Excerpt

First pages of the volume, freely accessible.

Page 1

L'ARCHITECTE REVUE MENSUELLE DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉE AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT COMITÉ DE DIRECTION* - MM. ARFVIDSON - J. AUBURTIN - LOUIS-H. BOILEAU - LOUIS BONNIER - BOUWENS DE BOIJEN - A. DEFRAASSE - AD. DERVAUX - TONY GARNIER - L. GODEFROY - CH. LETROSNE - PIERRE PATOUT - CH. PLUMET - H. SAUVAGE - LOUIS SOREL - ANDRÉ VENTRE Rédacteur en chef : Michel ROUX-SPITZ --- NOUVELLE SÉRIE 2e ANNÉE N° 6 JUIN 1925 --- SOMMAIRE TEXTE L'ENSEIGNEMENT DE L'ARCHITECTURE Après le Congrès de Londres. — Vue d'ensemble. P. Léon PLANCHES Exposition des Arts Décoratifs et Industriels modernes : Pl. XXXIV à XXXVII. — Théâtre. A. et G. Perret et A. Granet. Pl. XXXVIII et XXXIX. — Le pavillon du collectionneur...

Page 2

ÉTABLISSEMENTS POLIET & CHAUSSON Au capital de trente millions Siège Social : 125 à 129, Quai de Valmy -- PARIS (10°) Usine du Ciment Pierre, 23bis, Quai de l'Oise — PARIS Seuls Fabricants du Véritable CIMENT-PIERRE imitant parfaitement la Pierre Ciment Hydrofuge à base de PORTLAND Blanc Résistances : à l'Arrachement : 20 k^cm 200 par centimètre carré. à l'Ecrasement : 148 k^cm 000 Essais d'Imperméabilité : Absorption de l'eau ; résultat après 4 heures : NÉANT. DERNIÈRE RÉCOMPENSE OBTENUE EXPOSITION LIMOGES 1922 GRAND PRIX M. B. - Adresser les Commandes : 23bis, Quai de l'Oise, PARIS | NOTICE ILLUSTRÉE, ÉCHANTILLONS gratuits sur demande. --- MAISON FONDÉE EN 1780 P. et A. PICARD FABRICANTS DE QUINCAILLERIE DÉCORATIVE POUR LE BATIMENT A.P.C. 4, RUE SAINT-SAUVEUR, 4 PARIS R.C. Paris 8147 --- MIROITERIE-VITRERIE DÉCORATION ÉTALAGES-DORURE VITRAUX-GRAVURE G. HAGNAUER FILS Successeur de ALBERTIN et HAGNAUER FILS 17, Rue Cail - PARIS (X°) EXPOSITION UNIVERSELLE, PARIS 1900 Médaille d'Or Registre du Commerce Paris 28.030 TÉLÉPHONE NORD 15-97

