Excerpt

First pages of the volume, freely accessible.

Page 1

CIMAISE art et architecture actuels No 152 present day art and architecture 45 F. ISSN 0009-8830 --- Revue de l'art actuel Numéro 1 Sommaire 1. Introduction 2. Les nouvelles techniques 3. La modernité et la technologie 4. L'architecture contemporaine 5. Les matériaux et les matériaux 6. Les énergies renouvelables 7. Les sociétés et les sociétés 8. Les sciences et les sciences 9. Les arts et les arts 10. Les technologies et les technologies 11. Les politiques et les politiques 12. Les relations entre les différents secteurs 13. Les questions sociales et économiques 14. Les perspectives futures 15. Conclusion Novembre 1953 --- Revue de l'art actuel numéro 2 décembre 1953 --- Revue de l'art actuel numéro 3 juin 1954 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 4 juillet-août 1954 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 5 avril 1954 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 6 juin 1955 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 7 septembre-octobre 1955 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 8 novembre 1955 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 9 décembre 1955 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 10 janvier-février 1956 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 11 mars-mai 1956 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 12 juin-juillet 1956 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 13 août-septembre 1956 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 14 octobre-novembre 1956 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 15 décembre 1956 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 16 janvier-février 1957 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 17 mars-mai 1957 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 18 juin-juillet 1957 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 19 août-septembre 1957 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 20 octobre-novembre 1957 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 21 décembre 1957 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 22 janvier-février 1958 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 23 mars-mai 1958 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 24 juin-juillet 1958 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 25 août-septembre 1958 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 26 octobre-novembre 1958 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 27 décembre 1958 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 28 janvier-février 1959 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 29 mars-mai 1959 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 30 juin-juillet 1959 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 31 août-septembre 1959 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 32 octobre-novembre 1959 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 33 décembre 1959 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 34 janvier-février 1960 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 35 mars-mai 1960 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 36 juin-juillet 1960 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 37 août-septembre 1960 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 38 octobre-novembre 1960 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 39 décembre 1960 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 40 janvier-février 1961 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 41 mars-mai 1961 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 42 juin-juillet 1961 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 43 août-septembre 1961 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 44 octobre-novembre 1961 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 45 décembre 1961 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 46 janvier-février 1962 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 47 mars-mai 1962 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 48 juin-juillet 1962 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 49 août-septembre 1962 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 50 octobre-novembre 1962 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 51 décembre 1962 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 52 janvier-février 1963 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 53 mars-mai 1963 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 54 juin-juillet 1963 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 55 août-septembre 1963 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 56 octobre-novembre 1963 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 57 décembre 1963 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 58 janvier-février 1964 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 59 mars-mai 1964 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 60 juin-juillet 1964 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 61 août-septembre 1964 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 62 octobre-novembre 1964 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 63 décembre 1964 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 64 janvier-février 1965 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 65 mars-mai 1965 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 66 juin-juillet 1965 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 67 août-septembre 1965 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 68 octobre-novembre 1965 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 69 décembre 1965 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 70 janvier-février 1966 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 71 mars-mai 1966 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 72 juin-juillet 1966 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 73 août-septembre 1966 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 74 octobre-novembre 1966 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 75 décembre 1966 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 76 janvier-février 1967 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 77 mars-mai 1967 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 78 juin-juillet 1967 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 79 août-septembre 1967 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 80 octobre-novembre 1967 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 81 décembre 1967 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 82 janvier-février 1968 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 83 mars-mai 1968 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 84 juin-juillet 1968 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 85 août-septembre 1968 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 86 octobre-novembre 1968 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 87 décembre 1968 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 88 janvier-février 1969 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 89 mars-mai 1969 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 90 juin-juillet 1969 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 91 août-septembre 1969 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 92 octobre-novembre 1969 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 93 décembre 1969 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 94 janvier-février 1970 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 95 mars-mai 1970 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 96 juin-juillet 1970 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 97 août-septembre 1970 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 98 octobre-novembre 1970 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 99 décembre 1970 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 100 janvier-février 1971 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 101 mars-mai 1971 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 102 juin-juillet 1971 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 103 août-septembre 1971 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 104 octobre-novembre 1971 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 105 décembre 1971 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 106 janvier-février 1972 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 107 mars-mai 1972 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 108 juin-juillet 1972 rédaction administration : 34 rue du Four Paris --- Revue de l'art actuel numéro 109

Page 2

ZARATHUSTRA arte incontro Milano, Piazza S. Marco 1 tél 657.17.70 --- AUGUSTO BARROS Outside red, 1981, 92 x 65 cm, huile peintures 7 juillet - 8 août 1981 --- PHYLLIS KIND GALLERY REPRESENTING 10 CHICAGO IMAGISTS AND 12 OTHER AMERICAN ARTISTS!! --- BASEL JUNE 1981 12th INTERNATIONAL ART FAIR STAND I3-247A PARIS OCTOBER 1981 F.I.A.C. 'NOUVELLES TENDANCES' NEW YORK 139 SPRING STREET TELEPHONE 212 925.1200 CHICAGO 226 EAST ONTARIO TELEPHONE 312 642.6302

Page 3

galerie d’art international 12, rue jean ferrandi - paris 6e, tél. 548.84.28 CHIARA FIORINI Orizzonte Riflesso, 1981, huile sur papier 21 juillet - 22 août 1981 --- deux grands noms arches CANSO® de grands supports lithographie gravures aquarelle gouache sérigraphie documentation: B.P.139. O7104 Annonay CANSO®

