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L'ARCHITECTE REVUE MENSUELLE DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉE AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT COMITÉ DE DIRECTION - MM. ARFVIDSON - J. AUBURTIN - LOUIS-H. BOILEAU - LOUIS BONNIER - BOUWENS DE BOIJEN - A. DEFRASSE - AD. DERVAUX - TONY GARNIER - L. GODEFROY - CH. LETROSNE - PIERRE PATOUT - C.H. PLUMET - H. SAUVAGE - LOUIS SOREL - ANDRÉ VENTRE Rédacteur en chef : Michel ROUX-SPITZ --- NOUVELLE SÉRIE 2° ANNÉE N° 8 AOUT 1925 --- SOMMAIRE TEXTE L'ENSEIGNEMENT DE L'ARCHITECTURE Après le Congrès de Londres (suite et fin). Jean Porcher. PLANCHES Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes : Pl. XLIX. Club des Architectes Diplômés par le Gouvernement ...

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L'ARCHITECTE L'ENSEIGNEMENT DE L'ARCHITECTURE APRÈS LE CONGRÈS DE LONDRES (Suite et fin.) Ce qu'on reproche à l'éducation actuelle, ce n'est pas seulement de ne pas assez tenir compte de la réalité présente; c'est aussi parfois de rester trop fidèlement attachée à la connaissance du passé. Par l'abus de la copie, dit-on, par l'étude exagérée des formes anciennes, on fait du futur architecte un historien, un archiviste; on lui bourre la mémoire, on tue en lui la faculté créatrice. Nous n'en croyons rien; l'étude du passé n'est nuisible que lorsqu'elle est incomplète; partout les primaires sont les gens du monde les moins spontanés, et ceux que gène la tradition sont ceux qui n'y ont rien compris, faute d'en avoir médité les leçons avec assez de soin. Copier n'est rien, ou plutôt c'est très fâcheux, si la copie devient une fin en soi, si au lieu de permettre seulement de mieux analyser les œuvres des grands artistes d'autrefois, d'en faire pour ainsi dire l'anatomie, elle ne sert plus qu'à entasser des formules toutes faites qui dispensent de tout effort, et qu'on utilise telles quelles, paresseusement, en des circonstances quelconques. Mais, copier est très utile si l'on cherche, au delà des formes anciennes, à en comprendre la raison d'être, si l'on entend la copie non comme une imitation mais comme l'utilisation réfléchie du trésor d'expérience accumulé par les siècles, de la masse de solutions excellentes qu'avec les moyens dont ils disposaient nos prédécesseurs ont donnée à des problèmes, que rien n'empêchera, que tout conseille au contraire de résoudre autrement, puisque nos moyens sont différents, mais en essayant de conserver à la solution nouvelle les qualités qui ont fait la perfection de l'ancienne. Prenons comme exemple la très intéressante église du Raincy, et comparons-la au pitoyable St-Jean de Montmartre, on mesurera toute la différence qui sépare une solution franche, utilisant nettement, sans partipris mais sans timidité, les moyens modernes, d'une gauche imitation, à peine dégagée de la copie malgré l'emploi du métal. Un détail seulement: St-Jean possède des tribunes qui ne font qu'assombrir le vaisseau. Pourquoi? Pour imiter le Moyen-Age. Mais, à cette époque, elles étaient constructives, elles servaient à contrebuter les murs gouttereaux. A St-Jean, elles ne sont rien qu'un ornement superflu et encombrant. L'église du Raincy, si différente qu'elle soit des églises du Moyen-Age, les continue très heureusement: tout y est logique et simple, calculé en vue d'obtenir un certain effet de clarté et de légèreté; mais là où les artistes anciens, pour arriver aux mêmes résultats, ne possédaient que la pierre, ceux d'aujourd'hui disposent des ressources infinies du métal et du ciment armé. Bien mieux que telle église gothique moderne, l'église du Raincy est dans la vraie tradition. Nous ne voyons plus aujourd'hui que l'effet produit par la construction d'autrefois; il