectueusement son nom dans le mois même où l'on célèbre sa fête, le 17 mars. Rimbaud à Charleville. Qu'en eût pensé l'enfant maudit ? Un centre culturel Arthur Rimbaud s'est constitué dans sa ville natale. Tout ce qui se rapporte à sa vie s'y trouvera répertorié. Prière d'adresser les communications à la mairie de Charleville-Mézières (Ardennes). Le prix André Arnoux. Cette récompense appréciable (10 000 F) sera décernée au mois de mai. L'ouvrage couronné aura mis en relief le rôle de la liberté économique comme facteur du progrès social. M. Jacques Rueff, chancelier de l'Institut, est à la tête du jury. L'hiver recule. Un tecteur optimiste veut bien nous rappeler qu'en 1768 les cloches des églises éclatèrent sous l'action du froid. Ce tricentenaire a passé en douceur ; nous attendons les hirondelles. L'Association de l'Institut d'Histoire de l'Art du Moyen Age, qui vient d'être créée à Genève, se propose à la fois de favoriser la recherche et de diffuser la connaissance de l'art roman et de l'art gothique. Pour les spécialistes comme pour tous les amateurs, cette association organise cours, échanges, conférences et voyages; elle édite également des publications de large diffusion, telle l'étude d'Erica Paoli, les Chapiteaux de Saint-Pierre de Genève (notre photographie). Ce guide précis permet enfin au visiteur de la cathédrale de comprendre le sens des scènes sculptées, d'une interprétation difficile. S'adresser pour tous renseignements à l'Institut de l'Art du Moyen Age : 5, promenade du Pin, à Genève. EXPOSITIONS - Urbain Huchet — trente-huit ans — autodidacte écrivain, a donné en trente-neuf toiles exposées à la Galerie Chardin, rue de Seine, une transposition intéressante des pays d'Amérique La- tine où il a vécu longtemps. C'est d'après les croquis pris en face des paysages et des habitants, en particulier des Indiens du Mexique, qu'il apporte une vision très colorée, quand elle n'est pas nacrée et rose, de ces régions si attachantes. - En présentant à la Galerie 9 les récentes peintures de Charles Shuts, R. Delano nous avertit qu'il n'y a aucune répétition dans ce savant amalgame de lignes et de couleurs, « chaque toile étant l'enfant naturel de la précédente, ayant les caractéristiques d'un individu à part ». On ne saurait mieux dire, et mieux introduire le regard dans l'une des visions les plus originales de la peinture actuelle. - Sur un thème qu'elle a souvent traité, les bords de l'eau, Bernadette de Meaux réunit plusieurs toiles à la Galerie Agora. L'ensemble, conçu dans des bleus, des verts tendres et des gris, est un appel à la sérénité. (Notre photographie.) --- DANS L'ÉDITION Aucune histoire générale n'avait été consacrée encore aux musées, depuis l'antique institution de Pergame jusqu'au foisonnement de nos jours. Les défices du Prince, les refuges de l'esthète sont devenus ces véritables temples ouverts aux multitudes, où l'on n'adore plus que le génie de l'homme. En écrivant le Temps des Musées (Editions Desoer), Germain Bazin explique magistralement ce phénomène. C'est un superbe ouvrage illustré. Le tome III du Dictionnaire des églises de France, publié par Robert Laffont, comprend la région du sud-ouest ; Pyrénées, Gascogne, Guyenne, Poitou, Saintonge, Angoumois, Val-de-Loire, Berry. De l'architecture militaire de l'imposante Sainte-Cécile d'Albi à la flamboyante Trinité de Vendôme, le long chemin d'art ainsi parcouru à travers les styles et les provinces réserve, même aux spécialistes, de merveilleuses surprises. Un hebdomadaire sonore : formule nouvelle, heureuse et attrayante. Depuis quelques semaines est mis en vente chaque vendredi dans les kiosques, au prix de 8 F, un album-disque consacré à un maître de la musique (Hachette-Fabbri). L'hebdomadaire, abondamment