Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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Plaisir de France FÉVRIER 1966 - Table: Wooden table with floral arrangements. - Chairs: Two wooden chairs with patterned cushions. - Decorative Items: - A vase of red flowers with white petals. - A small potted plant in a glass jar. - A lamp on the table. - A small vase with a flower.

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Plaisir de France revue mensuelle (IMAGES DE FRANCE) --- Sommaire - janvier 1966 - N° 327 - 32e année | Pages | |-------| | Éditorial : Hâtons-nous d'en rire, par Olivier Quéant | 1 | | Au printemps prochain, tout New York à Deauville | 2 | | Théâtre : La Folle de Chaillot, par Gilles Quéant | 4 | | Danse : Le Festival de Paris, par Paul Lorenz | 5 | | Cinéma : Viva Maria! par Marcel Lasseaux | 7 | | Art : Fauves français et Expressionnistes allemands, par René Barotte | 8 | | Livres : La Saison des Prix, par Yves Gandon | 9 | | Ventes : Cézanne à New York, par Raymonde Wilhélem | 10 | | Terre d'attraction : La Réunion à 15 heures de Paris, par Georges Vally | 12 | | Au-dessus de la mêlée : Les écrivains et l'exil, par Michel Déon | 22 | | La vie privée des grandes demeures : l'Hôtel Sully, par Léon Moine | 26 | | Face au Concile : L'histoire du divorce, par Jeanine Delpech | 34 | | Du côté des collectionneurs : Leur musée imaginaire, leur musée réel, par Pierre Cabanne | 36 | | Actualité philatélique : Les timbres-poste à la mode, par René Briat | 44 | | DÉCORATION : | | A Neuilly, un petit hôtel en fleurs | 48 | | Le chalet de Charlotte Perrian en Savoie | 54 | | Retour à la cheminée | 58 | | Le guéridon chez l'antiquaire, par Marie Pellé | 62 | | Et aux enchères, par Raymonde Wilhélem | 66 | | « Plaisir de France » répond à vos lettres | 68 | | Disques de jazz et de variétés, par Anne Fourny | | --- NOTRE COUVERTURE. UNE VARANGUE, SORTE DE TER-RASSE ABRIITÉE QUI PROLONGE LES PIÈCES DU REZ-DE-CHAUSSÉE DANS TOUTE DEMEURE RÉUNIONNAISE. ON NE VOIT ICI QUE DES PRODUITS DU PAYS : ORCHIDÉES, AMA-RYLIS, ANTHURIUMS, FLEURS DONT L'ILE EST COUVERTE. DEUX SIÈGES CRÉOLES ET UN FAUTEUIL DE LA COMPAGNIE DES INDES ÉVOQUENT LE FARNIENTE, LES LONGS LOISIRS D'ANTAN. VOIR NOTRE ARTICLE SUR LA RÉUNION PAGE 12. (PHOTOGRAPHIE ANNE-MARIE DEBRÉ.) DANS NOTRE NUMÉRO DE FÉVRIER. LES PAYS-BAS A DÉCOUVRIR, PAR RENÉ BRIAT. - LA HOLLANDE CHEZ LES ANTIQUAIRES DE PARIS, PAR MARIE PELLÉ. - NAPOLÉON, CHEF DE FILE LITTÉRAIRE, PAR JEAN DUTOURD. - L'INDONÉSIE INCONNUE, PAR LUC BOUCHAGE. - PLEINS FEUX SUR ANDRÉ MASSON, PAR GILLES QUÉANT. - DÉCORATION : QUATRE FAÇONS DE MEUBLER LES APPARTEMENTS À LA CAMPAGNE, PAR ANNE FOURNY. --- OLIVIER QUÉANT : Directeur général-Rédacteur en chef. YVES MARESCOT : Directeur commercial. MARIE PELLÉ : Directrice artistique. PAUL LORENZ : Adjoint au rédacteur en chef. ROGER BASCHET, RENÉ BRIAT, GILLES QUÉANT : Rédacteurs. ANNE FOURNY : Adjointe à la direction artistique. SIMONE TOBOUL : Secrétaire de la direction. JEAN LAUDAT : Secrétaire de rédaction. GILLES TASSIGNY : Mise en pages. CONSEIL D'ADMINISTRATION - PRÉSIDENT : LOUIS BASCHET. MARIE-FRANCE CHAUVIN : Fabrication. GEORGES COLIN : Dessinateur. ROGER BASCHET : Directeur des Éditions. J.-F. MÉHU : Secrétaire général chargé des relations extérieures. SERGE MARIE : Directeur des ventes. WILLY LEUBA : Chef du service vente et abonnements. GISÈLE MOTTANT : Service de publicité. JOELLE PASSANI : Secrétaire des Éditions. ADMINISTRATEURS : CHARLES GENDROT, OLIVIER QUÉANT. Droits réservés pour tous les articles de ce numéro (textes et gravures). Copyright Plaisir de France 1966. Les manuscrits non insérés ne sont jamais rendus et ne pourront en aucun cas faire l'objet d'une réclamation.

