Extrait

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ART et BEAU Revue Mensuelle Illustrée de la Beauté Plastique 1906 - Août - N° 8 Librairie artistique et littéraire, 10, Rue du Mont-Thabor, Paris. - Prix net: 2 Fr. - Étranger: 3 Fr. --- Robert Kastor

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L'ART ET LE BEAU REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE. N° 8 AOUT 1906. Ire Année. --- SOMMAIRE: Page. --- Page. --- La vie parisienne (L'enlèvement des Nymphes) --- La force de la beauté par Guy de Téramond 158 --- La vie théâtrale et littéraire --- Le Nu chez les sculpteurs contemporains par Gustave Kahn 163 --- Expositions --- Les trois songes par Henri de Pesquidoux 170 --- Chronique de la mode --- Ferments Organiques Duvivier Traitement Radical des Maladies: de Poitrine, Tuberculose, Phthisie Pulmonaire Cotarrhes invétérés. LABORATOIRE ET COMMANDES 3, rue Emile Gilbert PARIS GARE DE LYON Téléphone 934-03. Champagne et grands vins mousseux. Maison fondée en 1875. --- BALANDIN FRÈRES & CIE. Medaille d’Or 9 rue d’Aubervilliers 9 PARIS XIXe 1er Prix Exposition de Liège 1905. Diplôme d’Honneur --- GUERISON RADICALE des névralgies, maux de tête, maladies du foie et de l’estomac, constipation, goutte, rhumatismes Par les PILULES DE LONGUE VIE Préparées par J. GARNIER pharen, 45, rue de Boulainvilliers, PARIS Envoi franco contre Mandat-Poste de 2 Francs. --- EAU DE SUEZ Le Seul DENTIFRICE ANTISEPTIQUE Combinaison d’après les découvertes de Parsien, elle donne le Miroir de le caroté. CONSERVE LES DENTS. Le Seul Dentifrice garnissant les Maux et Dents POUDRE et PÂTE de SUEZ EN VENTE PARTOUT Machine à écrire “UNDERWOOD” à Écriture visible La plus rapide La plus solide La plus simple La plus complète La plus pratique Télécopieur 295.74. École de Dactylographie et de Sténographie Maison principale: 36 Boulevard des Italiens, PARIS --- PLAQUES JOUGLA nuits et jour on emploie les dans le monde entier --- GUY DE TÉRAMOND LA BEAUTÉ DU NU Dans l’antiquité, la religion, la vie moderne. (Etudes physiologiques.) Ouvrage artistique illustré par le nu photographique d’après nature. 100 Etudes. Prix 5 fr. Paris Librairie artistique et littéraire 10, rue du Mont-Thabor. Spécimen réduit. Les grandes illustrations meurent 31×27 cm.

