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decor REVUE PRATIQUE DE L'HABITATION D'aujourd'hui - 23e année - Publication périodique n° 105 - Prix : 350 F

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avec la porte cloison coulissante MODERNFOLD composée d'une armature métallique recouverte d'un tissu cuir : roule sous un rail supérieur sans fixation au plancher EMPLOIS MULTIPLES : living room, chambres, alcoves, vestiaires, bureaux, chapelles, magasins, restaurants, maisons de santé, clubs. E.T.S FOUASSE Nouvelle adresse : 120, av. Ledru-Rollin, PARIS VOL. 21-19 + les fabricants du store "SOL AIR" KIRSCH D'ARTHENA 20 bis, Rue de LA BOËTIE, PARIS (8e) TEL. ANJ. 60.52 & 91.48 Luminaires cadeaux tissus d'ameublement

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ENSEMBLIER - DÉCORATEUR BOBOIS d'aujourd'hui DE SÉJOUR - CHAMBRES DES PARENTS - CHAMBRES D'ENFANTS - SIÈGES ET MEUBLES TRANSFORMABLES catalogue couleur gratuit --- BOBOIS - 92-98, Bd. DE SÉBASTOPOL PARIS - TÉL. ARCHIVES : 42-08 METRO REAUMUR SÉBASTOPOL --- LIVRAISON DANS TOUTE LA FRANCE 20 % COMPTANT ET TRÈS LARGES FACILITÉS

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Le filet de pêche dans la décoration Étudié par La Chambre Syndicale des Fabricants de Filets 12, rue d'Anjou, Paris Téléphone : ANJ 04-80 Feutrine de La Maison du Feutre 194 bis, rue de Rivoli Paris 1er, tél. RIC 90-47

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le décor d'aujourd'hui revue pratique de l'habitation N° 105 1956 sommaire - Pour des confrontations internationales, par Michel Dufet ..... 293 - Vogue des meubles clairs de la Restauration ..... 294 - La maison du peintre Piaubert, par Madeleine Fuchs ..... 299 - Organisation fonctionnelle d'une salle de séjour (Souvrain, décorateur) ..... 304 - Solution au problème de la table abattante (de Swarte, décorateur) ..... 308 - Chez Ludmilla Tcherina ..... 308 bis - Table à manger réversible (Zublena, décorateur) ..... 308 ter - Un nouveau champ d'action pour le décorateur : Les Églises, par Pichard ..... 309 - Étagères et rayonnages ..... 315 - La tapisserie de la Dame à la Licorne au Musée de Cluny ..... 330 - Se chauffer (suite). Solutions individuelles (infrarouge, électricité) et collectives ..... 332 --- photo Neubert-Horak Cet ensemble jeune et gai a été composé par Guariche pour un appartement d'une seule pièce. Les meubles sont en frêne. Contre le mur tendu de papier peint uni bleu paon, le rangement est organisé avec des éléments en frêne ou en acajou et avec des tablettes prenant leur appui sur une armature de tubes métalliques qui va du sol au plafond. Un luminaire orientable à double foyer est fixé à l'un de ces tubes. Les chaises, dont les coussins en Dunlopillo sont garnis de toile rouge ou verte, sont de Charlotte Perriand. Une natte foncée est posée sur le linoléum dont est recouverte toute la pièce. Un rideau de toile grise à dessin blanc, et un voilage de filet de pêche en coton, glissent sur un rail pour tempérer la lumière que trois fenêtres laissent pénétrer avec la santé et la joie. Éditeur : Galerie Mai. Document Arts Ménagers. --- SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 3 400 000 FRANCS DIRECTION, RÉDACTION, VENTE, ABONNEMENTS 2, RUE DU COLONEL-DRIANT - PARIS (1er) - CENTRAL 22-90 REGISTRE DU COMMERCE SEINE 257-489 B . COMPTE CHÈQUE POSTAL : PARIS 1752-84 Directeur : JACQUES DE BRUNHOFF Rédacteur en chef : MICHEL DUFEIT Secrétaire de la Rédaction : MADELEINE FUCHS PUBLICITÉ : SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE RÉGIES Directeur : Guy DUVERNE, 2, rue du Colonel-Driant - PARIS (1er) - CEN. 86-15 PRIX Le numéro (France et Union Française) franco 350 F. Abonnements : Un an (8 numéros), France et Union Franco : 2 300 F ; recommandé : 2 500 F, Étranger : 3 000 — — 3 300 — 6 mois (4 numéros), France et Union Franco : 1 150 F ; recommandé : 1 650 F, Étranger : 1 500 — — 1 650 — En cas d'augmentation de prix les abonnés seront servis jusqu'à concurrence de la somme à leur crédit --- NOTRE COUVERTURE REVUE PRATIQUE DE L'HABITATION

