Page 1
LES ARTS N° 77 PARIS — LONDRES — NEW-YORK Mai 1908 A. BARTHOLOMÉ. — BUSTE DE Mme BARTHOLOMÉ (marbre) (Société Nationale des Beaux-Arts)
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
LES ARTS N° 77 PARIS — LONDRES — NEW-YORK Mai 1908 A. BARTHOLOMÉ. — BUSTE DE Mme BARTHOLOMÉ (marbre) (Société Nationale des Beaux-Arts)
ÉMILE GEBHART L convient que les Arts apportent à Émile Gebhart un hommage tel que le ressentent ses collaborateurs et ses amis. Par des liens qui, quoique récents, n'en sont pas moins forts, nous nous étions attachés à lui. L'homme était délicieux, et, n'eût-il point été professeur en Sorbonne, membre de l'Académie des sciences morales, et tout récemment reçu l'un des Quarante de l'Académie française, il n'en eût certes pas été moins apprécié de ceux qui ne s'en rapportent point aux étiquettes; il faut avouer pourtant que le public n'avait guère appris à le connaître que depuis qu'il s'était étonné aux dignités dont il l'avait vu revêtir. Rien de plus injuste et de plus sot. L'écrivain était admirable, et, trop tard, on s'estima heureux de le goûter hors du cercle restreint où on l'appréciait de longue date. S'il ne donna point à cette Revue des articles nombreux, il fit mieux, et, dans des livres qu'ils ont été suggérés par la maison, il exposa avec une admirable netteté, une science profonde, un goût de style qui était inimitable, la vie, les œuvres, les mœurs de grands artistes du xve siècle, — des Florentins suprêmes, Sandro Botticelli et Michel-Ange Buonarroti. L'un de ces volumes a paru voici deux ans; le second, dont le texte est tiré, n'attend, pour être publié, que les planches, plus lentes. Ce sont deux beaux livres: l'heure serait mal choisie pour louer l'éclat d'une publication dont le public connaît les mérites et qui assurément est unique, mais au moins doit-on parler de l'écriture et du texte. Gebhart joignait à un attrait passionné pour Florence, pour la vie florentine et cette société au xve siècle, une sorte d'ironie de la plume qui semblait bien traduire un scepticisme de fond. Il parlait des choses et des êtres avec un détachement des causes premières qui le rendait plus attentif au spectacle des intérêts, des passions et des crédulités. Il ne prenait, ni dans sa littérature, ni dans son enseignement, l'attitude doctrinale; il ne forçait point à entrer, il ne contraignait personne à le suivre; d'ailleurs, où eût-il mené? A une observation sereine et amusée des folies anciennes, à une érudition qui ne s'efforçait point et semblait native, à une ironie parfois modante et toujours désabusée — ce ne sont guère matière à leçons. Si, par tempérament, on est tel et qu'on se soit tourné, dès sa jeunesse, vers de telles études, ou d'autres, on ajoute des connaissances, on acquiert des notions, mais le fond est essentiel et l'on a de soi. On brode sur la trame du passé avec les soies brillantes qu'on a filées. Nul ne saurait, par des secours étrangers, s'élever à une telle compréhension du spectacle qu'ont donné les êtres, nul ne saurait apprendre à en rendre un tel compte, nul ne saurait, par l'étude et l'érudition, suppléer aux dons absents, et, à les imiter, comme on perd son temps! La contrefaçon de l'ironie est la plus insupportable des formes littéraires et, par malheur, la plus répandue. Émile Gebhart avait un genre d'humeur qui, par des côtés, l'eût fait ressembler à Erasme. Sur beaucoup de lettres grecques, latines, italiennes, qui constituaient à son érudition des assises d'une solidité qu'on peut dire inébranlables, il construisait, avec une fantaisie spirituelle, des contes ingénieux où sa philosophie se donnait cours et qui portent à ce point sa manière qu'ils ne sauraient être signés d'aucun autre contemporain. Il venait de la Renaissance, il en était imbue, il en restait amoureux. Tout lui en plaisait, aussi bien l'élan mystique, quoiqu'il n'y participât point et qu'il se contentât de le regarder, que les violentes débauches, les folies sanguinaires, les patientes études, les passions d'art, les énigmatiques rêveries, le mystère d'un temps où le tempérament libéré