Excerpt

First pages of the volume, freely accessible.

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LA COLLECTION DES TABLEAUX ANCIENS DE M. JULES S. BACHE, A NEW-YORK PAR ÉDOUARD BRANDUS Il arrive rarement qu’un amateur puisse réunir un choix aussi magnifique de chefs-d’œuvre que celui qui compose la Collection de M. Jules S. Bache, le grand banquier américain. Sa passion pour les arts est révélée par la possession d’une telle galerie, car elle prouve un sens délicat et une sûreté extraordinaire de connaissances approfondies. M. Jules S. Bache ne laisse jamais échapper ce qu’il est sûr de ne pouvoir retrouver. Il est épris de toutes les somptuosités artistiques qu’il abrite dans le cadre harmonieux de son hôtel de la Cinquième Avenue à New-York. Mais, il ne suffit pas d’être riche pour former une collection ; il faut avoir du goût. On s’attache à l’art pour le plaisir qu’il donne et les consolations qu’il répand autour de lui. Il est un grand pacificateur des âmes dans les orages de la vie, le centre idéal où s’apaise l’esprit, l’enchanteur qui, des vulgarités de l’existence, nous transporte aussitôt dans les régions élevées. Je ne songe pas, en quelques pages seulement, à décrire une Collection aussi merveilleuse que rare, par la valeur de ses tableaux, sculptures, émaux, bronzes, tapisseries, et autres trésors d’Art ancien. Je ne puis qu’essayer d’indiquer quelques-unes des œuvres supérieures, signées des Maîtres, dont les noms glorieux sont inscrits à jamais dans le livre d’or de l’immortalité. Chacune de ces toiles marque l’apothéose d’un vaste génie. Un rayon de la gloire des grands Maîtres, se reflète sur l’amateur dont le goût des belles œuvres ne peut venir en un jour. La possession d’une telle galerie est, en quelque sorte, un titre de noblesse pour l’homme assez heureux pour avoir été à même d’assembler les œuvres incomparables qu’elle contient, et il devient ainsi célèbre à travers les âges. Aussitôt que l’on a franchi le seuil de la demeure de M. Jules S. Bache, une vision de grâce s’offre à vos yeux éblouis. On traverse d’abord un vaste vestibule de style gothique, décoré d’une tapisserie tissée d’or et d’argent. Des primitifs italiens ; des vitrines remplies d’émaux du xve siècle — et des médaillons en faïence d’un des della Robia, ornent les murs. On pénètre ensuite dans la salle à manger d’un pur style Anglais Georgien où l’on ne peut qu’admirer la gloire lumineuse de l’École Anglaise dans le grand portrait par Thomas Gainsborough, de Mrs. Tennant, provenant de la Collection de feu J. Pierpont Morgan. La dame est séduisante d’apparence, et d’une élégance incontes- It rarely happens that a lover of art can collect together so magnificent a choice of masterpieces as those which compose the collection of Mr. Jules S. Bache, the great American banker. His passion for the art is proven by the ownership of such a gallery, for it shows fine feeling and unusual certainty of profound knowledge. Mr. Jules Bache never lets anything escape that he is sure of being unable to find again. He is happy with all the artistic treasures that he shelters in the harmonious frame of his Fifth Avenue Mansion in New-York. It is not enough simply to be rich, to form an art collection ; taste is essential. One is drawn to art for the pleasure it gives and the satisfaction it distributes. It is a great pacifier of the soul in the storms of life, the ideal centre where the spirit finds peace, the enchanter which carries us away from the vulgarities of existence to higher regions. I could not attempt of describing in a few pages a collection as marvellous as it is rare, in the value of its pictures, sculptures, enamels, bronzes, tapestries and other examples of ancient Art. I can only try to point out a few of the better works, signed by masters whose glorious names are forever written in the golden book of immortality. Every one of these canvases marks the apothesis of a vast genius. A ray of the glory of the great masters is reflected upon the art lover whose taste for beautiful works could not have been developed in a day. The possession of such a Gallery is in a way a title of nobility for the man fortunate enough to have been able to bring together the incomparable works it contains and he becomes thus famous throughout ages. No sooner has one crossed the sill of Mr. Jules S. Bache’s dwelling that a vision of grace is offered to wondering eyes. One first crosses a large vestibule of Gothic style decorated with a tapestry woven of gold and silver. Italian primitives ; glass cases filled with fifteenth century enamels — and medallions in the faience of a Della Robbia, adorn the walls. One enters, after that, a dining room of pure Georgian English style where one may admire the luminious glory of the English school in a large portrait of Mrs. Tennant by Thomas Gainsborough, which came from the collection of the late J. Pierpont Morgan. The lady is seductive in appearance and of an incontestable grace. Another portrait by the same master is that of Queen Charlotte of England ; it is an oval

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HANS MEMLING. LA DAME A L'OEILLET.

