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ART & DÉCORATION NUMERO 14 --- revue fondée en 1897 LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS
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ART & DÉCORATION NUMERO 14 --- revue fondée en 1897 LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS
Sommaire A TRAVERS LE SALON DES DÉCORATEURS par Bernard Champigneulle MOSAIQUES BYZANTINES par Stéphane Ullmann LE GRAND LIVING-ROOM D'UNE PETITE MAISON ÉTALAGES par A. Manera VARIATIONS DE PAUL BONET par Renée Moutard-Uldry MAISONS INDIVIDUELLES LE NOUVEL HOTEL D'ANDRÉ ARBUS par Roger Lannes L'APPARTEMENT D'UN COLLECTIONNEUR par François Sturel LE MARBRE, DANS LE DÉCOR CONTEMPORAIN par René Chavance UN NOUVEAU PAQUEBOT, « LA MARSEILLAISE » INFORMATIONS LES EXPOSITIONS, L'ART DÉCORATIF À L'ÉTRANGER HORS-TÊXTE, EN COULEURS UN GRAND LIVING-ROOM (Renou et Génisset, décorateurs.) LA COUVERTURE COMPOSITION de Boris J. Lacroix. FONDÉE EN 1897, S'EST ADJOINT LES REVUES : L'ART DÉCORATIF, LES ÉCHOS D'ART, L'ARCHITECTE * PARAIT 4 FOIS PAR AN Tous droits sur les articles et les reproductions sont réservés pour tous pays. Les modèles publiés sont et demeurent la propriété de leurs auteurs ; toutes les reproductions ou les imitations, même partielles, sont interdites et seront poursuivies par les auteurs. PRIX DE L'ABONNEMENT (4 NUMÉROS) : France, fr. : 1.100. — Grande-Bretagne : £ 1.70. — Autres pays d'Europe, fr. : 1.350. Continent américain : $ 5,50. — Autres pays : $ 5,50 ou £ 1.70. LE NUMÉRO EN FRANCE : Fr. 300. Conformément à une décision syndicale : en cas de changement de prix, les abonnés seront servis jusqu'à concurrence de la somme figurant à leur crédit. À toute demande de changement d'adresse joindre 20 francs en timbres-poste. Cheques postaux, Paris 261.69. LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS, OPÉRA 65-38 --- CE NUMÉRO A ÉTÉ ÉTABLI SOUS LA DIRECTION D'ALBERT LÉVY PAR BORIS J. LACROIX BERNARD CHAMPIGNEUILLE conseiller artistique --- ART & DÉCORATION NUMÉRO 14 CHEF DE PUBLICITÉ ANDRÉ J. BAHRY. (M.I.C.) ---
Cet article consacré aux meubles solos, aux objets et à divers détails du Salon des Décorateurs, fait suite à celui qui a paru dans notre précédent numéro, où nous avions étudié les ensembles mobiliers. (N.D.L.R.) À TRAVERS LE SALON DES DÉCORATEURS P ar devoir professionnel, nous avons dû faire des visites critiques et répétées au Salon des Décorateurs. Nous avons dit dans notre dernier numéro nos impressions d'ensemble ; mais l'examen du détail ne fait que confirmer l'intérêt d'une manifestation qui fut sans doute la mieux conçue et la plus agréablement réalisée de celles qui nous ont été proposées par les artistes décorateurs. Sur un canevas volontairement un peu lâche, mais qui n'en avait pas moins une structure logique, on a disposé dans un juste équilibre ce qui est service pratique et ce qui sert l'agrément de l'existence à ses différents âges. Quels que soient ses charmes et ses fantaisies, nous devons noter avant tout le caractère « sérieux » de ce Salon. C'est là en effet qu'il convenait de sentir la pulsation de l'esprit français lorsqu'il s'applique à constituer le décor quotidien de la vie de société. Les aimables spectacles éphémères d'une brillante Saison de Paris ont peut-être trop empêché le public d'attacher toute l'importance qui convenait aux réalités non moins aimables, mais plus solides qui s'offraient au Grand Palais. Avec un léger recul, nous constatons mieux tout ce qui a été déployé d'effort persévérant, d'ingéniosité, de goût et de talent. Les grands ensembles ont été plus nombreux et plus fournis qu'ils ne l'avaient été depuis la guerre. Les pièces isolées, les objets de vitrine ont été sélectionnés avec un sens plus rigoureux des convenances. Sans doute étaient-ils moins abondants qu'auparavant ; il faut s'en féliciter, car c'était le résultat d'un parti pris contre les solutions de facilité ; nous y avons gagné de ne retrouver nulle part cette impression de remplissage maintes fois éprouvée. Ce Salon des Décorateurs fut sans esprit de complaisance. Lorsqu'il a créé une section spéciale, c'est le vitrail qu'il a choisi — une technique difficile, difficile aussi à présenter — qui impose aux artistes, avec l'imagination et la ferveur, la discipline et la dignité. Nos céramistes, nos verriers, nos ferronniers, nos artisans du luminaire, nos créateurs de tissus ou de papiers peints ont montré qu'ils savent se renouveler sans vouloir à toute force surprendre par de vaines originalités. Peut-être même pourrait-on dire que ce Salon s'est trop complu dans une discrétion de bon aloi. On eût souhaité rencontrer ça et là quelques exploits plus piquants, plus audacieux, plus caractéristiques d'un esprit de recherche sans lequel toute entreprise est frappée de léthargie. Les nombreux meubles et objets de vannerie ont généralement enchanté le public. C'est un procédé charmant, riche d'imprévu et qui respire la santé. Il apporte quelque chose de naturel dans un monde sophistiqué. Nous nous proposons d'y consacrer une importante étude dans le prochain numéro de cette revue. On eût souhaité que les participations étrangères fussent plus nombreuses, car les confrontations entre l'œuvre de nos décorateurs et celle de leurs voisins sont toujours pleines d'enseignement. Les conditions présentes de l'économie internationale ne l'ont guère permis. Seule la Hollande a répondu cette année ; et sa présentation fut excellente. De nombreux ensembles rehaussaient leur prestige en présentant des œuvres plastiques, peintures ou sculptures, dues à des maîtres de l'art contemporain. Nous assistons à la disparition progressive de l'objet d'art décoratif qui se rapprochait parfois un peu trop du vulgaire « article de Paris ». Le concours apporté par les meilleurs plasticiens d'aujourd'hui à nos décorateurs fait sauter toutes les barrières qui pouvaient encore subsister entre des modes d'expression fallacieusement désignés par les termes d'art majeur et d'art mineur. BERNARD CHAMPIGNEULLE. Motifs en bronze doré de Jean Debarre (édité par Susse Frères), ornant les panneaux d'ébène d'un babut, en bois de violette, d'André Preston. Marquerie de cuivre sur un grand babut en palisandre de Jean Pascaud. Motifs en bronze doré de Giacometti, pour un meuble, en ébène de Macassar, de René Grimardia, édité par la Compagnie des Arts Français. PHOTOS CHEVOJON.
