Extrait
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
Page 1
L'ART ET LES ARTISTES
Revue d'Art des Deux Mondes
2e Année
N°.. 14
---
REVUE MENSUELLE D'ART ANCIEN ET MODERNE
DIRECTEUR FONDATEUR: ARMAND DAYOT.
---
MAI 1906
PRIX DU NUMERO 1 fr.50€
---
REDACTION ET ADMINISTRATION
173 BOULEVARD SAINT GERMAIN
---
The illustration depicts a figure in traditional attire, possibly representing an artistic or cultural element. The figure is depicted with a flowing garment and appears to be holding a staff or object, suggesting a dynamic or expressive gesture. The background includes architectural elements such as columns and a structure, which could represent buildings or structures.
Page 2
L'ART ET LES ARTISTES
Directeur-Fondateur : ARMAND DAYOT
Secrétaire général : Jérôme Doucet
Secrétaire adjoint : Léon Thévenin
---
SOMMAIRE DU NUMÉRO 14
L'Exposition du XVIIIe siècle à la Bibliothèque Nationale. Les Miniatures (5 pl. en couleurs dont 1 h.-texte)
---
Henri Bouchot, de l'Institut
---
La Méduse à Paris (3 illustrations dont 2 hors-texte).
---
Louis Vauxcelles.
---
Les Peintres scandinaves : Anders Zorn, peintre, graveur et sculpteur (25 planches)...
---
Armand Dayot.
---
Eugène Carrière une planche
---
A D
---
Carrière, peintre de portraits (10 planches dont 2 hors-texte)....
---
Gustave Giffroy
---
Le Mois artistique, à Paris (10 pl.)
---
Maurice Guillemot.
---
Épreuve d'Art : Portrait de Madame Isabey, par ISABEY
SUPPLÉMENT ILLUSTRÉ
L'Éducation artistique : par PAUL STECK, Inspecteur de l'enseignement du dessin Comment se fait un bois (3 planches). — Le Mois artistique à l'Étranger : Dans l'Allemagne du Nord, par le Dr Max Osborn ; dans l'Allemagne du Sud, par William Ritter ; à Londres, par Arthur Fish ; en Suisse, par G. Valette, et Belgique, par G. Vanzype ; en Italie, par R. Canudo ; En Hollande, par Ph. Zilcken ; En Grèce et en Turquie, par Thalasso. — L'Art dans la Mode, par Lilia Roberts (2 illustrations). — Les Échos d'Art. — Les Expositions. — La Bibliographie.
---
Abonnements :
France : 16 fr. — Étranger : 20 fr.
Adresser les mandats-poste et les bulletins d'abonnements à M. l'Administrateur de L'ART ET LES ARTISTES, 173, Boulevard Saint-Germain, Paris.
---
"SEMELLE MICHELIN"
souple
antidérapante
et imperforable
LE SEUL ANTIDÉRAPANT AUSSI SOUPLE QU'UN PNEU ORDINAIRE
MICHELIN & C°, Clermont-Ferrand
Dépôt à Paris : 105, Boulevard Péreire Téléphone : 502-08
---
"ENIGMA""ENIGMA"
---
Nouveau parfum11, Rue Royale- Paris -
---
"LUBIN""LUBIN"
---
Page 3
A l'occasion de la saison nouvelle, la maison WARING and GILLOW sera heureuse de soumettre des devis de décoration et d'ameublement.
Elle se fait fort de démontrer qu'on peut obtenir une fabrication impeccable à des prix modérés.
Prière de demander la « Brochure A K », les méthodes commerciales appliquées à l'ameublement.
WARING & GILLOW LTD
29, 31. Boul^ HAUSSMANN
8. Rue GLUCK - PARIS
POURNISSEURS ET DÉCORATEURS BREVETÉS DE SA MAJESTÉ LE ROI D'ANGLETERRE
PHOSPHATINE FALIÈRES
ALIMENT DES ENFANTS
DEMANDEZ PARTOUT le NOUVEAU JOUGLA à 70° LA POCHETTE Papier Citrate C'est le Meilleur
Page 4
L'ART ET LES ARTISTES
ATELIER DE GRAVURE ET D'IMPRESSION D'EAUX-FORTES
l'ATELIER d'ART
Société en commandite au Capital de 100.000 francs
3, PASSAGE DE CHATILLON, 3 PARIS (XIV°)
Téléphone : 720-44
L'ATELIER D'ART dont la direction vient d'être confiée au peintre-graveur HENRI BOUTET, s'inscrit à la tête d'une des plus significatives manifestations de vulgarisation artistique de notre époque.
