Extrait
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
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L'ART ET LES ARTISTES
6e ANNÉE
N° 66
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REVUE D'ART ANCIEN ET MODERNE DES DEUX MONDES
DIRECTEUR-FONDATEUR:
- ARMAND DAYOT
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RÉDACTION ET ADMINISTRATION
- 23, QUAI VOLTAIRE PARIS
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SEPTEMBRE 1910
- ABONNEMENT (UN AN)
- FRANCE...20 FR.
- ÉTRANGER...25 FR.
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The illustration depicts a figure in traditional attire holding a staff, symbolizing art and craftsmanship. The background is dark brown, emphasizing the boldness of the figure's expression.
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L'ART ET LES ARTISTES
PRIX DU NUMÉRO :
- FRANCE... Net 2.00
- ÉTRANGER ... Net 2.50
Directeur-Fondateur : ARMAND DAYOT
Secrétaire : FRANCIS DE MIOMANDRE
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SOMMAIRE DU NUMÉRO 66
GRANDS ET PETITS CHEFS-D’ŒUVRE : Portrait de Thomas Parr, de Van Dyck (Pinacothèque de Dresde) (1 illustration).
LE COSTUME DANS L’ŒUVRE DE J.-B. PERRONNEAU (10 illustrations) .. LEANDRE VAILLAT
QUATRE PEINTRES HOLLANDAIS DU XIXe SIÈCLE (11 illustrations).. ADRIENNE HEINEKEN
CHARLES DESPIAU (10 illustrations) .. GEORGES DELAQUYS
UN MARINISTE BELGE : ALEXANDRE MARCETTE (5 illustrations) .. MAURICE SULZBERGER
UN JEUNE SCULPTEUR DANOIS : VIGO-JARL (6 illustrations) .. FRANCIS DE MIOMANDRE
Le Mouvement artistique à l’Etranger : Allemagne (1 illustration), par WILLIAM RITTER; Autriche-Hongrie, par WILLIAM RITTER; Espagne, par J. CAUSSE; Italie, par RUCCIOTTI CANUDO; Orient, par ADOLPHE THALASSO; Russie, par ROBERT GOURVITSCH; Echos des Arts; Bibliographie.
Épreuve d’Art : En Hollande (aquarelle), par ALEXANDRE MARCHETTE.
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Les avis de changement d’adresse doivent nous parvenir, accompagnés de o fr. 5o en timbres-poste, au plus tard le 25 pour le numéro du mois prochain.
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Les articles publiés par l’Art et les Artistes deviennent la propriété de la Revue.
Tous droits de reproduction et de traduction réservés.
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Echos de la Mode
A près la bicyclette, l'automobile a une fâcheuse influence sur la toilette des deux sexes, car on rencontre trop de costumes fantaisistes, destinés aux grandes routes et qui se faufilent partout en ayant l'air de revenir de loin, alors qu'en réalité ils ne sont allés nulle part.
Pendant plusieurs années, on ne voyait sur le pavé de Paris que jupes courtes, culottes bouffantes, mollets au vent, casquettes plantées de guingois sur les calvities masculines ou de maigres chignons féminins; c'était bien porté dans un certain monde désireux de paraître n'aller à pied qu'à son corps défendant et voulant toujours avoir l'air de descendre de son cheval d'acier.
C'était, paraît-il, le dernier cri dans ce monde-là, mais la bicyclette étant détrônée par l'auto, l'accoutrement change, on se heurte à chaque pas contre des gens fourrés comme des ours en hiver, affublés comme des explorateurs en été et embellis, en toutes saisons, de lunettes de casseurs de pierres.
En ces circonstances, les femmes ont de bien étonnants chapeaux, tenant du béguin et du cabriolet sur lesquels un triple voile de gaze fripée met sa brume qui semble chargée de toute la poussière que l'on trouve en cours de route, et un immense vêtement, plus ou moins caoutchouté, complète l'accoutrement de ces dévoratrices de kilomètres, dignes associées de leurs compères dont la conversation roule uniquement sur les pneus, l'allumage, le dérapage, les pannes et autres préciosités du vocabulaire du parfait chauffeur.
Le plus extraordinaire dans tout cela est que, si l'on cherche l'auto de ces voyageurs qui arrivent pour le moins des Karpathes on ne trouve rien, mais rien du tout, pas même un fiacre! Ils sortent de chez eux, les «de Crac» modernes, se promènent à pied et rentrent de même, masquant un si banal procédé sous leur déguisement de riches touristes qui les fait jalouser par les badauds.