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Illustration de Bryan Austin, Grande Bretagne. D’où vient l’énergie utilisée par... ...ceux qui produisent l’électricité d’Europe ? Du pétrole, de plus en plus. Esso en fournit la bonne part et alimente un nombre croissant de grandes centrales électriques qui dispensent le courant nécessaire au développement économique et au confort quotidien. Grâce à ses recherches — dont bénéficient 16 filiales européennes — Esso peut satisfaire les besoins croissants d’énergie de ceux qui construisent l’avenir de l’Europe. Mises au point grâce aux techniques les plus modernes, voici les nouvelles installations de Fos-sur-Mer qui portent à 21 le nombre des raffineries Esso en Europe. Esso en Europe pour l’Europe

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SHOPPING - viande - biscelles - pain - poisson - charcuterie - volaille - lait - beurre - fromage - œufs - vin - eau minérale - fruits - légumes - journal - huile - vinaigre - sucre - farine - riz - pommes de terre - pâtes - colé - thé - lisanes - chocolat - oâleaux secs - miel - confiture - sel - poivre - oignons - oil - cornichons - citrons - champignons - moularde - sauce lomale - épices - vanille - savon - essive - dentifrice - shampooing - eau de javel - encaustique - cirage - papier... - allumettes A pendre dans votre cuisine, ce « shopping » évitera l'oubli du dernier moment : une épingle à linge de couleur vive soulignera la dernière à acheter. (Georges Pesle, 10, rue de l'Arcade.) Accrochée le long d'une cheminée rustique, la louche du « manant » servira de bougeoir. (La Mandragore, 61, rue d'Anjou.) Robuste, ce sac en peau de porc > piqué sellier existe en noir et box de couleur. (Sellersies de France, 54, Faubourg-Saint-Honoré, exclusivement.) Pour l'homme raffiné, contraint à des voyages fréquents, une valise à chemises le suivra dans ses déplacements. (Schilz, 30, rue l'Inde nous apportent une fantaisie de bon goût. Fixe-sari pouvant se mettre sur un revers de tailleur, ceinture et bracelet. Pochette brochée rose et argent. (La Malle de l'Inde, 89, rue du Bac.) Tiroir-coiffeuse en citronnier, à poser sur une commode. Voilà un charmant apport romantique et féminin, qui tiendra peu de place dans un appartement exigu. (Françoise Dupuy, 3, rue de l'Université.) Porte-bouteille avec mélangeur, doseur et cuiller, lampe à alcool avec bol pour verser le rhum. De quoi faire un punch qui réchauffera vos amis cet hiver. (Page, 79, rue du Bac.) Cuillier à crème ou à confiture, pince à sucre ou couverts à hors-d'œuvre, cette argenterie de forme pure et simple ira sur toutes les tables. (Georg Jensen, 239, rue Saint-Honoré.) Pour la maison de campagne, > panier à bois, de forme cylindrique, en rotin de Malacca. (La Palma, 136, Faubourg-Saint-Honoré.) A poser sur une table de chevet, petite lampe et sa coupe assortie, à motif de pâquerettes en relief mat et brillant. (Lalique, 11, rue < Royale.) Phot. André Chadefaux. PLAISIR DE FRANCE ... DES IDÉES, DES CONSEILS DES CADEAUX

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Reliez vous-même vos collections de PLAISIR de FRANCE avec les RELIURES MOBILES "ACLÉ" Pour permettre à nos lecteurs de relier eux-mêmes facilement et rapidement leurs collections de Plaisir de France, nous mettons à leur disposition des reliures en vente à nos bureaux ou envoyées sur demande. Chaque reliure comprend un semestre Envoi franco de port à partir de 2 reliures Clés de montage : F. 1,50 (fournies gratuitement pour une commande de 4 reliures) RELIURE N° 1 Cette reliure est pratique et bien présentée : plats en parchemin, dos et coins en simili-cuir bordeaux ; titre frappé or au dos. PRIX - pour un semestre : F. 14 RELIURE N° 2 Nouvelle reliure pleine toile verte. PRIX - pour un semestre : F. 18 --- Le "drink" des Gens Raffinés SANS ALCOOL NI EXCÈS DE SUCRE NE PRÉDISPOSE PAS A L'EMBONPOINT, SE SERT NATURE OU AVEC UNE TRANCHE DE CITRON OU D'ORANGE. Schweppes INDIAN TONIC --- Plaisir de France

