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L'ARCHITECTE REVUE MENSUELLE DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉE AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT COMITÉ DE DIRECTION : - MM. A. ARFVIDSON, - L. H. BOILEAU, - L. BONNIER, - BOUWENS DE BOIJEN, - A. DEFRASSE, - AD. DERVAUX, - ROGER EXPERT, - TONY GARNIER, - J. GODEFROY, - CH. LETROSNE, - P. PATOUT, - CH. PLUMET, - H. SAUVAGE, - L. SOREL, - A. VENTRE RÉDACTEUR EN CHEF : MICHEL ROUX-SPITZ NOUVELLE SÉRIE 4e ANNÉE N° 10 OCTOBRE 1927 --- PARIS ÉDITIONS ALBERT LÉVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, Rue de l'Echelle

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BELZACQ FRÈRES CONSTRUCTEURS BREVETÉS STORES, BANNES TREILLAGES VELUMS, CLAIES 8, RUE TORRICELLI. PARIS 17E TEL WAGRAM 2152 Bras pour grandes saillies N°75 TEL WAGRAM 2152 RUHLMANN Meubles. Installations. Décoration 27, rue de Lisbonne ATELIER D'ART GAËTAN JEANNIN inventeur créateur de procédés modernes brevetés France & Suisse et étranger de la décoration du verre et du bois par la gravure au jet de sable 181, Avenue EDOUARD VAILLANT BILLANCOURT (Seine) TÉLÉPHONE: AUTEOIL 03-02 NOS PLAQUES ONDULÉES EN CIMENT AMIANTE sont : inoxydables imperméables incombustibles non diathermane Elles se posent sur charpente en bois ou fer. Eternit. USINES ET BUREAUX à PROUVY-THIANT (Nord) Poids d'une plaque 2.50 x 0.70 21 kilos

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SOMMAIRE du numéro de "L'Architecte" d'Octobre 1927 TEXTE L'ÉVOLUTION DES CHARPENTES DU XIe AU XVIIIe SIÈCLE (suite). H. DENEUX. PLANCHES Pl. 55 à 58. — Lycée, à La Haye . . . . . . J. Limburg, architecte. Pl. 59 et 60. — Villa, square du Docteur-Blanche, à Paris . . . . . . Le Corbusier et P. Jeanneret, architectes. Correspondants.— Allemagne: M. Goetz, Eppendorferstieg, 39, Hamburg.— Autriche: D'Ermens, Schegargasse, 17, Vienne. Tous les droits sur les articles et les reproductions sont réservés pour tous pays. Les articles parus dans "L'Architecte" deviennent la propriété de la revue. FRANCE . . . . Le numéro 12 fcs. — L'abonnement (12 numéros) . . . . . . 120 fcs ETRANGER . . . 1°. Pays ayant adhéré à la convention de Stockholm (tarif postal abaissé) le numéro 14 fcs. . . . . . 140 fcs L'abonnement (12 numéros) 2°. Autres pays: Angleterre et ses Colonies et Dominions (Canada excepté), Danemark, Danzig, Etats-Unis, Colonies hollandaises, Italie et Erythrée, Norvège, Palestine, Suède, Suisse: le numéro 15 fcs. L'abonnement (12 numéros) . . . . . . 150 fcs L'année parue (nouvelle série, 1924, 1925, 1926) . . . . . . France 150 fcs. — Étranger. 165 fcs Portefeuille destiné à contenir une année . . . . . . 10 fcs. — 13 fcs ÉDITIONS ALBERT LÉVY, 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS (1er). LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS Cheques postaux: Paris 6690 — R.C. Seine 64.696 — Adresse télégraphique: Edalvyde-Paris — Téléphone: Louvre 33-87. Nous tenons à la disposition de nos lecteurs un PORTEFEUILLE destiné à contenir l'Année 1926 de l'Architecte contre 10 francs (port en sus pour l'étranger : 3 frs.). Ch. P. 6690, Paris. R. C. Seine 64.696. FUMISTERIE Chauffage à vapeur et à eau chaude GIOVANETTI Maison fondée en 1828 6, Avenue Richerand (X° Arr.) Téléphone: NORD 21-94 Succursale: 39, Rue Cardinet (XVII°) Téléphone: WAGRAM 13-38 PARIS ÉTABLISSEMENTS GENTIL & BOURDET GRÈS FLAMMÉS ET MOSAIQUES Société Anonyme au Capital de 1.700.000 Francs siège social: 189, rue du vieux-pont-de-sévères, billancourt Adr. Télér.: GREFLAM-BILLANCOURT 7 GRANDS PRIX, MEMBRE DU JURY AUX EXPOSITIONS, LAURÉAT DE LA SOCIÉTÉ CENTRALE DES ARCHITECTES (FONDATION PAUL SEDILLE) Téléphone: AUTEUIL 03-17 AGENCE SPÉCIALE DE DESSINATEURS POUR L'EXÉCUTION DE TOUS AVANT PROJETS POUR L'ADAPTATION DE NOS GRÈS