Les faux chignons bouclés abondent et sont fort seyants, sauf quand ils diffèrent de la nuance de l'ensemble ce qui arrive trop souvent.
À quoi cela tient-il? Les coiffeurs ont l'habitude des évolutions du cheveu, savent s'il doit changer de nuance; les clientes y regardent à deux fois avant de fixer leur choix et tant de précautions devrait obtenir un résultat plus satisfaisant.
Ce charivari de couleur fait d'autant mieux apprécier l'harmonie d'une belle chevelure naturelle et l'envie de posséder une telle parure saisit la moins coquette d'entre nous. Mais, entre le désir et la réalisation il y aurait un abîme sans l'intervention de quelques produits renommés, ent'autres l'Extrait Capillaire des Bénédictins du Mont-Majella qui se charge, après avoir détruit les pellicules, cause première de toute maladie du cuir chevelu, de fortifier si complètement les cheveux qu'ils repoussent longs, épais et brillants.
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L'IMPRIMEUR-GÉRANT : A. JOBARD
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LE COSTUME DANS L'ŒUVRE
DE
J.-B. PERRONNEAU
On lit dans le manuscrit de l'abbé Gougenot, à propos du Salon de 1748 :
« Les portraits sont de tous les tableaux ceux qui exigent dans le peintre le moins d'étendue d'imagination en ce qu'ils sont ordinairement restreints à un seul objet ; mais d'un autre côté, il n'en est pas où le goût soit plus nécessaire. On s'était imaginé, il y a quelque temps, d'y répandre plus de noblesse et de variété en donnant des habillements historiques ou de fantaisie aux personnes que l'on avait à peindre. On est redevable à M. de La Tour d'avoir fait revenir le public de ce mauvais goût. En effet, outre que ces déguisements faisaient tort à la ressemblance ou du moins empêchaient qu'on ne la saisit au premier coup d'œil, quelque parfaite qu'elle fût en elle-même. Ces portraits étant faits pour rester dans les familles comme des monuments précieux, ils y doivent perpétuer la mémoire non
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L'ART ET LES ARTISTES
seulement des personnes qu'ils représentent, mais encore les habillements du temps .» (1)
Ce discours honnête me paraît plein de sens. Perronneau, comme l'abbé Gougenot et La Tour lui-même, a compris tout ce qu'un nœud de taffetas, une engageante de dentelles, une mèche de cheveux contiennent de mystères. Je ne vois pas dans son œuvre beaucoup d'accessoires; sauf de rares exceptions, je n'y rencontre ni consoles aux bronzes dorés, ni tentures orgueilleusement cassées, ni fracas d'aucune sorte.
Ses contemporains en concurent même quelquedépit.Le moyen d'aimer un homme qui ne fait pas cas de votre richesse! Mais il consent à revêtir ses modèles des habits qui peuvent le mieux nous indiquer leur condition sociale, leur fortune, leurs goûts, leur discrétion ou leur emphase, soulignant parfois avec tant d'insistance la beauté de leur parure que nous songeons à l'inutilité de poursuivre notre enquête et à la parfaite insignifiance du personnage. Il y a dans ses portraits, indépendamment de leurs qualités pittoresques, de leurs révélations sur la société, sur le tempérament ou sur l'âge, une véritable histoire de la mode en France, c'est-à-dire en Europe, de 1744 à 1783, pendant un demi-siècle.
Suivant un almanach, «il fallait alors traiter les minuties en grand et les affaires sérieuses en bagatelles », et le monde avait les yeux tournés vers la fameuse poupée de la rue Saint-Honoré, qui allait répandre chaque mois les grâces françaises dans l'Europe entière. Ce serait méconnaître l'esprit de ce temps, que négliger l'importance historique des colifichets. Les élégantes voulaient avoir sur elles un ajustement, un bibelot, un rien qui fût une réduction de l'événement contemporain, à tel point qu'apprendre aux jeunes filles d'aujourd'hui les vicissitudes de la coiffure au xvm siècle, serait leur enseigner l'histoire des règnes de Louis XV et de Louis XVI. Vicissitudes si fugitives et pourtant si dignes de considération qu'un coiffeur pouvait dire autrefois pour hier, et qu'on prêtait à Mlle Bertin «le ministre des modes», cette réponse à un galantquiserécriait sur la note de sa belle: «Ne paie-t-on à Vernet que sa toile et ses couleurs? » Et, comme si elle en avait eu besoin, la gent innombrable des couturières, perruquiers,lingèreset entremetteuses, s'excusait de la hardiesse de ses conceptions, de leur durée éphémère... et du prix qu'elle y mettait, en leur donnant d'adorables noms, de charmantes épithètes.
