Excerpt

First pages of the volume, freely accessible.

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intérieurs Français présentée par Davide Dufresne site : poste Charles Morau --- au Salon des Artistes Décorateurs en 1926 ---

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les intérieurs Français au Salon des Artistes Décorateurs en 1926 - PRÉSENTÉS PAR MAURICE DUFRÈNE - ÉDITÉ PAR CHARLES MOREAU - 8 RUE DE PRAQUE. - PARIS • XIIe.

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On trouve à la Librairie CHARLES MOREAU 8 & 10, RUE DE PRAGUE, PARIS-XIIe tous les ouvrages relatifs à l'Architecture, à l'Ameublement et aux Arts Décoratifs RÉCEMMENT PARUE : La Collection des Ouvrages sur l'Exposition des Arts Décoratifs LE VILLAGE MODERNE ET LES CONSTRUCTIONS RÉGIONALES, par P. SELMERSHEIM LES DEVANTURES, VITRINES, INSTALLATIONS DE MAGASINS, par René HERBST LE LUMINAIRE ET PROCÉDÉS D'ÉCLAIRAGE NOUVEAUX, par G. JANNEAU L'ARCHITECTURE OFFICIELLE ET LES PAVILLONS, par P. PATOUT LES KIOSQUES ET PAVILLONS URBAINS, par J. MAYOR LES BATIKS DE MADAME PANGON, par Y. RAMBOSSON ENSEMBLES MOBILIERS, 1re série, par Maurice DUFRÈNE ENSEMBLES MOBILIERS, 2e — — ENSEMBLES MOBILIERS, 3e — — UNE AMBASSADE FRANÇAISE, par R. CHAVANCE LA FERRONNERIE MODERNE, par H. CLOUZOT LES PAVILLONS ÉTRANGERS, par A. DERVAUX LA SCULPTURE DÉCORATIVE, par H. RAPIN LES JARDINS, par J. MARRAST LES VITRAUX, par J. GRUBER

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Les modèles publiés dans le présent ouvrage sont et demeurent la propriété de leurs auteurs. Toutes reproductions, même partielles sont interdites et seront poursuivies par leurs auteurs.

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Table des planches - ROTONDE, Henry FAVIER - VESTIBULE, Genet & Michon, décorateurs - SALON, Léon Jallot - CABINET DE TRAVAIL, André Fréchet, édité par Vérot - COIN DE BOUDOIR, Léon Bouchet - SALLE A MANGER, Gabriel Enlinger - SALLE A MANGER, Georges de Bardyere - COIN DE GALERIE, Ghislain Ringuet, édité par Saddier et ses Fils - BAHUT, Georges Champion, édité par Guérin Frères - UNE CHAMBRE A LA CAMPAGNE, Djo-Bourgeois - CHAMBRE A COUCHER, Tony Selmersheim - BUREAU, Eric Bagge, édité par Dennery - HALL, Michel Roux-Spitz - BUREAU, Pierre Chareau - COIN DE REPOS, Maurice Dufrène et son Atelier, édité par “la Maîtrise des Galeries Lafayette” - CUISINE, Maurice Dufrène, édité par “la Maîtrise des Galeries Lafayette” - CHAMBRE D'ENFANT, Maurice Dufrène, Suzanne Guiguichon, Gabriel Enlinger, édités par “la Maîtrise des Galeries Lafayette” - CHAMBRE A COUCHER, Maurice Dufrène, édité par “la Maîtrise des Galeries Lafayette” - SALON, Maurice Dufrène et son Atelier, édités par “la Maîtrise des Galeries Lafayette” - SALLE A MANGER, Maurice Dufrène, édité par “la Maîtrise des Galeries Lafayette” - VESTIBULE, Paul Foliot, édité par “Pomone”, Atelier d’Art du Bon Marché - SALLE A MANGER, Paul Foliot, édité par “Pomone” - BUREAU-SALON, Paul Foliot, édité par “Pomone” - CHAMBRE A COUCHER, Paul Foliot, édité par “Pomone” - VESTIBULE, Edgar Brandt & Henry Favier - BUREAU DE RÉCEPTION D'UN COLLECTIONNEUR, J. Ruhmann - SALLE A MANGER, P. & G. Saddier - BAHUT, Joubert & Petit, édités par Dim - PETIT SALON, Joubert & Petit, édités par Dim - CHAMBRE A COUCHER, Henri Rapin - CHAMBRE A COUCHER, Eugène Printz, E. Auzet, collaborateur - SALLE A MANGER, Lucie Renaudot, éditée par A. Dumas - SALLE A MANGER, Eugène Kolhmann, éditée par le “Studium-Louvre” - CHAMBRE A COUCHER, Mme Matet, édité par le “Studium-Louvre” - SALLE A MANGER, Eugène Kolhmann, éditée par le “Studium-Louvre” - JARDIN D'HIVER, Henri Mozer, édité par “Primavera” - BOUDOIR, Louis Sognot, édité par “Primavera” - SALON, Louis Sognot, édité par “Primavera” - CHAMBRE, Louis Sognot, édité par “Primavera” - STUDIO, Marcel Guillemard, édité par “Primavera” - FUMOIR, Marcel Guillemard, édité par “Primavera” - SALLE A MANGER, Marcel Guillemard, édité par “Primavera” - COIN DE SALON, Charlotte Perriand - SALLE A MANGER, Lucien Rataud, édité par “l’Art du Bois” - DIVERS MEUBLES, J.-E. Leleu