Page 4

NANCY HOFFMAN GALLERY 429 West Broadway str. New York 10012 tel 212/ 966.66.76 NATHALIE BIESER CAROLINE BRADY DON EDDY JUAN GONZALEZ TERENCE LA NOUE BILL MARTIN JOE NICASTRI DON NICE JOHN OKULICK FRANCK OWEN DAVID PARRISH PETER PLAGENS JOSEPH RAFFAEL BILL RICHARDS PAUL SARKISIAN BEN SCHONZEIT ALAN SIEGEL JIM SULLIVAN JACK TWORKOV PHILLIP WOFFORD FUMIO YOSHIMURA

Page 5

CIMAISE ART ET ARCHITECTURE ACTUELS PRESENT DAY ART AND ARCHITECTURE 28cm année N° 152 Juillet - Aout - Septembre 1981 --- Directeur-Rédacteur en Chef: Jean-Robert Arnaud Conseillers: John Franklin Koenig, Ante Glibota Adjoint à la rédaction pour le CANADA: Henri Barras Secrétaire général: René Barzilay Secrétaire de rédaction: Luis Lemos Distributeur pour le Canada Art - Aire 1230 rue Bishop Montreal H3G2E3 CANADA Administration-Rédaction: 8, rue Récamier, Paris-7e. Tél. 544-04-82 Impression: Société Mondiale d’Impression, 3, rue Maurice-Loewy, Paris 14e Tél. 327.15.40 --- Prix ce numéro : --- France --- 45 F. --- Etranger --- 55 F. --- Abonnement 6 numéros : --- France --- 210 F. --- Etranger --- 280 F. --- C.C.P. Cimaise 5542.39 --- Couverture : Cimaise --- Actualité/Paris --- Jean Robert Arnaud --- Paris - Paris 1937-1957 créations en France --- Michel Ragon --- Paris - Paris 1937-1957Feu sur les faussaires!Feu sur les imposteurs! --- Actualité/Chicago --- Ante Glibota --- Foire Internationale de ChicagoArt 1981 Chicago --- Visites d’ateliers --- Gérard Xuriguéra: --- Licata:une écriture symboliquea symbolical handwriting --- Alain Jouffroy: --- Boris Tissot --- Pierre Restany: --- Giancarlo Pozzi:Le moineau gris et le fauconThe grey sparrow and the falcon --- Claude Bouyeure: --- Chasse - PotAdzakou le temps - sécateuror time secateur --- 5760 --- Bibliographie --- Jean Robert Arnaud: --- Livres --- Index des sommaires N° 1 à 152 --- Prochaine publication 15 Octobre 1981 A partir de la prochaine publication (N° 153); chaque numéro de Cimaise comprendra deux pages consacrées au Canada

Page 6

PARIS/PARIS 1937-1957 Création en France par Jean-Robert Arnaud --- INTRODUCTION Depuis plusieurs années déjà, Germain Viatte, commissaire de cette exposition, nous parlait souvent - à nous et à d'autres - du projet d'une exposition consacrée aux activités artistiques de l'immédiat après-guerre. Puis l'on apprit que ce projet se modifiait considérablement, il s'élargissait, et, s'étendant sur une plus longue période, devint: Paris-Paris 1937-1957, création en France; s'inscrivant ainsi, et pour le clore, dans le cycle des expositions Paris-New-York, Paris-Berlin, Paris-Moscou. --- POSITION DE PRINCIPE L'esprit dans lequel fut conçu, par principe, l'exposition est défini d'entrée de jeu: > “Les plans de lecture d'une époque, surtout récente, sont nombreux. La sédimentation des faits est fragile. Ce constat nous a conduit à préférer une vue personnalisée des années 37-57 à une présence critique et dogmatique: celle de ceux qui furent les témoins, vécurent et firent cette époque”(1) Et Germain Viatte d'en préciser l'aspect: > “L'espace donné ne permettait pas de montrer l'apport de chacun sans risquer la confusion et l'ennui. Aussi le parti adopté pour cette exposition fut-il d'ordonner une suite de dossiers chronologiques en les ponctuants d'accents individuels plus ou moins affirmés. Entreprise délicate qui, si elle permettait d'éviter l'érosion et le nivellement, conduisait sans doute à privilégier certains aspects.”