Le costume enfantin reflète l'évolution de la mode masculine et féminine. Une grande différence sépare le portrait d'enfant de la collection Jacques Doucet, qui remonte à 1744, de celui des fils Cazenove, qui date de 1780. Chez l'un, la petite taille est prise, comme en une gaine, dans une belle robe fourreau taillée sur un corps baleiné ; le tissu est un beau damas bigarré, bleu, jaune et rose, une orfèvrerie pâlie, avec des fleurs, des fruits et des ramages sur un fond très doux. La robe semble la réduction des robes magnifiques des mamans et des
(1) Manuscrit de l'abbé Gougenot. Examen des principaux ouvrages exposés au Louvre le 25 août 1748.
Coll. David Weill.
PORTRAIT DE Mme DE SORQUAINVILLE (PEINTURE)
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L'ART ET LES ARTISTES
Musee du Louvre.
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SARA HINLOOPEN (PASTEL)
aieules. C'est qu'à cette époque, les beaux tissus façonnés servaient indifféremment à confectionner des robes de grandes dames, d'enfants, des vestes de fermiers généraux et à recouvrir les meubles d'appartements. Cette somptuosité convient peu à la grâce puérile, et voilà pourquoi on songe aux Ménines de Vélasquez et à la Rose de l'Infante. Chez les fils Cazenove la mode ne contrarie pas la nature, elle ne s'étudie pas, elle laisse leur jeunesse s'épanouir dans les vestes entr'ouvertes, dans les étoffes souples, elle ne gêne pas leurs ébats et s'ils poursuivent encore le volant, ils ne risquent pas de compromettre en courant l'apprêt laborieux de leur coiffure. Il y a, entre ces deux portraits, le même écart qu'entre une chambre tapissée de damas à pompeuse flore et un mur tendu de toile de Jouy.
Entre l'un et l'autre, Perronneau a marqué des jalons. En 1747, il représente un fils de Lemoyne (1) avec un habit vert saule qui s'entr'ouvre sur un gilet à fleurettes roses. A un autre fils de Lemoyne (2) il prête un col de chemise en toile de Cambrai, un gilet bleu couleur de gentiane et un habit couleur prune. Là, il reste dans la moyenne et se
(1) Collection Albert Lehmann.
(2) Collection Groult.
contente d'assurer à la mode courante qui fait des enfants de petits-maîtres, la distinction des tonalités rares. Mais voyez le petit Boyer, en hussard bleu : le costume des hussards n'a pris la couleur bleu de ciel qu'en 1760 ; on ne peut donc donner à ce portrait une date antérieure à 1760. Et si Perronneau n'avait authentifié la plupart de ses œuvres d'une signature et d'une date, l'arrangement de ses modèles nous donnerait les indications chronologiques les plus précises...
A part Desfriches qu'il affuble d'une robe de chambre en lampas bleu à ramages blancs, l'amateur Lenormant du Coudray, Adam l'ainé qui s'enveloppe d'une gamberluque de taffetas bleu — un souvenir de l'Italie — le Père Chambroy, dont l'aube blanche contraste avec la robe brun carmélite du bénédictin et la robe à brandebourgs du prêtre Woortman, il présente ordinairement ses personnages masculins à mi-corps, et revêtus d'un habit ou surtout à la française, d'un gilet, d'un tour de cou et d'un jabot, un tricorne passé sous le bras, la tête découverte. L'habit varie fort peu dans la seconde moitié du XVIIIe siècle si on le compare à la coiffure et à la mode féminine. Il est généralement en tissu uni, en velours de soie, en taffetas, en drap, ou même en simple droguet. Les uns, comme Ollivier, le portent sans revers, les autres, comme le comte Rochford, un Anglais, avec de gros revers rattachés par des boutons en guise d'ornement, d'autres, comme Siemers, un Hambourgeois, avec un col rabattu, d'autres, enfin, avec des parements. Il est garni de gros boutons en étotte, en passementerie de soie, en quartz à facettes. Rarement on le ferme, quelquefois on l'entr'ouvre du haut, le plus souvent on l'ouvre entièrement et les larges boutonnières ne sont alors qu'une manière de décoration, des galons d'or les simulent, et l'homme, s'il est coquet, passe dans l'une d'elles un bouquet de roses thé. Sur le bord de l'habit courent de riches passementeries, de ces petites touffes soutachées qu'on appelait alors « soucis de hannetons », des floraisons orfevrées de paillettes que retiennent des arabesques en fil d'argent ou en chenille mordorée. Un tailleur que la Providence avait pourvu d'un nom prédestiné, M. Nicodème-Pantaléon Tire-Point, parle d'un habit « dont les broderies sont si délicates qu'on ne peut les voir qu'avec des yeux de taupe ». L'hiver est-il rigoureux ? Julien Le Roy, Gérard Meermann, Soyer, Dutilieu font doubler leur surtout de fourrure. Plus encore que par la beauté de la matière et la préciosité de l'ornement, tous ces habits se différencient par la couleur; et Perronneau joue parfois
