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FORMES ÉDITION FRANÇAISE MAI MOMXXX PARIS ÉDITIONS DES QUATRE CHEMINS
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FORMES ÉDITION FRANÇAISE MAI MOMXXX PARIS ÉDITIONS DES QUATRE CHEMINS
ÉDITIONS DES QUATRE CHEMINS 18, RUE GODOT-DE-MAUROY — PARIS (IXe) --- A paraître fin Mai PRESENTIMENTS SUITE DE SIX LITHOGRAPHIES ORIGINALES EN COULEURS DE MARIE LAURENCIN NUMÉROTÉES ET SIGNÉES PAR L'ARTISTE ACCOMPAGNÉES D'UN TEXTE INÉDIT DE JACQUES DE LACRETTELLE --- LE TIRAGE EST LIMITÉ A 115 EXEMPLAIRES, DONT 5 EXEMPLAIRES SUR VIEUX JAPON AVEC DEUX SUITES EN NOIR --- FRS 4.000 --- SUR VIEUX JAPON ET SUR CHINE, A . . . . . . . . . . . . --- 5 EXEMPLAIRES SUR CHINE AVEC UNE SUITE EN NOIR, A . . . --- FRS 3.000 --- 15 EXEMPLAIRES SUR JAPON IMPÉRIAL AVEC UNE SUITE --- FRS 3.000 --- EN NOIR, A . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . --- 90 EXEMPLAIRES SUR HOLLANDE VAN GELDER, A.. . . . . . . --- FRS 1.500 --- ET 10 EXEMPLAIRES HORS COMMERCE NUMÉROTÉS EN CHIFFRES ROMAINS ---
FORMES RÉDACTION 42, rue Pasquier, Paris VIIIe Tél. Europe 37-70 et la suite Adresse télégraphique: Formes Romausding Paris ADMINISTRATION 18, Rue Godot-de-Mauroy Paris IXe Tél. Richelieu 99-50 Chèque postal 713-87 REVUE INTERNATIONALE DES ARTS PLASTIQUES Paraisant dix fois par an en deux éditions française et anglaise Directeur S. Fukushima Directeur artistique Waldemar George Secrétaire de la rédaction Marcel Zahar N° 5 — MAI 1930 Formes est une tribune où s'affrontent librement toutes les doctrines vivantes. SOMMAIRE E. Berl. — Conformismes Freudiens Drieu la Rochelle. — Soutine Waldemar George. — Pierre Roy Germain Bazin. — Les Sanguines de Renoir Gabriel Rouxès. — Les Primitifs Catalans René Grousset. — Les Découvertes d'Afghanistan Georges Charensol. — Le Bernin en France Chroniques par : G. B., Louis Delaporte, Foundoukidis, Pierre Imbourg, W. G., Marcel Zahar CORRESPONDANCE DE L'ÉTRANGER Georges Marlier. — Lettre de Belgique. Boris Ternovetz. — Lettre de l'U.R.S.S. Ventes publiques. --- ÉDITIONS DES QUATRE CHEMINS 18, Rue Godot-de-Mauroy Paris IXe FRANCE Prix du numéro : 20 frs Abonnement pour 10 numéros : 175 frs ÉTRANGER Prix du numéro : 25 frs Abonnement pour 10 numéros : 220 frs
SOUTINE TABLE DES ILLUSTRATIONS Planche en couleurs. — L'Enfant de Chœur. Peinture à l’huile sur toile, 0,63 × 0,49. Collection particulière Paul Guillaume. Fig. 1. — La Jeune Fille. 1929. Peinture à l’huile sur toile, 0,38 × 0,46. Collection Jos. Hessel. Fond bleu ; corsage rouge ; le visage, les cheveux sont parcourus de touches bleues, jaunes, rouges. Fig. 2. — Portrait de jeune homme. Peinture à l’huile sur toile, 0,55×0,37. Collection Mme Charles Pomaret. Fond brun rouge ; veste verte, cravate bleue; les yeux, taches bleu-sombre, trouent le visage rougeâtre aux oreilles cramoisies. Fig. 3. — La Jeune Fille en rouge. 1929. Peinture à l’huile sur toile, 0,66 × 0,43. Collection Jos. Hessel. Fond ocre ; vêtement rouge vif ; chair rose, le visage porte des reflets bleus. Fig. 4. — Le Pâtissier. 