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SOCIÉTÉ ANONYME DES ANCIENS ÉTABLISSEMENTS E. BORDEREL ET E. ROBERT FERRONNERIE D'ART CACHE-RADIATEUR RAYMOND SUBES DIRECTEUR 131, RVE DAMREMONT, 131 TEL : MARC . 12 - 79 PARIS : TEL : MARC . 04 - 85 R.C. Seine 95-918 --- Le bétonnage de la base élargie du PIEU FRANKI s'effectue de la façon suivante : PAR pilonnage méthodique, au moyen d'un dameur de 2.200 kilogs, on refoule, sous les tubes de fonçage, du béton par petites quantités, jusqu'à ce que le dameur rebondisse sur le béton comme s'il tombait sur du roc. Demandez la brochure explicative illustrée N° 7P PIEUX FRANKI Un spécialiste pour vos fondations 54, rue de Clichy, PARIS Téléph. : Gutenberg 61-64 - Louvre 69-59 R.C. SEINE 96-158

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L'ARCHITECTE L'ÉVOLUTION DES CHARPENTES DU XIe AU XVIIIe SIÈCLE (Suite.) Parmi les charpentes à la Philibert Delorme, nous ne connaissons, encore en place, que celle d'une maison à Blois, 11, rue du Lion-Ferré (fig. 128) et, à Pithiviers (Loiret), le comble de l'Hôtel de l'Ardoise construit entre 1560 et 1570. Une autre maison à Roye (Somme) possédait également une charpente de ce système, que nous avons relevée entre les deux avances allemandes. Ce procédé a été repris à la fin du xviiie siècle et au début du xixe. C'est ainsi que le dôme de 40m de diamètre construit en 1782, par Legrand et Molinos, architectes, et Roubo, charpentier, pour couvrir la cour de la halle aux blés, à Paris (1), le dôme de la chapelle du cimetière du Nord, à Reims, construit en 1788 par Serrurier, architecte de la Ville, la coupole des Petites-Ecuries, à Versailles, an XII, le lavoir de Druges-les-belles-Fontaines (Yonne), daté de 1831, l'asile près l'Hôtel-Dieu de Tonnerre, et une autre construction à Nogent-sur-Seine, sont des applications relativement modernes du procédé inventé au xvie siècle. XVIIe siècle. — Avec le xviiie siècle, les charpentes vont présenter, comme au xvie siècle, plusieurs aspects différents. La tradition des charpentes à chevrons formant fermes se continue dans un certain nombre d'applications, mais avec des variantes dans les détails (1) Charpente incendiée en 1802 et refaite en fer en 1809 par Bellanger, architecte. que nous examinerons. C'est à cette époque que s'accuse, notamment dans le nord de la France, le système que nous appellerons par étages successifs : les combles coupés ou brisés, dits à la « Mansard », et les combles à pannes ordinaires, comme on les pratique encore de nos jours. 1° Charpentes à chevrons formant fermes. — Parmi les charpentes du xviiie siècle qui ont per- pétué le système à chevrons formant fermes, celle de l'église de l'ancien couvent des Carmes déchaussés, rue de Vaugirard, à Paris, construite en 1614, est très caractéristique par l'assemblage des entrails retroussés de chevrons dans le plan même du sous-faitage inférieur (fig. 129). Nous retrouverons cette nouvelle manière de traiter les entrails retroussés dans presque toutes les charpentes de cette époque, et c'est un critérium pour les dater. L'église St-Sulpice, à Paris, du milieu du xviiie siècle (fig. 130), autre exemple du même système, possède cette dernière caractéristique. Dans cette charpente les bois sont d'une grosseur exagérée et à peine équarris. Ils sont tirés de gros arbres sciés en quatre, de sorte que chaque morceau possède deux faces de sciages propres et deux autres avec écorce et aubier. (Nous avons pu prélever dans cette charpente un fragment d'écorce de 0m50 de longueur.) Ceci est encore une autre caractéristique des charpentes du xviiie siècle. Nous verrons, en traitant en détail les assemblages, comment les charpentiers du xviiie siècle réalisaient l'assemblage, entre elles, de pièces aussi défécueuses. OCTOBRE 1927.