L'idée qui préside aux travaux entrepris par L'ATELIER D'ART, est de répandre l'œuvre de nos maîtres par milliers d'exemplaires, non pas par des reproductions plus ou moins bien exécutées, mais — et c'est ce qui constitue l'importance de cette vulgarisation d'art — par la gravure même, par des épreuves tirées en taille-douce, comme les pièces originales l'ont été, et ceci à l'aide de moyens et de simplifications de tirage étudiés depuis longtemps, dont les nouvelles presses brevetées, qui sont l'exclusive propriété de L'ATELIER D'ART, ont développé le rendement dans des proportions considérables.
Les Ateliers du Passage de Chatillon peuvent être considérés comme des Ateliers modèles pour l'exécution des travaux de gravure. Ils apportent la réalisation d'un projet qui, désormais, est un fait acquis : la possibilité de substituer la gravure de l'Œuvre de nos Maîtres, à l'écoeurante banalité des productions photographiques.
Les livres, les Revues d'Art, l'imagerie destinée aux industries du livre vont pouvoir, désormais, bénéficier d'un apport artistique que leur rend possible l'exécution de leurs travaux par
l'ATELIER d'ART
Page 5
L'ART ET LES ARTISTES
ORLEANS
Chemin de fer d'
SAISON 1906
Bains de Mer en Bretagne
Billets d'aller et retour à prix réduits (Valables pendant 33 jours)
Pendant la saison des Bains de mer, du Samedi, veille de la Fête des Rameaux, au 31 Octobre, il est délivré, à toutes les gares du réseau, des billets aller et retour de toutes classes, à prix réduits, pour les stations balnéaires ci-après:
SAINT-NAZAIRE — PORNICHET (Sainte-Marguerite) — ESCOUBLAC-LA BAULE — LE POULIGUEN — BATZ — LE CROISIC — GUÉRANDE — VANNES (Port-Naval, Saint-Gildas-de-Ruiz) — PLOUHARNEL-CARNAC — SAINT-PIERRE-QUIBERON — QUIBERON (Le Palais, Belle-Ile-en-Mer) — LORIENT (Port-Louis, Larmor) — QUIMPERLÉ (Le Pouldu) — CONCARNEAU — QUIMPER (Bénodet, Beg-Meil, Fouesnant) — PONT-L'ABBÉ (Langoz-Loctudy) — DOUARNENEZ — CHATEAULIN (Pentrey, Crozon, Morgat)
OUEST
PARIS A LONDRES via ROUEN, DIEPPE, NEWHAVEN (par la Gare Saint-Lazare)
Services rapides de Jour et de Nuit Tous les jours (Dimanches et Fêtes compris) et toute l'année. Trajet de jour en 8 h. 1/2 (1re et 2e classes seulement)
GRANDE ÉCONOMIE
Billets simples valables pendant 7 jours: 1re Classe, 48 fr. 25 — 2e classe, 35 fr. — 3e classe, 23 fr. 25 Billets d'aller et retour valables pendant un mois: 1re Classe, 82 fr. 75 — 2e classe, 58 fr. 75 — 3e classe, 41 fr. 50 Ces billets donnent le droit de s'arrêter, sans supplément de prix, à toutes les gares situées sur le parcours.
Départs de Paris-St-Lazare: 10 h. 30 m., 9 h. 20 s. Arrivée à Londres: London-Bridge, 7 h. 30 m., Victoria, 7 h. 5, 7 h. 30 m. Départs de Londres: Victoria, 10 h. m., 9 h. 10 s., London-Bridge, 9 h. 10 s. Arrivée à Paris-St-Lazare: 6 h. 41 s., 7 h. 5 m.
Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de 1re et de 2e classe avec w.-c. et toilette ainsi qu'un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes avec w.-c. et toilette. La voiture de 1re cl. à couloir des trains de nuit, comporte des compartiments à couchettes (suppl. de 5 fr. par pl.). Les couchettes peuvent être retenues à l'avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
La Compagnie de l'Ouest envoie francs à domicile sur demande affranchie adressée au Service de la Publicité, 20, rue de Rome, à Paris, un bulletin spécial du service de Paris à Londres.
ÉTAT
Chemins de fer de
Billets d'aller et retour individuels et de Famille pour les Stations Therales ou Hivernales des Pyrénées
Pendant toute l'année, toutes les gares du réseau de l'État délivrent des billets d'aller et retour individuels ou de famille) de 1re, 2e et 3e classes à destination des gares du réseau du Midi desservant les stations thermales ou hivernales des Pyrénées (Amélie-les-Bains, Arcachon, Biarritz, Pau, Salies-de-Béarn, etc.).