(2) --- PARCOURS DE L'EXPOSITION Cette suite de “dossiers chronologiques” et “d'accents individuels” dont parle Germain Viatte comprend une série de petites expositions insérées dans la grande et qui constituent autant de boxes, plus ou moins isolés les uns des autres, et portant chacun un titre. L'exposition commence avec “Le drame de l'Espagne” (Picasso, Gonzalez, Dali, Masson, Miro, Hajdu, Fougeron, Sima). Puis le “Front populaire et l'Exposition Internationale” avec la querelle du Réalisme, avec Gromaire, Pignon, Humblot et, Delaunay, Léger, Gleizes, Survage. Arrive “L'abstraction” et les premières Réalités Nouvelles: Arp, Kadinsky, Magnelli, Beothy, Vantongerloo et “L'abstraction-une nouvelle génération” avec Bram Van Velde, Vieira da Silva, Hartung. Ensuite “L'exposition internationale du Surréalisme-1938” largement représentée avec Ernst, Dali, Tanguy, Magritte, Masson, --- PARIS-PARIS 1937-1957 Creation in France INTRODUCTION For several years already, Germain Viatte, often spoke to us - to us and to others - of the project of an exposition dedicated to the artistic activities of immediately after the war. Then it was learn that this project was changing considerably, it was growing longer, and was spread over a longer period and became: Paris-Paris 1937-1957, Creation in France. --- PRINCIPLE POSITIONS The spirit in which the exposition was conceived, through principle, is defined from the beginning of speculation. > “The amount of reading material on an era, especially recent, is enormous. The sedimentation of facts is fragile. This fact has led us to prefer a personalized view of the years 37-57 to a critical and dogmatic presence: That of those who were the witnesses, who lived and made that era” (1) And Germain Viatte makes the aspect clear: Also, the resolution adopted for this exposition was to organize a series of chronological documents and to punctuate them with individual accents which were to be more or less asserted. A delicate undertaking which, if it allowed us to avoid erosion and levelling, doubtlessly led to priveleges being granted to certain aspects“(2) --- PATH OF THE EXPOSITION That series of “chronological documents” and “individual accents” that Germain Viatte talks about, consists fo a series of small expositions inserted into the main one, and which are made up of a number of cubicles, isolated in various degrees one from another, each bearing a title. The exposition begins with “The drama of Spain” (Picasso, Gonzalez, Dali, Masson, Miro, Hajdu, Fougeron, Sima. Then the “Popular Front and the International Exposition” with the quarrel fo Realism, with Gromaire, Pigon, Humblot and Delaunay, Léger, Gleize, Survage. Then arrives “Abstraction” and the first Réalités Nouvelles: Arp, Kadinsky, Magnelli, Beothy, Van Tongerloo and “Abstraction - a new generation” with Bram Van Velde, Viera da Silva, Hartung. Then “The International Exposition of Surrealism - 1938” largely represented with Ernst, Dali, Tanguy, Magritte, Masson, Miro, Brauner, others and lo lay figures. Then “The dispersion” came, with almost always the same names: --- 1) P. Hulten, Directeur du Musée National d’Art Moderne dans: Préface du catalogue 2) Germain Viatte, Commissaire de l’exposition dans: Chemins de la liberté et de la vie, 1937-1957 (1) P. Hulten. Director of the National Museum of Modern Art in: Foreword to the catalogue. (2) Germain Viatte: Paths of liberty and life, 1937-1957.

