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L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI NATHAN

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UNE NOUVEAUTÉ SENSATIONNELLE LES MOTEURS 05 LES MOTEURS "85" ASSURENT LA MAITRISE ABSOLUE DE LA ROUTE ET LE MAXIMUM D'AGRÈMENT DE CONDUITE GRACE À LEURS ACCÉLÉRATIONS FOUDROYANTES PERMETTANT LA SUPPRESSION DES CÔTES QUI SONT MONTEES A LA MÊME ALLURE QU'EN PALIER ILS CONCILIENT DEFINITIVEMENT LA PUISSANCE ET L'ÉCONOMIE CAR IL NEST JAMAIS NECESSAIRE DE LES UTILISER A LEUR REGIME MAXIMUM CES MOTEURS ÉQUIPENT TOUTES LES 6 ET 8 CYLINDRES RENAULT L'AUTOMOBILE DE FRANCE

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L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI 5, RUE BARTHOLDI, BOULOGNE (SEINE) — TÉL.: MOLITOR 19-90 ET 91 REVUE MENSUELLE — 5e SERIE — NUMERO 4 — AVRIL 1935 ANDRÉ BLOC, DIRECTEUR COMITÉ DE PATRONAGE: MM. POL ABRAHAM, ALF. AGACHE, L. BAZIN, EUGÈNE BEAUDOUIN, LOUIS BOILEAU, DJO BOURGEOIS, VICTOR BOURGEOIS, URBAIN CASSAN, PIERRE CHAREAU, JACQUES DEBAT-PONSAN, JEAN DÉMARET, ADOLPHE DERVAUX, JEAN DESBOUS, ANDRÉ DUBREUIL, W. M. DUDOK, FÉLIX DUMAIL, ROGER EXPERT, LOUIS FAURE-DUJARRIC, RAYMOND FISCHER, TONY GARNIER, JEAN GINSBERG, HECTOR GUIMARD, MARCEL HENNEQUET, ROGER HUMMEL, FRANCIS JOURDAIN, ALBERT LAPRADE, H. LE MÊME, MARCEL LODS, BERTHOLD LUBETKIN, ANDRÉ LURCAT, ROB. MALLET-STEVENS, LOUIS MADELINE, J. B. MATHON, J. C. MOREUX, HENRI PACON, PIERRE PATOUT, AUGUSTE PERRET, G. H. PINGUSSON, HENRI PROST, MICHEL ROUX-SPITZ, HENRI SELLIER, CHARLES SICLIS, PAUL SIRVIN, MARCEL TEMPORAL, JOSEPH VAGO, ANDRÉ VENTRE, VETTER COMITÉ DE RÉDACTION PIERRE VAGO, RÉDACTEUR EN CHEF HISTORIQUE: ALBERT LAPRADE URBANISME: MAURICE ROTIVAL ARCHITECTURE: G. H. PINGUSSON INTÉRIEURS: J. P. SABATO U TECHNIQUE: ANDRÉ HERMANT JULES POSENNER, SEC. DE RÉDACTION CORRESPONDANTS: ALLEMAGNE: JUERGEN SCHWEIZER — ANGLETERRE: E. GOLDFINGER — AUTRICHE: EGON RISS BELGIQUE: DE KONINCK — BRÉSIL: EDOUARD PEDERNEIRAS — BULGARIE: LUBAIN TONEFF — DANEMARK: HANJEN — ESPAGNE: GUITIERREZ SOTO — ÉTATS-UNIS: DEXTER MORAND — EXTRÊME-ORIENT: HARRY LITVAK — GRÈCE: GEORGES KALYVAS — HONGRIE: PROF. DENIS GYOERGYI — ITALIE: P. M. BARDI — JAPON: BRUNO TAUT — PALESTINE: J. BARKAI — PAYS-BAS: J. P. KLOOS — PORTUGAL: PARDEL MONTEIRO — ROUMANIE: G. CANTACUZENE — SUÈDE: VIKING GOERANSSON — SUISSE: H. ZWEIGENTHAL — TCHÉCOSLOVAQUIE: JEAN SOKOL — TURQUIE: ZEKI SAYAR — U. R. S. S.: PROF. ARKINE — YOUGOSLAVIE: ILITCH ET PLANITCH Mme M. E. CAHEN, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL --- DÉPOSITAIRES GÉNÉRAUX DE « L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI » A L'ÉTRANGER BELGIQUE: LIBRAIRIE DIETRICH, 10, PLACE DU MUSÉE A BRUXELLES. — ROUMANIE: LIBRAIRIE « HASEFER », RUE EU-GEN CARADA, BUCAREST. — ESPAGNE: ÉDITIONS INCHAUSTI, ALCALA 63, MADRID. — ARGENTINE: ACME AGENCY, CASILLA CORREO 1136, BUENOS-AYRES. — BRÉSIL: PUBLICACOES INTERNACIONAES, AVENIDA RIO BRANCO, 117, RIO-DE-JANEIRO. — COLOMBIE: LIBR. COSMOS, CALLE 14, N° 127, APARTADO 543, BOGOTA TARIF DES ABONNEMENTS: FRANCE ET COLONIES: UN AN (DOUZE NUMÉROS) ………………………………………… 150 FR. PAYS ÉTRANGERS A 1/2 TARIF POSTAL: UN AN: 230 FR. — PAYS ÉTRANGERS A PLEIN TARIF POSTAL …………… 250 FR. PRIX DU NUMÉRO : FRANCE ET COLONIES : 18 FR. - ÉTRANGER 25 FR.