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CARLO CRIVELLI. 1430-1493.

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LA RENAISSANCE table. Un autre portrait par le même Maître est celui de la Reine Charlotte d'Angleterre ; c'est un buste dans un ovale, la tête est couverte d'une mantille en dentelle. Il existe peu de Gainsborough d'une qualité supérieure à celui-ci, qui dégage un véritable ravissement. Faisant pendant au portrait de Mrs. Tennant, on admire celui d'Élizabeth, Comtesse de Derby, peint par George Romney en 1776. Elle était la fille de James sixième Duc de Hamilton. La toile, de la même grandeur que le Gainsborough $41 \frac{1}{2} \times 39$ pouces a été gravée en mezzoteinte par John Dean en 1780, et exposée à l'Académie Royale en 1885, et 1892 (N° 47). Ce tableau provient de la Collection de Sir Charles Tennant. Une autre œuvre capitale, dans la salle à manger, est le portrait d'un petit garçon William Scott-Elliot de Arkleton, né en 1811, décédé en 1901 — par Sir Henry Raeburn (1756-1823) — peint avec une saine vigueur, une grande ampleur de style, et, comme dans toutes les œuvres de ce Maître, que l'on a surnommé le Rembrandt écossais, on est frappé par la psychologie du caractère de l'enfant représenté debout en costume rose, dans un paysage lumineux, jouant avec des fleurs qu'il vient de cueillir — Le tableau a été peint en 1815, à Edimbourg, sur la demande de Raeburn lui-même, qui était voisin des parents du petit garçon, et n'a été acheté qu'en 1877 par le petit-fils de William Scott-Elliot, à la vente faite par la famille Raeburn. Je finirai la liste des portraits anglais par le très important Romney, Mrs. Bryan Cooke, véritable poésie voluptueuse dans une attitude sentimentale, exécuté par ce Maître, amoureux de la beauté, dans une gamme de couleurs fort simple. C'est une toile 49 pouces $\times 30$ , gravée par H. T. Greehead, mentionnée dans le Catalogue raisonné des œuvres de Romney, par Ward et the head covered with a lace veil. There are few Gainsboroughs of a quality superior to this, truly ravishing portraits. As a pendant to the portrait of Mrs. Tennant one admires that of Elizabeth, Countess of Derby, painted by George Romney in 1776. She was the daughter of James, sixth Duke of Hamilton. The canvas of the same size as the Gainsborough, $41 \frac{1}{2} \times 39$ inches, was engraved in mezzotint by John Dean in 1780 and shown at the Royal Academy in 1885 and 1892 (n° 47). This picture comes from the collection of Sir Charles Tennant. Another work of the first rank in the dining room is a portrait of a little boy, William Scott-Elliot of Arkleton, born in 1811, dying in 1901 — by Sir Henry Raeburn, 1756-1832, painted with a healthy vigor a great breadth of style. As in all the works of this master, who has been called the Scotch Rembrandt, one is struck by psychological rendering of the character of the child represented stading in a rose costume, in a luminous landscape, playing with flowers that he has just picked. The picture was painted in 1815, at Edinborough, on the request of Raeburn himself, who was a neighbour of the parents of the little boy, and it was not purchased until 1877, by the grandson of William Scott-Elliot, at the sale ordered by the Raeburn family. I will end the list of English portraits with the important Romney, Mrs. Bryan Cooke, a veritable voluptuous poem in sentimental attitude, executed in a very simple scale of colors by this great lover of beauty. It is a canvas 46 inches $\times 30$ , engraved by H.T. Greehead, mentioned in the descriptive catalogue of the works of Romney by Ward and Roberts, page 32. This work of the highest order eclipses in exquisite delicacy most of PETRUS CHRISTUS. PORTRAIT D'UN SAINT CARTHUSIEN.