Billets d'aller et retour individuels:
Réduction de 25 % en 1re classe et de 20 % en 2e et 3e classes sur les prix du tarif général, d'après l'itinéraire effectivement suivi.
Billets d'aller et retour de Famille:
Réduction sur les prix du tarif général variant de 20 à 40 % suivant le nombre des membres de la famille; le trajet d'aller et retour ne doit, d'ailleurs, pas être inférieur à 300 kilomètres.
Les enfants de 3 à 7 ans paient demi-place.
Validité de deux sortes de billets:
33 jours, non compris les jours de départ et d'arrivée. Faculté de prolongation de deux fois 30 jours, moyennant supplément.
Demander les billets à la gare où le voyage doit commencer, savoir:
Billets individuels: 3 jours (avant celui du Billets de famille: 4 jours (départ.
P.-L.-M.
Chemins de fer de
La Compagnie P.-L.-M. vient de publier deux brochures artistiques visant: l'une l'Auvergne et l'autre la Banlieue de Paris desservie par son réseau.
La brochure l'Auvergne donne la description des points les plus intéressants de l'Auvergne, du Vela, du Vivarais et des Gorges du Tarn; elle est illustrée de nombreuses vues en similitude. L'album Banlieue de Paris renferme, avec description, des vues en similigravure et dessins à la plume.
Ces deux publications sont mises en vente dans les bibliothèques des principales gares du réseau aux prix de 0 fr. 50 l'Auvergne et 0 fr. 25 l'album Banlieue de Paris; elles sont également envoyées à domicile sur demande accompagnée de 0 fr. 60 en timbres-poste pour la première, de 0 fr. 35 en timbres-poste pour la seconde, et adressée au Service central de l'Exploitation, 20, boulevard Diderot, à Paris.
Exposition Nationale Coloniale à Marseille
Pour faciliter aux voyageurs la visite de l'Exposition Coloniale qui doit avoir lieu à Marseille d'avril à novembre 1906, la Compagnie P.-L.-M. délivrera pour Marseille, dans toutes ses gares, du 20 avril au 15 novembre 1906, des billets d'aller et retour individuels et des billets de famille, à prix très réduits, valables 10 jours, avec faculté de prolongation de deux périodes de 5 jours moyennant supplément.
Page 6
CRAYONS
MARQUE "KOH-I-NOOR"
L. & C. HARDTMUTH
GOMMES
MARQUE "ÉLÉPHANT"
Indispensable à Tous
La Plume "IDÉAL" Waterman à Réservoir.
PETITES ANNONCES: 5 fr. les quatre lignes. — 1 fr. la ligne en plus!
A LA PALETTE DE RUBENS
Maison fondée en 1785
7, quai Malaquais, Paris (près l'Institut)
Spécialité de couleurs fines. Toiles pour l'huile et l'aquarelle. Rentoiage. Restauration et Location de tableaux. Dépôts de couleurs, françaises, anglaises et allemandes, pour l'huile et l'aquarelle.
Ancennes Maisons ANGE OTTOZ, Ch. BERTAUX, F. LEFEBVRE PH. LECLUSE, FABRICANT
58, rue de Clichy (9e), en face de la rue de Parme ATELIERS: 13, rue des Grandes-Carrières (Montmartre) Toiles à peindre. — Couleurs extra-fines broyées à la main TOILES POUR L'AQUARELLE, LE FUSAIN, LE PASTEL MATÉRIEL COMPLET POUR ARTISTES, ENCADREMENTS EN TOUS GENRES
Maison J. CHALMEL, N. Lallement, successeur, 8, boulevard Saint-Martin, Paris. Matériel, Fournitures pour les Artistes — Couleurs fines — Spécialités d'objets à peindre — Catalogue franco sur demande
Senneller, 3, quai Voltaire, Paris. Fabrique de couleurs fines pour la peinture à l'huile. Toiles à peindre en pièces et sur châssis. Ébénisterie et matériel d'artistes, boîtes de campagne. Envoi franco du Catalogue. 160 pages illustrées.
Mixtion "JIP"
Couleurs et Pâte Médailles d'or et d'argent Peinture à l'huile sur Étoffes et Papier. Inaltérable et se lavant. Pour tous travaux Artistiques et Industriels. Se recommande pour les Etudes de plein air aussi bien que pour le tableau donnant aux couleurs un éclat vif et durable. Séchant promptement, etc.
CHEZ TOUS LES MARCHANDS DE COULEURS Prospectus et Démonstration, chez l'AUTEUR JIP, Q, artiste-peintre, 72, rue Boursault, 72
ESSAYEZ-LES!
Dentifrices
CARMÉINE
EXIGEZ-LES!