illustré, comprend, outre un disque enregistré par les grands solistes internationaux, une préface d'actualité musicale, des articles variés, une biographie du compositeur et une analyse musicale des œuvres présentées, le tout signé par des spécialistes chevronnés. On objectera qu'il ne peut s'agir là que d'un survol. Les réalisateurs en sont, bien entendu, conscients ; leur entreprise aura atteint son but si ce disque est assez éloquent pour donner envie à un public neuf d'en savoir davantage. Il faut savoir gré à Claude Guilleminal et Rosine Vidart d'avoir écrit un Paris snob (Editions Denoël). Snob, en vérité, il est mieux que cela : un guide fort utile, non seulement pour les étrangers, mais pour les Parisiens eux-mêmes, qu'il s'agisse de restaurants, de distractions, de la mode féminine ou masculine, des plaisirs de la table, des cadeaux, de toutes les bonnes adresses, enfin. Un livre conçu pour tous ceux qui aspirent à être « dans le vent ». L'amour des fleurs. C'est sous ce titre que Paule Dedeban va faire paraître au printemps, chez Flammarion, un beau livre richement illustré et sérieusement documenté sur l'art du bouquet à travers les âges et les styles. A ce propos, précisons qu'une partie des bouquets composés par elle et reproduits dans notre numéro de janvier dernier ont été photographiés par Jean-Pierre Bonnin. Mgr Pierre Jobit ajoute une étude équitable à la révision d'un des grands procès qu'on fait à l'Eglise : le pontificat de Rodrigue Borgia sous le nom d'Alexandre VI (Editions Tolra). Sa conclusion : « C'était un homme multiple et peut-être trop riche de dons trop divers. » --- La Bretagne libre ? On peut être ou ne pas être d'accord sur le plaidoyer de Ronan Caerleon en faveur « d'une Bretagne bretonne dans une France fédérée », on ne peut nier un intérêt historique à son livre : Complots pour une république bretonne, qui dévoile les dossiers secrets de l'autonomisme breton. (La Table Ronde, édit.) La Malmaison, par Yvan David. Cette modeste demeure campagnarde promue au rang de « palais impérial », qui connut les fastes de l'Empire avant d'abriter Joséphine déchue, vaut autant par son cadre que par ses souvenirs. Ici mieux qu'ailleurs, tout guide doit se doubler d'une évocation historique. C'est ce qu'a très bien compris M. Yvan David, actuel conservateur adjoint de la Malmaison, qui depuis huit ans s'attache à ressusciter la ravissante demeure napoléonienne. (Editions du Temps.) Il appartient aux grands historiens, et peut-être à chaque époque, d'éclairer différemment le passé le moins ignoré. Philippe Erlanger a entrepris une nouvelle biographie de Richelieu (Librairie Académique Perrin). C'est un modèle d'exposé, à la fois rapide et fouillé, abondant en aperçus neufs, d'où se détachent les portraits saisissants du jeune Louis XIII et de son encombrante mère. Il est difficile d'écrire aujourd'hui, sans pédanterie, un meilleur français que Michel Déan. Tout son art se condense dans les neuf nouvelles qui composent Un parfum de jasmin. (Gallimard, édit.) A ceux de nos lecteurs qui souhaitent tout savoir sur le ski, les compétitions et les Jeux Olympiques de Grenoble, nous signalons la publication chez Larousse d'une véritable bible de la neige, le Ski et autres sports d'hiver, par Serge Lang, préface d'Honoré Bonnet. On y apprend que l'invention du ski a précédé celle de la roue et que fut découverte en 1929 une spatule vieille de deux mille cinq cents ans, analogue à celle de nos skis modernes. Notre photographie : gravure rupestre de 2000 à 2500 avant Jésus-Christ (Musée du Ski à Oslo). --- Plaisir de France