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à ses modèles de mauvais tours, puisqu'il affirme leur teint bilieux et morose en faisant valoir un mauve ou un bleu rare. Il parcourt tout le prisme : habits rouge brique comme les toits de Hollande, roses vifs, roses velours de pêche; habits noirs, en faveur à dater de 1750, habits taupe comme celui du comte Bastard, gris tourterelle comme celui de Huquier, vert sourd comme celui de Oudry, vert bronze, abricot comme celui de Dutilleu, bleu comme celui de Robbé, bleu barbeau et toute la gamme des violets, depuis les violets pourpre, pareils aux prunes, aux aubergines et à certaines violettes rouges jusqu'aux violets bleus, en passant par les variétés les plus délicates du lilas pâle, du lilas rose, du lilas bleu et en unissant ces deux nuances pour en faire des tons changeants, colombins, zinzolins. Le siècle de la Pompadour et de la Du Barry justifiait son amour pour ces délicatesses en leur donnant des noms adorablement fous et ridicules, depuis la couleur de l'araignée commettant un crime, de la souris effrayée, jusqu'à la couleur dos et ventre de puce.
Le gilet tient un rôle important dans cet accord de tonalités : son tissu de soie pailletée, de drap ou de satin, uni ou pékiné, le peintre s'en sert pour affirmer en les répétant, si elles sont discrètes, les tonalités déjà employées, pour opposer au noir sévère d'un habit de cérémonie, un rose ou un rouge, pour écrire une symphonie de complémentaires, lilas et chamois, bleu et jaune, pour atténuer, dans le portrait de M. Ollivier, l'opulence excessive d'un violet par les blancs de satins, pelucheux, perlés. Faut-il éviter une certaine raideur? Le gilet baille et, au tour de cou en linon, dont les blancs illuminent les visages les plus sombres, s'attache un jabot de linon festonné ou de dentelle, d'une si belle exécution que l'on reconnaît le point de France, de Valenciennes ou d'Alençon ; si l'habit est riche, comme celui d'Ollivier, des bouillonnés de dentelle assortis au jabot, sortent des manches ; avec la gamberluque ou la robe de chambre, point n'est besoin de guipure floconneuse : un mazulipatam se noue autour du cou.
Le XVIIIe siècle est par certains côtés l'âge d'or du postiche auquel on consacrait alors de véritables traités. Lisez par exemple L'Encyclopédie carcassière, connaissance intime des allonges, pompons, papillottes, blondes, marlis. En réalité, la coiffure variait beaucoup plus dans les détails que dans l'ensemble ; une boucle déplacée suffisait à un nouveau baptême, et l'on avait ainsi les coiffures à la Port-Mahon, à la rhinocéros, à l'oiseau royal, à l'aile de pigeon, à
l'aventurière, à la dragonnade, à la conquérante, à la plus tôt fait, à ravir. Cependant on peut les diviser en deux grandes catégories dont Perronneau observe exactement les moindres détails : avant 1750, les hommes conservent la perruque, l'ancienne crinière de Louis XIV ; après 1750, ils laissent pousser leurs cheveux naturellement, et le postiche n'est plus l'essentiel, mais l'accessoire.
Cette distinction, d'ailleurs, n'a rien d'absolu. Dans certaines catégories sociales, chez les parlementaires où la tradition est plus vivace, en province où l'on respecte plus longtemps le passé, chez les vieillards attachés aux vieilles coutumes, chez les hommes enfin dont la calvitie trouvait son excuse dans une préférence marquée pour l'ancien usage, la perruque reste en faveur avant et après 1750. Perronneau donne en 1748 à Charles de Baschi une perruque moutonne très frisée, en 1747 au comte de Bastard, en 1748 à M. Ollivier, en 1747 au graveur Huquier, en 1751 à l'architecte Chevotet, une perruque dite à la procureur ; en 1753 à l'horloger Julien le Roy, une perruque dont une mèche tombe sur l'épaule gauche, en tire-bouchon, en dragonne ; la même année à Oudry, une perruque conseillère, quelque chose d'intermédiaire entre la grande crinière et la coiffure naturelle ; au savant