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BANQUE DE LA RÉUNION Société anonyme Française fondée en 1849 Capital de 100 000 000 de Francs C. F. A. Siège Social : 15, rue Jean-Chastel à Saint-Denis (Ile de la Réunion) Adresse télégraphique - BANCRIUNION - Saint-Denis (Réunion) AGENCE A SAINT-PIERRE - SAINT-ANDRÉ - LE PORT (Pointe des Galets) GUICHETS PÉRIODIQUES A SAINT-PAUL - SAINT-LOUIS - SAINT-BENOIT - TAMPON TOUTES OPÉRATIONS DE BANQUE Représentation à Paris : CRÉDIT LYONNAIS - 19, bd des Italiens - PARIS 2° Téléphone - OPERA 52-70 Adresse télégraphique - CREDIONAIS - PARIS --- Dans ce coffret... toute la musique ARPEGE présente un récepteur à transistors exceptionnel un coffret musical qui se met en marche automatiquement lorsque vous soulevez son couvercle. Vous pouvez maintenant posséder un récepteur à transistors à la fois original et pratique. Vous pouvez agréablement personnaliser un cadeau de fin d'année. Deux gammes d'ondes, contrôle de tonalité et contrôle visuel d'accord, des qualités musicales alliées à une présentation de grand style : Allez voir ARPEGE chez votre distributeur PATHE MARCONI LA VOIX DE SON MAÎTRE PUBLICIS - N 315 B --- PEINTURE PATINE DECOR SUR MEUBLES MURS - BOISERIES DORURE A LA FEUILLE PAPIERS PEINTS TENTURE RESTAURATION CADRES-MEUBLES BOISERIES RÉFÉRENCES : PALAIS DE L'ÉLYSÉE ASSEMBLÉE NATIONALE, ARCHIVES Nales, APPARTEMENTS, BUREAUX, ETC. M. LEGRAND - TARDIF DÉCORATEUR CONSEIL ENTREPRISE GÉNÉRALE DE PEINTURE ET DÉCORATION 29, RUE BAYEN PARIS-XVIIe ÉTO. 38-20 PARKING COUR --- PLAISIR DE FRANCE

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un prestigieux voyage en Extrême-Orient Conçu et spécialement préparé à l'intention des amateurs de FLEURS & JARDINS A TRAVERS L'INDONÉSIE, LES PHILIPPINES, LE JAPON avec extension possible VERS HONG-KONG - ANGKOR - BANGKOK --- Cet inoubliable circuit touristique est agrémenté DE CONFÉRENCES, DE CAUSERIES, DE RÉCEPTIONS organisées par les associations et clubs locaux d’art floral et surtout DE VISITES-PROMENADES DANS LES PLUS BEAUX JARDINS, SUR CULTURES ET LES PLANTATIONS PUBLICS ET PRIVÉS --- DÉPART DE PARIS : LE 29 MARS 1966 RETOUR A PARIS : LE 17 AVRIL 1966 OU LE 28 AVRIL 1966 Prix forfaitaire tout compris ; voyage en avion classe « Economy » ; logement en hôtels de luxe ; par personne : F 8 900 ; pour le retour le 28 avril : supplément de F 1 800 INSCRIPTIONS - RENSEIGNEMENTS PROGRAMME DÉTAILLÉ MISSIONS & MARCHÉS 5, rue du Helder, Paris-9e - Tél. 770-95-49 Licence A 218 (nombre de participants limité) --- UNION DE TRANSPORTS AÉRIENS --- JAPAN AIR LINES --- LES PRINCIPAUX TRANSPORTS AÉRIENS SERONT ASSURÉS PAR U.T.A. et J.A.L. Plaisir de France

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A L'ENSEIGNE DE NOBILIS PAPIERS PEINTS ET TISSUS "DE DISTINCTION" 29, RUE BONAPARTE ET CHEZ TOUS LES DÉCORATEURS DE CLASSE --- En présentation : une gamme variée et subtile de nouveaux tissus de moire et de shantung spécialement traités pour la tenture murale et un choix d'une vingtaine de tons d'un revêtement végétal typique, le liège. PLAISIR DE FRANCE