Page 3

Toute la décoration en Cuivre DELAUNAY & Cie 12, Rue Saint-Gilles, PARIS (IIIe) TÉLÉPHONE ARCHIVES 26-87 Bronze Fondu Bronze Galvanique Métallisation R. C. SEINE 85-454. --- P. PIEL 48, FAUBOURG S'DENIS PARIS ROBINETTERIE GÉNÉRALE RÉSERVOIRS DE CHASSE POSTES D'INGENDIE LES TROIS ÉLÉMENTS 1° BON MÉTAL 2° BON SYSTÈME 3° BON FABRICATION R.C. Seine 9-1400J --- DÉNY FILS & Cie E. C. P. E.C.P. Successeurs de Ch. DENY 20, Rue de l’Arc-de-Triomphe, 20 PARIS FERRURES ARTISTIQUES en bronze ciselé de tous styles Sur demande Envoi franco du Catalogue R.C. :Seine, 68.401 SERRURES à PASSE-PARTOUT “DIAMANT” l’Auxiliaire indispensable DE TOUT CHEF DE MAISON --- SOCIÉTÉ DES GRANDS TRAVAUX ÉLECTRIQUES ANCIENS ÉTABLISSEMENTS FAILLE & REINHARDT Direction: 11, Rue des Bleuets. Roquette 75-41, 86-57 | Megasin d’Exposition: 2, Rue Cardinet. Wagram 38-70 Succursales à: ROUEN — CAEN — SAINT-GERMAIN — DEAUVILLE — MONTESCOURT LUMIÈRE — FORCE — SIGNALISATION — TÉLÉPHONIE --- ÉTABLISSEMENTS GENTIL & BOURDET GRÈS FLAMMÉS ET MOSAIQUES Société Anonyme au Capital de 1.700.000 Francs Siège social: 189, rue du vieux-pont-de-sèvres, BILLANCOURT Téléphone: AUTEUIL 03-17 AGENCE SPÉCIALE DE DESSINATEURS POUR L’EXÉCUTION DE TOUS AVANT PRO- JETS POUR L’ADAPTATION DE NOS GRES Adr. Télégr.: GREFLAM-BILLANCOURT 7 GRANDS PRIX, MEMBRE DU JURY AUX EX- POSITIONS, LAURÉAT DE LA SOCIÉTÉ CEN- TRALE DES ARCHITECTES (fondation PAUL SEDILLE) --- SILEXORE L.M. peinture sur ciment et tous matériaux RÉSISTANT À L'AIR SALIN VAN MALDEREN, 7, Avenue Trudaine — PARIS R. C. Seine 103-601

Page 4

EDGAR BRANDT SES FERRONNERIES CACHE-RADIATEUR "CORBEILLE DE FRUITS" 101 B° MURAT, PARIS TELEPHONE AUTEUIL 07-95 12-40 R.C. DE LA JEINE N° 116.370 LUS TRERIE OBJETS D'ART EXPOSITION PERMANENTE --- E. BORDEREL & E. ROBERT FERRONNERIE D'ART 131 RUE DAMREMONT PARIS TEL: MARC. 12.79 TEL: MARC. 04.85 R. C. Seine 95 918