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Collaboration : Héliotypie de FAUCHEUX Clichés de CHEVOJON Typographie de HARAMBAT

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Préface « L'Exposition de 1925 est un commencement …… » FERNAND DAVID, Commissaire-Général de l'Exposition des Arts Décoratifs de 1925. Le Salon des Artistes Décorateurs de 1926 est une suite. . . . . . . une suite immédiate et logique. La manifestation internationale de 1925, impressionnante dans sa présentation globale, fut une démonstration presque récapitulative et un avertissement. Le Salon de cette année est par sa sélection une leçon et une indication. Il était nécessaire pour le bien national autant que pour les intérêts individuels de voir, dans une lutte esthétique officielle et publique, se confronter tous les savoirs et tous les arts, sous les expressions les plus riches. Le but, en 1925, était de vaincre à l’extérieur et de convaincre à l’intérieur : vaincre à l’extérieur en démontrant au monde que le génie créateur du Français est encore le seul digne de servir d’exemple ; convaincre à l’intérieur en prouvant au grand public l’utilité économique d’une renaissance des arts appliqués, continuatrice des anciens dans leur esprit mais hors leurs formules surannées. Ce double but ne pouvait être atteint que par des moyens imposants, exceptionnels par leurs matières et leurs techniques. L’Exposition était un théâtre aux cent actes divers, où il était bon de grossir les effets. Le public, dont l’éducation à chaque manifestation se complète et s’affine, est plus frappé et plus séduit, dès l’abord, par une démonstration réunissant arts, matières et exécutions de choix ou même de luxe, que par des réalisations, belles peut-être, mais vulgarisées et strictement utilitaires. Les grands éducateurs, quelque matière qu’ils traitent, ont toujours été en avant des principes existants et au-dessus du commun. Ce n’est point en présentant un « ensemble mobilier » en chêne ciré à 1.500 francs, sainement conçu mais simplement réalisé, que la preuve pouvait être donnée de la fertilité de notre imagination et de la richesse de nos réalisations techniques. L’étranger pouvait opposer à nos œuvres volontairement pauvres, des œuvres riches en tous points, notre suprématie eut été compromise. Il fallait lutter d’égalité et puis… on attire par l’imprévu, l’extraordinaire, plus, hélas, que par la raison et l’ordinaire. Le résultat a été obtenu grandement, la preuve faite, la conquête extérieure et intérieure complète. Il reste à continuer l’œuvre normalement. C’est ce qu’a voulu faire, avec une énergie et un empressement qui ont surpris mais conquis même ses adversaires, la Société des Artistes Décorateurs en ouvrant, six mois après la fermeture de l’Exposition de 1925, un Salon d’Art Décoratif créé à tous frais nouveaux. Les programmes exceptionnels de 1925 sont ici abandonnés. Les « pièces d’exposition » nécessaires l’an passé, ont fait place à des ensembles de destination courante. Il en est de luxueux encore, quelques-uns, mais pour s’adresser à une clientèle fortunée ils ne sont pas ni inadaptables, ni anormaux. Les autres sont comme destination et comme prix selon l’ordre moyen, assez étendu il est vrai, mais proportionné à la valeur d’avant-guerre et aux gains d’aujourd’hui. Un ensemble de 15.000 francs n’est jamais, commercialement, qu’un ensemble analogue de 3.000 francs avant-guerre ; les douze francs de salaire de l’ébéniste en 1914 ne sont-ils pas les soixante francs d’aujourd’hui. Les « Intérieurs Français » réalisent-ils en 1926 un progrès esthétique sur ceux de 1925 ? Présentent-ils des formules nouvelles ? Imposent-ils les principes, réclamés, d’un art neuf définitif ? Oui et Non ! Réalisent-ils un progrès réel ? Oui, car ils demeurent cette fois dans des données plus raisonnables et plus raisonnées.