nous faut nos efforts de réflexion pour remonter de l'effet à la cause et passer de la forme à la construction. « Si nous avions été des architectes gothiques ou romains, dit très bien M. Bennett, notre pensée aurait eu à suivre un chemin inverse : nous aurions eu à placer la construction à la base de notre projet et nous serions partis de là pour tracer le dessin de nos bâtiments. » C'est cet effort de réflexion, mais lui seul, qui, la transformant en un effort intellectuel, fait que la copie bien comprise, pour la décoration aussi bien que pour la construction, peut être un exercice parfait que rien ne remplace. Qu'il faille cependant le limiter dans le temps, c'est évident. Il est une préparation, rien d'autre; son action doit être rapide et profonde, ou elle n'est pas. S'y attarder ne serait qu'une vraie perte de temps. Les Hollandais, sur les cinq que dure, chez eux comme chez nous, l'enseignement de l'architecture, défendent d'y consacrer plus d'une année. On est bien loin en France d'être aussi sévère: les deux premiers envois de Rome d'architecture sont obligatoirement des copies; de semblables travaux, croyons-nous, ne peuvent être, pour des Grands Prix, d'aucune utilité. Ainsi envisagé, l'effet de la tradition, de la culture historique, sera-t-il de brider l'artiste, d'éteindre en lui toute liberté de pensée et d'imagination? En aucune façon: elle ne peut que l'assouplir. Mais l'influence du passé peut s'exercer sous une autre forme et, celle-là, regrettable. « C'est le goût général, entend-on dire souvent, qui doit guider l'architecte. Notre œil a contracté, de par une tradition séculaire, une série d'habitudes définitives contre lesquelles il est vain de tenter d'aller; notre sentiment de la construction est lié indissolublement aux possibilités fournies par les matériaux en usage jusqu'à présent ». A notre avis c'est là une vue purement théorique qui ne AOÛT 1925.

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L'ARCHITECTE Fig. 98. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes. Club des Architectes Diplômés par le Gouvernement.— Vue intérieure. est nécessaire de recouvrir nos structures conformément aux méthodes primitives, car notre œil ne peut encore apprécier les lois nouvelles de la statique... Le problème est donc de déterminer dans quelle mesure on peut s'éloigner de ces formes primitives pour répondre à de nouvelles conditions tout en observant les règles établies de la Vérité et de la Beauté... En admettant que, dans les conditions présentes, nous puissions obtenir un style satisfaisant, qu'y aurait-il lieu de faire lorsque l'emploi d'un acier inoxydable, ou de tout autre matériau inaltérable, avec utilisation de la soudure autogène, deviendrait d'un usage courant dans nos constructions? La beauté de la forme est-elle fonction de l'expression vraie, et peut-elle suivre les bonds de la science»? Répondons oui, hardiment. D'abord on ne voit guère comment il pourrait en être autrement : les perfectionnements scientifiques correspondent en général à une économie de temps et d'argent ; si l'architecte ne les utilise pas, l'ingénieur, lui, saura bien le faire et nous verrons se produire l'inconvénient de la dualité déjà signalé. Quant à dissimuler ce perfectionnement, aucun souci n'y autorise, celui de ménager l'opinion moins que tout autre. On peut croire que les contreforts des cathédrales gothiques, qui représentaient à l'époque un perfectionnement scientifique, n'ont pas été tout d'abord sans surprendre. Or, on s'y est si bien fait que l'habitude est prise d'y voir un élément indispensable du type gothique : les églises de bois que l'on construit de nos jours dans les petites villes des Etats-Unis, en ont obligatoirement. Un élément