110, Rue de Rioli, Paris et Partout.
Georges Borgeaud
41 et 30, Rue des Saints-Pères, Paris MEUBLES, CLASSEURS, MATÉRIEL POUR BUREAUX & BIBLIOTHÈQUES Demander Catalogue illustré n° 75.
Page 7
Primes à nos Abonnés
AVIS A NOS LECTEURS
Nous avons l'honneur de rappeler à nos Abonnés que le portrait de Madame de Pompadour, gravure en taille-douce, de A. Braun et Cie, tirage à la presse à bras procédé Wittmann, sur Chine appliqué, que nous leur offrons à l'occasion de notre deuxième année est à leur disposition.
Cette prime sera expédiée franco de port et d'emballage contre la somme de 0 fr. 75 pour Paris, 1 fr. pour les Départements et 1 fr. 50 pour l'Etranger.
Nous sommes également heureux de leur apprendre que grâce à une entente avec M. Henri Manuel, photographe, 27, Faubour-gMontmartre, il leur sera délivré gratuitement, contre la présentation du reçu d'abonnement ou du talon du mandat, un très artistique portrait-gravure.
(Prendre rendez-vous d'avance).
Nous tenons des cartonnages à la disposition de nos Lecteurs — au prix de 1 fr. 50 par semestre — soit 3 francs pour les deux volumes de l'année; nous les expédierons moyennant un supplément de 0 fr. 50 pour un carton et 0 fr. 85 pour les deux pris à la fois.
Adresser les demandes à M. l'Administrateur de l'Art et les Artistes, 173, Boulevard Saint-Germain, en joignant un mandat-poste ou un mandat-carte, sur lequel la demande peut être libellée sans frais.
---
CONCOURS EN VUE DE LA CRÉATION DE DESSINS NOUVEAUX POUR CARREAUX CÉRAMIQUES
Un Concours est ouvert par la “Société des Produits Céramiques et Réfractaires, de Boulogne-sur-Mer,” sous les auspices de la Revue “L’Art et les Artistes,” 173, Bd St-Germain, à Paris.
Ce Concours a pour objet la création de Dessins nouveaux pour la décoration des Carreaux céramiques.
Le Jury se composera de :
- MM. ARMAND DAYOT, Inspecteur général des Beaux-Arts, Directeur de la Revue “L’ART ET LES ARTISTES”;
- CHARLES GIRAULT, Architecte, membre de l’Institut;
- CHARLES MACIET, Vice-président de l’Union centrale des Arts décoratifs;
- LUC-OLIVIER MERSON, Artiste-peintre, membre de l’Institut,
- et les ADMINISTRATEURS DE LA SOCIÉTÉ.
Il distribuera un premier prix de 500 francs; un second de 300 francs; un troisième de 200 francs; et, en outre, il pourra attribuer des mentions de 100 francs.
Tous les dessins primés ou mentionnés, deviendront la propriété absolue et exclusive de la Société, qui aura le droit de les reproduire.
Le Concours aura une durée de deux mois; il commencera le 15 Mars 1906 et sera clos le 15 Mai suivant.
Les dessins devront être envoyés, soit aux bureaux de la Revue “L’Art et les Artistes,” 173, Bd St-Germain, à Paris, soit au siège de la Société, 67, rue de la Victoire, à Paris.
Les concurrents pourront consulter, au siège de la Société ou aux bureaux de la Revue, une notice indiquant les dimensions et les conditions auxquelles ils devront se soumettre pour l’exécution de leurs projets — ils y trouveront également la palette des couleurs qui peuvent être employées.
Les dessins devront être uniquement signés d’une devise. Une enveloppe cachetée, revêtue de la même devise et contenant à l’intérieur le nom et l’adresse de l’auteur, sera jointe à chaque dessin — elle ne sera ouverte qu’après les opérations du Jury.
Les projets autres que les dessins primés, seront à la disposition de leurs auteurs, du 15 au 30 juin inclus, au siège de la Société : 67, rue de la Victoire, à Paris.
Page 8
Les Expositions d'Art
EXPOSITIONS OUVERTES PARIS
Petit Palais (Ville de Paris). — Exposition des œuvres de J.-J. Henner.
Musée Galliera. — Exposition de la société des artistes décorateurs.
Société nationale des Beaux-Arts (Salon de 1906), du 15 avril au 8 juin.
Galeries Chaine et Simonson (19, rue Caumartin). — Exposition Louis Hartz, du 18 avril au 4 mai.
Exposition d'Art français du XVIIIe siècle, à la Bibliothèque Nationale, du 15 mai à octobre.