Page 7

Miro, Brauner, d'autres et 10 mannequins. Alors “La dispersion” vint avec un peu toujours les mêmes noms: Ernst, Miro, Masson, Arp, Magnelli. Ce fut alors “L’occupation”, discrète; Breker absent (invité puis rejeté) (4), absents aussi les artistes collaborateurs, membres du Comité d’honneur de l’exposition Breker à l’Orangerie du Louvre: Derain, Despiau, Maillol, Vlamink, exposition ou vinrent 80.000 visiteurs. On passe par “Picasso”, puis “La tradition française” Bonnard, Villon, Lapicque, Manessier, Bazaine, Estève, nous aide à sauter le pas de la guerre pour se retrouver avec “Fautrier- Les Otages”. “Au sortir de la guerre” on reprend en grande partie les mêmes, ceux qui dominent la scène depuis des décades: Picasso, Chagall, Rouault, Laurens, on ajoute Dubuffet, Buffet, et Music, Arikha, Taslitzky. On ponctue d’une exposition “Giacometti” et on découvre “L’homme mis à nu” titre un peu énigmatique, commode et fourre-tout, qui permet de juxtaposer les dessins d’Artaud, l’art des fous, les arts sauvages, l’art brut, Dubuffet, Chaissac et Cobra. Resurréalisme avec “Situation du Surréalisme”, exposition de 1947, avec principalement les mêmes que dix ans plus tôt... Après la “Présence du Léger” (encore une jeune pleine d’avenir). “Débats autour du Réalisme socialiste”, Ensuite “Le Père Couturier et l’art sacré” avec... Léger, Rouault, Matisse, Bazaine. Enfin on aborde les sujet délicats: “Wols et les débats de l’abstraction lyrique” avec Bryen, Mathieu, Stahly et cinq “Aspects de l’Abstraction” aux titres étrangers: “I- Le geste et le signe” (Hartung, Soulages, Mathieu, Schneider, Stahly, Pollock, Sam Francis, Riopelle, avec en sous-section: “Présence de l’Extrême Orient” avec Alechinsky, Laubiès, Masson, Michaux, Tobey, Zao Wou-Ki. “II- Couleur et forme” ce qui veut dire l’abstraction géométrique, avec Herbin, Magnelli, S.Delaunay, Pevsner, Vasarely, Dewasne, Lardera, Poliakoff, Gilioli. “III- Lumière et nature”: Bissière, Vieira da Silva, Manessier, Bazaine, Lapicque, Estève. “IV- Du nombre au mouvement”: Del Marle Kelly, Morellet, Soto, “Les Scandinaves à Paris” Mortensen, Jacobsen, où sont les autres? le “Groupe Madi” mais où sont les autres Sud-Américains de Paris; “Le mouvement”, mais où est Malina? un des premiers dans le genre. “V- Au contact du Surréalisme”: Hantaï, Degottex et quelques autres. Entre ces cinq abstractions, parsemées de ci de là: “Figurations au-delà du regard” (?): Balthus, Giacometti, Hélion, Fernandez, Masson, Music; “La Matière”: Dubuffet, Fautrier, Burri, Tapiés et uniquement ces quatre là: “Yves Klein, le monochrome” sans oublier “Avant le Nouveau Réalisme”. Et c’est fini. Ce qui frappe, au premier abord, c’est l’aspect essentiellement littéraire qui se dégage de l’exposition. Ce découpage en tranches, artificiel, laborieux, arbitraire, ces titres ronronnants, faussement poétiques, voire abscons, créent une ambiance confuse, déroutante et in-signifiante. On cherche, en vain, une idée directrice, un fil conducteur, et on ne trouve souvent que des répétitions, qui par leur excès même deviennent fastidieuses sans que les œuvres y soient pour quelque chose. Aucune réalité sous ces titres faussement séduisants. Est-ce servir l’œuvre de Picasso que de la présenter en (4) à la suite de diverses pressions appuyées d’une campagne de presse. Voir à ce sujet mon article à paraître dans la revue “Spirales” n°7. Ernst, Miro, Masson, Arp, Magnelli. And then came “The Occupation”, reserved; Breker was absent (invited then rejected) (3), also absent were the collaborating artists, members of the committee of Honour of the Breker exposition in the Orangerie of the Louvre: Derain, Despiau, Maillol, Vlamink, an exposition to which came 80 000 visitors. Passing by “Picasso”, then “The french tradition” Bonnard, Villon, Lapicque, Manessier, Bazaine, Estève - helps us to jump the step of the war to find “Fautrier - The Hostages”. “Coming out of the war” one takes up to large degree the same people, those who had dominated the scene for decades: Picasso, Chagall, Rouault, Laurens, one adds Dubuffet, Buffet, and Music, Arikha, Taslitzky. One punctuates an exposition with “Giacometti” and discovers “Man laid bare”, a somewhat enigmatic, convinient and hold-all title, which allows one to place side by side the drawings of Artaud, the art of fools, the wild arts, unrefined art, Dubuffet, Chaissac and Cobra. Resurrealism with “Situation of Surrealism”, exposition of 1947, with mainly the same as ten years earlier... After the “Presence of Léger” (another youngster with his future ahead of him), “Discussions around socialist Realism”, once again. And next “Father Dress Maker and sacred art” with... Léger, Rouault, Matisse, Bazaine. At last one tackles the delicate subjects: “Wols and the discussions on lyrical abstraction” with Bryen, Mathieu, Stahly and five “Aspects of Abstraction” with titles that are strange: that are strange: I - The gesture and the sign” (Hartung, Soulages, Mathieu, Schneider, Stahly, Pollock, Sam Francis, Riopelle, with as an undersection: “Presence of the Far East” with Alechinsky Laubies, Masson, Michaux, Tobey, Zao Wou-Ki. II - Colour and form” which means to say geometrical abstraction, with Herbin Magnelli, S. Delaunay, Pevsner, Vasarely, Dewasne, Lardera, Poliakoff, Gilioli. “III - Light and nature” Bissière, Vieira da Silva, Manessier, Bazaine, Lapicque, Esteve. “IV - from number to movement”: Del Marle, Kelly, Morellet, Soto. “The Scandinavians in Paris”: Mortensen, Jacobsen, where are the others? The Madi Group but where are the South Americans from Paris; “The Movement”, but where is Malina? One of the first of the kind. “V - In contact with Surrealism”: Hantaï, Degottex and several others. Between these five abstractions, strewn here and there: “Figurations beyond the gaze” (?): Balthus, Giacometti, Helion, Fernandez, Masson, Music; “La Matière”: Dubuffet, Fautrier, Burri, Tapies, and solely those four there; “Yves Klein, Monochrome” without forgetting “Before the New Realism”. And it is finished. That which is striking at first glance is the essentially literary aspect that separates itself from the exposition. This cutting up into slices, artificial, painstaking, arbitrary, these titles that are purring, falsely poetic, if not reconcile, create an atmosphere which is obscure, misleading and insignificant. One searches, in vain, for a leading idea, a guiding line and one often finds only repetitions, which by their very excess become tedious. No reality beneath these falsely seductive titles. Is it to help the work of Picasso that it is presented in six different sections, is it better to show it off than to jump form (3) Following various pressures, joined by a press campaign.