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MONNAIE DE PARIS le club français de la médaille a pour but de mieux faire connaître l'art de la médaille, en tant qu'art vivant. Il offre à ses adhérents : le service d'une revue périodique traitant de la médaille, des points de vue historique, technique et esthétique; la possibilité d'acquérir des médailles à tirage limité et numérotées; une médaille, après l'acquisition de six médailles dans un délai maximum de 18 mois. Envoi d'un bulletin gratuit sur simple demande au CLUB FRANÇAIS DE LA MÉDAILLE - 11, quai de Conti - PARIS - VIe Tél. : 326-52-04 --- RIMSKY-KORSAKOV par Serge Ponomarew diamètre 69 mm Avers : portrait du musicien à la fin de sa vie. 1908. Revers : évocation de divers opéras. Tirage en cuivre pur, avec platine spéciale noire sur argenture et tranche arrondie, limité à 150 exemplaires numérotés. 60 F. Cette médaille est frappée pour la Collection Générale de la Monnaie de Paris au module de 68 mm en bronze et en argent. 23 F - 130 F. Tirage illimité. --- GUSTAV MAHLER par Philippe Roch Médaille fondue en bronze, diamètre 120 mm. Avers : profil du musicien viennois. Revers : composition évoquant un de ses Lieder, où l'on voit sa silhouette sous un gros arbre au départ d'un chemin fuyant au loin. Tirage limité à 150 exemplaires numérotés. 135 F. --- VISITEZ du 23 mars au 3 avril le 7e Salon de la Maison Idéale Festival de la décoration intérieure et de l’ameublement du home et l’exposition « l’Art de la Table » au Centre International Rogier à Bruxelles Ouvert tous les jours de 10 à 20 h --- Plaisir de France

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"sea avec Ancerville et Renaissance touring" Sea touring Paquet, un nouveau style de vacances en mer à bord d'un paquebot de croisière conçu comme un yacht de plaisance - Ancerville toute l'année en "Cap sur Dakar" pour découvrir Madère, les îles Canaries, le Maroc et l'Afrique (15 jours à partir de 1.180 fr.) - Renaissance pour explorer la Méditerranée vers la Grèce, le Bosphore, la Mer Noire et l'Egypte, de Pâques à la fin de l'été (13 jours à partir de 1.495 fr.) CROISIERES PAQUET Pour recevoir le mini-catalogue ou les dépliants programmes illustrés Ancerville ou Renaissance, écrivez à votre agent de voyages ou à la Compagnie de Navigation Paquet, 4, Rue des Capucines à Paris ou 90, Boulevard des Dames à Marseille. --- PLAISIR DE FRANCE

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L'EDITORIAL D'OLIVIER QUÉANT LEUR VRAI VISAGE Cette tête de Joseph d'Arimathie — qui figurait sur notre dernière couverture — provient d'un calvaire du xve siècle. A la même époque, Memlinc peignait cette jeune femme qui illustrait notre précédent numéro. Deux visages. Deux expressions humaines fixées à jamais, l'une dans la pierre, l'autre sur le bois. Celle du saint homme : une noble sérénité. Celle de la femme, qui a l'air contente d'elle-même : une naïve vanité. Et comme un autre personnage du polyptyque de Strasbourg porte déjà sur lui — tels certains vieillards — sa tête de mort, cette opposition entre un sourire et un rictus pourrait bien suggérer la vanité de la vie. Il est des jours — surtout des nuits — où les visages tracés depuis des millénaires par des artistes me hantent, me poursuivent comme une farandole de créatures pour toujours typées. Exprimer par le pinceau ou le ciseau des caractères humains me paraît être l'œuvre majeure du peintre ou du sculpteur. Les siècles passent, l'homme reste. Les visages n'appartiennent à aucune époque, ou plutôt ils sont tous d'aujourd'hui. Témoin celui, d'une grâce exquise et combien moderne, de la reine Nefertiti à qui nos vedettes de cinéma feraient bien de ressembler. Trois mille ans plus tard, on retrouvait la même suavité dans les traits de la Vénus de Botticelli. Comment ne pas sentir la filiation entre certains visages de nos hommes d'affaires contemporains et ceux des