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HOPITAL-HOSPICE DE NIORT M. LABORIE, ARCHITECTE MENUISERIE METALLIQUE ET BOIS FENÊTRES, BÂTIS, HUISSERIES MÉTALLIQUES PORTES CAISSONNÉES SPÉCIALES BTÉ S.G.D.G. DEMANDEZ-NOUS NOS STANDARDS L. DOUZILLE ING.A.M 7, RUE SÉBASTIEN-MERCIER - PARIS XVᵉ - VAUG. 69-00.69-01 SIÈGE SOCIAL ET USINES A ALBERT (SOMME) - TELEPHONE : 43 A ALBERT PUB.: ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI

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SOMMAIRE L'ARCHITECTURE EN FRANCE 4 IMMEUBLES DE RAPPORT A PARIS PAR G. H. PINGUSSON. ŒUVRES DE MM. ALI-TUR, ELKOUKEN, HAMAYON, LECONTE, MADELINE, REY, SACHS ET SOLOTAREFF. 30 DÉPOT ANNEXE DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE M. ROUX-SPITZ, ARCH. 33 LE LABORATOIRE DU PROF. BRANLY PAUL TOURNON, ARCH. 36 UN JARDIN, PORTE DE BAGNOLET R. LARDAT, ARCH. L'ARCHITECTURE À L'ÉTRANGER 39 COLONIE DE VACANCES À CATTOLICA C. BUSIRI-VICI, ARCH. 42 COLONIE DE VACANCES À SANTA SEVERA L. LENZI, ARCH. 46 ARCHITECTURE NOUVELLE AU JAPON PAR BRUNO TAUT. 84 L'EXPOSITION DE 1937: UN PROJET DE LE CORBUSIER. 87 3ème RÉUNION INTERNATIONALE D'ARCHITECTES. 89 INFORMATIONS, BIBLIOGRAPHIE.

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IMMEUBLE DE RAPPORT A PARIS, QUAI D'ORSAY A. LECONTE, ARCHITECTE Photo Gerstel

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IMMEUBLE, QUAI D'ORSAY A. LECONTE, ARCHITECTE IMMEUBLES DE RAPPORT A PARIS PAR G. H. PINGUSSON Avant de passer rapidement en revue les dernières œuvres dont s'est enrichi notre patrimoine architectural, il n'est pas mauvais de revenir sur le programme lui-même dont l'œuvre n'est que la traduction, l'œuvre ne valant, du point de vue du métier, que ce que valent sur le plan humain les mobiles qui l'ont inspirée. Que pensons-nous de l'immeuble de rapport, peut-il donner un jour une grande œuvre et à quelles conditions, est-il au contraire voué à la laideur et à la médiocrité? L'immeuble destiné à l'habitation collective est la conséquence du développement des grandes villes (bien que certaines capitales comme Londres aient encore une très forte proportion de maisons individuelles); l'immeuble de rapport, la « boîte à loyers » comme le locatis d'autrefois est une forme inférieure de l'habitation, il répond à un programme inspiré par l'esprit de profit: l'exploitation commerciale d'une clientèle ou la spéculation sur le développement rapide d'un quartier neuf, mobiles moins nobles que ceux qui poussent l'homme à construire son propre foyer. Dans le premier cas la qualité de l'habitation offerte n'est limitée par le bas que par les offres concurrentes et des conditions de sécurité minima et correspond donc au prix de revient minima pour un loyer maxima, dans le second cas elle n'est limitée par le haut que par les moyens financiers du propriétaire et correspond à la qualité maxima pour un prix de revient déterminé. Ces raisons expliquent à elles seules que l'immeuble de rapport ait été le fait architectural le plus regrettable de notre époque ayant provoqué une surenchère à l'étriqué, à la camelote, à la banalité — la création de conditions inhumaines de vie: cours étroites, bruyantes, sans air et sans lumière, enfermant les mauvaises odeurs, prospects insuffisants, emprisonnant le regard et l'esprit — la destruction des surfaces boisées (triomphe du terrain sur la terre). Par surcroît, l'immeuble de rapport a hérité de tous les défauts attachés à la maison particulière: petites dimensions et formes irrégulières des terrains; exploitation jusqu'à la limite, des règlements trop ou trop peu exigeants; particularisme de chaque propriétaire d'immeuble attaché à différencier sa construction de la voisine. Cet individualisme qui entraîne chaque propriétaire à se singulariser à tout prix est un obstacle insurmontable à la réalisation de grandes compositions architecturales, les grands rythmes supposant une discipline consentie ou imposée, consentie plutôt, avec le plaisir d'être semblable dans un même type évolué vers la perfection, participant à un même mouvement concerté. Enfin, il n'est pas de programme qui prouve davantage l'interdépendance de l'architecture et de l'urbanisme: il n'y a pas de bonne architecture d'immeuble collectif sans grand tracé urbain, sans un regroupement et une refonte des morcellements anciens dans un canevas à plus large maille, sans