EXPOSITIONS ANNONCÉES OU EN FORMATION PARIS
Grand Palais. — Société des artistes français (Salon de 1906), du 1er mai au 31 juin.
Ecole nationale des Beaux-Arts. — Exposition centennale de la gravure originale, prochainement.
Musée Galliera. — Exposition de la soie, prochainement.
Serres de la Ville de Paris (Cours-la-Reine). Les arts de feu, juin-octobre.
Galerie Georges Petit (8, Rue de Sèze).
Exposition Sorella y Bastida, du 11 au 30 juin.
— Rusiñol et Violet, du 16 mai au 10 juin.
Galeries Durand-Ruel (16, rue Laffitte). — Exposition du peintre suédois Anders Zorn, du 14 au 24 mai.
Galeries Bernheim (rue Richepanse, 15).
Exposition Valloton, du 4 mai au 12 mai.
— Forain, du 14 mai au 26 mai.
— Roussel, du 28 mai au 6 juin.
— Guillaumin, du 6 juin au 16 juin.
Galerie Astie (rue Laffitte, 52). — Exposition Achille Laugé, à partir du 13 mai.
DÉPARTEMENTS
Amiens. — Exposition internationale de 1906, du 14 avril au premier octobre. Section des Beaux-Arts, sur invitation, seulement.
Angers. — Exposition nationale d'industrie, d'agriculture, etc., avec une section des beaux-arts et d'art décoratif, du 6 mai au 9 septembre 1906.
Bayonne-Biarritz. — La quatrième exposition de peinture, sculpture, objets d'art, art décoratif, etc., organisée par la Société des Amis des Arts, aura lieu à l'hôtel de ville de Bayonne, du 25 août au 25 septembre.
Breaux. — Société des Amis des Arts de l'Oise, 8e Exposition de peinture, sculpture, architecture et art industriel, du 8 juillet au 16 août. S'adresser à M. Pottier, 14, rue Gaillon, Paris.
Périgueux. — Société des Beaux-Arts de la Dordogne. Exposition au printemps de 1907.
Besançon. — Exposition rétrospective de l'Art en Franche-Comté, au cours de l'année 1906.
Dieppe. — Société des Amis des Arts du 20 juillet au 20 septembre 1906.
Marseille. — Exposition coloniale. Section des Beaux-Arts consacrée aux artistes modernes. S'adresser à M. Dumoulin, 58, rue Notre-Dame-de-Lorette, à Paris, et à M. José Silberg, 139, boulevard Longchamp, à Marseille.
Exposition internationale des arts de la Femme (courant de l'année).
Pontaise (Seine-et-Oise). — Société française artistique de Pontoise, à l'Hôtel de Ville, du 29 mai au 30 juin.
Rouen. — Exposition des Beaux-Arts, au Musée, du 1er juin au 15 juillet.
Tourcoing. — Exposition internationale des Industries textiles, d'avril à septembre, directeur, M. E.-V. Lami, Quai de Marseille, à Tourcoing.
Versailles. — Société des Amis des Arts de Seine-et-Oise, 53e exposition des Beaux-Arts; salons de l'Hôtel de Ville, du 18 mars au 20 mai.
ÉTRANGER
Amsterdam. — Exposition des Souvenirs de Rembrandt à la Jodenbreetstrat le 20 juillet, à l'occasion du trois-centième anniversaire du Maître.
Berlin. — Exposition centennale de l'Art Allemand (printemps).
Bruxelles. — Salon de la Libre Esthétique (Musée Moderne).
Gand. — Exposition des œuvres de Van Eyck (Musée des Beaux-Arts). M. L. Maeterlinck, conservateur.
Londres. — Exposition contemporaine et rétrospective de l'art belge au XIXe siècle au Guidhall (Printemps).
Milan. — Exposition des Beaux-Arts. — Exposition internationale d'Art décoratif.
Munich. — Exposition internationale de la Société d'artistes « Sécession » au Palais-Royal d'Exposition des Beaux-Arts, Koenigsplatz, I : du 1er juin à fin octobre.
Munich. — La prochaine exposition annuelle des Beaux-Arts de 1906 au Glaspalast comprendra une exposition rétrospective d'Art bavarois de 1800 à 1850.
Nuremberg. — Exposition du Centenaire, de mai à octobre.
Turin. — Société promotrice des Beaux-Arts. Ouverture : le 28 avril 1906.
Rotterdam. — Exposition des Beaux-Arts du 12 mai au 24 juin.
Hôtels Recommandés
ALGER. — Grand Hôtel de l'Oasis. — Etablissement de 1er ordre. Restaurant à la carte et à prix fixe. Bar américain. Vue splendide sur la mer.