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L'ARCHITECTE --- La charpente de l'église Saint-Louis-en-l'Ile, à Paris, de la seconde moitié du XVIIe siècle (fig. 131), rappelle également le système des charpentes à chevrons formant fermes, mais, comme à Saint-Sulpice, les entraits retroussés inférieurs ont été assemblés dans des liernes longitudinales. La charpente de la chapelle du château de Versailles, de la fin du XVIIIe siècle, ou des premières années du XVIIIe, possède également des entraits de chevrons assemblés dans les sous-faitages (fig. 132). A la cathédrale d'Orléans, la charpente, refaite dans la seconde moitié du XVIIe siècle, possède, plus que les précédentes, les caractères des charpentes médiévales (fig. 134). Par ses doubles sous-faitages, et ses poinçons richement élégis et travaillés, on serait tenté de la classer parmi les charpentes du XVIe siècle. Mais ce qui la rattache aux charpentes du XVIIe ce sont les étrésillons obliques assemblés sur les entraits retroussés et les assemblages employés qu'on ne trouve qu'à cette époque. On peut rattacher à ce type la charpente lambrissée de l'église St-Pantaléon, à Troyes, construite en 1675 (fig. 133) On remarque dans cette charpente la disposition adoptée du décrochement des corniches intérieure et extérieure pour buter les pieds des fermes et chevrons et éviter ainsi les tirants ou entraits à la base. Il faut convenir que cette solution n'est suffisante qu'à cause de la faible portée de cette charpente (7m00 entre murs). Nous constatons encore, dans cette charpente, la persistance de l'étrésillon-nement dans le plan des chevrons, que nous avons vu apparaître au XVe siècle. 2° Charpentes par étages successifs. Nous avons vu qu'au XVIe siècle, Philibert Delorme avait déjà cherché à remplacer les grandes pièces de bois par de petits éléments, parce que, les forêts s'épuisant, il devenait difficile de se procurer, en quantité suffisante, les longues pièces nécessaires à la structure de nos charpentes médiévales. (Les chevrons de la charpente de la cathédrale de Reims, refaite de 1483 à 1485, n'avaient pas moins de 17m30 de longueur sur 0m22×0m22 de section à la base, et 0m18×0m20 au sommet). C'est vraisemblablement cette pénurie de grandes pièces qui fit inventer le dispositif