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d'un mois à l'autre --- S. M. la Reine Elisabeth Toutes nos pensées vont à nos amis belges qui ont eu la douleur de perdre une reine emportant avec elle tant de souvenirs. Souvenirs d'un passé héroïque et d'un temps plus proche où, protectrice des arts, elle défendit avec acharnement les écrivains, les musiciens, les peintres, les sculpteurs, où elle resta toujours très proche de son peuple; sa silhouette blanche devient légendaire ne sera jamais oubliée. L'enseignement de la médecine en France Notre « table ronde » pour l'enseignement de la médecine (numéro d'octobre 1965) a provoqué quelques réactions, attendues, de la part de membres du corps médical et d'internes. Contestant les pronostics que nous avions avancés, à l'appui de publications du Bureau Universitaire de Statistique, au sujet de l'augmentation prévue du nombre des étudiants en médecine, le docteur P. C. nous a adressé deux documents : un article de journal qui lance un cri d'alarme ; « En 1970, il manquera dix mille médecins » et une étude parue dans le Bulletin officiel de la Chambre syndicale des médecins de la Seine, faisant état, d'après des statistiques pour année, d'une « nette désaffection pour les études médicales » et attribuant cette pénurie au fait que « deux tiers des étudiants ne parviennent pas à obtenir le diplôme de docteur en médecine ». Pour répondre à la première contestation, nous n'avons jamais affirmé dans cette enquête que l'augmentation, réelle pour le passé et présumée pour l'avenir, du nombre des étudiants en médecine et des médecins permettrait de satisfaire les besoins de la population. Si la seconde déduction s'oppose aux opinions de plusieurs éminents professeurs que nous avons cités dans cette enquête sans pouvoir les nommer, la troisième semble corroborer leur inquiétude de voir tant d'étudiants aborder les études médicales alors qu'ils ne font preuve ni des capacités suffisantes, ni souvent d'une vraie vocation. M. F. Moreau, vice-président de l'Association professionnelle des Internes des hôpitaux, à Bordeaux, nous a communiqué par ailleurs une note tendant à clarifier certains points abordés dans notre enquête et pouvant selon lui prêter à confusion. A propos de la recherche médicale à laquelle l'internet reste fermé, comme l'affirmaient plusieurs médecins cités, M. Moreau tient à distinguer « l'art » du praticien et la « science » du chercheur : « Entre l'art et la science, il est nécessaire d'abattre des cloisons, et c'est en cela qu'est bon l'esprit de la réforme qui tend à créer un corps médical hospitalo-universitaire. Mais il serait vain de vouloir faire de ces médecins des chercheurs (au sens moderne du terme), alors qu'ils doivent être des vulgarisateurs et des réalisateurs des dernières acquisitions scientifiques. » M. Moreau conclut : « L'internet reste une école de formation clinique et technique. Il ne prétend pas être une mine de chercheurs, la réforme l'écarte même des carrières de la recherche. » Enfin, M. Moreau s'élève contre l'éventualité d'ouvrir à tous les portes de l'internat et de la recherche; ce qui d'ailleurs n'a nullement été préconisé au cours de ce débat qui, sans prétendre résoudre des problèmes complexes, n'avait d'autre ambition que de les poser et de confronter quelques points de vues autorisés. Notre ami André Arbus à l'honneur Son épée d'académicien des Beaux-Arts lui a été remise le 9 novembre par M. Waldeau George qui fut son historiographe tout au long de sa brillante carrière d'architecte, de sculpteur et de décorateur. Au cours de cette cérémonie qui se déroula au musée