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Exposition Internationale de 1937 GABRIEL HENRIOT LUMINAIRE MODERNE Éditions d'Art Charles Moreau 8, rue de Prague XIIe
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Exposition Internationale de 1937 GABRIEL HENRIOT LUMINAIRE MODERNE Éditions d'Art Charles Moreau 8, rue de Prague XIIe
GABRIEL HENRIOT Exposition Internationale de 1937 LUMINAIRE MODERNE Éditions d'Art Charles Moreau 8, rue de Prague XIIe PRINTED IN FRANCE
Les modèles reproduits dans le présent ouvrage sont et demeurent la propriété de leurs auteurs et toute reproduction, même partielle, est interdite et sera rigoureusement poursuivie.
AVANT-PROPOS Une exposition brille et meurt comme une comète au firmament. C'est le songe d'une nuit d'été, c'est une féérie sans lendemain. Si l'on veut que se prolonge la vertu de ses enseignements, il importe d'en fixer les divers aspects par l'image. M. Charles Moreau s'y est employé avec le zèle passionné, l'entier désintéressement, la compétence hors de pair dont avaient déjà témoigné ses publications antérieures dédiées aux arts décoratifs. Qu'il reçoive la gratitude de tous ceux — et ils sont nombreux — qui lui devront la joie des yeux et le travail de la pensée. Son enquête, cette fois encore, s'étend à tous les domaines : architecture et jardins, ensembles mobiliers, sculpture et ferronnerie, luminaire et vitraux. Sans doute est-il malaisé de définir l'idée centrale qui relie tant d'œuvres éparses. Nous sommes trop gâtés pour juger. Les arbres nous cachent la forêt. Puis, s'il nous était facile de mesurer les changements survenus depuis 1900, pendant le premier quart du siècle, au lendemain d'une guerre qui avait bouleversé mœurs, idées, cadres sociaux, décor du foyer domestique, comment préjuger des changements qui avaient pu survenir dans les dix dernières années ? C'est un travail intérieur qui, cette fois, s'est accompli : travail de réflexion, de révision, de sélection. Sûrs de suivre la ligne droite nos décorateurs craignent moins la grâce flexible des courbes. Sûrs d'éviter le pastiche, ils font place à la tradition. Plus de rigorisme outrancier : les plans s'animent de reliefs, la couleur vient aviver l'aride blancheur des surfaces. Des programmes plus proches de la vie ; une beauté qui a sa source, moins dans la richesse des matières que dans la maîtrise des techniques. Selon l'expression familière à Debussy " le Dieu de l'art n'a pas coutume de faire beaucoup avec beaucoup, mais tout avec à peu près rien ". Ce n'est certes pas un vain titre que celui d'"arts et techniques". Au cours du XIXe siècle, créateurs et éditeurs se sont longtemps ignorés, renouvelant à leur détriment l'apologue bien connu des membres et de l'estomac. Rapprochés il y a douze ans, artistes et industriels suivent
aujourd'hui la même route. L'art est la fleur qui éclot sur la tige du métier. Il n'est pas indifférent, en un temps où la machine, après avoir servi l'homme, menace de l'asservir, d'avoir remis ce principe en honneur et en valeur. La vue de ces documents y contribuera sans doute plus que tous les commentaires. Puisse le lecteur y trouver la fidèle image de la vie sociale d'aujourd'hui. On peut appliquer aux artistes la formule de La Bruyère. Ils ne rendent au public que ce qu'il leur a prêté. PAUL LÉON. Membre de l'Institut, Directeur général honoraire des Beaux-Arts, Commissaire général adjoint de l'Exposition Internationale de Paris 1937.