PHOTOS CHEVOLON. MARC DU PLANTIER. Applique d'éclairage indirect en fer doré. CE-CONTRE : M. LAFFAILLE. Fauteuil et babut en ébène de Marassar, édités par Chaleysin. Applique de Perzel. DOMIN ET GENEVRIÈRE. Cabinet en ébène du Gabon, incrusté de cuivre et d'étain (édité par Dominique).
JACQUES QUINET. Mobilier de salon en sycomore blanc et bronzes dorés. Au mur, une tapisserie d'Hélène Detroyat; flambeaux de Raymond Subes. Au sol, un tapis gris et jaune exécuté par Hamot. Les rideaux en percale imprimée, dessinés par A. Demuys, sont édités par Braquenié. B.-J. KLOTZ-GILLES. Commode en bois blond à poignées et filets noirs, éditée par Muller et Rigollet. La chaise, en même bois clair, à dossier canne noir et siège tendu de soie pêkinée noire ton sur ton, est éditée par Hobmann. Ensemble présenté sur fond de tissu à fines rayures grises et blanches, de Paule Aubry. Cadre de glace en fils métalliques de Zervudaki. Sculpture de Navarre. PHOTOS CHEVOTON.
PHOTO CHEVIGN. GENÈS - BABUT. Table bureau en chêne teinté, à filets et médaillon de bronze doré. Le jauteuil, de même bois, est tendu de cuir clair. Lampe en fer forgé de G. Poillerat, tapis de Pinton. CÉ-CONTRE : MAX INGRAND. Applique d'éclairage en dalle de glace grugée. JEAN FOUQUET. Clip en fil de platine et brillants sur chatons. PHOTO JEAN COLLAS. DOM MARTIN. Calice en vermeil et ivoire, édité par Tétard frères. PHOTO JEAN COLLAS.
PHOTO JEAN COLLAS. M. DAURAT. Deux pièces en étain au marteau. Ci-contre : RAYMOND SUBES. Grille d'intérieur en fer forgé. Ci-dessous : DOMINIQUE LARDIN. Grand miroir en marqueterie de glace. PHOTO JEAN COLLAS. POUGET. Broche en fils d'or. PHOTO CHEVOJON.
R. P. COUTURIER. Fitrail destiné à la chapelle du séminaire de la Mission à l’Ecole (Doubs). LAMBERT-RUCKI. Saint François d’Assise, plâtre polychrome. PHOTO CHEVROUX
EN HAUT : LOUISE-EDMÉE CHEVALLIER. Station d'un chemin de croix en céramique. PHOTO CHEVOJON. PHOTO COLLAS MAX INGRAND. Deux vitraux. PHOTO COLLAS.
MICHEL DAUM. Fases en cristal. EN BAS DE LA PAGE, A GAUCHE : G. JOUVE. Fases en céramique présentés devant un tissu de Paule Marrot. CI-DESSOUS : PAULE MARROT. Présentation de tissus imprimés ; les papiers peints assortis sont édités par Nobilis, l'oeille brodé de Rault. PHOTO CHEVOJON. PHOTO CHEVOJON. PHOTO CHEVOJON.
PHOTO CHEVOJON. JACQUES MOTTHEAU. Grand babut, en acajou sapelli, pour ranger la vaiselle. À chaque panneau correspond une porte, une vitrine, un abattant ou des tiroirs (édité par Fémont). PHOTO CHEVOJON. COLETTE NATAL. Table et chaises en chêne naturel blanchi. Un plateau en glace recouvre les cannelures concentriques de la table (éditée par De Coster).

Cette édition de la revue "Art & Décoration" présente le numéro 14, fondé en 1897. Le contenu inclut des articles sur le Salon des Décorateurs, les mosaïques byzantines, des maisons individuelles, le nouvel hôtel d'André Arbus, et l'appartement d'un collectionneur. Il aborde également l'utilisation du marbre dans le décor contemporain et présente un nouveau paquebot, "La Marseillaise".