Gallière, André Arbus put apprécier l'unanime et admirative sympathie qui va à l'homme et à l'artiste. Le prix de la Peinture, à Dieppe Le grand prix de Peinture de Dieppe, fondé sous le patronage de « Paris-Normandie » par un groupe d'industriels et amateurs d'art dont le jury était présidé par notre collaborateur René Barotte, a été décerné à Jean-Claude Chedal. Ce jeune (il est né le 13 novembre 1939) avait traité dans une palette pleine de gaieté un sujet ingral : « Les deux vieilles femmes ». Frédéric Menguy obtint le deuxième prix pour un tableau de qualité. A nos lecteurs de Lille Nombreux sont les Lilloirs qui ont bien voulu approuver les pages que nous avons consacrées à leur ville dans notre numéro de novembre dernier. Mais les compliments ne doivent pas couvrir deux erreurs : la vue aérienne des pages 14 et 15 montre le nouvel hôtel de ville avant les travaux entrepris dans le quartier Saint-Sauveur, et le premier plan de la photographie parue page 29 est formé par l'hôpital Calmette. Pour les orgues de Chartres Dans la merveille d'architecture qu'est la cathédrale de Chartres, les grandes orgues, qui datent du XIVe siècle, ont été sérieusement détériorées au cours de la dernière guerre. Une association pour leur rénovation s'est créée, qui a essayé de trouver les fonds nécessaires en donnant au théâtre des Champs-Elysées un concert dirigé par Charles Munch, avec le concours de l'Orchestre National de la Radiodiffusion-télévision française, sous le patronage de MM. Pompidou et Malraux. Mais les recettes ne suffiront pas. Tous les dons seront donc acceptés par l'association. Chèque Postal 32-09 Paris. Physiologie et spiritualité Tel était le thème du colloque organisé au Foyer de l'Ame par l'Institut international d'Etudes humanistes que préside Mme Amédée-Ponceau et par le Collège théologique présidé par le pasteur Georges Marchal. Pour le R. P. Leroy, l'homme est et demeure « un animal religieux ». Le professeur Albert Delaunay estime qu'entre la science et la théologie pourraient s'installer des échanges féconds. Tel est l'avis du pasteur Marchal. Pierre Abraham se demande en quoi l'espèce humaine se distingue du reste des espèces vivantes, tandis que Vercors est d'avis que l'ignorance est le propre de l'homme et de l'animal, avec cette différence que l'homme refuse cette ignorance et s'interroge. La conclusion — de ce colloque fut tirée par Gabriel Marcel : le philosophe ne croit pas que la chimie biologique puisse en rien nous éclairer sur le sens de l'existence de l'homme. Jeux et jouets Jusqu'au 31 janvier est ouverte, au Pavillon de Marsan, l'exposition de 400 jeux et jouets, sélectionnés pour leur valeur esthétique, éducative, ou d'actualité, et choisis dans tous les pays du monde, de la Chine aux Etats-Unis. Cette manifestation est le rendez-vous des jeunes qui sont appelés à participer aux spectacles et jeux organisés avec le concours de l'O.R.T.F. jusqu'au 9 janvier. Ils peuvent présenter les jouets qu'ils ont eux-mêmes constitués aussi bien avec des éléments préexistants qu'avec des matériaux « bricolés » et qui feront l'objet d'un concours. Dans une salle, mise à leur disposition, ils peuvent se déguiser et incarner le personnage de leur choix. Les musiciens du Triptyque Toujours accueillis par Mme Robert Bouillet, la vaillante association — elle en est à son I 079e concert — a donné en première audition plusieurs pages de René Bernier et de Jean-Michel Damase. Ce dernier a été singulièrement inspiré par cinq poèmes de notre regretté Paul Gilson : l'Arche de Noël. La IIIe Biennale des