Page 8

six sections différentes, est-ce mieux la faire voir que de sauter d'une alvéole à l'autre et interdire ainsi toute continuité dans le regard du spectateur? A-t-on une meilleure lecture de Magnelli en trouvant ses 14 œuvres dispersées en 3 sections? Il y a 20 tableaux de Fautrier, dont une salle consacrée aux Otages, était-il utile dans une section “Matière” de présenter d'autres toiles du même Fautrier avec des tableaux tout aussi en “matière”, (de la série des Boîtes de 1947) que les “Otages” de 1942? On s'aperçoit vite à quel point ces séquences aux titres alléchants ne correspondent souvent à aucune autre réalité qu'anecdotique et que ce découpage, qui ne correspond souvent à rien sur le plan purement plastique dilue une œuvre et en rend plus difficile la lisibilité. VISION DES CHOSES La subjectivité peut être féconde le parti-pris enrichissant quand il magnifie ses choix, mais il y faut quand même une certaine relativité, poussés à leur point extrême, devenus paroxysmiques, ils ne sont plus qu’arbitraire; et tout ce qui est excessif ne signifie plus rien. Le choix des dates déjà révèle les intentions: 1937-1957. Vingt années qui incluent la guerre et l’occupation. Vingt années dont les dates limites sont choisies comme si cette période constituait un tout cohérent, comme si il y avait continuité, suite homogène, évolution harmonieuse des arts; comme si la guerre et l’occupation ne constituaient qu’une bavure, de peu d’importance, un intermédia sans suite, comme s’il n’y avait pas eu rupture en art comme ailleurs. Les maîtres de l’avant guerre, Braque, Léger, Matisse, Picasso sont là en force pour montrer la continuité de ces vingt années; alors que, il faut quand même le dire, dans les années d’après la guerre de 39-45 les centres d’intérêt étaient ailleurs. Invoquer le manque d’espace pour justifier le parti-pris? Germain Viatte écrit sans rire: “L’espace donné ne permettrait pas de montrer l’apport de chacun sans risquer la confusion et l’ennui.” Mais “l’espace donné” permettait-il d’exposer 13 dessins d’Artaud, 18 œuvres de Chaissac, 16 Wölfi, 7 Scotie Wilson? Etait-il nécessaire, quelque fois leur importance, et elle est des plus grandes, de présenter 46 Dubuffet, 20 Fautrier, 21 Giacometti? Germain Viatte nous parle de son souci d’éviter “d’inutile redites”, ce qui l’a entrainé à ne pas inviter des artistes ayant participé à des expositions comme “L’aventure de Pierre Loeb” 1979 au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, “50-57 une aventure de l’art abstrait” organisée par Michel Ragon en 1967 au Musée Gallièra, il y a... 14 ans! Ou encore l’exposition “1946-1956”, Peintres de l’abstraction lyrique à Saint-Germains-des-Près” à la mairie annexe du VI arrondissement de Paris en 1980. Sans rire il met en parallèle cette exposition d’un mois, aux moyens misérables, faite dans un local de fortune, crasseux et sans lumière, au catalogue mimeux, une vraie exposition de patronage, sans budget et sans publicité, avec le Centre Pompidou, une exposition de cinq mois et un catalogue de 500 pages! Je comprends que l’on ait, même quand on est Conservateur de musée, une vision relativement subjective des choses. Je conçois même, quand on organise une exposition, malgré tout historique, dans un musée national, et dans le plus prestigieux de tous, qu’on privilégie partiellement ses goûts. Mais il ne me paraît pas acceptable de mentir par omission, de gommer par l’absence, comme si elle n’avait jamais existé, toute une partie de la peinture contemporaine. one alcove to another and thus prevent the continuation of the work beneath the spectators’ gaze? Does one further one’s knowledge of Magnelli by finding his 14 works split up into 3 sections? There are 22 pictures by Fautrier including a room dedicated to the “Hostages”, was it useless, in a “Matière” section, to present other canvasses by the same Fautrier with pictures all as much in “matière”, (from the Boxes series of 1947) as the “Hostages” of 1942? On quickly notices at which point these sequences with attractive titles often correspond with no other reality save that which is anecdotal or of this cuttin up, which often corresponds with nothing on the purely plastic level, dilutes a work, and makes it harder to understand. VISION OF THINGS Subjectivity may be fertile, the obstinate opinion enriching when it magnifies its choices, but a certain relativity is still necessary, pushed to their extreme point, become paroxysmal, they are no longer anything more than arbitrary; and all that which is excessive no longer means anything. The choice of dates already reveals the intentions: 1937-1957. Twenty years which include the war and the occupation. Twenty years of which the limiting dates are chosen as if this period makes up a coherent whole, as if there was continuity there, homogeneous sequel, harmonious evolution of the arts; as if the war and the occupation only make up an annoying consequence of little importance, an interlude without a sequel, as if there hadn’t been a rupture in art as elsewhere. The pre-war masters, Braque, Léger, Matisse, Picasso, are there in force to show the continuity of those twenty years; whereas, it has to be said, all the same, in the years after the 39-45 war, the centres of interest were elsewhere. To draw attention to the lack of space to justify the stubborn opinion? Germain Viatte writes without laughing: “The given space did not allow us to show the contribution of each person without risking confusion and boredom.” But “the given space”, did it allow one to expose 13 drawings by Artaud, 18 works by Chaissac, 16 Wolfi, 7 Scoties Wilson? Was it necessary, however important they might be, and it is a great importance, to present 46 Dubuffet, 20 Fautrier, 21 Giacometti? Germain Viatte speaks to us of his care to avoid “useless repetitions” which has led him not to invite artists having participated in expositions like “The adventure of Pierre Loeb” 1979 at the Museum of Modern Art of the City of Paris, “50-57” an adventure of abstract art” organized by Michel Ragon in 1967 at the Musée Gallièra... 14 years ago! Or again the “1946-1956 Paintings of lyrical abstraction at Saint Germain des Prés” exposition at the annex town hall of the VI arrondissement of Paris in 1980. Quite seriously, he compares this exposition of one month, of miserable means, made in a rough and ready building, dirty and without light, with a shabby catalogue, a true supported exposition, without a budget and without publicity, with the Centre Pompidou, an exposition of five months and a catalogue of 500 pages! I understand that one should have, even when one is curator of a museum, a relatively subjective vision of things. I even conceive that when one is organizing an exposition, still historical, in a national museum, and in the most splendid of all, that one partially gives privilege to one’s own tastes. But it does not seem acceptable to lie by omission, to erase through absence, as if it had never existed, a whole part of contemporary painting.