à l'origine purement constructif, est ainsi devenu par la force de l'habitude et par confusion, uniquement décoratif. Ici encore nous saisissons que la copie formelle, qui se fonde seulement sur l'effet produit, aboutit à l'absurde. Nous avons là un cas extrême, soit, mais qui ne voit que le chemin qui y mène est infiniment dangereux, parce qu'il est celui du moindre effort? L'artiste conserve des formes périmées sous prétexte de style, de goût, de beauté, alors que rien n'en est plus éloigné que ce plaqué menteur. Si le style n'est pas l'expression franche correspond à rien de réel ; c'est prendre la question à l'envers. Comme son oreille, l'œil du public se façonne et se dresse, et l'artiste s'en charge. De tous temps le nouveau, le vrai- ment, le simplement et fortement original a choqué: en pareille matière, le goût de l'artiste seul importe, celui de la foule n'est rien du tout: elle obéit, elle ne saurait diriger. C'est l'artiste de génie qui peu à peu, par son affirmation patiente et tenace, s'impose; dans quelque domaine que ce soit, celui qui ne sait régler son effort que sur les applaudissements de la masse n'est qu'un suiveur: il ne compte pas. Aussi ne partageons-nous pas l'inquiétude de M.Boring qui se demandait si l'architecture doit suivre tous les bonds de la science, profiter des facilités de plus en plus grandes qu'elle offre aux constructeurs: «Le pilier et le linteau, la voûte, le dôme : ces éléments sont admirablement exprimés dans les constructions et maçonneries du passé. Mais à l'heure actuelle les éléments "mécaniques" sont employés sous une forme plus élevée depuis l'introduction de l'acier et du ciment armé. Nos idées de formes architecturales se rattachent encore à l'ancien ordre établi, mais nous construisons plus économiquement en utilisant les lois d'une méca- nique plus avancée. Néanmoins nous sentons qu'il

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L'ARCHITECTE EXPLICATION DES PLANCHES PLANCHE XLIX. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes. — Club des Architectes Diplômés par le Gouvernement. — P. TOURNON, architecte (D.P.L.G.). Ce pavillon est situé sur la chaussée de l'Avenue Dutuit et a vue à la fois sur le pont Alexandre-III, sur et libre de la vie, s'il n'ose se dégager de la reproduction servile, mesquine, de ce qui fut jeune et vigoureux, mais est maintenant, qu'on le veuille ou non, mort, il s'oppose exactement à l'art : c'en est la basse caricature. Apprentissage, système des ateliers, quelle est la bonne méthode ? Dans quelle proportion mêler la théorie et la pratique ? Faut-il analyser et copier les œuvres du passé ? Au fond il importe moins que l'on ne pourrait croire, car le problème est d'un autre ordre. Toute la question de l'enseignement architectural semble se résumer en ceci : donner à l'étudiant certaines habitudes intellectuelles, lui apprendre à penser. Penser qu'au moyen de toutes les ressources dont il dispose, et qu'il doit connaître parfaitement, il construira des édifices disposés en vue d'une certaine fin, qu'il doit aussi connaître parfaitement ; que ces édifices ne pourront prétendre à être beaux que s'ils produisent, comme toute œuvre d'art, une impression d'unité, et par conséquent s'ils ont été conçus, exécutés, et décorés sous une direction unique, la sienne. Sur par les exemples du passé d'être par son art comme l'interprète le plus fidèle de son époque, il aura le vif sentiment de la noblesse de son rôle, et n'oubliera pas que lorsque tout de son siècle aura disparu, ses monuments seuls, peut-être, en garderont la mémoire et l'image. Jean PORCHER. --- Fig. 99. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes. Club des Architectes Diplômés par le Gouvernement. — Plan général.