1924. Peinture à l’huile sur toile, 1,52×0,67. Collection Jos. Hessel. Tenture rouge vif. Le visage, la veste, le chapeau, exécutés à larges touches, sont des harmonies de bleu, jaune, vert, ocre... Fig. 5. — Le Chasseur de chez Maxim’s. 1927. Peinture à l’huile, sur toile, 1, 30×0, 67. Collection Jos. Hessel. Le vêtement rouge vif se détache sur fond bleu dans la partie supérieure, sur fond rouge sombre dans la partie inférieure. Fig. 6. — Le Coq. 1926. Peinture à l’huile sur toile, 0,91×0,72. Collection Jos. Hessel. Fond bleu. Glacis blancs et verts. Pattes verdâtres. Peau marbrée de tons orange, bleu, ocre, rouge, jaune. Fig. 7. — Le Bœuf. 1924-1925. Peinture à l’huile sur toile, 2 × 1,15. Le bœuf écorché dont les couleurs dominantes sont le rouge et le jaune, projette sur un fond bleu des ombres noires. Fig. 8. — Paysage. Rue de Cagnes. Peinture à l’huile sur toile, 0,60×0,73. Collection Mme Charles Pomaret. Harmonie de jaunes, rouges, verts... --- BIBLIOGRAPHIE Waldemar George (Amour de l’Art, 1926), Waldemar George (Éditions du Triangle, 1927), Élie Faure (Éditions Crès, 1929). --- NOTICE BIOGRAPHIQUE Chaïm Soutine est né en 1894 à Smilovitchi (Lithuanie). Il dessine dès sa plus tendre enfance. A l’âge de 14 ans, il part pour Vilna et suit pendant deux ans les cours de l’École des Beaux-Arts de cette ville. Il arrive à Paris vers 1911 et y fait ses études à l’atelier Cormon. Les œuvres de Soutine figurent dans plusieurs galeries parisiennes ainsi que dans les collections privées, Hessel, Castaing, Fukushima, Reichenbach, Marcel Monteux, Netter, Paul Guillaume, etc. --- Soutine --- PIERRE ROY TABLE DES ILLUSTRATIONS Fig. 1. — Adrienne pêcheuse. 1919. Peinture à l’huile sur toile, 0,35×0,53. Atelier de l’artiste. Harmonie de bleu turquoise, bleu lavande, noir. Fig. 2. — Appareil de téléphilie. 1929. Peinture à l’huile sur toile, Collection Colette. Harmonie de jaune pâle, bleu rouge. Fig. 3. — Physique amusante. 1929. Peinture à l’huile sur toile, 0,65×0,92. Collection Pomaret. Harmonie de rouge, ocre, vert pâle. Fig. 4. — L’Heure d’été. 1929. Peinture à l’huile sur toile, 0,38× 0,55. Collection Pomaret. Harmonie de bleu pâle et beige. --- COMPOSITION DE LA PALETTE Couleurs dans la fréquence de leur emploi : Couleurs principales : - Bleu de cobalt, - Terre d’Italie, - Rouge de Venise. Couleurs fréquentes : - Vert émeraude, - Laque garance foncée, - Terre de Sienne brûlée, - Bleu céruéen, - Bleu outremer. Couleurs rares ou très rares : - Noir d’ivoire, - Cadmium clair, - Vermillon. --- NOTICE BIOGRAPHIQUE Pierre Roy est né à Nantes. Il accomplit ses études dans un collège ecclésiastique et, nanti d’un diplôme de bachelier, part pour Paris vers 1900. Après avoir pendant quelques mois étudié l’architecture, il s’oriente vers le dessin, la décoration et... l’École des Langues orientales vivantes. Un voyage en Sicile et dans le sud de l’Italie a beaucoup d’influence sur sa formation. Il fréquente pendant une année l’atelier de Jean-Paul Laurens, mais surtout il travaille isolément, occupant ses loisirs à suivre des conférences à la Sorbonne et au Collège de France. Les œuvres de Pierre Roy figurent à la Galerie de la Renaissance ainsi que dans les collections privées, Pomaret, Madame André Peignot, Colette, Kotchnitsky, Eric de Haulleville, à Paris ; Sam Courtauld, Mrs Hutchinson, Wadsworth, Dick Windham, Kitchin, d’Anrep, à Londres, etc. --- T. Roy --- RENOIR TABLE DES ILLUSTRATIONS Fig. 1. — Marchande d’Oranges. Sanguine. Fig. 2. — Nu de Jeune Fille assise. Sanguine. Fig. 3. — Ébauche pour l’une des deux figures d’une pendule inexécutée. Sanguine. Fig. 4. — Étude pour le Jugement de Paris. Sanguine. D’après les planches exécutées en fac-simile pour l’Album Renoir. (Éd. Le Portique.) Photographies : Allié, Arxiv Mass, etc.