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FRANS HALS. LE JOVEUX CAVALIER. FRANS HALS. 1580-1666.

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LA RENAISSANCE GÉRARD TER BORCH. — CURIOSITÉ. Roberts, page 32. Cette œuvre capitale, des plus parfaites, éclipse, par sa délicatesse exquise, la plupart des portraits de femmes qui sont dans les Collections de New-York. Avant de quitter cette jolie salle à manger, je ne puis passer sous silence un noble buste de femme, en marbre blanc, de Lemoyne, — les belles pièces d’orfèvrerie en vermeil provenant de la famille royale d’Angleterre et les meubles de pur Chippendale dont deux porte-flambeaux cédés par l’Université d’Oxford. Gravissons maintenant l’escalier de pierre qui nous conduit au Grand Salon Français de style Louis XVI, dans lequel la gloire artistique de la France, à son apogée, est magistralement représentée par les plus grands Maîtres du XVIIIe siècle. Tel Le Billet doux, l’incomparable chef-d’œuvre du plus surprenant des magiciens qu’était Honoré Fragonard (1722-1806). Feuillet de Conches, qui l’avait acheté en 1864, osait à peine avouer à sa femme qu’il the portraits of women in te New-York collections. Before leaving this beautiful dining room, I must mention a noble bust of a woman in white marble, by Lemoyne, also the lovely pieces of silverware coming from the royal family of England and the furniture of pure Chippendale among which there are two « torchères » coming from Oxford University. We will now ascend the stone staircase which takes us to the French Grand Salon in the Louis XVI style, where the artistic glory of France at its highest level is authoritatively, represented by the greatest masters of the Eighteenth Century. Such is the Billet Doux, the incomparable chef-d’œuvre of that most amazing magician, Honoré Fragonard (1722-1806). Feuillet de Conches, who bought it in 1864, hardly dared confess to his wife that he had been guilty of the folly of paying four hundred francs for that canvas, whereas Mr. Bache has recently refused seven million for it.

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VAN DYCK. — ROBERT RICH, COMTE DE WARVICK. VAN DYCK. — SON PORTRAIT PAR LUI-MÊME.