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L'ARCHITECTE SECTIONS FRANÇAISES Fig. 100. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes. Intérieur du Grand Palais. — Plan du rez-de-chaussée. les Champs-Élysées et sur une vaste clairière des jardins du Cours-la-Reine. Un plan hexagonal a permis à l’architecte d’avoir, sur trois côtés, une façade ouvrant sur chacune de ces vues, et des salles d’exposition sur les trois autres côtés. Le dénivellement du jardin amena l’établissement, en avant du pavillon, d’une large terrasse sur laquelle, d’une part est axée l’atrium du pavillon voisin et qui se termine, d’autre part, par un hémicycle surélevé, décoré d’une grande figure de Minerve, œuvre du sculpteur Sarrabezolles. La construction est en matériaux moulés et le revêtement des niches en enduit imprimé; l’éclairage intérieur est sans foyer apparent par surface réfléchissante. PLANCHES L à LIII. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes. — Intérieur du Grand Palais. — Ch. LETROSNE, architecte (D.P.L.G.). Un projet de décoration intérieure du Grand Palais fut demandé à l’architecte Ch. Letrosne et nous pouvons croire que ce jour-là un sentiment d’hésitation le prit, car il n’ignorait pas les critiques que l’on peut adresser au Grand Palais, comme à l’Opéra et d’une façon générale à tout édifice laissé par une génération d’architectes. Ces critiques portent plus sur le goût de l’ornementation surchargée, inutile et désuète que sur l’architecture elle-même. Sans doute suffirait-il de supprimer des façades et même des intérieurs, certains motifs pompeux, encombrants et disproportionnés. Le Grand Palais, construit en 1900, est de plus l’œuvre de trois architectes, par conséquent œuvre de trois volontés, battues en brèche par l’intervention de politiciens. Elles finirent cependant par se mettre d’accord sur l’emploi du fer — tendance moderne de l’époque — permettant une construction rapide. Il fallait faire « un bâtiment à tout exposer » : chevaux, bétails, automobiles… statues et peintures. C’est dans ce grand nombre de conditions défavorables que durent se débattre les auteurs du Grand Palais. Ils surent cependant créer de grands espaces dont Ch. Letrosne a merveilleusement profité. Il a réussi à surprendre en créant un intérieur nouveau qui dépasse le visiteur : au rez-de-chaussée, plus de différence de niveau entre les galeries du pourtour et la grande nef centrale, le tout est nivelé ; au premier étage, les balcons et les galeries ne forment qu’un ensemble d’où il est impossible de voir l’immense vide du vaisseau d’autrefois. * Le hall d’entrée partage le Grand Palais en deux parties égales, l’une à gauche abritant les sections étrangères, l’autre à droite, la section française. Les grandes portées que permettraient les matériaux modernes donnent à cet intérieur un caractère de grandeur que l’architecte a rendu plus compréhensible du public par les discrètes décorations dont il l’a habillé. La réalisation est surtout intéressante par les effets d’échelle et de lyrisme particulièrement élevé qui s’en dégage. Il a accentué l’impression de hauteur qui lui était permise en développant de hauts parements nus, en étalant de grands pleins qui pèsent sur des baies rectangulaires traitées à l’échelle humaine. Les effets de contrastes sont exaspérés: petites statuettes, bibelots au bas de piliers gigantesques; effets de perspective augmentés par le parti d’un