INTRODUCTION Dans les souvenirs d'innombrables visiteurs, l'Exposition universelle de 1937 restera comme la grande fête de la Lumière. Partout présente et souvent invisible, elle court au long des mâts et des pylônes, fait rutiler les oriflammes, glisse sur les troncs d'arbres et joue dans les feuillages, fait surgir de la nuit les nymphes au bord des fontaines et les génies au faîte des palais nationaux ; elle accuse les lignes des façades, mais dans le royaume des ondes elle est souveraine et fée, transforme chaque pièce d'eau en miroir lumineux, chaque goutte en cristal taillé, chaque gerbe en panache flamboyant, tandis qu'en lignes immenses elle chante sa propre gloire dans les profondeurs obscures du ciel. Domestiquée, elle est à la disposition de l'homme dans toutes les pièces de sa demeure ; plus de coins où l'ombre s'amasse et fait peur aux petits ; dissimulée au creux des moulures, la lumière se brise sur les plafonds et emplit la pièce d'une clarté discrète, très discrète... si l'on songe à la marche du compteur électrique. Mais pourquoi ferait-on des économies et se priverait-on d'une des joies de la vie ? La lumière a toujours été précieuse, mais jamais autant qu'à notre époque où les découvertes scientifiques l'ont vulgarisée et mise à la portée de toutes les classes. Jadis, le peuple n'avait à sa disposition que la lampe d'argile, survivance des civilisations primitives ; pendant des millénaires, des Psychés craintives en surveillèrent la flamme vacillante, tout en contemplant les traits de l'Amour endormi. Toutefois, les riches commandaient de beaux modèles aux bronzières de l'antiquité ou de la renaissance italienne ; dans les palais, prenaient place de hauts lampadaires aux multiples figures ; chaque conquête de l'homme sur la nuit se marquait, au cours des temps, par des formes et des décors nouveaux, jusqu'aux impérissables chefs-d'œuvre des Meissonnier, des Germain, des Gouthière. Flambeaux, bouts de table, appliques, torchères, tout le luminaire, de l'humble bougeoir au lustre brillant de mille feux, est amoureusement étudié, ciselé, doré. Mais à peine a-t-on découvert le pétrole, l'essence, le gaz et l'électricité, que s'ouvre une ère de laideur ; depuis la lampe à essence jusqu'aux rampes à gaz, depuis les suspensions familiales jusqu'aux candélabres électriques, ce n'est plus que quincaillerie ou article de bazar. Le XXe siècle, qui connaît encore à ses débuts toute cette ferraille,
la relègue dans les fonds de magasins d’où elle ne sortira plus ; des formes nouvelles, sobres, élégantes, où les pâtes de verre, l’albâtre, le cristal se prêtent aux jeux de la lumière, apparaissent enfin et triomphent lors de l’Exposition de 1925. Elles vieillissent à leur tour ; par la faute de l’architecte ou par le goût du public, l’appareil lumineux se dissimule, sacrifiant à ce qu’on a pu appeler le “ nudisme ” dans les arts appliqués. En feuilletant cet album, on s’apercevra pourtant que l’art du luminaire se défend vaillamment : coupes, plafonniers, lampadaires, appliques, objets et meubles de tous genres embellissent nos intérieurs modernes et permettent à la lumière de les égayer par réfraction ou par transparence. Tandis que la clarté est savamment répartie selon les heures, les locaux et les nécessités de la vie quotidienne, qu’une véritable science de l’éclairage se crée à la suite de recherches établissant qu’il existe une relation entre la lumière et la santé par l’intermédiaire de la vision, les créateurs de modèles et les fabricants du luminaire conservent les traditions ancestrales de goût, d’élégance et de beauté ; et ce nouveau recueil vient heureusement s’ajouter à cette Encyclopédie du Luminaire, dans laquelle je me suis efforcé de conserver l’image des œuvres les plus remarquables des bronziers ou ferronniers d’art des siècles passés. GABRIEL HENRIOT.
TABLE DES PLANCHES COUVERTURE de J. DESNOS, décorateur. 1. E. PRINTZ et E. KOHLMANN, décorateurs. Vues intérieures du Pavillon du Luminaire. 2. P. FARGETTE. Ensemble. 3. P. FARGETTE. 1. Lustre bronze et glace. 2. Applique bronze et verre. 3. P. FARGETTE et M. GENSOLI. Applique céramique avec fond glace. 4. P. FARGETTE. 1. Lustre bronze. 3. Applique bronze et glace. 2. P. FAR- GETTE et M. GENSOLI. Applique céramique avec fond glace. 5. P. FARGETTE. 1. Applique verrerie diffusante. 2. Lampe jardinière. 3. Lampe de travail. 6. P. FARGETTE. 1. Lustre métal et verre. 2 et 3. Appliques. 7. P. FARGETTE. 1. Lustre bronze et glace. 2. Vase métal. 3. M. GEN- SOLI et P. FARGETTE. Potiche lumineuse céramique et bronze. 8. RÉNON, collaborateurs GRANGE et VALLAT. 1. Plafonnier métal et glace. 2. Appliques et vases métal et glace. 9. Jacques ADNET, édité par la Cie des Arts français. 1. Lustre réflec- teur, bronze et verre. 2 et 3. Appliques cristal et métal. 10. J. LELEU. Lampadaires. 11. Ateliers STYLUS - A. TISSOT, collaborateur Albert CHARLES. 1. Lampadaire cuivre argenté, dalle azurée. 2. Lustre métal et glace. 3. Vase en albâtre naturel et dalles de verre. 12. SABINO. Lampe, vase, appliques, lustre, table métal et glace. 13. A. LABOURET, collaborateur Jacques CHAUDIÈRE. Présentation d'appareils lumineux avec utilisation du verre éclaté, procédé A. LABOURET. 14. Raymond SUBES. 1. Vase éclairant en bronze. 2. Appareil d'éclairage fer forgé et verre dépoli. 3. Vase réflecteur en bronze. 15. F. ANDRAUD. Lustre, appliques, vases, console métal et verre, vase céramique. 16. GALEY Frères. Ensemble. 17. GALEY Frères. 1 et 2. Appliques bronze, éclairage indirect. 3 et 4. Lampadaires bronze laqué et doré. 18. GALEY Frères. Lustre bronze ciselé et doré. 2 et 3. Lampes de travail, bronze ciselé et doré et bronze oxydé et doré. 19. F.-P. JOURDAIN, LOUIS, architectes et A. SALOMON, ingénieur éclairagiste. 1. Table éclairante (cette table est imprimée à l'envers). André SALOMON, édité par la Sté d'Electricité Mors. 2. Présentation de livres. 3. Diffuseur à lentille. 20. P. GENET et L. MICHON. Ensemble. 21. P. GENET et L. MICHON. 1. Miroir lumineux. 2 et 3. Appliques.