marchands dessinés par des maîtres de l'Ecole flamande? Ce qu'on appelle la déformation de la réalité n'est qu'un moyen utilisé par le peintre pour faire jaillir le trait dominant d'un caractère. Picasso, ne disposant sur une toile que de deux dimensions, éprouve le besoin de présenter à la fois la face et le profil. De là encore les visages asymétriques de Modigliani, les yeux crevés, trop blancs, de Soutine, contrastant avec les yeux ardents, trop noirs, d'Ingres ou de Goya, sans parler de ceux de Marie Laurencin, pastilles de réglisse sur bonbon fondant. Pour accentuer la dégradation, Jérôme Bosch, lui, mettait des visages humains caricaturaux sur des corps de bêtes. Il est bien vrai, ce vieux dicton : à partir d'un certain âge, on porte sa vie sur son visage, alias on a le visage que l'on s'est fait à coups de pensées ou d'actes, bons ou méchants, de vertus ou de vices. Car le visage est une affiche. Il est miroir et témoin d'une mentalité. Et les yeux ne sont pas que des organes comme les oreilles ou le nez. Ces deux fenêtres éclairées d'un feu intérieur donnent sur l'âme, dont elles livrent le secret. C'est parce que le visage trahit la personnalité que, longtemps, les acteurs ont porté un masque, soit pour se conférer l'anonymat, soit pour accentuer le caractère du personnage à incarner. Me revient ici le souvenir de ces albums de Thérèse Le Prat : cette grande photographe disparue avait excellé à saisir les expressions des comédiens. Un de ses ouvrages était intitulé Un seul visage et ses métamorphoses (Plon, édit.). Ce visage unique, elle avait réussi à lui donner plusieurs vies, en le bariolant de résilles et de volutes. Plus je vais, plus j'observe les visages, plus je m'attache à distinguer les vrais des faux. Le vrai visage de cette jeune personne n'est pas celui, maquillé, qu'avec du noir, du rose et du rouge elle se compose. Son vrai visage, c'est celui que soudain révèle un mot, un geste. On peut avoir l'apparence d'un grand seigneur et ne l'être pas. On peut être un beau garçon et ne pas être un joli monsieur. Pour un vrai chef, au bureau ou à l'atelier, les hommes et les femmes qui près de lui travaillent doivent être des visages, non pas des numéros. C'est à cette condition, et à cette condition seule, qu'il obtiendra d'eux, ou d'elles, estime et dévouement. Une étude attentive de la physiognomonie permettrait d'éviter bien des erreurs — donc des regrets — dans le choix d'un mari, ou d'un ami, ou d'un collaborateur. Cette science postule que la zone supérieure du visage reflète l'esprit, la zone inférieure les qualités instinctives. Observez ce nez aux narines frémissantes, indice d'une vive sensualité. Voyez ces yeux fuyants qui ne regardent jamais en face : hypocrisie. Là, cette bouche pincée aux lèvres trop minces, avec ces deux petits plis obliques : méchanceté. Les épithètes généralement accolées à « minois » (charmant) et « bouille » (bonne) qualifient justement ces visages particuliers. Les soirées mondaines procurent, à qui le veut, sur le plan psychologique, d'utiles révélations. Rapides quand il s'agit de ce « Tout-Paris » qui se prend pour une élite. Sitôt levé le masque, apparaît la grimace. Le dessert est généralement l'heure de vérité. De convive à convive, les sollicitations. Donnant, donnant. Autour de la table, la chaîne du troc. Le plus souvent après le fromage, parfois avant la salade, on sait pourquoi on a été invité. Je crois que, lorsque nous partirons, ce ne sera pas notre petit succès littéraire ou artistique, notre petite réussite industrielle ou commerciale qui pèsera dans la balance. Ce sera un tout autre bagage : le peu de bien que nous aurons fait et qui nous aura valu la reconnaissance de quelques cœurs, le sourire de quelques visages. Ol. Q.