Page 9

UN POETE A LA BARRE. En fait je crois que Germain Viatte s'est trompé de métier, il n'est pas comme des apparences trompeuses le laisseraient croire Conservateur de Musée, et moins encore Historien d'Art. C'est un démiurge, un poète, un créateur, un inventeur. Il réécrit l'histoire de l'art contemporain à sa convenance, sans consulter aucun de ceux qui y ont participé afin de pas être gêné dans sa vision, de ne pas risquer de subir l'influence pernicieuse de ceux qui furent partie prenante. Germain Viatte, Créateur, est comme ces metteurs en scène qui prennent un texte, le triturent, le trafiquent, le coupent en morceaux, le manipulent, le recréent en somme. Au cours de son exercice solitaire du pouvoir, dans l'exaltation de sa fonction créatrice, Germain Viatte Artiste, croit n'avoir de compte à rendre à personne, d'être libre de faire ce qu'il veut, comme il veut; et comme cela est exaltant de se conduire ainsi! Mais c'est hélas une attitude hors de propos avec la fonction d'un Conservateur de musée dont le rôle est d'informer, de donner à voir, de fournir des éléments de comparaisons pour que le spectateur puisse se faire une opinion circonstanciée à partir de données concrètes. C'est une fonction sociale; en plus de la compétence, il y faut beaucoup de modestie. LES MENSONGES HISTORIQUES L'exposition telle qu'elle est présentée ne manque pas de séduction, malgré sa monotonie, mais, par les amputations faites à l'histoire, elle tend à l'irréalité. Dans l'immediat après-guerre (celle de 39-45) en plus de ce qui nous est donné ici, un fait demeure, qu'on le déplore ou qu'on s'en réjouisse, c'est la formidable explosion de l'art abstrait sous toutes ses formes. Cette troisième génération de l'abstraction, celle qui vint après la génération Vasarely, Hartung, Vieira de Silva, Poliakoff, n'est pas représentée ici, ou du moins très peu et très mal et d'une manière très incomplète, par quelques artistes qui j'appellerais "des otages" qui sont là avec une toile chacun, accrochées dans les coins, pour servir d'alibi. Ils ont noms: Barré, Bellegarde, Laubies, Deyrolle ou Messagier, d'autres encore: Corneille, Appel, Jorn font partie de ces otages , et le mouvement auquel ils appartiennent, Cobra, est curieusement fondu dans la section "L'homme mis à nu"! Tout Copenhague-Bruxelles-Amsterdam qu'il fut, tout créé contre une certaine abstraction qu'il soit, Cobra nécessitait une réelle présence en tant que mouvement. Cette époque, de l'après guerre 1945 et jusqu'en 1957 ne manquait pourtant pas de vivacité, de rivalités, de foisonnement. Ce fut l'âge d'or des critiques, véritables chefs de file, et les "ismes" alors en vigueur auraient du faire la joie de Germain Viatte comme titres de ses compartiments: Michel Ragon et le "Paysagisme Abstrait" (Barré, A. Bertrand, Guitet, Sugai, J.F. Koenig) Julien Alvard et le "Nuagisme" (Benrath, Duque, Graziani, Laubies) Michel Tapié et "Un Art Autre" (Vallorz, Serpan, Sallès, Ossorio, Gillet) --- A POET IN THE DOCK. I in fact believe that Germain Viatte has chosen the wrong career, he is not, as misleading appearances lead one to believe, the Curator of a Museum, and even less an art historian. He should have been a demiourgos, a poet, a creator, an inventor. He re-writes the history of contemporary art at his convenience, without consulting anyone who has participated in it, so that he won't be hindered in his vision, so that he doesn't run the risk of undergoing the baneful influence of those who were creditors. Germain Viatte, creator, is like those films directors who take a text, chew it over, make money out of it, cut it in pieces, manipulate it, re-create it, in short. During the course of his lonely exercising of power, in the elation of his creative duty, Germain Viatte, artist, believes himself to be free to do what he likes, as he likes; and how elating it is to behave like that! But, alas, it is an attitude which is not in keeping with the duty of a museum's curator, of whom the role is to inform; to produce things for people to look at, to give comparative elements so that the spectator can form a detailed opinion from concrete facts. Its is a social function of which the aim is to inform; as well as efficiency, a lot of modesty is needed. THE HISTORICAL LIES The exposition such as it is presented does not lack seduction, despite its monotony, but, because of the historical ellipses, it tends to be unreal. Immediately after the war (that of 39-45) in addition to that which is here given to us, one fact remains, whether one likes it or not, it is a stupendous explosion of abstract art in all its forms. That third generation of abstraction, that which came after the generation of Vasarely, Hartung, Vieira da Silva, Poliakoff, is not represented here, or at least very minutely and very badly and in a very incomplete way, by a few artists that I will call "hostages" who are there with a canvas each, hung up in the corners to serve as alibis. They have names: Barré, Bellegarde, Laubies, Deyrolle or Messagier, others as well. Corneille, Appel, Jorn are among these hostages, and the movement to which they belonged, COBRA, is curiously blended in "The man laid bare" section. As Copenhagen - Brussels - Amsterdam as it was, as created against a certain abstraction as it was, COBRA called for a real presence as a movement. That post-war era, from 1945 until 1957, was not, however, lacking in livelinesss, in rivalry, in expansion. That was the golden age of the critics, true party leaders, adn the "isms" then in force would have pleased Germain Viatte, as titles for his compartments: Michel Ragon and "Abstract Landscapism" (Barré, H. A. Bertrand, Guitet, Sugai, J.F. Koenig) Julien Alvard and "nuagism" (Benrath, Duque, Graziani, Laubies) Michel Tapie, and "A different Art" (Vallorz, Serpan R.V. Gindertael: (Moser, Nalland, Dimitresco, Istiati) And H. Wesher; (Coppel, Downing, Carrade, Fichet, Penalba, Marfaing) they also supported "their artists".