Antiquaires à Paris Dans le Grand Palais, tronqué d'un tiers de sa surface au sol mais augmenté de la galerie périphérique du balcon — celle-ci dans sa totalité — aura lieu, du 24 septembre au 16 octobre 1966, cette exposition des antiquaires qui, tous les deux ans, connaît en France le succès que l'on sait et attire de nombreux visiteurs étrangers. En 1966, on reprendra le thème jardins, ponctués de « fabriques », comme en 1962. Les alvéoles au sol et ceux de l'étage seront confiés aux antiquaires, libraires, joailliers, orfèvres, pour exposer les objets les plus prestigieux des cinq parties du monde. Deux cents exposants venus de plus de dix pays, y compris Paris et la province française, confronteront leurs trouvailles : arts primitifs d'Afrique et d'Océanie, antiquités d'Egypte, de Grèce, de Rome, de la Gaule et des temps mérovingiens; des objets du moyen et de l'extrême Orient, enfin des œuvres d'art européen, de la Renaissance au Modern Style. C'est dire que sera ainsi embrassée la plus grande partie de l'art humain. Expositions - Dans le Loiret, à l'ombre de la basilique de Saint-Benoît, le jeune peintre Yves de Valence semble être le prolongement de la spiritualité qui émane de cette charmante bourgade. Peintre figuratif, il donne Yves de Valence - Portrait d'enfant. en des clairs-obscures l'impression de paix et de sérénité du Val de Loire. - André Ostier et Philippe Derome ont présenté à la Galerie Europe, rue du Faubourg Saint-Honoré, des objets, plus exactement des débris de fer, qu'ils appellent micromissiles. Arrachés à la terre ou au sable des plages, ce sont des morceaux de fil de fer tordu, des fragments de métal dont les arabesques constituent une sorte d'« écriture involontaire », produit du hasard et qui est bien à l'image d'un certain art de notre temps. - La Maison des Métiers d'Art français de création récente avait réuni du 24 mai au 3 juillet, en l'hôtel des Archevêques de Sens, les dernières réalisations de ses adhérents : potiers, céramistes, relieurs, joailliers, bijoutiers, etc. Pour prolonger cette manifestation, son président M. Jacques Anquetil proposa à l'un des membres du groupement d'organiser dans son magasin une exposition-vente. C'est donc chez Laugerotte, rue Lamarinte, que furent présentés le 18 novembre dernier les bijoux créés par de jeunes artisans qui cherchent à sortir des sentiers battus. - La route du bonheur Le sixième Congrès des Relais de Campagne s'est tenu à Salzbourg. La « Route du Bonheur » va devenir l'organisation mondiale la plus importante des voyages de noces élégants, le président Tilloy ayant su mettre en valeur les efforts poursuivis depuis onze ans pour réaliser une chaîne d'hôtels capables de donner aux nouveaux couples un départ euphorique dans la vie. --- Plaisir de France

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Spéciale pour le sport et le grand air Protection Cream Le vent, le froid, la pluie, les embruns, ont une action agressive sur votre peau. Aussi, lorsque vous faites du tennis, du cheval, de la voile - ou simplement une bonne marche au grand air - votre épiderme a besoin d'être protégé. Protection Cream, crème protectrice et traitante invisible a été étudiée pour vous. Vous la mettez ... et vous l'oubliez : elle fait si mate sur la peau qu'on ne la remarque pas. Mais pendant toute votre exposition au grand air, elle vous protège des intempéries. Le secret de son efficacité ? Elle a été scientifiquement expérimentée, sous tous les climats, et par tous les temps. Sa formule active et traitante empêche ainsi votre épiderme de se dessécher, de tirer. Si vous êtes des fervents du sport et du grand air... n'oubliez jamais votre tube de Protection Cream : vous serez sûrs de garder à votre peau toute sa souplesse. Ayer FOR SPORT --- Harriet Hubbard Ayer INSTITUT DE BEAUTÉ, 120 FAUBOURG SAINT-HONORÉ, PARIS-8e - TEL. BAL. 21-08 HA-94-481 AyerFORSPORT --- protection cream ---