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L'ARCHITECTE escalier droit, monumental, qui va en se rétrécissant et conduit à la salle de fêtes du premier étage, qui, après cet ensemble, paraît étouffée et étroite. L'espace concédé à l'architecte Sûe était par trop restreint. Composée de panneaux ornés des peintures de Jaulmes et pris entre de grandes niches encombrées de motifs monumentaux, cette salle semble plutôt l'œuvre d'un décorateur habitué à voir petit et à se livrer à la fantaisie de ses esquisses que celle d'un architecte. Nous ne voudrions pas omettre de citer la monumentale Salle des Congrès de MM. B. Haubold et H. M. Magne, placée en arrière de la Salle des fêtes. La partie gauche de l'ancienne nef centrale renferme tout ce qui concerne la toilette principalement féminine, soit les vêtements et leurs accessoires, la mode y compris les fleurs et les plumes, la bijouterie-joaillerie et la parfumerie. Il eût été presque sans intérêt de présenter le vêtement, la haute couture dans des vitrines. L'architecte Faunez et le décorateur Rateau eurent l'idée de faire cette présentation dans les diverses pièces d'un palace moderne comprenant au rez-de-chaussée : jardin couvert, hall, salon de thé, et à l'étage : salle de fêtes, salon de danse, réception et galerie, ce qui leur a permis d'exposer des toilettes de tous les âges et de toutes les heures du jour dans une atmosphère luxueuse et vivante. Les accessoires du vêtement, confiés à l'architecte G. Wybo étaient évidemment difficiles à mettre en valeur du fait de la diversité des objets à exposer. Il a obtenu une unité parfaite dans une ambiance colorée. L'architecte J. B. De Moutonnal chargé de l'ensemble modes, fleurs et plumes, a créé un cadre favorable à la mode parisienne, par une heureuse disposition de vitrines dans un grand hall d'harmonie gris, or et noir. La présentation de la bijouterie-joaillerie fut confiée à l'architecte Eric Bagge. Il importait de donner à la parfumerie française un cadre somptueux présentant dignement ses productions dont la qualité et la distinction nous assure une réputation mondiale. L'ensemble de cette classe, composée par les architectes Raguenet et Maillard, tant pour l'architecture que pour la décoration, comprend un grand hall octogonal ayant en son centre des vitrines disposées en étoile sous les ruissellements d'une cascade lumineuse en verre, conçue par le maître verrier Lalique. Au fond de ce hall, dont le pourtour reçoit bon nombre de stands particuliers, s'ouvre une sorte d'abside renfermant quelques stands rayonnants. Comme il importait de mettre en valeur des objets précieux, la décoration fut sobre de ligne et de couleurs. La tonalité générale jaune paille, argent et mauve est calme, mais suffisamment lumineuse et riche pour créer un ensemble attrayant. Viennent ensuite les classes du métal, de la céramique, du verre, des textiles, des broderies-passementeries et du papier. L'architecte Sézille et le décorateur Rapin présentèrent le métal, la céramique et la verrerie en utilisant la place concédée au maximum tout en évitant les étranglements de circulation. Dans les galeries ce sont d'un côté des boxes, de l'autre des vitrines pour petits Fig. 101. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes. Intérieur du Grand Palais. — Plan du premier étage. SECTIONS FRANÇAISES - Cl 28 Theatre - Cl 29 Arts de la Rue - Cl 37 Arts de la Rue ÉTAGE - Cl 28 Theatre - Cl 29 Arts de la Rue - Cl 37 Arts de la Rue SECTIONS ÉTRANGÈRES - Pays-Bas - Lettonie - Belgique - Espagne - Suède - Grande Bretagne - France - Italie - Allemagne - Royaume-Uni - Irlande - Nouvelle-Zélande - Canada - États-Unis - Japon - Chine - Russie - Ukraine - Autriche - Suisse - Luxembourg - Pologne - Pays-Bas - Lettonie - Belgique - Espagne - Suède - Grande Bretagne - France - Italie - Allemagne - Royaume-Uni - Irlande - Nouvelle-Zélande - Canada - États-Unis - Japon - Chine - Russie - Ukraine - Autriche - Suisse - Luxembourg - Pologne - Pays-Bas - Lettonie - Belgique - Espagne - Suède - Grande Bretagne - France - Italie - Allemagne - Royaume-Uni - Irlande - Nouvelle-Zélande - Canada - États-Unis - Japon - Chine - Russie - Ukraine - Autriche - Suisse - Luxembourg - Pologne - Pays-Bas - Lettonie - Belgique - Espagne - Suède - Grande Bretagne - France - Italie - Allemagne - Royaume-Uni - Irlande - Nouvelle-Zélande - Canada - États-Unis - Japon - Chine - Russie - Ukraine - Autriche - Suisse - Luxembourg - Pologne - Pays-Bas - Lettonie - Belgique - Espagne - Suède - Grande Bretagne - France - Italie - Allemagne - Royaume-Uni - Irlande - Nouvelle-Zélande - Canada - États-Unis - Japon - Chine - Russie - Ukraine - Autriche - Suisse - Luxembourg - Pologne - Pays-Bas - Lettonie - Belgique - Espagne - Suède - Grande Bretagne - France - Italie - Allemagne - Royaume-Uni - Irlande - Nouvelle-Zélande - Canada - États-Unis - Japon - Chine - Russie - Ukraine - Autriche - Suisse - Luxembourg - Pologne - Pays-Bas - Lettonie - Belgique - Espagne - Suède - Grande Bretagne - France - Italie - Allemagne - Royaume-Uni - Irlande - Nouvelle-Zélande - Canada - États-Unis - Japon - Chine - Russie - Ukraine - Autriche - Suisse - Luxembourg - Pologne - Pays-Bas - Lettonie - Belgique - Espagne - Suède - Grande Bretagne - France - Italie - Allemagne - Royaume-Uni - Irlande - Nouvelle-Zélande - Canada - États-Unis - Japon - Chine - Russie - Ukraine - Autriche - Suisse - Luxembourg - Pologne - Pays-Bas - Lettonie - Belgique - Espagne - Suède - Grande Bretagne - France - Italie - Allemagne - Royaume-Uni - Irlande - Nouvelle-Zélande - Canada - États-Unis - Japon - Chine - Russie - Ukraine - Autriche - Suisse - Luxembourg - Pologne - Pays-Bas - Lettonie - Belgique - Espagne - Suède - Grande Bretagne - France - Italie - Allemagne - Royaume-Uni - Irlande - Nouvelle-Zélande - Canada - États-Unis - Japon - Chine - Russie - Ukraine - Autriche - Suisse - Luxembourg - Pologne - Pays-Bas - Lettonie - Belgique - Espagne - Suède - Grande Bretagne - France - Italie - Allemagne - Royaume-Uni - Irlande - Nouvelle-Zélande - Canada - États-Unis - Japon - Chine - Russie - Ukraine - Autriche - Suisse - Luxembourg - Pologne - Pays-Bas - Lettonie - Belgique - Espagne - Suède - Grande Bretagne - France - Italie - Allemagne - Royaume-Uni - Irlande - Nouvelle-Zélande - Canada - États-Unis - Japon - Chine - Russie - Ukraine - Autriche - Suisse - Luxembourg - Pologne - Pays-Bas - Lettonie - Belgique - Espagne - Suède - Grande Bretagne - France - Italie - Allemagne - Royaume-Uni - Irlande - Nouvelle-Zélande - Canada - États-Unis - Japon - Chine - Russie - Ukraine - Autriche - Suisse - Luxembourg - Pologne - Pays-Bas - Lettonie - Belgique - Espagne - Suède - Grande Bretagne - France - Italie - Allemagne - Royaume-Uni - Irlande - Nouvelle-Zélande - Canada - États-Unis - Japon - Chine - Russie - Ukraine - Autriche - Suisse - Luxembourg - Pologne - Pays-Bas - Lettonie - Belgique - Espagne - Suède - Grande Bretagne - France - Italie - Allemagne - Royaume-Uni - Irlande - Nouvelle-Zélande - Canada - États-Unis - Japon - Chine - Russie - Ukraine - Autriche - Suisse - Luxembourg - Pologne - Pays-Bas - Lettonie - Belgique - Espagne - Suède - Grande Bretagne - France - Italie - Allemagne - Royaume-Uni - Irlande - Nouvelle-Zélande - Canada - États-Unis - Japon - Chine - Russie - Ukraine - Autriche - Suisse - Luxembourg - 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L'ARCHITECTE objets, et dans les vestibules, des vitrines soit rayonnantes, soit concentriques. La partie droite de la petite aile du Grand Palais renferme la classe des bois, cuirs et ensembles mobiliers, celle de la tabletterie, des appareils scientifiques et des instruments de musique. D'après les règlements de l'Exposition, il n'était pas permis d'exposer des matières premières et l'architecte Patout et M. Goumain, président de la classe ne voulant pas en mécontenter les fabricants, eurent l'idée ingénieuse d'utiliser comme décoration murale les placages et loupes des arbres de nos forêts coloniales, ainsi que le contreplaqué. Avec l'aide des chambres syndicales le problème fut résolu, ce qui permit à P. Patout d'utiliser ce décor réussi, sobre et précieux à la fois, d'une harmonie gris bleu et or, qui fait vibrer les notes chaudes de nos bois coloniaux. Entre des pilastres dorés, des panneaux sur bois