Page 10

Ch. Estienne et le “tachisme” (Duvillier, Messagier, Loubchansky) R.V. Gindertael; (Moser, Nallard, Dumitresco, Istrati, Louttre, Vulliamy) et H. Wesher (Coppel, Downing, Carrade, Fichet, Penalba, Marfaing) défendaient eux aussi “leurs artistes”. Est-il possible qu’ils se soient tous à ce point trompés qu’aucune de leurs “activités” n’ait trouvé grâce aux yeux de Germain Viatte? Les “Evénements” non plus ne manquaient pas; Les galeries multipliaient les expositions à thèmes et à titres. UNE NAISSANCE SPONTANEE Car, et c’est encore une chose qui frappe, il semble bien d’après l’exposition, et à quelques exceptions près (galerie de France, galerie Denise René et trois catalogues de “Divergences”) et devant la rareté des documents présentés, que l’information à l’époque n’est joué aucun rôle, galeries et revues d’art n’existaient semble-t-il pas; les artistes se faisaient connaître spontanément, intemporellement si je puis dire, sans que galeries, revues et critiques d’art y fussent pour quelque chose. Les galeries? on les exécute en quelques lignes laudatives (3) et on oublie même les noms de Stadler, Anderson-Meyer, Lawrence, Ariel et en particulier Lucien Durand. La presse? traitée en huit lignes. “La critique se livre alors à des débats passionnées reflétant bien la violence des engagements allant parfois jusqu’à l’anathème.”(3) Que de pudeur dans l’information! Et enfin si l’on parle “des Scandinaves à Paris”, et on a eu raison de le faire, pourquoi ne pas dire un mot des Américains à Paris, ceux du Nord déjà victimes de l’exposition Paris-New York (voir Cimaise N° 130 -avril-juin 1977): Alcopley, Appleby, Caro, Chelimsky, Childs, Cousins, Beaufort-Delaney, Downing, Don Fink, Franken, L.Frederic, Goldfarb, Jaffé, Jenkins, B.Johnson, J.F.Koenig, Kimber Smith, Levée, Pfriem, Phillips, Tajiri, Hultberg, Petlin, Hennessy, N.Bluhm, Coppley, C.Alex, Masurowski, C.Lee, T.Hass, Lubovsky etc.... Ceux du Sud: -Soto et le groupe Madi n’étaient pas les seuls:- Araceli, Arcay, Battestini, Carreno, Oramas, Lolo, Negret, Valera, Dora, Gina Ionesco, Zanartu, Penalba, Di Teana Et pourquoi pas les espagnols: Feito, Millares, Saura? Et pourquoi pas les Japonais: Tabuchi, Domoto, Sato, Imai? Et pourquoi pas les Italiens: Bozzolini, Bertini, Boille, Cremonini, Signori, Campigli, Severini, Moreni? Et pourquoi pas les Allemands: Dahmen, Kalinowski, K.O. Goetz, Kricke, Brüning? Et pourquoi à propos de “Débats autour du Réalisme socialiste” avoir “oublie” l’exposition de R. Lapoujade “L’enfer et la mine” et son catalogue-manifeste? au lieu d’exposer 8 œuvres de Taslitzky, B. de Fougeron. “Les sans-patrie de l’art, Scandinaves, Américains, Asiatiques, s’affirment nationaux à Paris, organisant des expositions en fonction de leur origine dans l’indifférence générale, avant de repartir souvent amers et décus” (3) C’est là une affirmation partiellement inexacte; d’abord parce que ces “sans-patrie” étaient dans des galeries sans qu’aucune discrimination nationale ne joue, ensuite parce que “l’indifférence” n’était pas générale mais essentiellement celle des Pouvoirs Publics qui pratiquaient et pratiquent encore, n’est-ce pas, une politique chauvine et discriminatoire à l’égard des “étrangers de Paris”, ceux qui ont fait une grande partie de son prestige jusqu’à la fin de Paris-Paris et celui de cette fameuse Ecole de Paris, “salmondis inconsistent” pour Germain Viatte mais qui à l’époque Is it possible that they should all be cheated to this degree, since none of their “activities” have found grace in the eyes of Germain Viatte? The “Events” were not lacking, either; The galleries multiplied the expositions with themes and titles: “Analogies” (half primitive art, half abstract art), “Collated Vehemence”, “HWPSMTB”, “Pentagon”, where 5 critics presented 5 artists, Divergences: I, 2, 2, 4, 5, a list which is neither exhaustive, nor limiting; these are only a few examples which could have suggested to Germain Viatte as many titles for his columns. A SPONTANEOUS BIRTH For, and it is another thing that strikes one, it seems, indeed, that after the exposition, and apart from a few exceptions (gallery de France, Gallery Denise René and three catalogues from “Divergences”) and in relation to the rarity of the presented documents, that information at the time played no rôle, galleries and Art magazines-reviews did not exist, so it seems; the artists got themselves known spontaneously, timelessly, if I may say so, without galleries, Art magazines and art critics having anything to do with it. The galleries? They are dealt with in a few laudatory line (2) and one even forgets the names of Stadler, Anderson-Meyer, Lawrence, Ariel and, above all, Lucien Durand. The press? in eight lines. “Criticism then devotes itself to passionate debates, reflecting well the violence of obligations, sometimes going as far as anathema”. (2) What modesty in the information! Finally, if one talks of the “Scandinavians in Paris” why not say something about the Americans from Paris, those of the North, already victims of the “Paris-New York” exposition (see Cimaise n°130 April-June 1977: Alcopley, Appleby, Caro, Chelimsky, Childs, Cousins, Beaufort-Delaney, Downing, Don Kink, Franken, L. Frederic, Goldfarb, Jafffe, Jenkins, B. Johnson, J.F. Koenig, Kimber Smith, Levve, Pfreim, Phillips, Tajiri, Hultberg, Petlin, Hennessy, N. Bluhm, Coppley, C. Alex, Masurovsky, C. Lee, T. Hass, Lubovsky etc... Those of the South: Soto and the Madi group not being the only ones: Araceli, Arcay, Battestini, Carreno, Oramas, Lolo, Negret, Valera, Dorra, Gina Ionesco, Zanartu, Penalba, di Teana. and why not he Italians: Secerini, Campligi, Bozzolini, Bertini, Boille, Cremonin, Signori, Moreni. And why not the Germans: Dahmen, Kalinovski, K.O. Goetz, Kricke, Brüning, Fruhtrunk, Klasen, Galgen. And why not the Spaniards: Feito, Millares, Saura. And why not the Japanese: Tabuchi, Domoto, Sato. And why, ont the subject of “Debates surrounding socialist Realism” have “forgotten” the exposition of R. Lapoujade “Hell and the mine” and his catalogue-manifesto? In stead of exposing 8 works by Taslitzky, 6 by Fougeron. “The country-less ones of art, Scandinavians, Americans, Asians, asserts themselves as nationals of Paris, organizing expositions by duty of their origin amidst general indifference, before leaving again, often bitter or disappointed. (2) This is a partially incorrect statement; firstly because these “country-less ones” were in galleries without any national discrimination being involved, next because “indifference” wasn’t universal but essentially that of the National Authorities who practised and still practise, do they not, politics which are jingoistic and discriminating as regards “strangers in Paris”, those who have