se montra en pleine activité, produisit des pensées, des actes, des œuvres qui, à côté d'une apothéose de la Bête, font voir l'envolée de l'Ange et sa plongée éperdu dans l'azur. Où mieux, plus amplement, eût-il pu traiter un tel sujet qu'en ces livres consacrés à Michel-Ange et au divin Sandro? Nul être plus que celui-ci complexe, tiré vers des côtés plus divers, apte à traduire en de plus admirables formes, tantôt les symboles de la philosophie la moins spiritualiste, tantôt les effusions religieuses de la croyance la plus orthodoxo- doxe; ici, compliquant comme à plaisir les mythes exprimés par des êtres dont les formes réalisent une beauté qui ne saurait périr et dont l'intime secret demeure inaccessible; là, condensant, avec autant de respect et d'amour pour la figure humaine, tout ce qu'elle peut verser de mystique tendresse, tout ce qu'elle provoque au profond des âmes de joie divine; partout prodiguant les délices d'une couleur qui semble empruntée à un paradis des fleurs. Païen, et d'un paganisme si profondément ressenti qu'on croirait trouver en lui l'adepte de secrets hermétiques transmis à travers la longue suite des âges; païen, par l'inspiration littéraire et par l'adoration des débris d'antiquité; par la recherche des symboles et leur traduction en images dont l'apparence seule est claire; païen, mais point tourné, quelle que soit son admiration, vers les canons grecs et romains, tout au contraire, vers une forme d'art toute neuve; appropriant à l'exprimer des modèles qu'on dirait venus des terres lointaines, comme d'une Angleterre divisinée; si moderne, en cette représentation des femmes, que celles qu'il a peintes à la cour des Médicis demeurent les incarnations de la beauté d'aujourd'hui, de demain et de toujours; Sandro Botticelli est, en même temps et du même pinceau, l'initiateur des âmes ferventes, le dernier maître qui exprime sa foi par des images qu'on puisse adorer, où la Vierge mère se hausse à la divinité, se dépouille de désir et s'offre à la vénération, où le regard et l'attitude, le visage et la forme du corps concourent à composer l'Être sacré, qui n'a gardé de la femme que la grâce essentielle, et de son sexe que le charme. Quelles admirables pages Émile Gebhart a consacrées à Botticelli! Sans prétendre percer tous les mystères dont le maître a enveloppé sa pensée, il a porté la lumière partout où une connaissance profonde de la vie florentine, de l'esprit de la Renaissance, des doctrines et des influences de Savonarole lui a permis de pénétrer. Si des points restent obscurs, si devant des images qui présentent, pour la première fois réunie, l'œuvre complète de Botticelli, il est encore permis de rêver des solutions que M. Gebhart n'a pas voulu proposer, c'est que nul esprit n'eut peut-être à un si haut degré l'horreur de l'hypothèse, la volonté de la clarté, le mépris des choses imparfaites. Il était de ces écrivains très rares qui ne livrent que du définitif, et le public le verra bien, si l'on réunit quelque jour en volumes les articles qu'il a dispersés dans les journaux; si, pour donner d'un maître qui demeura trop peu connu, par dédain du vulgaire et par souci de la perfection, une idée complète, on sauve ainsi des morceaux qui, par l'inspiration et par l'exécution, sont des chefs-d'œuvre. Au moins, dans ce Michel-Ange, sculpteur et peintre, qui va paraître, trouvera-t-on, avec une érudition puisée aux meilleures sources, avec l'éclaircissement définitif des époques demeurées obscures, une vue d'une Renaissance autre que celle de Botticelli, d'un temps très rapproché mais tout différent, d'une âme hantée par d'autres scrupules, d'une vie orientée vers d'autres horizons. M. Gebhart s'établit dans ce livre, hélas posthume! comme le plus pénétrant, et, à des pages, le plus puissant interprète de la pensée de Michel-Ange, et il atteste en même temps que, jusqu'à la dernière heure, sa vie, toute consacrée à l'admiration de la beauté, à la recherche du vrai, à l'expression sincère de l'idée, est restée intégrale et pareille. Cela est un noble spectacle, et le seul qui console. F. M.