22. 1. P. GENET et L. MICHON. Flambeaux et croix lumineuse de l'autel du Pavillon Pontifical ; Jacques DROZ et C. SANLAVILLE, architectes. 2. P. GENET et L. MICHON - P. FARGETTE. Lampadaire au Pavillon de l'U.C.A.F. ; P. TOURNON, architecte. 23. P. GENET et L. MICHON. Lampes de travail. 24. E. MARTIN. 1 et 3. Lampadaires, éclairage indirect. 2. Lustre bronze et verre. 25. Lucien GERFAUX. 1. Lustre en bronze. 2. Lampes et vases lumineux. 26. BAGUÉS. 1. Plafonnier avec boules cristal. 2. Miroir avec bras de lumière. 3. Lustre, éclairage indirect. 27. Robert CAILLAT. 1. Lustre bronze avec baguettes en verre. 2. Applique verre opale rose. 3. Lampadaire, éclairage indirect. 28. E. BOUVIER. 1. Lustre dessiné par E.-H. MARTIN. 2 et 3. E. BOUVIER. Applique bronze oxydé et 1 lampadaire bronze, éclairage indirect. 29. L. BONVOISIN. 1 et 3. Lampes de travail. 2. Lampadaire bronze, éclairage direct et par réflexion. 30. L. BONVOISIN. 1 et 2. Appliques bronze doré et laqué. 3. Lustre bronze, éclairage direct et indirect. 31. Francis PAUL, édité par René POTIER. Plafonnier et appliques. 32. Francis PAUL, édité par René POTIER. 1. Plafonnier verre et métal. 2. Lampe de travail en cuivre. 3. Lampadaire, éclairage semi-indirect. 33. René POTIER. 1 et 3. Lampes de bureau à réflecteur mobile. 2 et 4. Vases lumineux métal et glace. 34. René POTIER. 1 et 4. Appliques. 2. Plafonnier. 3. Lustre métal et glace. 35. René POTIER. 1. Lustre métal et verre. 2. Lampadaire, éclairage semi-indirect. 36. Ch. MILDE et Cie, collaborateur R. LECOQ. Lampadaire, bronze doré et opale, plafonnier, applique métal et verre opale. 37. Charles DELISLE. 1. Lustre bronze et cristal. 2. Cartel bronze argenté et glace. 3. Lampadaire bronze et cristal. 38. Charles DELISLE. 1. Applique bronze et tulipe en opale. 2. Applique bronze argenté et cristal. 3. Lampe de travail en bronze. 39. Edmond ETLING. 1. Lampe métal et cristal, dessinée par G. BONNET. 2. Lampe dessinée par E. LAPLANCHE. 3. Présentation de lampes. 40. Edmond ETLING. Lampes, vases, dessinés par BONNET, GUILLARD et E. LAPLANCHE. 41. Edmond ETLING. Lampes dessinées par DUNAIME et CORCKET. 42. E. KOHLMANN, édité par HOLOPHONE. Lustre et applique en métal laqué, ornés de motifs sculptés par F. GANEAU, éclairage direct et indirect combiné par P. JUGET, ingénieur. 43. Jean PERZEL. 1. Applique métal chromé avec dalles optiques, éclairage par la tranche. 2. Pendule lumineuse. 44. Jean PERZEL. 1. Applique métal laqué, verre et dalle optique. 2. Applique métal chromé. 3. Applique, éclairage direct et indirect à travers une lentille concave. 45. Jean PERZEL. Lampe de bureau. 2. Lustre métal laqué et verre dépoli, éclairage direct et indirect par lentille anti-aveuglante. 46. Jean PERZEL. 1. Applique, éclairage indirect et semi-direct. 2. Lampe métal. 47. Jean PERZEL. Ensemble. 48. Jean PERZEL. Ensemble.
LUMINAIRE MODERNE Pt. 1 Charles Moreau, éditeur, 8, rue de Prague - Paris (XIIe) Vues intérieures du Pavillon du Luminaire E. Printz et E. Kohlmann, Décorateurs
LUMINAIRE MODERNE P. Fargette Charles Moreau, éditeur, 8, rue de Prague - Paris (XIIe) Pl. 2

Cet ouvrage présente le luminaire moderne exposé lors de l'Exposition Internationale de 1937 à Paris. Il documente les créations de divers décorateurs et fabricants, mettant en avant l'évolution des techniques et des styles dans l'art de l'éclairage. Le livre explore comment la lumière, domestiquée par la technologie, embellit les intérieurs et contribue à la vie sociale.