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L'ÉDITORIAL Hâtons-nous d'en rire... - A une époque où l'on envoie des fusées sur la lune et où les hommes d'un pays se préparent à y aller, trente millions d'individus de ce même pays sont pendant dix heures privés de lumière : les ascenseurs sont bloqués entre deux étages, des opérations chirurgicales interrompues. Les techniciens n'avaient pas prévu cette panne, n'avaient rien fait pour l'éviter. - Depuis des années, d'autres techniciens ont travaillé à construire des satellites qui pourront laisser tomber sur n'importe quel point de la terre des bombes atomiques déjà prêtes. Pendant ces mêmes années, des diplomates, autour d'un tapis vert, ont tenu des conférences de désarmement. Comment peuvent-ils se regarder sans rire? - Un théâtre annonce, à grands coups de tam-tam, qu'il monte une pièce. Des mois durant on se prête complaisamment aux indiscrétions, on se goberge avec de faux airs de modestie. L'auteur doit tout à ses interprètes. Les interprètes rejettent tout le mérite sur l'auteur. Oui, mais quel metteur en scène! Fébrilement, le public attend. Vous allez voir ce que vous allez voir! Un jour, on voit. C'est un effroyable navet. Sa sauce a coûté vingt millions (anciens). Comment des spécialistes, tout surpris d'un insuccès certain, ont-ils pu se tromper à ce point? J'ai à mes côtés, ce soir-là, deux de nos meilleurs critiques dramatiques. Nous souffrons ensemble. Je dis à l'un d'eux : « Pourquoi, avant de monter une pièce ou de la présenter au public, ne pas prendre l'avis d'un jury de douze personnes, de simple bon sens? On éviterait des frais inutiles, des efforts vains. » Il me répond : « On ne monterait plus de pièces! » - Le hasard a voulu qu'explorant aujourd'hui mon porte-monnaie, aidé de mes lunettes — et le marchand de journaux mit également les siennes — je me trouvais en possession de la totalité des pièces qui constituent la monnaie française; ne manquait que la nouvelle pièce d'argent de 10 F — encore rare — qui a l'aspect bien moderne de la « thune » de nos parents. J'avais donc un modèle (unique) de pièce de 5 F, deux modèles de 1 F (plus exactement un de 1 F et un de 100 anciens francs), un de 50 francs anciens et une pièce toute nouvelle de 1/2 F (ici une parenthèse : une pièce de 50 centimes, créée l'an dernier, vient d'être retirée de la circulation. On s'est aperçu que son format était presque le même que celui de la pièce de 20 centimes! Comment s'expliquer que des fonctionnaires responsables de l'émission de la monnaie, dont c'est le métier, n'aient pas pensé à cette similitude?). Continuons. J'avais encore une pièce de 20 francs anciens et une (de même valeur) de 20 centimes nouveaux, une de 10 centimes, une de 5 francs anciens et une de 5 centimes nouveaux, une de 2 francs anciens, une de 1 franc ancien et une de 1 centime nouveau d'un ridicule format de confetti. Au total, si j'ajoute la pièce de 10 F nouvelle : quatorze pièces (pour seulement neuf valeurs différentes) entre lesquelles il faut faire rapidement un choix avec les yeux et les doigts, pour payer, de nuit, un taxi. Commode! Sincèrement, je suis confus à l'égard des touristes étrangers auxquels on impose cette brimade