Page 11

caractérisa pour nous l’aspect essentiellement international de l’art qui se faisait à Paris. Bien des noms d’absents me viennent encore à l’esprit sans que je puisse les citer tous mais certaines absences me paraissent incroyables: absents donc: Hundertwasser, Kemeny, Sonderborg, Loubchansky, Maryan, Kallos, Dufour,Marta Pan. LE CATALOGUE Ce qui frappe au premier abord c’est qu’aucun de ceux qui vécurent l’époque concernée n’ait participé à sa rédaction?. Dans l’article intitulé “le mouvement des revues d’avant-garde 1937-1957” de Michel Giroud, le nom de Cimaise n’est même pas cité; entre 1953 et 1957 31 numéros de Cimaise sont parus. La composition de sa rédaction: Directeur J.R. Arnaud; Rédacteur en Chef: R.V. Gindertael; Comité de Rédaction: J. Alvard, M. Ragon, C.H. Sibert, H. Wescher; Secrétaire Général: J.F. Koenig. Durant ces années, des études ont paru dans Cimaise sur, entre autres: Mathieu, Atlan, Gilioli, Doucet, Mortensen, Fautrier, de Stael, Tobey, Domela, Corneille, Hajdu, Vieira da Silva, Laubiès, J.F. Koenig et beaucoup d’autres. Bien des articles théoriques, articles polémiques, historiques y parurent; il suffit de se reporter à l’index des numéros parus, publié en fin de ce numéro. J’ignore ce qui nous vaut cet ostrascisme, mais ostrascisme il y a. Par contre de larges extraits de Cimaise sont cités dans l’article de Laure de Buzon-Vallet intitulé: “L’Ecole de Paris: éléments d’une enquête”. Par ailleurs les notes chronologiques parues en bas des articles, même si elles comportent pas mal d’omissions, rectifient partiellement et bien modestement, les partis-pris fondamentaux. ALORS PARIS-PARIS? C’est trop. Trop de partis-pris, trop d’oublis, trop de manipulations, trop de camouflages, trop de distorsions, trop d’abus, trop d’arbitraire. Trop de volonté de puissance d’un commissaire qui s’est cru seul maître à bord estimant n’avoir de comptes à rendre à personne, qui a agi en solitaire, n’utilisant les faits qu’à sa guise et selon son bon vouloir, agissant en monarque absolu. Il a oublié, ce Commissaire, qu’il remplissait une fonction sociale, qu’il avait un rôle d’historien à jouer, qu’il avait des comptes à rendre, quoiqu’il en pense, à nous autres simples visiteurs avertis ou profanes, venus dans un Musée National, pour voir une exposition consacrée à une certaine période de l’histoire de l’art contemporain. Alors Paris-Paris? Telle qu’elle est, cette exposition, il aurait mieux valu ne pas la faire. Il aurait mieux valu qu’elle n’ait pas eu lieu. Telle qu’elle est, cette exposition est une mauvaise action. Jean Robert Arnaud been a great part of its influence until the end of Paris-Paris and that of the famous School of Paris, “yielding hotchpotch” for Germain Viatte but which, at the time, characterized for us the essentially international aspect of the art that was being made in Paris. Many names of absent people come into my mind without my being able to quote all of them, but certain absences seem incredible to me: absent then: Hunderwasser, Kemeny, Sonderborg, Loubchansky, Maryan, Marta Pan. THE CATALOGUE That which stands out at first glance, is that none of those who lived through the age in question have participated in its editing. Finally, in the article entitled “The movement of avant-garde magazines 1937-1957” by Michel Giroud, the name of Cimaise is not even mentioned; between 1953 and 1957, 31 numbers of Cimaise appeared. Its editorial staff consisted of: Director: J. R. Arnaud; Editor: R. V. Gindertael; Editing Committee: J. Alvard, M. Ragon, C. H. Sibert, H. Wescher, J.F. Koenig, During these years, studies appeared on, amongst others: Mathieu, Atlan, Gilioli, Doucet, Mortensen, Fautrier, de Stael, Tobey, Domela, Corneille, Hajdu, Vieira da Silva, Laubiès, J. F. Koenig and many others. Plenty of theoretical articles, polemic articles, historical articles appeared in Cimaise; all you have to do is to refer to the index of numbers brought out published at the end of this issue. I don’t know why we deserve this ostracism, but ostracism there is. On the other hand, large extracts from Cimaise are quoted in Laure de Buzon-Vallet’s article entitled: “The Paris School: elements of an investigation”. Besides, the chronological notes shown below the articles, even if they include quite a few omissions, partially and quite modestly rectify the fundamental obstinate opinions. WELL THEN, PARIS-PARIS? It is too much. Too many stubborn opinions, too many things forgotten, too many manipulations, too much camouflage, too many distortions, too much abuse, too much that is arbitrary. Too much lust for power by a curator who believed himself to be the sole master and thought that he was responsible to no-one, who acted on his own, only using facts when it suited himself and according to his wish, acting as an absolute ruler. He has forgotten, this curator, that he was carrying out a social duty, that he had a historian’s role to play, that he had responsibilities to carry out, whatever he thinks about it, for us others, simple visitors, experienced or uninitiated, come to a National Museum to see an exposition devoted to a certain period in the history of contemporary art. Well then Paris-Paris? It would have been better if ti hadn’t taken place. Such as it is, this exposition is an bad gesture. Such as it is, this exposition, it would have been better not to have held it. Jean Robert Arnaud