GÈNES. — Grand Hôtel de Gênes. — Premier ordre. Meilleur quartier de la ville vis-à-vis de la Poste-Télégraphe, Opéra et Gare, tramways électriques. — Tout confort moderne. Restaurant. Garage. G.-R. Bonera, propriétaire.
GENÈVE. — Hôtel-Pension Fleischmann. — Maison de Famille, tout le confort moderne. Excellente cuisine. Situation centrale. 5 fr. 50 à 8 fr. par jour.
MONTE-CARLO. — Le Grand Hôtel. — Derniers conforts, superbes galeries et jardin d'hiver, cuisine et caves hors de pair. — Pattard, directeur.
MUNICH. — Hôtel Continental. Maison de tout premier ordre avec tout le confort moderne. Situation unique au centre des curiosités et théâtres. Restaurant et Caves renommés
PÉRIGUEUX. — Hôtel du Commerce et des Postes. — Confort moderne. L. DIDON, propriétaire.
ROUEN. — Hôtel de la Poste. Installation moderne
Page 9
Exposition des Miniaturistes
(1750- à la Bibliothèque Nationale -1815)
On chercherait vainement dans l'histoire des arts une persistance traditionnelle plus affirmée que n'est la miniature chez les Français. Du premier jour qu'ils la tentent elle touche à sa perfection. Leurs plus grands inventeurs de scènes sont à l'origine les peintres de figures sur vélin dans les manuscrits. Les critiques mesurant le grand art au décamètre ont assez répété depuis un siècle que la France est un pays de miniaturistes, pour qu'il soit juste en ce moment de les prendre au mot. Cela n'est d'ailleurs point pour déplaire, car n'est pas miniaturiste qui veut, témoins, les fadaises fournies par les peintres de grandes surfaces lorsqu'ils ont essayé de condenser leurs idées en petit. Par contre le miniaturiste, inventeur et compositeur, a toujours pu s'affirmer en grand lorsqu'il l'a voulu, en passant au carreau sa petite histoire et en majorant l'échelle primitive. La question n'est pas de la surface couverte par l'artiste, mais bien de ce qu'il distribue sur cette surface. Que la disposition en soit médiocre, le dessin naïf et emprunté, il ne manquera point de le rester en décuplant ses formes.
Les adversaires les plus irréconciliables de l'art français ancien conviennent de notre aptitude dans la miniature, qu'ils qualifient de « moyen restreint et empêché ». Ils nous diront que Jean Fouquet est un peintre exécrable, mais un illustrateur possible, voire bon. Ils accordent que ses tenants ne sont point sans mérite dans l'agencement des scènes, et que dans le très petit portrait ils font preuve d'esprit. Songez que faire montre d'esprit et de finesse dans un petit portrait vaut mieux que d'en manquer dans un grand, mais ne chicanons point. Contentons-nous de l'acquiesce-
NATOIRE
Miniature de J.-B. MASSÉ (1761)
ment implicitement accordé à nos « petits maîtres », sans réclamer davantage.
Partons de ce qu'on nous concède à peu près sans réserve, et de ce qu'on nous reconnaît dès le principe, l'esprit dans le petit portrait, la malice, la souplesse, le bon goût et l'élégance. Ce ne sont point là propos en l'air, car le moindre livre de prières du xime au xviiie siècle nous en fournit la preuve. Je ne parle même pas du célèbre livre d'heures de Chantilly où l'on aperçoit à table un duc de Berry épicurien et couperosé admirable; celui-là on en voudra faire l'œuvre d'un Flamand. Mais combien d'autres non moindres et indiscutablement nôtres nous fournissent l'attestation formelle d'une tradition persévérante, tenace, allant de Charles V à Louis XVI, sans grande variété dans les données, avec seulement les nuances apportées par le talent, les goûts ou les variations de toilette. Il semblerait que ces peintres d'effigies se fussent dégagés de tous compromis environnants. Sous François Ier, en pleine orgie néo-romaine, sous Louis XVI, en dépit des « grecqueries » de David, ils feignent d'ignorer le nouveau jeu, comme Petitot ou Du Guernier avaient laissé Lebrun à ses conceptions héroïques. Ils ont reçu un dépôt à l'origine qu'ils gardent intact. Ils ont des hauts et des bas, suivant qu'on les recherche ou qu'on les dédaigne; parfois on les verra vivre chichement, en être réduits aux expédients, mais ils restent dans le formulaire, ils sont de l'observance indéracinable ; on les sent impertinents, jolis, malicieux, comme les vieux ancêtres.