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VOGUE des meubles clairs de la restauration photos m. routhier --- SURGISSANT comme la proue d'un navire au-dessus d'un grand parc, voici l'appartement d'un médecin célèbre, le docteur L. Des harmonies où vibrent des grèges, des blancs et des bruns commandent de lumineux ensembles, singulièrement ce salon qu'éclairent cinq hautes fenêtres voilées de blanc-crème, bordées par des rideaux de soie grège et où se posent, sur une moquette brune, des meubles Ci-dessus, le grand salon du docteur. Éclairée par cinq hautes fenêtres voilées de blanc-crème et encadrées de rideaux grège sous des lambrequins à découpes, cette pièce est ornée d'un plafond à coupole peint en blanc cependant qu'une moquette marron recouvre le sol. Des tapis d'Orient y apportent des taches colorées très claires sur lesquelles se posent sièges, guéridons et consoles en bois clairs vernis, incrustés d'amarante à l'époque de la Restauration. Dans la page de droite, le détail du meuble d'appui dont le frêne clair est marqué de panneaux d'amarante où jouent rinceaux et palmettes et qu'encadrent deux fauteuils garnis de satin grège à capitons et franges.

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pour des confrontations INTERNATIONALES Dans le monde entier, des hommes de bonne volonté tentent de donner à tout ce qui est utile à la vie de chaque jour, aux objets usuels, aux maisons, aux villes, aux campagnes, aux réseaux des routes, un aspect qui exprime la plus haute qualité de leur fonction. Les exigences de la vie moderne et les développements gigantesques de l'industrie animée par les surprenantes et subites découvertes d'une science en constant devenir, ont bouleversé nos souhaits en même temps que les possibilités et les moyens de les accomplir. Aucune comparaison avec le passé n'étant plus valable en ce qui les concerne, ce n'est que par des confrontations internationales des progrès réalisés dans chaque pays que l'on peut parvenir à faire le point. D'où l'importance exceptionnelle prise par ce genre de manifestations qui, tous les deux ou trois ans, réunissent les ouvrages paraissant résoudre de la façon la plus actuelle ou la plus apte les problèmes que pose aujourd'hui. A Venise, isolée sur sa lagune parmi le glissement des gondoles, à Milan, capitale tentaculaire de l'Italie du Nord, revient l'honneur d'avoir pressenti la nécessité de ces grands rassemblements d'activités créatrices humaines, l'une en ce qui concerne les arts plastiques, l'autre les formes nouvelles de l'art d'habiter. A Venise, le modernisme le plus intransigeant est de rigueur. Des pavillons, construits par les nations invitées sont disséminés dans un immense parc et reçoivent les œuvres d'art choisies par les commissaires de chaque nation. Un palais central est réservé à l'Italie. Un jury décerne des récompenses. L'année où Raoul Dufy obtint le prix international de peinture, le grand sculpteur Marino Marini ne reçut que le prix italien de sculpture et le grand prix international en fut décerné à Calder. On eut peut-être mieux compris qu'on glorifiait chez ce dernier des qualités de décorateur ou d'ingénieux équilibriste, mais ainsi s'exprimait cette volonté de scandale, de sacrifice aux engouements, éphémères mais bien actuels, si en faveur à la biennale de Venise. Quant à la Triennale de Milan, on y choisit, accueille et présente de la plus luxueuse façon les ouvrages les plus nouveaux, les plus exceptionnels des décorateurs. On les recherche dans le monde entier. Confrontation infiniment précieuse pour le public, les créateurs, les industriels et les marchands. Devant les incidences si graves que comporte, pour chaque nation, la part qu'elle prend à cet événement, toutes, de la plus petite à la plus grande, de la Finlande à l'Allemagne, s'y préparent avec un soin minutieux. Les plans en sont souvent étudiés et mis au point un an avant l'inauguration. Et que fait la France ? En 1954, elle avait tout simplement supprimé le budget de sa participation à la triennale. L'erreur fut relevée au dernier moment, les œuvres choisies en hâte, emballées, embarquées et présentées comme il se put... De même, elle fit la sourde oreille lorsqu'il s'agit de construire son pavillon d'exposition à Venise. Pourtant aujourd'hui, grâce à la Société Centrale des Arts Décoratifs qui, depuis cinquante ans, a soutenu de façon si efficace et désintéressée les efforts de nos décorateurs, la première Triennale d'art français contemporain vient d'ouvrir ses portes au Pavillon de Marsan. Son but a été de montrer enfin un choix admirable et sévère d'objets utiles de la plus haute qualité, associant les industriels, fabricants et commerçants aux plus beaux ouvrages de nos créateurs de formes. Et elle y est parvenue. Voilà qui est bien, mais qui ne suffit pas. Pour le public et surtout pour les artistes, la confrontation des efforts français avec ceux que l'on fait à l'étranger est nécessaire. Pourquoi donc à Paris, tous les cinq ans par exemple, ne réunirait-on pas en un seul faisceau les efforts créateurs de tous les pays dans le domaine de l'art des formes, fussent-elles gratuites ou utiles ? Pourquoi une sorte de synthèse de la biennale de Venise et de la triennale de Milan ne se réaliserait-elle pas dans la ville que chacun considère à bon droit comme la capitale des arts dans le monde ? A quand la « Quinquennale de Paris » ? Michel DUFEt.