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LA RENAISSANCE avait commis la folie de payer cette toile quatre cents francs, tandis que Mr. Bache en a refusé sept millions tout dernièrement. Voici en quels termes Arsène Alexandre s'exprimait sur le Billet doux lorsqu'il est passé à la vente publique de la Collection Cronier en 1905. « Tableau tout ruisselant de vivants satins, tout délicieusement irritant d’atmosphère galante. Ah ! l’adorable extravagance de couleur, que ce rideau jaune, cette robe bleue, ce tabouret vert, tout cela aboutissant à l’harmonie la plus dorée, la plus ambrée qui fut jamais. « L’autorité du peintre, dans le chiffonnage des étoffes, dans le vigoureux contraste des valeurs, dans le saisi d’un mouvement léger sont certainement des sujets de stupéfaction. » Le Billet doux a figuré à l’Exposition des Alsaciens-Lorrains en 1874, — illustré dans le livre de M. de Nolhac, « Fragonard », dans celui d’Armand Dayot, et mentionné par Portalis « Fragonard » page 272 — Mr. Bache a obtenu ce tableau de la Collection de Mr. Joseph Bardac. Deux petits tableaux du même Maître sont placés de chaque côté de la cheminée sur laquelle il y a trois délicieux marbres de Falconet. Ce sont : Vue d’une Villa Italienne et l’Allée Ombreuse, tous deux sur bois ( $0,24 \times 0,29$ ) qui appartenaient au Comte Alexandre Stroganoff du vivant de Fragonard. Pour être petits, ils n’en sont pas moins précieux, car ces deux bijoux sont peints avec toute la magie que Fragonard avait coutume de mettre dans ses productions les plus soignées. (Provenance Marino, Gouv. de Novgorod.) Le meilleur idéal de Boucher est dans son tableau de La Bergère Endormie (de la Collection Pérère) qui a le suprême avantage d’être l’original de cette toile vraiment exquise, qui a été reproduite maintes fois par tant de différents procédés. Que dire de plus des deux portraits par Drouais, celui par Vigée-Lebrun et le grand Hubert-Robert, si ce n’est que ces quatre tableaux sont des morceaux de choix, véritablement caractéristiques des Maîtres et de qualité tout à fait supérieure. Le clou, néanmoins, de l’École Française du XVIIIe siècle, dans le Salon de Mr. Bache, est visiblement Une Fête champêtre, par Jean-Baptiste-Joseph Pater (1695-1736), exposé au Petit Palais à Paris, en 1926, à l’Exposition « de Poussin à Corot », qui avait été organisée par le regretté Conservateur du Petit Palais, Henry Lapauze, fondateur de la Revue La Renaissance et qui n’a pu avoir la joie d’assister à l’inauguration de cet inoubliable tribut payé à deux siècles de l’Art Français. Ce tableau est remarquable par la fraicheur et l’éclat des colorations, sa grande dimension (hauteur 42 pouces These are the terms in which Arsène Alexandre expressed himself on the Billet Doux, when it was put up at the public sale of the Cronier collection in 1905. “ A picture all rustling in living satin, deliciously exciting with its gallant atmosphere. Ah ! what adorable extravagance of color, with this yellow curtain, this blue robe, this green footstool, all resulting in the most golden, the most perfumed harmony that ever was. “ The power of this painter in the rumpling of fabrics, in the lively contrast of values, in the seizing of a light motion are certainly facts that fairly astound.” The Billet Doux figured in the Alsace-Lorraine exhibition in 1874, — illustrated in the book by M. de Nolhac Fragonard, in that of Armand Dayot, and mentioned by Portalis, Fragonard, page 272. Mr. Bache obtained this painting from the collection of Mr. Joseph Bardac. Two little pictures by the same master are placed on each side of the mantel, on which there are three delightful marbles by Falconet. The paintings are: Vue d’une Villa Italienne and L’Allée ombreuse, both on wood ( $0,24 \times 0,29$ ), which belonged to Count Alexandre Stroganoff, during the lifetime of Fragonard. They are not less precious because they are small, as these two gems are painted with all the magic that Fragonard used to put in his most finished productions. (They come from Marino, Governor Novgorod.) The highest inspiration of Boucher is in his painting La Bergère Endormie (from the Pérère collection), which had the supreme advantage of being the original of that exquisite canvas which has been many times reproduced by so many different processes. What shall be said of the two portraits by Drouais, and by Vigée-Lebrun and the large Hubert-Robert, if it is not that these four pictures are choice pieces truly characteristic of the masters and of altogether superior quality. Le clou, indeed, of the French school of the XVIIIth Century, in the drawing room of Mr. Bache is evidently a Fête Champêtre by Jean-Baptiste-Joseph Pater (1695-1736) shown at the Petit Palais at Paris in 1926 at the exhibition “ de Poussin à Corot ”, which was organized by the regretted Curator of the Petit Palais, Henry Lapauze, founder of the review La Renaissance, who was denied the joy of being present at this unforgettable tribute paid to two centuries of French art. This painting is notable for the freshness and the lustre of its colorings, its large size (height 42 inches × breadth 56) and by the number of figures distributed throughout the canvas, more than two hundred persons in rich costume of every shade, grouped in different ways about the park. It is a joyous fête of actors, musicians, dancers and lovers, whose liveliness makes them move before the eyes, like a perfect panorama of the joy of living. This composition — the largest

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REMBRANDT. LE CHRIST AU BATON DE PÉLERIN. REMBRANDT. LE PORTE-ÉTENDARD.