Le règne de Louis XIV ne leur a pas été bon. Ils manquent de solennité dans un temps où tout est à la perruque et à la pose. Mais tout à coup,
Page 10
L'ART ET LES ARTISTES
pour mille raisons que je pourrais dire — pas toutes mais quelques-unes — pour le besoin que les Français ont de quitter leur sublimité de façade, de rire, d’oublier les Maintenon de tout poil, la mode venue de s’amuser de bibelots intimes, de décorer de menus objets d’ivoire, de posséder des boîtes à figures, de porter sur soi les portraits d’amis ou de parents, pour ceci et d’autres raisons politiques, sociales et économiques dont je vous fais grâce, on demande aux miniaturistes un plat de leur métier. D’abord ils tâtonnent car ils ont perdu le contact du succès ; on les voit se servir de cartes à jouer pour y peindre les jolies frimousses des marquises Watteau. Et cela rend tout de suite assez pour que des maîtres réputés n’en dédaignent point le jeu, pour qu’on y voie venir un Boucher, un Baudouin, un Drouais, d’autres encore. Car qui n’a pas fait sa miniature au beau temps de Madame de Pompadour ? qui n’a voulu se reposer de la composition majestueuse en fabriquant du « petit » à la Gouasse sur un morceau d’ivoire ? Un engouement se produit. On veut de ces produits mignards qu’on emporte avec soi dans sa chaise, qu’on sertit dans un bracelet ou une bague. On ordonne aux plus grands artistes, on paye cher et on s’enthousiasme. Cela commence vers le temps de la bataille de Fontenoy, cela bat son plein sous Louis XVI, et en dépit de l’échafaud, cela survit à la Terreur, aux régimes détruits et amuse encore tant les Napoléons !
Regardez un émail d’Augustin et comparez-le à celui de Fouquet ; ils procèdent d’un travail identique ; ils sont le produit d’un même œil et d’un même cerveau. A quatre cents ans de distance, le mode d’entendre et de dire n’a pas varié. Les différences ne sont que dans les modèles, dans les habits, dans l’allure générale des êtres. Encore la race n’a-t-elle point subi chez nous les transformations physiologiques de certains pays. Entre Boucicault dont nous avons gardé l’effigie admirable et le maréchal Berthier prince de Wagram, ce n’est que peu de nuances. Mais la passion de tout dire, de chercher la vérité, de ne rien celer dans une physionomie, la précision du détail, sont égales chez le peintre inconnu du xve siècle et chez son descendant du xixe. Quatre fois cent ans les séparent, ils sont cependant du même temps en tout. Je ne dirais même pas que les modernes possédassent d’autres secrets de métier, sauf qu’ils ont adopté l’ivoire que les vieux ne connaissaient pas, ou mieux, ne savaient employer.
Nous avons montré les « Primitifs » il y a deux ans, cette fois ce sont les « définitifs » que nous allons produire, les miniaturistes ayant vécu en France pendant la plus splendide période d’art que nous ayions connue, au moment de Watteau, de Boucher, de La Tour, de Péronneau, de Falconnet, de Pajou, de Pigalle et de Clodion, lorsque Cochin, les Saint-Aubin ou Moreau illustraient des livres ou publiaient des estampes populaires. En vérité ne sera-t-il point un peu risqué d’affirmer, comme on l’a fait, que la venue du Suédois Hall chez nous a lancé la miniature? Bon, si ce garçon de grand talent nous fût arrivé en possession d’une formule assurée ; mais lorsqu’il nous tombe, a-t-il beaucoup plus de 25 ans ? Et quand il triomphe vers 1775, quand il est agréé par l’Académie, est-il resté si Suédois ? Sa manière, son talent, son esprit même, procèdent visiblement de l’entourage merveilleux dans lequel il opère. Comme Roslin ou Lawrence il est un produit d’adaptation et de culture, il s’assimile d’autant plus facilement que son esthétique est plus dégagée, et que ses maîtres allemands ont été les premiers à lui conseiller Paris. Dans son cerveau tout neuf, plus apte à recevoir les empreintes, Boucher, Beaudouin, Roslin, La Tour, virevoltent, fournissent chacun un appoint; celui-là les grâces un peu mièvres du dessin; celui-là les subtilités de la gouache, un autre le charme des étoffes, et tel la malice des regards ou des sourires. De tout cela un peu se rencontre en Hall, mais aussi d’autre chose, et du meilleur : le talent bien personnel à démêler dans un visage une grâce, encore qu’elle en parut absente (menterie flatteuse et courtisanesque dont les nôtres se défendaient comme d’une malhonnêteté !) Par là Hall s’affirme en dehors de la tradition de nos vieux maîtres et se fait une place à part, qu’il se faut garder de mettre
PORTRAIT D'HOMME
Miniature de SICARDI (1789)
Cole Taugny.