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L'abandon des programmes à effet a entraîné la défaite des recherches d'une originalité excessive. Le bon sens a ramené, dans l'invention, le but et la réalisation, logiquement : l'ordre, le calme, partant le goût. Le goût qui est tact et mesure. C'est moins étonnant, moins « admirable ». C'est meilleur, plus sain. Les formes et les décors assagis veulent moins attirer que plaire et retenir. En 1925, la foule a crié très haut, selon sa mentalité et ses préférences : « c'est merveilleux ! c'est admirable ! », ou « c'est effarrant ! c'est horrible ! », — mais dans l'un et l'autre cas elle se disait tout bas : « Je n'en voudrais pas ». En 1926, elle ne crie plus, ni d'extase, ni d'horreur, mais elle ne murmure point et elle avoue au contraire franchement en achetant : « Cela me plaît et fait mon affaire ». Elle a compris que l'art moderne est « son art » propre, un art fait à sa taille et à son esprit. Les formules d'art sont-elles nouvelles ? Non, seulement épurées, calmées. Ce que la géométrie nue excessive de 1925 avait apporté en réaction à la molesse ornée débordante de 1900, est devenue, fusion rationnelle, une géométrie ornée. C'est aujourd'hui un assemblage d'arts de volumes et de surfaces architecturées, en accord avec leurs buts et leurs moyens, mais qui n'exclue plus ni une inflexion aimable ni un ornement savoureux. Trente ans ont été nécessaires pour cette renaissance, pour que fut viable un art neuf à base solide techniquement, à l'aspect aimable esthétiquement. Est-il définitif ? Non. Ceux qui attendent les éléments immuables, classifiables d'un art moderne ne sont ni artistes, ni psychologues. L'art est tout mouvement et toute émotion ; on ne le fixe pas. Le temps et l'histoire, longtemps après lui limitent une époque, dégagent des principes, mais il demeure hors du pouvoir, et de la volonté d'ailleurs, de ceux qui le crée de l'arrêter. Le meuble de cette année ne sera pas plus que le chapeau et l'auto de cette saison du dernier ton l'an prochain. C'est tant mieux pour chacun. Ici sont montrés les « types » d'aujourd'hui, les meilleurs et les plus caractéristiques. L'enseignement qu'ils donnent sera dans la comparaison analysée qu'on en fera avec ceux d'hier et avec ceux de demain. Déjà on peut ici prendre et retenir quelques leçons d'équilibre et de sens pratique dans l'ordonnance générale, de goût dans l'invention, et de charme, car on n'y trouve point, même dans l'audace, ce manque de sens constructif ou décoratif qui peut rendre anti-pathique une œuvre par ailleurs réellement d'art et intéressante à tous points de vue techniques. Ce qui est à observer de l'ensemble de ces intérieurs français, français de naissance et d'esprit, c'est la qualité des volumes architecturaux ; l'agrément recherché à nouveau dans les arrangements et la composition des détails. Ce retour de l'élément décoratif non plus fourni par un apport étranger purement ornemental, mais donné par la matière même ou par le beau métier, ce sont aussi des harmonies souvent raffinées et très neuves dans les tons ; le sentiment exact des valeurs et des rapports entre les couleurs, les matériaux, l'ensemble et les détails, toutes vertus chez nous.

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Rotonde Henty Stewier planche 1

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Gérant et Dickson Chestbridge referacie 2