SOCIÉTÉ NATIONALE DES BEAUX-ARTS. — SALON DE 1968 I. ZULOAGA. — LE NAIN : GREGORIO EL BOTERO (VENDEUR D'OUTRES) (Société Nationale des Beaux-Arts)
--- Copyright 1908, by H. Lerolle. --- H. LEROLLE. — DOUCE JOURNÉE (Panneau décoratif) --- SOCIÉTÉ NATIONALE DES BEAUX-ARTS SALON DE 1908 Le Salon de cette année marquera, car il contient une dizaine d’œuvres de premier ordre qui témoignent de la vitalité de l’art français. Je dis : de l’art français et non de l’École française. Car, il faut le reconnaître, les qualités qui font une école disparaissent de plus en plus. Nos peintres font assaut d’indépendance, et, ceci, aux dépens de l’art même. La connaissance du métier est méprisée, et la science de composition, cette qualité de notre ancienne École, compte maintenant pour peu. Cependant, c’est par des qualités de composition que, cette fois comme toujours, se recommandent les rares œuvres qui, en ce Salon, paraissent essentielles : ainsi, la Douleur, de Ch. Cottet; la Cérémonie religieuse à Assise, de Lucien Simon; le panneau décoratif de Roll; la Famille, de Lhermitte. C’est par la composition autant que par la recherche du caractère que s’imposent les trois superbes envois du maître espagnol Zuloaga. Et, d’autre part, si la moindre œuvre de l’École anglaise requiert l’attention, c’est que les peintres anglais ont subi la forte éducation qui se donne là-bas. Les peintres anglais, doués de cette faculté de jugement qui fait en toutes choses la force des Anglo-Saxons, ont, à toute époque, senti l’infériorité de leur instinct artiste. Mais par l’étude, la conscience avec laquelle ils se vouent à la pratique de leur métier, la connaissance parfaite des musées qui leur ont révélé l’importance du pur dessin et des belles lignes, ils ont acquis les qualités qui leur manquaient. Leurs élèves se sont pliés à la même discipline. D’où cette unité, cette force qui caractérise la peinture anglaise contemporaine, — qualités de discipline qui n’excluent ni l’originalité, ni l’amour des libres recherches. Allons tout d’abord aux œuvres essentielles. La Douleur a été inspirée à M. Charles Cottet par le drame poignant, si souvent renouvelé au Pays de la mer, de l’homme parti robuste et vivant, et rejeté mort, livide, par l’Océan capricieux. Des femmes retrouvent le cadavre et se lamentent. Au fond, des maisons basses, un petit port avec des barques aux voiles rouges. M. Cottet, de parti pris, a groupé les personnages à la manière des sculpteurs de la première Renaissance française dans leurs Pieta et dans leurs Mise au Tombeau; il a aussi visiblement emprunté certaines attitudes, des expressions, aux peintres anciens. Mais, loin de nuire à la vérité, d’atténuer l’émotion, ces figures qui sont la synthèse d’attitudes observées par un Roger van
--- CAROLUS-DURAN. — DON FERNANDO DEL F., CHAMBELLAN DE CAPE ET D'ÉPÈE DE SA SAINTETÉ (Société Nationale des Beaux-Arts)
LES ARTS L. CHIALIVA. — ROUTE EN AUVERGNE (Société Nationale des Beaux-Arts) --- der Weyden ou un Rubens, donnent à l'œuvre toute sa signification. D'ailleurs, n'y a-t-il pas, au-dessus de ces emprunts, le dessin, la couleur, le style particuliers à Charles Cottet ? Œuvre de musée, c'est-à-dire œuvre durable, cette Douleur. Il faut aussi placer, parmi les productions hors de pair de ce Salon, la Cérémonie religieuse à Assise, de M. Lucien Simon. Le jour où M. Lucien Simon pénétra dans la « chiesa » correspondait à une grande fête; les prêtres, les chanoines, les chantres étaient présents; le personnel religieux avait paré l'autel des plus beaux ornements; les clerges