CONFORMISMES FREUDIENS par EMMANUEL BERL Nous voyons, depuis quelques années, se constituer un académisme à rebours. Exemple : le fétiche. Il fut tout d'abord une chose d'archéologie : Lévy-Bruhl, les mentalités primitives et les documents sur les mentalités primitives. Il prit ensuite une valeur de choc. Dérision de la statuaire classique, grecque ou chinoise. Libération apportée par les phallus gigantesques et des portions de visages systématiquement déformées. Rappel à ce qu'il y a d'élémentaire dans la sensualité, dans la panique aussi. En face du monstre rationnel délavé que les professeurs appellent l'homme (et c'est qu'ils croient continuer Montaigne !) le monstre humain, dénudé. Le fétiche devint une manifestation de satanisme esthétique. Mais comme les amateurs sont toujours des amateurs, comme toute forme d'art tend toujours vers la convention, le fétiche, à son tour, finit par constituer un académisme. Acheté par les collectionneurs américains, par les aristocrates français, il tendit à se répandre dans un public plus vaste. La meilleure preuve de son conformisme, c'est qu'on en fabrique par série, des faux, et que de plus en plus on s'embrouille entre le fétiche faux et le fétiche authentique. A quand le moulage « très scandaleux » sur l'étagère du substitut de Carpentras? Négrillons et précolombiens n'étonnent pas plus que naguère le magot chinois, que les simili-bronzes italiens chers aux maîtres d'études. Les petites poules que les gros bourgeois mettent dans leurs meubles voudront sous peu leurs totems. Le phallus alors remplace la feuille de vigne. Ni plus ni moins. Et pour parler le langage de Georges Bataille, l'idéalisme gangrenant le fétiche en fait un devoir être. Tel le canon de Polyclète. Sans doute Waldemar George a-t-il raison de penser que la roue qui tourne ramènera vers celui-ci quelque jour. Le Musée du Trocadéro, la Galerie Pigalle rendront à Phidias son étrangeté perdue, étrangeté des dieux grecs, aux pectoraux excessifs, aux têtes réduites. Les jeunes esthètes brandiront les Tanagras comme des défis. En peinture, en littérature, le poncif du complexe évolue comme le poncif du fétiche. Et de ce point de vue la décomposition du freudisme est bien curieuse à considérer. Pour Freud le complexe est une maladie, on en souffre, on la soigne, on la sublime, et l'art est un moyen efficace de sublimation. Les tableaux de Léonard tendent à le livrer du complexe d'Œdipe qui le paralyse. Mais, pour Freud, l'artiste n'exprime ses complexes que dans la mesure où il ne les connaît pas. Léonard peint sa mère, il veut peindre une vierge ; il peint un vautour, il croit peindre des plis de robe. L'analyste retrouve le complexe dans l'art qui le dissimule. Pour nos esthètes néo-freudiens, c'est l'inverse. Au lieu de chercher le complexe dans l'art, il cherche l'art dans le complexe. Et le complexe cesse d'être le ressort de l'art pour en devenir l'objet comme étaient jadis les scènes de la mythologie ou de l'Écriture. « Très psychanalytique », pense M. Jaloux quand il lit un roman. Mais l'auteur sait tout le premier que son roman est psychanalytique. Et il compte obscurément sur le caractère édifiant du sujet qu'il traite. « Beaux complexes à vendre, beaux complexes ! » crient les marchands aux amateurs. Écrivains et peintres susurrent à leur vendeur qu'ils ont un complexe de castration extrêmement poussé, espérant par là toucher mille francs de plus. De toute part, le succès du freudisme a joué contre Freud. Ce Juif lucide et matérialiste a, en fin de compte, galvanisé le protestantisme ; il lui a permis d'intégrer à soi la sexualité et il lui a donné le moyen de concurrencer la confession catholique. Les vieilles hystéries parpaillotes de Lausanne et de Manchester purent se dégorger par cet exutoire et, par le psychanalyste, le pasteur vit sa clientèle revenir. L'originalité de Freud n'était pas d'affirmer l'inconscient et ses menaces (l'inconscient de Charcot, de Janet n'était pas moins gros de menaces que le sien). C'était de proclamer le pouvoir guérisseur de la conscience. Charcot croyait à l'hypnose, Bernheim à la suggestion. Freud, lui, ne croit qu'à l'intelligence, à la compréhension qu'un malade, méthodiquement aidé, prend de sa maladie. La dialectique freudienne, la thérapeutique freudienne vont de l'inconscient au conscient. Mais voilà que, par un étrange renversement, on s'appuie sur Freud pour adorer les maux dont il voulait qu'on se délivre ! Voilà que l'homme tombe amoureux de ses complexes, et que Freud déclenche un formidable mouvement de narcissisme. Telle femme savait parfaitement bien qu'elle avait été amou-