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$\times 56$ largeur) et par le nombre de figures distribuées dans toute la toile, soit plus de deux cents personnages en riches costumes de toutes nuances, groupés de différentes manières dans un parc. C'est une fête joyeuse d'acteurs, musiciens, danseurs et d'amoureux, dont l'activité les agite devant les yeux, comme un panorama complet, de la joie de vivre. Cette composition — le plus grand tableau que Pater ait jamais peint est un exemple parfait de la technique superbe et brillante du Maître. Après avoir fait partie de la Collection de feu Alfred de Rothschild, de Londres, il a été hérité par Lady Carnavon ; appartenu ensuite à Sir Joseph Duveen. Bar $^{\text{t}}$ . Mr. Bache s'en est rendu acquéreur. Une superbe tapisserie de Beauvais d'après les cartons de Boucher, signée et datée 1756, occupe la majeure partie d'un mur entre le buste en marbre blanc de Mme de Pompadour, par J.-B. Pigalle (1714-1785), et un autre en plâtre de Houdon. Ce marbre de Pigalle était dans la chambre à coucher, au château de Versailles, de la célèbre marquise lors de sa mort, a été hérité par son frère le Marquis de Marigny, et après avoir fait tour à tour l'ornement des deux plus belles Collections réunies en un siècle, a été retrouvé dans le château de Pescheseul qui l'abritait depuis plus de cent années (Collection de la Comtesse Yolande de Breuil). Cette analyse très sommaire des tableaux ne me permet pas de décrire les beaux meubles en tapisserie, les secrétaires et tables signés Riesner et Gouthière, les vases de Sèvres et les autres objets d'art qui ornent le plus fastueux Salon du xviii $^{\text{e}}$ siècle aux États-Unis. Dans le Foyer, qui sépare le Salon de la Bibliothèque, d'autres chefs-d’œuvre attirent notre regard. C’est d’abord le portrait de Vélasquez par lui-même, peint vers 1634. Le chef incomparable de l’École Espagnole, né à Séville en 1599 et mort à Madrid en 1660, — avait donc 35 ans à l’époque où il peignait ce portrait. Exécuté d’un modelé serré et consciencieux, il est digne de figurer parmi les tableaux qui manifestent hautement le génie de Vélasquez. Exposé pendant des années au Musée provincial de Hanovre, faisant partie de la Collection de la Maison Royale de Brunswick-Luneberg, ce portrait de Diego de Sylva y Velasquez a été décrit et illustré par Dr. August M. Mayer dans Zeitschrift für Bildende Kunst 1917, et dans Art in America, Avril 1926, page 101-102. *** Une toile vraiment remarquable est celle représentant Don Manuel Osorio (l’enfant avec les chats et les oiseaux) peint en 1784, par Francesco de Goya (1746-1828), et qui fit partie de la collection de picture that Pater ever painted is a perfect example of the superb and brilliant technique of the master. After having been part of the collection of the late Alfred de Rothschild of London, it was inherited by Lady Carnavon; belonged after that to Sir Joseph Duveen, Bar $^{\text{t}}$ . Mr. Bache became the owner. A superb Beauvais tapestry after the designs of Boucher, signed and dated 1756, takes up the larger part of a wall, between the bust of Mme. de Pompadour in white marble by J.-B. Pigalle (1714-1785), and another in plaster by Houdon. This Pigalle marble was at the chateau de Versailles in the bed-chamber of the famous Marquise when at her death it was inherited by her brother the Marquis de Marigny, and after having been the ornament in turn of the two most beautiful collections brought together in a century, it was found in the chateau of Pescheseul, which sheltered it for more than a hundred years (collection of the Countess Yolande de Breuil). This very summary analysis of the pictures does not allow me to describe the fine furniture upholstered in tapestry, the desks and tables signed Riesner and Gouthière, the Sèvres vases and the other objects of art which adorn the most luxurious XVIIIth Century salon in the United States. In the hall that separates the salon from the library, other chefs-d’œuvre attract our attention. There is, first, the portrait of Velasquez by himself painted about 1634. The incomparable chief of the Spanish, school, born at Seville in 1599 and dying at Madrid in 1660, was 35 years old at the time when he painted this portrait. Executed with strict and conscientious modelling, it is worthy to be placed among the paintings that show at a high level the genius of Velasquez. Exhibited during years in the provincial museum of Hanover, forming part of the collection of the royal house of Brunswick-Luneberg, this portrait of Diego de Sylva y Velasquez was described and reproduced by Dr. August M. Mayer in Zeitschrift für Bildende Kunst, 1917, and in Art in America, april 1926, page 101-102. *** A truly remarkable canvas is the one representing Don Manuel Osorio (the child with cats and birds) painted in 1784 by Francesco de Goya (1746-1828), (collection of Señor Don Manuel Osorio de Zuniga of Madrid.) This picture is remarkable by the brilliant red coloring of the little boy’s costume. Venus et Adonis, by Titian from the Lord Darnley’s collection differs from many versions of this subject by the Venetian master, but it comes very near that in the Spencer’s collection.

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FRANCESCO GOYA. DON MANUEL OSORIO. S.D. MANUEL OSORIO MANRIOZ B ZYNIGA S'EGINES NACIEN & AUBIT VELASQUEZ. SON PORTRAIT PAR LUI-MÊME.