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PLAN DU REZ-DE-CHAUSSEE IMMEUBLE DE RAPPORT A PARIS, QUAI D'ORSAY G. LECONTE, ARCHITECTE --- PLAN D'EATAGE COURANT

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une révision complète des principes directeurs de l'urbanisme tel qu'il est appliqué et, comme corollaire, sans une ferme autorité éclairée et résolue à l'action. Nous atteignons là à la limite d'un rapide coup d'œil critique. Résumons les causes de la dégradation du programme de l'immeuble de rapport: culte du profit, individualisme, réglementation désuète, absence d'urbanisme. Il n'est plus possible sous de pareilles influences de réaliser une œuvre d'architecture, on ne peut obtenir que le moindre mal, le meilleur « arrangement » d'un cas toujours difficile, souvent désespéré; il ne s'agit plus, le plus fréquemment, que de faire tenir dans un terrain difforme les pièces nécessaires comme on fait tenir dans une valise plus d'objets qu'elle n'en peut contenir: d'architecture bien peu, de bonne construction pas davantage, la composition asservie au dimensionnement, l'imbrication compliquée des pièces, les retraits successifs des étages supérieurs, entraînent inévitablement des artifices de construction obligatoirement dissimulés à l'œil. Enfermés dans la sévère contrainte de pareils programmes, quelques architectes ont cependant essayé de s'évader et de trouver un plan-type nouveau: Sauvage par exemple, inventant et réalisant son immeuble en gradins qui est peut-être la seule solution architecturale individuelle au problème de l'habitation urbaine; d'autres solutions comme celle de Le Corbusier, n'acceptent pas les règles actuelles et subordonnent avec raison le problème architectural au problème d'urbanisme. Ce préambule un peu long me dispense de juger les œuvres individuelles qu'apporte l'actualité; les unes et les autres sont frappées des mêmes tares, d'autant plus excusables que les conditions particulières de chacune étaient plus sévères (Joseph Madeline), et d'autant moins excusables, par contre, lorsque la contrainte du programme était allégée (Solotareff). On peut constater là comme ailleurs que le style « boîte à loyers » dont la laideur provient du manque d'unité, du caractère haché et disparate des façades, des décrochements nombreux, de la multiplicité des matériaux, de l'absence totale de rythme continu et de commune mesure, survit aux causes qui l'ont engendré et qu'il continue à fleurir dans des compositions relativement libres, reflétant une curieuse résignation... Quels remèdes à tout cela et quelles possibilités de salut? Aucune, sinon celles-ci: de l'ORDRE, un PLAN, un CHEF. G. H. PINGUSSON. IMMEUBLE, QUAI D'ORSAY LES FENÊTRES

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IMMEUBLE A PARIS, QUAI D'ORSAY G. LECONTE, ARCHITECTE DÉTAIL D'APPAREILLAGE DE FAÇADE. Encadrement de baies, appuis et bandeau, en pierre de POUILLENAY. Les bandeaux reposent par un talon sur l'ossature en béton armé. Les plaques de revêtement en TRAVERTIN ROMAIN viennent s'encastrer dans des rainures ménagées dans les encadrements. Remarquer la grande dimension des pierres de la corniche. Dans les parties en surplomb le béton a été laissé apparent pour éviter toute pierre suspendue: la pierre de Pouillenay concassée a servi de gravillon. Dans le bas de la façade (ci-dessous) les poteaux ont été laissés apparents sous le bandeau (également en béton bouchardé) de manière à assurer au sous-sol un éclairage maximum.

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COUPE SUR L'ENTRÉE ET LA ROTONDE D'ANGLE Remarquer l'amincissement des dalles de plancher formant coupole à chaque étage: épaisseur minima du béton 5 cm. + 10 cm. de sous-parquet et parquet. Accrochage des pierres du linteau, courbe de l'entrée sur anneau en béton armé. Dessous de l'encorbellement en béton apparent boucharde (gravillons Pouillenay). COUPE SUR LA BISSECTRICE DE L'ANGLE DES DEUX RUES COUPE SUR LA TERRASSE DE LA ROTONDE D'ANGLE Etanchéité rentrée à l'intérieur des cuvettes des siphons-paniers. Protection chape ciment et sol briquettes.