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L'ARCHITECTE que l'on rencontre surtout au xvie siècle, dans le nord de la France, à Cassel, à Dunkerque, Hondschoote, mais dont le principe est déjà appliqué, antérieurement, à l'église St-Jean de Dijon, en 1468, et à Reims en 1487, qui consiste à construire chaque ferme par une succession d'étages superposés. Paris possède deux charpentes conçues sur ce système, mais elles ne présentent pas la même franchise que celles du Nord ; c'est la charpente de l'église St-Louis-St-Paul, et celle, un peu bâtarde, de la chapelle des Invalides, qui rappelle, de loin, les charpentes à chevrons formant fermes, mais dont les Dans cette charpente, on rencontre une autre disposition ayant le même but, c'est la suppression des entrails inférieurs, de deux en deux fermes, obtenue en traitant les deux pans de bois longitudinaux en poutre armée. Cette disposition, qui nécessite un cube de bois au moins égal à celui des entrails supprimés, a le seul avantage d'économiser des pièces de grande longueur et de gros équarrissage, (15m00 de longueur × 0m405 × 0m43). H. DENEUX, Architecte du Gouvernement. (A suivre.) fermes ont bien été mises au levage en deux parties. Dans la charpente de l'église St-Louis-St-Paul, on sent un tâtonnement dans la disposition des pannes. Tandis que les inférieures sont assemblées dans les arbalétriers, et forment liernes longitudinales, les supérieures sont posées dessus. A la chapelle des Invalides, même hésitation pour placer les pannes. Dans ce dernier exemple le dessus des pannes affleure le dessus des chevrons. Ceux-ci sont ainsi formés de petits morceaux assemblés à chaque extrémité dans les dites pannes. Cette disposition montre encore combien était grande la recherche des combinaisons pour supprimer les grandes longueurs des bois.

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L'ARCHITECTE EXPLICATION DES PLANCHES PLANCHES 35 à 38. — Lycée à La Haye. — J. Limburg, architecte. Ce lycée comprend 16 classes, ou salles de cours ordinaires, et des salles spéciales, chacune avec ses annexes, pour le dessin, la géographie, la physique, la chimie, l'histoire naturelle; on y trouve encore un laboratoire, deux salles de gymnastique, pour garçons et filles, une bibliothèque, une salle de réunions pour les professeurs, un cabinet de travail pour le directeur.

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L'ARCHITECTE --- FIG. 137. — LYCÉE A LA HAYE. — Bibliothèque et entrée sur la Bildersstraat. Le plan est remarquablement clair et simple, mais l'architecte n'a pas craint de multiplier les décrochements de façade chaque fois qu'il était nécessaire à l'éclairage ou à la ventilation. Le bâtiment est distribué en trois masses principales, autour de trois jardins : le jardin botanique, la cour de jeu, la place destinée aux exercices physiques. Les deux premières, de part et d'autre de l'entrée principale, Bildersstraat, sont séparées par le vestibule ; on trouve à gauche, outre la loge du concierge, la bibliothèque et les salles de cours spéciales : histoire naturelle, géographie (avec un dépôt pour les cartes), dessin, etc.; à droite s'ouvrent les locaux réservés au directeur et professeurs : vestiaire, salle de réunion, toilette; cette partie est prolongée, entre le jardin botanique et la cour de jeu, par une longue galerie bordée par les salles de classe, laquelle aboutit aux deux salle de gymnastique formant, avec leurs dépendances, le troisième corps de bâtiment. Enfin une petite maison servant d'habitation au concierge s'élève entre l'entrée principale et la cour de jeu, en avant du deuxième groupe. Le souci de faire « moderne » est manifestement absolument étranger à l'architecte et cependant, si moderne il y a, rien, mieux que son lycée, ne mérite ce qualificatif. La composition est extrêmement poussée, mais uniquement dans le sens d'une fidélité plus grande au programme ; la forme se borne à souligner le plan, sans exagération ni timidité. Elle s'en dégage, pour ainsi dire, d'elle-même. Le plan est vraiment l'âme de la construction, il bénéficie de toute la puissance inventive de l'architecte, de son adresse, de la fantaisie avec laquelle il sait utiliser librement les données du problème. C'est là peut-être, dans cette richesse de composition, dans cette exécution d'une franchise parfaite, qu'il faut chercher le secret de la maîtrise actuelle des Hollandais : en voici, croyons-nous, un très bon exemple. --- FIG. 138. — LYCÉE A LA HAYE. — Jardin Botanique.