brûlaient et parfumaient l'air; la lumière du dehors entrait crue et caressait les chasubles, les broderies et les dentelles des officiants, accentuait la tache noire des habits des clercs. Spectacle imposant qui a permis à M. Lu- E. BOULARD. — PORTRAIT DE MILLE B... (Société Nationale des Beaux-Arts) cien Simon d'exécuter une maîtresse œuvre. La toile est grande sans être énorme, et cependant elle donne l'illusion de l'immensité. Car tout est à sa place, largement indiqué et bien en valeur. L'extraordinaire artiste qu'est Zuloaga a envoyé trois compositions supérieures : les Sorcières (Ségovie), Lucienne Bréval dans le second acte de « Carmen », morceau aussi délicieux que le précédent est âpre et troublant; enfin, le Nain Gregorio el Botero, vendeur d'autres. Apparition étrange, héroïque, Gregorio se découpe sur le fond archaïque d'une vieille ville enserrée par une ceinture de murailles crénelées. Zuloaga, ici, est vraiment le digne descendant de Velazquez et de Goya. Voici Roll, qui encadre de deux lumineuses Journées d'été une peinture décorative, d'un gris argenté, d'une émouvante grandeur: Vers la
M. DENIS. — « L'ÉTERNEL PRINTEMPS » Détail de l'ensemble décoratif pour l'Hôtel de M. Gabriel Thomas, à Bellevue (Société Nationale des Beaux-Arts)
LES ARTS Nature pour l'Humanité Malgré les obstacles : précipices, pics inaccessibles, brume, pluie, neige, des savants, jeunes hommes ou vieillards, vont consulter la Nature voilée, lointaine, presque invisible, mais accueillante aux chercheurs. Et, malgré ces efforts, en un coin de la composition, la mort accomplit son œuvre : l'homme succombe et la compagne se lamente auprès du corps rigide. Allégorie douloureuse devant laquelle s'arrêteront bien souvent, à la Sorbonne où elle doit être placée, les jeunes savants. Car, pour eux, que de recherches vaines, que d'espoirs déçus avant d'obtenir une parcelle de vérité ! Une salle spéciale a été réservée à M. Auguste Lepère, qui réunit ici des échantillons d'un labeur de près de quarante années : peintures, eaux-fortes, lithographies, gravures sur bois, illustrations, impressions, cuirs incisés. Il s'y montre puissant souvent, fin observateur toujours. Dans la préface au catalogue, chef-d'œuvre typographique, imprimé par Lepère lui-même à l'occasion de la présente exposition, E. CLAUS. — LES ORMES AU CANAL (SEPTEMBRE) (Société Nationale des Beaux-Arts) M. Roger Marx dit fort justement : « Chez Lepère, l'audace s'accompagne de timidité, la force de tendresse ; on le dit libre, affranchi ; il relève de la conscience la plus sévère, la plus malaisée à satisfaire ; on le croit irrévocable sinon obstiné dans son parti. Son assurance ignore la quiétude, et il éprouve le tourment immanent du chercheur en quête de découverte. » Rien n'est plus vrai, il est toujours prenant et toujours différent. A côté des gravures qui sont souvent des chefs-d'œuvre, on est heureux de rencontrer des peintures comme le Quai de l'Hôtel-de-Ville et l'Eglise Saint-Gervais, effet de neige et soleil, comme la Maison Blanche, le Lavoir de Jouy-la-Fontaine, les Mendiants, la Guinguette et certaines toiles, exécutées plus récemment en Vendée, qui montrent la vigueur de Lepère et la justesse de son œil. M. J.-F. Auburtin procède de Puvis de Chavannes. Mais s'il n'a pas la hardiesse de pensée du maître, il possède un don naturel d'harmonie, des curiosités de nuances qui se résolvent en spectacles d'une richesse infinie, comme il arriva naguère dans ses évocations de vie sous-marine, — ou d'une poétique grandeur, ainsi l'Aube des Cygnes exposée cette année.