reuse de son père ; elle l'acceptait (tout le monde n'est pas protestant). Mais, enivrée de psychanalyse, elle se croit aujourd'hui quelque chose parce qu'elle a été amoureuse de son père. Une petite sœur de Léonard... Freud, qui a d'évidentes tendances à l'intellectualisme, qui n'accepte jamais l'inexpliqué, qui cherche — et qui trouve — les causes du lapsus, la clé des songes, voilà qu'on se sert de lui pour réintroduire, dans l'art, l'inexplicable, pour rendre au rêve dont il prétendait faire un objet de science, sa vieille valeur religieuse et prémonitrice. Si bien que la «Traumdeutung» devient une glose de protestant libéral à la légende de Joseph ! Nous sommes accoutumés à ces tours de passe-passe. Un certain esprit religieux — catholique ou non catholique — faufile avec malhonnêteté les vieux spiritualismes dans les citadelles qu'on édifie contre lui. Comme il a envahi la critique de Descartes, il envahit celle de Freud. Il envahirait peut-être celle de Marx, si on ne prenait garde à la bien défendre. Je crois quand même Freud plus solide que les malentendus et les subterfuges par quoi on essaie d'anéantir son œuvre. Freud triomphera du freudisme. L'académisme du subconscious provoque et dénote la faillite du subconscious dans les arts. Psychanalytiquement, le paroissien est beaucoup plus riche que cet art à prétention freudienne, où refoulement et libido s'annulent dans la complaisance. A partir de cette faillite, se constituera l'art moderne. On a trop aimé la bêtise ; c'est l'intelligence qui sera demain sans doute la valeur de choc la plus forte. SOUTINE par DRIEU LA ROCHELLE Il débouche de l'ombre comme un fœtus et voici la lumière. Elle le frappe, le déchire, le fait hurler. Le petit hercule se débat, puissant, mais à jamais blessé, à jamais infirme. Cette peinture ne s'exerce pas dans l'espace, mais dans le temps ; une sensation lumineuse se prolonge et déjà la toile est dévorée. Dans un tourbillon de lumière, un être passe — c'est une figure, une maison, ou un quartier de viande — balayé par la tempête de la vision. A l'instant, le fait abominable et merveilleux est accompli. Il ne s'agit pas d'espace, de volumes ; non, cela se passe dans un autre monde : une genèse foudroyante et écourtée. Le concret monstrueux a rayé l'abîme. Soutine a reçu le don de peindre en naissant, mais ce don lui a brûlé les yeux et le cerveau comme un fer rouge. Il aime son tourment, mais c'est un tourment. Et il fait souffrir la toile, les couleurs, le monde de sa souffrance. Autour de lui, tubes et pinceaux jonchent le sol, éventrés ou tronçonnés. Il a souffert, il souffre encore. Peut-il cesser de souffrir ? Avant sa naissance, il sentait déjà la vie comme une puissance qui allait éclater dans le néant. Et voilà que la nécessité le met au centre même de cet éclatement ; à lui, le peintre, de donner la plus évidente réalité à cette abomination des abominations, à cette merveille des merveilles. Et le voilà parti à travers le monde, où il promènera toujours son hurlement de nouveau-né. Révolte, amour et résignation se confondent dans ce cri. Il ne se dérobe pas, il fera en plein ce qu'il lui faut faire. Et vraiment il y a un amour immense dans cet homme : tout ce qui passe par sa rétine est imprégné de ce phosphore. Mais comme il a été mis au monde, il met les choses au monde : dans un sanglant déchirement. Pourtant, ne nous emballons pas : cette passion délirante a pour noyau la raison. Une vraie raison, admirablement réaliste. Je suis suffoqué par le réalisme de Soutine. Ceux qu'on appelle des visionnaires sont des réalistes, de terribles et indéniables réalistes. Que voulez-vous qu'un homme soit, sinon la réalité? Il se trouve comme par hasard que cette réalité, sa réalité, c'est bien celle des autres. Ils s'en assureront, s'ils se frottent les yeux. Si vous le voulez, cette époque est rongée par un chancre immense : un subjectivisme exalté. Mais que m'importe par quel bout vous prenez le monde, si vous avez de fortes mains pour le saisir ! Et les ancêtres de Soutine ne connaissaient pas la peinture, aussi la lumière des peintres a blessé ses yeux de nouveau-né. Cette circonstance n'empêche pas que le monde est réel pour ce peintre, séculairement privé « d'images taillées » comme pour les autres humains. On retourne le monde biblique comme un sac et il en sort

SOUTINE Fig. 1

La revue "Formes" publie son numéro 5 de mai 1930, une édition bilingue (française et anglaise) consacrée aux arts plastiques. Ce numéro présente des articles sur des sujets variés tels que les "Conformismes Freudiens" par E. Berl, une analyse de l'œuvre de Soutine par Drieu la Rochelle, et des études sur Pierre Roy, les sanguines de Renoir, les primitifs catalans, et les découvertes d'Afghanistan. Il inclut également des chroniques et des correspondances de l'étranger.