contreplaqués, recevant différents placages et loupes vernies, constituent les parois des salles. La partie inférieure en est ornée de draperies. Le centre de la grande salle reçoit par groupe les ensembles mobiliers, ce qui en facilite l'inspection ; de grands paravents de cuir de Pont-Audemer permettent cependant de voir chaque meuble séparément. Enfin pour terminer la description du rez-de-chaussée la tabletterie, les appareils scientifiques et les instruments de musique ont été respectivement présentés dans des cadres appropriés par les architectes Domin et Sézille. Au premier étage de la petite aile (partie droite) se trouve la partie plein-air : la publicité, les arts de la rue et du jardin. L'architecte Alfred Agache et le dessinateur Maurice Neumont ont réalisé cette anomalie : une rue au premier étage, de façon très amusante d'ailleurs, avec de véritables boutiques et vitrines divertissantes, aux publicités humoristiques — rendues plus vivantes encore par des automates ultra-modernes, le garçon de café par exemple. Les arts du jardin ont été présentés avec fraîcheur dans un cadre très étudié. Au fond de cette aile, a été installée la classe du théâtre comprenant un petit théâtre bien étudié : d'une Fig. 102. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes. — Intérieur du Grand Palais. Escalier d'honneur.

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L'ARCHITECTE --- contenance de 400 places. Il sert à la présentation de décors nouveaux, mises en scène, effets d'éclairage, défilés de costumes, conférences, se rapportant à l'art du théâtre. De chaque côté est un salon, à gauche affecté spécialement aux scènes nouvelles : Vieux Colombier, l'Atelier, à droite un salon dans lequel P. Poiret a installé des loges d'artistes. Tout cet ensemble est complété par une exposition des maquettes de décors modernes et quelques costumes. Des salles des arts du jardin on passe dans les halls de la photographie. Le centre du hall principal supporte des vitrines, le pourtour des boxes, sombres où de multiples épreuves en couleurs jettent des notes éclatantes. Nous ne voudrions pas omettre de parler des présentations des Salons des Manufactures Nationales de Tapisserie des Gobelins et de Beauvais par l'architecte Eric Bagge, ainsi que de celles des écoles d'art de France. Organisée sous la direction de M. Paul Léon, directeur des Beaux-Arts, la participation des écoles des Beaux-Arts, des Arts Décoratifs et Industriels recevant des directives pédagogiques de l'administration de la rue de Valois, se présente sous un triple aspect: 1° Ensembles composés et aménagés, chacun par une seule école dans un stand particulier. 2° Réalisations isolées provenant de différentes écoles et réunies dans des vitrines communes. 3° Dessins et compositions décoratives destinés à être industriellement réalisés en différentes matières (bois, fer, céramique, tissus, etc.) Parmi les ensembles, citons ceux de Tourcoing, d'Amiens, de Rouen, de Grenoble sans oublier le mobilier de l'école du Mans, et la porte en fer de l'école de Nancy. On sent dans tous ces travaux le bienfaisant effet de la liberté de conception dans l'unité de doctrine. Enfin tout le reste de la section française est occupé par les galeries de la section technique. Il fut évidemment très ingénieux de créer des ateliers modèles en action, ce qui enlève tout le caractère monotone et fastidieux que pouvait avoir une telle exposition. L'impression d'art moderne y résulte de la disposition des ateliers, de leur construction et décoration, de l'aménagement logique suivant les phases successives du travail. Dans chaque atelier sont exposés les différents états de la fabrication d'objets d'art industriel moderne, depuis l'esquisse, le tracé et les modèles jusqu'à l'achèvement des pièces exécutées. Fig. 103. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes. Hall d'attente d'un Ministère des Beaux-Arts. — Motif central.