Page 5

L'ARCHITECTE L'ENSEIGNEMENT DE L'ARCHITECTURE APRÈS LE CONGRÈS DE LONDRES Vue d'ensemble A l'heure où les graves problèmes de l'éducation publique donnent lieu, dans tous les pays, à des discussions passionnées, les architectes réunis au Congrès international de Londres ont pensé qu'il serait utile de confronter les méthodes et les buts de leur enseignement. Aucun n'a sur la vie sociale une influence plus directe ; aucun ne pose plus nettement l'antinomie séculaire des anciens et des modernes. De lointaines traditions gouvernent encore le présent ; les œuvres des vieux pays inspirent celles des pays neufs. Que nous faut-il conserver, que nous faut-il répudier de l'héritage de nos pères ? Quels principes doivent être communs aux différents peuples ? Quelles variations y apportent les tempéraments nationaux ? Deux modes d'éducation ont successivement contribué à former les architectes : l'apprentissage et l'école. L'apprentissage est issu de la vie corporative du Moyen âge. Le maître transmet au disciple les conseils de son expérience et l'exemple de son œuvre. Il unit en sa personne la conception et l'entreprise ; il donne des recettes officieuses plutôt que des règles officielles. Ce régime, dans le passé, a produit de grands créateurs ; ce fut l'époque des géants, constate M. Waterhouse. Ils n'ont pas été dépassés. Mais si le génie ne relève d'aucun programme, du moins les méthodes modernes peuvent-elles prétendre à élever le niveau des connaissances et la qualité des talents. Il semble bien qu'aujourd'hui le système de la maîtrise soit malaisément conciliable avec la complexité de la vie et la division du travail. L'apprenti s'initie plutôt à la routine d'un bureau qu'à l'œuvre qui s'y élaboré. Selon la formule du professeur Bosworth, il saisit la forme non la substance, il apprend à parler, mais sans avoir rien à dire. L'éducation par l'atelier doit intervenir plus tard dans la carrière de l'architecte moderne ; elle se fait à l'école et après l'école : à l'école par l'exécution des travaux conçus en commun, par cette émulation mutuelle qui produit « l'esprit de ruche », après l'école par le stage pratique qui n'est plus une initiation mais une consécration. Le régime de l'apprentissage est remplacé au xvie siècle par celui des académies. La Renaissance établit et l'imprimerie propage les lois générales du Beau, les modèles et les dogmes dont il ne faut plus s'écarter. L'architecture devient un art d'imitation beaucoup plus que de création. L'enseignement académique né dans les villes d'Italie, adopté bientôt par la France, exerce son influence sur tous les autres pays. Rome devient, pendant trois siècles, le centre des hautes études. L'Antiquité guide les recherches, unifie les aspirations. L'Académisme apparaît comme une formule désuète le jour où la science renove les matériaux, les programmes, les méthodes de la construction. Attardé dans l'art du passé, l'architecte est étranger aux techniques que les ingénieurs créent pour une société nouvelle. Une réforme s'impose ; Labrouste et Viollet-le-Duc en montrent la nécessité. Notre école des Beaux-Arts s'efforce de concilier les bienfaits de la culture académique avec les conquêtes de la science. Conciliation souhaitable. La connaissance du passé, si elle n'est pas seulement une matière d'érudition mais une source d'inspiration, n'exclut pas le modernisme et peut au contraire y conduire. Le problème des grandes portées, des vastes baies d'éclairage, des hauts piliers élégis, résolu par l'emploi du fer et plus tard du ciment armé n'est-il pas précisément celui que les maitres gothiques avaient résolu eux aussi par les moyens de leur temps : l'arc-boutant, la croisée d'ogive. Le souci de concilier la culture générale et la spécialisation se retrouve en tous pays. L'Angleterre possède des écoles d'architecture adaptées aux divers degrés de l'instruction ainsi qu'aux différents modes de l'activité professionnelle. L'enseignement aux Etats-Unis considère les œuvres classiques comme une sorte « d'étalon-or »; de fréquents voyages en Europe doivent permettre la vision des monuments du passé ; les principes de la composition s'inspirent des traditions de notre école française, mais le rôle capital donné aux humanités ne saurait diminuer l'importance des études techniques qu'impose la prédominance de la structure en acier pour laquelle la maçonnerie n'est plus qu'un revêtement. En Italie les écoles d'art avaient peu à peu délaissé les programmes de construction exclusivement réservés aux écoles polytechniques. Après la guerre, l'Etat, constituant une école centrale, a rétabli l'architecte en face de l'ingénieur, dans ses fonctions et dans ses droits. Des écoles régionales, s'inspirant des mêmes principes que les nôtres, sont destinées à refléter le génie propre des provinces. D'autre part JUIN 1925.

Page 6

L'ARCHITECTE le «lycée d'art» prépare, dès l'adolescence, une ambiance générale propice à l'orientation professionnelle. A la base de l'éducation l'école remplace l'atelier; la culture se substitue à la pratique. A quelque degré que soit établie l'école, il importe qu'elle n'agisse pas comme un rouleau compresseur, neutralisant les vocations et égalisant les dons; il importe que chacun y soit dirigé selon son tempérament, celui-ci vers les œuvres d'imagination, de composition générale, tel autre vers la construction, sans dissocier toutefois la structure et le décor qui sont deux faces d'un même problème et ne peuvent s'harmoniser qu'issues d'une même conception. Aujourd'hui comme jadis l'architecte doit demeurer le véritable «maître d'œuvre» ou faillir à sa mission. PAUL LÉON, Directeur des Beaux-Arts, Membre de l'Institut. EXPLICATION DES PLANCHES PLANCHES XXXIV à XXXVII. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes. — Théâtre. — A. et G. PERRET et A. GRANET, architectes. L'intention fut de construire un lieu dramatique aussi simple que possible, où l'on pourrait jouer sans décor et sans trompe-l'œil: quelques accessoires et l'éclairage par un puissant orgue de lumière, créant le lieu et l'atmosphère; avec la possibilité, par une disposition de scène multiple, d'augmenter la rapidité de l'action, permettant même plusieurs actions simultanées. Pour satisfaire à ce programme, l'architecte Perret a composé une salle qui contient la scène, l'architecture de la salle se poursuit dans la scène et réciproquement. La scène est dans la salle, comme l'Abside est dans le Temple. A la demande de la Commission du Théâtre, on dut