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L'ARCHITECTE PLANCHES 59 et 60. — Villa, square du D-Blanche, à Paris. — Le Corbusier et P. Jeanneret, architectes. Construite en 1923 et 1924, cette villa, où l'on retrouve quelques-uns des principes qui sont chers à MM. Le Corbusier et Jeanneret, représente, malgré sa date un peu ancienne, un type excellent de leur manière. Principes, mais qui ne tiennent nullement du parti pris : fruits d'une expérience solide et réfléchie, joints à un vif besoin de logique, au goût du raisonnement poussé à ses extrêmes conséquences et parfaitement dédaigneux de tout ce qui pourrait affaiblir sa propre rigueur, ils confèrent à leurs ouvrages architecturaux ou écrits un caractère très particulier de sûreté et d'audace. Rien n'est fait ici pour charmer ou séduire; si l'œuvre emporte notre adhésion, on veut que ce soit par la seule force de quelques idées justes. Tout n'y est au fond que tradition, et de la meilleure. Que l'on aime ou non les œuvres de MM. Le Corbusier et Jeanneret, il faut bien admettre qu'elles se rattachent essentiellement à ce qui c'est fait de plus solide en architecture, à toutes les époques, chez nous et ailleurs. Ils donnent au plan le rôle primordial : c'est mettre la composition à sa véritable place, à la base de tout travail architectural. Le plan de la villa que nous donnons aujourd'hui est très spécial : la maison n'est habitée que par une seule personne, et elle devait abriter une collection de peintures modernes. L'ossature est en ciment armé (poteaux et dalles), et le remplissage est fait de

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L'ARCHITECTE Page 79 Figure 141. — Villa, Square du Docteur-Blanche, à Paris. Plan du rez-de-chaussée. parpaings creux de mâchefer. La toiture est en terrasse recouverte d'un jardin : l'établissement de jardins sur les toits combat heureusement les effets de la dilatation. Une partie de la maison est sur pilotis, le jardin passant au-dessous ; c'est une conception que MM. Le Corbusier et Jeanneret ont généralisée depuis. Les fenêtres, en longueur, éclairent de mur à mur ; elles ouvrent encore, ici, par des guichets : le modèle définitif, que les architectes viennent de mettre au point, ne comporte que des éléments de $1^{\text{er}}25$ glissant latéralement, la fermeture hermétique étant assurée par un excentrique et un dispositif particulier des battues. Ces fenêtres se combinent sur diverses hauteurs : ici le hall est éclairé par trois séries superposées. L'aménagement intérieur ne comporte que des murs de plâtre peints à la colle, de blanc ou de couleur. Des essais tout spéciaux de polychromie ont été faits, la couleur étant employée comme camouflage pour effacer des corps de bâtisse intérieurs (terre d'ombre naturelle pure), ou pour accentuer l'éclairement des murs (rouge en lumière), ou pour donner une impression d'espace (bleu à contre-jour). Figure 142. — Villa, Square du Docteur-Blanche, à Paris. Plan du 1er étage. La structure, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, apparaît aux points jugés utiles, donnant à l'ouvrage une certaine acuité (poteaux ou sommiers). Il n'est fait aucune construction en surcharge en dehors de la structure de béton et des remplissages. La remise en honneur du travail de composition est certainement le résultat le plus précieux des efforts de l'architecture actuelle — efforts qui ne datent pas d'hier, du reste. On nous promet pour un avenir rapproché des constructions qui ne seront plus à proprement parler des maisons, mais de l'espace aménagé, où rien ne nous séparera plus, ou presque, de l'air et de la lumière, où la structure, Figure 143. — Villa, Square du Docteur-Blanche, à Paris. Plan du 2e étage.