COTTET. — AU PAYS DE LA MER « DOULEUR » (Société Nationale des Beaux-Arts)
LES ARTS --- La Beauté, de M. A. Séon, n'est qu'une petite toile, mais si savamment composée, d'une synthèse si heureuse de lignes, qu'elle suggère l'immensité. M. Koos évoque, dans la Forêt chante, la nature en fête, riche de sève et de lumière, groupant à l'ombre des grands arbres l'homme heureux et la bête confiante. Deux panneaux, dus à M. Lerolle, sont intitulés Douce Journée, et, de fait, sur la route, vers la mer, sous les bois, ce n'est que joie et lumière. On a un plaisir infini à assister à la fête offerte par M. Guillaume-Roger. C'est, sous prétexte de Fantaisie décorative, des femmes-fleurs piquant des lampions à des treilles, tandis qu'au fond, dans un halo de lumière, apparaît une théorie de danseuses. Teintes délicates dans leur maité, nuances rares, habilement échantillonnées. Dans la salle aménagée avec un goût parfait par M. Dubufe, et où se trouvent déjà les œuvres de M. Lerolle et de M. Guillaume-Roger, huit décorations de M. Maurice Denis occupent tout un panneau. Le séduisant artiste y chante l'Eternel Printemps. Par les champs, les jardins fleuris, au bord des fontaines, de jeunes vierges se sont réunies. La clarté est douce, et, comme le Printemps commence, l'air est embaumé et le ciel bleu étoilé par mille fleurs roses ou blanches qui couvrent les arbres des vergers; l'eau murmure, l'oiseau chante. Et ce sont des danses, des jeux, des hommages à la Madone, des invocations égrenées dans l'air léger. Tout cela clairement exprimé, avec un sentiment très vif de la nature et une entente rare des valeurs. De Willette : la Mort de Pierrot. Pierrot est bien malade, Pierrot agonise seul, en un galetas. Mais voilà que les folles compagnes de sa jeunesse, celles qui l'aideront si aimablement à gâcher sa vie, réapparaissent. Et c'est Lise, et c'est Rose, et c'est Primrose. Inspirées par des Amours mutins, cause de tout le mal et sous la direction d'un satyrion qui souffle dans une syringe, elles agitent des accessoires de fête, tandis que, comble d'ironie, la Fortune apparaît. C'est une belle femme, mais qui appartient à une race pour laquelle Pierrot fut, parfois, irrévérencieux. Et elle ne pardonne pas, la Fortune! Tandis que d'une main elle sème complaisamment de l'or dans une boue rouge, dédaigneusement elle jette sur le grabat de Pierrot une couronne d'im-mortelles jaunes, — la couronne du pauvre. Il faut déplorer qu'une allégorie de Walter Crane, l'Art et la Vie, ait été reléguée sur l'escalier. Walter Crane est un grand artiste, une des gloires de l'Angleterre. On objectera la couleur lourde. Qu'importe? La composition est exquise, la Vie est personnifiée par une figure charmante. On devrait traiter mieux, il semble, le noble et vénérable artiste qu'est Walter Crane. La plupart des personnes qui se font por- --- A. DE LA GANDARA. — PORTRAIT DE Mlle DOLLEY (Société Nationale des Beaux-Arts)
SOCIÉTÉ NATIONALE DES BEAUX-ARTS. — SALON DE 1908 JACQUES-ÉMILE BLANCHE. — LES ENFANTS DE MR. SAXTON NOBLE (Société Nationale des Beaux-Arts)

Ce numéro de la collection "Les Arts" présente le Salon de 1908 de la Société Nationale des Beaux-Arts, mettant en avant des œuvres de premier ordre et discutant de la vitalité de l'art français. Il inclut également un article sur des meubles anciens qui pourraient enrichir les collections du musée du Louvre.