Page 7

L'ARCHITECTE --- Figure 70. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes. — Théâtre. — Plan du rez-de-chaussée. --- Figure 71. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes. — Théâtre. — Plan du 1er étage. --- ajouter à la scène un dessous et un dessus avec quelques équipes qui permettent de l'utiliser comme une scène ordinaire ; nous craignons qu'il en soit trop souvent ainsi. Pour éclairer l'ensemble, en haut et autour de la salle, fut disposée une galerie d'électricité ouverte par de nombreuses baies pour le placement des projecteurs et au-dessus de cette galerie, un plafond lumineux. Le mur du fond de la scène peut s'éclairer, non pas tant pour donner une impression d'infini, que pour créer l'atmosphère. Des boîtes de lumières placées sous des grilles dans le plancher de la scène et de nombreuses prises de courant complètent l'éclairage. Le jeu d'orgue est placé dans la galerie d'électricité au fond de la salle, l'électricien voyant à la fois la salle et la scène. Trois matériaux ont été employés : le bois, le béton et

Page 8

L'ARCHITECTE Fig. 72. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes. — Théâtre. — Vestibule d’entrée. l’acier. Toute la structure de l’ensemble est en bois latté et enduit au plâtre gras. Des vides entre les lattis ont été remplis de mâchefer par précaution contre l’incendie. Lorsqu’une forte charge était à prévoir, on eut recours aux poutres de béton pour franchir les larges espaces. On a employé les poutrelles d’acier dans les toitures pour les parties qui n’avaient à répondre qu’à un poids faible et constant. Les architectes ne pouvaient Fig. 73. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes. — Théâtre. Plan du haut de la salle. — Galerie de service.

Page 9

L'ARCHITECTE --- FIG. 74. — EXPOSITION DES ARTS DÉCORATIFS ET INDUSTRIELS MODERNES. — Théâtre. Perspective axonométrique montrant l'intérieur du théâtre. Proscenium transformable en orchestre, galerie de service tout autour du plafond de la salle, fauteuils d'orchestre, loges découvertes, fauteuils de balcon, amphithéâtre de côté, promenoirs, entrée des fauteuils d'orchestre dans le vestibule où se trouvent les départs des escaliers conduisant au 1er étage, péristyle d'entrée et au-dessus foyer, contrôle et derrière la scène, administration et loges d'artistes. mieux raisonner l'alliance des matériaux en vue d'un ouvrage éphémère. En résumé pièces chargées debout en bois, pièces fléchies et chargées en béton de mâchefer armé, pièces fléchies sans surcharge en acier. Le sapin supporte ici le béton, les deux matériaux ayant la même résistance à la compression (40 kilogs par centimètre carré)l'emploi du bois quoique peu durable, ce qui était négligeable dans ce cas, constituait une FIG. 75. — EXPOSITION DES ARTS DÉCORATIFS ET INDUSTRIELS MODERNES. Théâtre — Coupe longitudinale. ---