Page 11
L'ART ET LES ARTISTES
trop haut. Il fausse le vrai effrontement, presque candidement, il harmonise et idéalise les plus discutables Vénus. Une étoffe habilement troussée met un régulateur dans les pires histoires. D’abord on est séduit par les satins, la grâce générale, et le minois ne s’aperçoit que la faveur déjà acquise.
Dans Athènes — l’Athènes de Diderot — c’est un barbare qui paraît donner le ton, mais pour nous cela n’est ni une nouveauté, ni même quelque chose d’inédit ; nous en avions vu bien d’autres au temps de la Renaissance.
Tant qu’il eût trôné en France, Hall ne laissa guère d’imitateurs. Il reste un isolé, un phénomène sans persistance. Ses successeurs demeurés dans l’observance ancienne ne se réclameront point de lui ; ils proscriront ses équilibriismes. Ni Dumont ni Augustin, ni Isabey ne lui emprunteront rien; Mosnier peut-être, le secret de ses étoffes, mais encore ne l’oserait-on assurer.
Quelqu’un a dit, de son temps, qu’il était le Van Dyck de la miniature.Van Dyck certes si l’on pèse le succès, et qu’on note l’engouement des contemporains; si l’on compare cette existence de seigneur fêté, joli homme, galantin, féru de musique et de chasse, et marié à une bourgeoise de Versailles, à la vie du Flamand illustre à qui le luxe tourna la tête. Van Dyck aussi, par la fin un peu misérable, à la suite d’une révolution, ayant vu périr le monarque et les seigneurs dont il tirait profits et honneurs, et mourant à Liège dans la noire misère; Van Dyck même encore, si l’on considère les étranges folies provoquées par l’admiration posthume de son talent, et les enchères invraisemblables auxquelles montent aujourd’hui ses œuvres dispersées.
Mais son influence sur notre art ne fut pas ce qu’on a voulu la faire. Il était en pleine gloire lorsque naissaient en Lorraine trois hommes qui devaient prendre une place égale à la sienne, et qui ne l’ont point imité. Ceux-là, Dumont, Augustin et Isabey auront à subir, sur le plein de leur carrière, deux tendances d’art nettement opposées, le XVIIIe siècle galant de Hall et les néo-antiquailles de David. Ils sauront se tirer d’affaire sans rien céder de leurs convictions, en se tenant à égale distance de Boucher et des Grecs, en restant dans la tradition des vieux.
La brillante époque des portraitistes en miniature, leur apogée définitive se limite entre les débuts de Hall vers 1750, et la fin de l’Empire. C’est la période que va mettre en pleine lumière l’exposition de la Bibliothèque. Plus de cinquante miniatures de Hall seront montrées, et dans le nombre vingt des plus célèbres qui nous soient parvenues. Toutes ne nous fournissent pas les traits de grands personnages, car la passion du portrait s’est démocratisée. Il n’est pas un épiciier riche, pas un entrepreneur de serrurerie qui ne commande sa figure à plusieurs exemplaires pour ses parents ou ses amis. Jean-Baptiste Augustin arrive à Paris pendant le carême de 1781; il habite place des Victoires, 15, et, pour se procurer quelque argent, il peinturlure à journée faite des bourgeois moyens, des boutiquiers, des «filles entretenues » et cela lui rapporte en moyenne de trois à quatre louis d’or. Isabey descend plus bas encore en 1786; sa spécialité première est les boutons sur ivoire qu’il orne de paysages ou de figures, et s’il se lance dans le portrait, c’est le sien qu’il tente ou celui de David son maître. Dumont est installé à Paris depuis plus longtemps, il s’est déjà constitué un pécule, grâce à des besognes modestes; et il entre à l’Académie en 1788. Son talent s’attaque à du plus gros gibier que ses jeunes confrères, il va jusqu’à la copie des portraits du Roi, et au portrait de dames de la cour. C’est un homme arrivé et heureux dont Isabey envie la robe de chambre brochée d’or.
L’exposition révélera sur les uns et les autres de grosses surprises. On aura le régal de portraits inédits dont le catalogue fournira l’histoire documentée. Grâce à la libéralité avertie de MM. de Coincy, héritiers d’Augustin, nous serons à même de préciser les dates, d’offrir aux curiosités les premières œuvres de ce grand artiste «élève de la nature et de la méditation », de produire des essais et des œuvres décisives. Là se retrouveront les premières
MADAME TALLIEN?
Miniature d'AUGUSTIN (1792)