et qui, de plus, peuvent supposer qu'on les estampe. - En annonçant la publication de son « Petit Larousse 1966 », la fameuse librairie qui l'édite signale les mots nouveaux qui y ont été accueillis cette année, ou bien les acceptions nouvelles de ces mots. On peut s'étonner que certains, d'un usage depuis longtemps courant, n'aient pas encore été admis, tels que l'adjectif furibard et le substantif putain. Le Larousse va plus loin en introduisant pouffiasse, et fait preuve d'esprit en donnant droit de cité à ces expressions colorées de laisser (verbe), de pisse-froid (adjectif), de patate (dans le sens de pomme de terre), à cet autre terme de planque, qui vient du régiment. On est surpris d'apprendre que sorbet ne désignait jusqu'à présent qu'un liquide : le voilà devenu une glace. Et comment ne pas saluer le modernisme de notre dictionnaire centenaire quand on le voit accueillir délibérément l'expression être dans le vent, l'adverbe vachement, l'adjectif sexy, les substantifs gadget et drugstore ? Voici encore que, sous l'influence de Freud, refoulé devient un substantif caractérisant un individu et que, sous une autre, celle du Concile, le mot œcuménisme, déjà présent dans les esprits, s'inscrit dans le langage (il n'existait que l'adjectif : œcuménique). Chose curieuse : l'interjection saperlipopette est reconnue, alors que personne ne l'emploie plus. Rappelons qu'une autre, plus brève sinon plus récente, l'a depuis longtemps précédée dans notre recueil de la langue française. - Le fait est déjà lointain. Il remonte au voyage de S.S. Paul VI à l'ONU. En caractères d'affiche, sur la première page d'un quotidien, on a pu lire (de loin) : « Bravo le pape! » Frappante analogie avec le « Vas-y, Mimile! » lancé en bas d'une côte à un concurrent du Tour de France. - Lu, dans un autre quotidien, cette question posée par un journaliste à une « vedette » avec qui il a l'honneur de déjeuner : « Vous aimez montrer vos fesses? » Réponse de la fille : « Ce ne sont pas les miennes. » (Elle était doublée, de dos.) Autre réponse, cette fois du mari d'une actrice connue, que l'on a obligée à faire un strip-tease sur scène : « Je n'aime pas tellement la voir se déshabiller en scène, mais c'est le métier! » (sic.) - Pourquoi tant de médecins, des villes et surtout des campagnes, se croient-ils obligés, pour une maladie même bénigne, de prescrire tout un arsenal de médicaments (remboursés par la Sécurité sociale, d'où son déficit) et singulièrement, pour la moindre bronchite ou coqueluche, des antibiotiques? C'est parce que, s'il ne le faisait pas, ce médecin serait mal jugé. Le client exige tout cela de lui, sinon il en prendrait un autre. - Reçu à mon domicile — sous une enveloppe qui a l'air fermée mais qui, par un subterfuge du collage, ne l'est pas — une lettre (plutôt donc une circulaire) portant en majuscules la mention « Personnel ». Je lis : « Cher Monsieur, je vous écris à titre personnel car vous êtes parmi les rares français (il aurait fallu un F) qui tiennent à s'informer vraiment des événements et à les comprendre, etc. » Ce message « personnel » a manifestement été envoyé à des dizaines de milliers d'abonnés du téléphone relevés dans l'annuaire. - Pour qui prend-on le public? A cela, le lecteur d'un de mes éditoriaux, il est vrai, a par avance répondu. J'y citais — sous le titre « Eros roi » — cette phrase extraite du livre d'un religieux : « La réalité sexuelle reste le commun dénominateur de toute humanité. » « Non, m'écrit-il, ce dénominateur commun, c'est la bêtise! » Sévère, mon lecteur! Olivier QUÉANT.