Page 10

L'ARCHITECTE économie. Trente-quatre poteaux de sapin, sur lesquels repose une enrayure de béton de mâchefer, constituent l'ossature. Bois et fer à la démolition resteront comme matériaux, l'enrayure en béton sera seule sacrifiée. Les poteaux sont doublés, les uns sont à l'intérieur et les autres en dehors où ils constituent l'ordonnance de la façade, expression directe de l'ossature. Les façades sont revêtues de lithogène imitant l'aspect et le grain de la pierre, tout l'effet y est obtenu par les châssis, les portes, la frise de ventilation et la corniche, autant d'éléments nécessaires dont on a tiré l'effet architectural. Des avant-corps sur la façade contiennent les tambours par lesquels on accède à l'atrium, suivi lui-même d'un vestibule contenant les vestiaires et les départs des escaliers. La scène a son plafond soutenu par 12 colonnes qui constituent dans l'ensemble un décor architectural et rythmé de la scène où l'on pourrait jouer sans décor; le plateau de la scène est divisé en trois secteurs: une scène centrale et deux scènes latérales. Chaque scène est munie de deux rideaux, l'un s'ouvrant à l'italienne, et l'autre montant. Suivant l'usage que l'on doit faire de la scène, on peut manœuvrer les rideaux, soit en même temps, soit alternativement. Un proscenium transformable permet une fosse d'orchestre. En trois étages, adossés au mur du lointain, sont situées les loges d'artistes. La salle comprend: des fauteuils d'orchestre sur un plan très incliné au fond duquel se trouvent des loges découvertes, au-dessus de celles-ci l'amphithéâtre Fig. 76. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes. Théâtre. — Coupe transversale. s'étage jusqu'au sommet du bâtiment. L'aération a été ingénieusement assurée par une frise faisant le tour du corps principal du bâtiment et qui, placée juste au-dessous de la galerie d'électricité est composée de demi-tuyaux emboîtés les uns dans les autres, ne laissant passer que l'air. Cette frise constitue une ornementation de façade. Tout cet ensemble remarquablement raisonné et composé dans sa construction et pour ses besoins est une démonstration nouvelle de ce que la sincérité et la vérité scientifique peuvent apporter de rénovation à notre art architectural. PLANCHES XXXVIII et XXXIX. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes: Le Pavillon du Collectionneur. — P. PATOUT, architecte (D. P. L. G.). Ce pavillon a été édifié pour une collectivité d'artistes; Ruhlmann le décorateur meublier en est le maître de l'œuvre. Il s'entoura de la collaboration des sculpteurs Bernard, Bourdelle et Janniot, des peintres Dupas, Voguet, Marret et Rigal. Le Pavillon est l'œuvre de l'architecte P. Patout qui lui a donné l'aspect d'une habitation réelle de «grand air» que l'on voudrait voir présentée dans son parc avec les abords français, côté cour et côté jardin, composés dans le même esprit. Les règlements de l'Exposition ont imposé ces circulations spéciales qui déformèrent l'idée première. Fig. 77. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes. Le Pavillon du collectionneur.

Page 11

L'ARCHITECTE Page 63 La réalisation faite avec des moyens de fortune a respecté cependant les formes du projet conçu en béton. Le programme de ce pavillon comporte la galerie d'entrée contenant les vitrines des exposants, et qui donne d'une part accès à une salle à manger et à un bureau et d'autre part à une chambre-boudoir et à une salle de bains. Des plans plus complets avaient été établis, mais n'ont pu être réalisés vu l'emplacement restreint. Dans les gradins des terrasses, un étage avait été prévu, mais n'a pu être réalisé. Tout cet ensemble est du plus pur esprit français par la recherche distinguée des proportions harmonieuses et par la simplicité de ses formes. PLANCHES XL et XLI. — Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes: Pavillon des Magasins du «Bon Marché». — L. H. BOILEAU, Architecte (D.P.L.G.). Le Pavillon du «Bon Marché» est entièrement édifié sur les souterrains de la gare des Invalides, délicat problème de fondation: l'ensemble porte sur un cadre métallique de poutre à treillis s'appuyant sur 4 des colonnes en fonte de la gare. L'ossature du pavillon est de charpente mixte fer et bois, les revêtements extérieurs sont en staff décoré et la couverture en terrasse de ciment armé et calendrite. Son aspect extérieur est l'expression exacte du plan et de l'intérieur, les escaliers sont nettement accusés en façade autant par leurs saillies que par leurs terrasses et gradins qui les couvrent; la lanterne vitrée est