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Voici, dans le grand salon, un détail de la curieuse table ronde dont le piétement est formé de trois consoles posées sur une base accusant la composition triangulaire de ce piétement. Un marbre gris recouvre les traverses circulaires de ce plateau, lesquelles sont en frêne clair verni incrusté d'amarante comme les autres meubles reproduits sur ce document, les quatre chaises et les deux consoles. Celles-ci sont à fond de glace et dessus de marbre que surmontent deux vases de cristal taille. Voici à droite, le salon d'attente et ses sièges en frêne incrusté d'amarante d'époque Restauration, lesquels sont garnis de tissu bis en crin. Un beau meuble de la même époque est plaqué d'orme clair avec marqueteries de pampres et de rinceaux en bois clair sur panneaux foncés, encadrés de moulures en bois sombre. Une belle estampe de Toyokouni orne le mur grège. Les peintures sont blanches et grèges. Un beau tapis de prières très clair est posé sur la moquette brune. photos m. routhier Dans un coin du grand salon, ces deux fauteuils qui datent environ du milieu du siècle dernier, sont garnis à capitons et à franges. Ils apportent à cette pièce la note colorée du shantung rouge cerise qui les recouvre. Leur forme est singulière, amusante et originale. Elle s'accorde à merveille avec la table à plateau circulaire soutenu par trois montants de bronze doré, liés par une corde en bronze avec gland.

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A gauche. Dans le cabinet de consultation du docteur la cheminée a été recouverte de glace émaillée noire et réunie au radiateur par une armoire basse en noyer verni qui en continue le volume jusqu'aux bibliothèques, lesquelles sont plaquées du même bois. Un dragon chinois en émail bleu, orne le centre de cette cheminée d'une note magnifique, dont la couleur est d'une rare puissance. Ci-dessous. La cheminée du salon est en pierre et date du XVIIIe siècle. Un très beau vase chinois, de haute époque, en orne le centre. Devant le fauteuil d'érable et amarante, un guéridon Restauration rappelle le XVIIIe siècle par sa forme et les cannelures de son fût central mais les marqueteries à palmettes d'amarrante sur l'érable clair de l'épais plateau en précisent la date. photos m. routhier d'époque Restauration, dont le frêne clair s'incruste d'amarante, cependant que des fauteuils garnis de satin clair à capitons, les uns grèges, les autres rouge cerise imposent le rythme et la cadence de leurs reflets. Des objets chinois de haute époque ou des vases de cristal taillé dispensent sur le marbre des guéridons ou des consoles leur autorité ou leur grâce. On voit ici, à travers ce dépouillement, créateur d'une suprême élégance, combien, s'exprimant par le choix des objets qui l'entourent, une personnalité dont la haute culture a été rendue si humaine par le contact de toutes les angoisses, a su parvenir au plus précieux raffinement.

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