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L'ART ET LE BEAU No 8. --- Abonnement et Vente:10, Rue du Mont-Thabor.Téléph.: 156-38. --- Conditions de l’AbonnementParis : 1 an 28 fr.; six mois 14 fr.Départements : 1 an 32 fr.; six mois 16 fr.Etranger (Union Postale) : 1 an 34 fr.; six mois 17 fr. --- PublicitéLibrairie artistique et littéraire10, Rue du Mont-Thabor. --- Aout 1906. --- CHRONIQUE PARISIENNE. L’ENLÈVEMENT DES NYMPHES. $\mathbf{D}$ algré que le temps héroïque des grandes chevauchées de l’amour soit lointain, bien que les romans d’aventures galantes soient les suprêmes recueils des équipées passionnelles plus ou moins burlesques, sans parler de la si comique facétie dont Gyp s’enorgueillit d’avoir été l’héroine, on enlève quotidiennement des nymphes de toutes nuances, dans la bonne ville de Paris. L’été semble avoir une singulière influence sur la destinée des automobiles. Elles se colorent de romanesque. Ma parole, il n’y a plus de cabriole scabreuse sans qu’une quarante chevaux s’en mêle! On s’est beaucoup divertì, l’autre semaine, grâce au beau nègre de la Place de l’Étoile. Il conduisait une brillante auto, à la recherche de la belle inconnue que séduirait le noir de son épiderme et l’élegance de sa voiture, quand deux courtisanes de haute volée s’avisèrent de lui faire risiter. Le nègre chauffeur ouvrit la bouche, sourit, montra ses dents blanches… Les belles dames montèrent près de lui…. Ce fut un grondement du moteur… Et la voiture roula, roula… vers les coins sombres du Bois de Boulogne. Alors, le petit-fils de Cham, ivre d’amour comme son aïeul avait été gris de vin, voulut profiter de la bonne aubaine. Avec une ardeur qui aurait dû enthousiasmer ses compagnes, il se jeta sur elles pour leur ravir un honneur depuis longtemps perdu; mais les dames étaient des chipies d’occasion, indignes de leur conducteur d’ébène; elles poussèrent des hurlements, se débattirent et firent si bien qu’elles semèrent la désolation dans le cœur et le reste du noir fils du soleil. Que voudriez-vous qu’il eût fait? Dans un beau geste, il reprit le volant de la machine, donna de la vitesse et la voiture s’élança… vers la mort. Heureusement pour les perruches de luxe, la catastrophe ne fut pas terrible. Tout le monde culbuta sans se faire grand mal; seule, la belle voiture, bien qu’innocente, se brisa dans un fossé…. Et le pauvre nègre pleura comme pleure un nègre qui pleure, et nul n’a jamais pleuré comme un nègre qui pleure! Le lendemain, on signalait dans l’avenue des Ternes un autre enlèvement, plus tragique, celui-là. Une jeune fille d’une rare beauté et d’excellente famille se promenait à minuit sur le trottoir — qu’est-ce que peut bien faire, sur un trottoir, à minuit, une jeune fille d’une rare beauté et d’excellente famille? — quand, soudain, arrive une magnifique automobile. Elle s’arrête. Trois hommes en bondissent pour rebondir, dare-dare, sur la belle enfant; ils l’enveloppent de couvertures et de baisers, et l’emportent dans l’auto mugissante qui démarre, vous le pensez bien, comme on démarre dans ces nobles circonstances. On n’a jamais pu savoir le nom des ravisseurs ni celui de leur noctambule victime. Personne n’a porté plainte. De sorte qu’il y a, à Paris, dans le quartier des Ternes, une excellente famille qui a perdu sa fille d’une rare beauté, sans avoir tiqué le moins du monde. Il n’y a plus que dans la chère ville où Monsieur Lépine est grand maître de la police, que de pareilles histoires peuvent arriver. Mais ce n’est pas fini! La série continue. Mardi soir, avenue du Bois de Boulogne, vers dix heures, quand l’avenue est encornbrée de voitures et de promeneurs, à la hauteur de l’avenue Bugeaud, une automobile rouge attendait. Un homme, le visage couvert d’un masque, se tenait sur le siège ayant, le volant en mains. Sous lui, le monstre en pression trépidait. Or, avant que quiconque put s’interposer, on vit deux hommes jeter violemment dans la voiture une jeune femme très élégante, blonde et d’un visage agréable; la malheureuse poussait des cris stridents, appelait la foule à son secours. Hélas! l’automobile fuyait déjà par l’avenue Bugeaud… et les cris de la victime, étouffés par des mains irrespectueuses, diminuaient, diminuaient…. Un drame venait de s’accomplir. Il se peut qu’à la préfecture de police on sache l’attentat commis sur une femme inconnue, par trois inconnus, dans l’avenue du Bois de Boulogne, mais on ignorera toujours les détails de cette affaire. L’an dernier, dans une église aristocratique, se célébrait en grande pompe le mariage du comte de X…, ancien officier d’artillerie, avec Mlle Irène Z…, la très riche héritière de Mr Z…, gros industriel du Nord. L’union ne devait pas être très heureuse. En effet, la jeune comtesse, très irrespectueusement pour sa fraîche couronne, continua des relations avec des êtres dévoyés qui avaient amusé ses sens de jeune fille, et elle perdit à ce point le sens moral, que, bientôt, elle ne se donna plus la peine de cacher ses turpitudes. Divorcer! C’était le criard scandale. En vérité, le comte de X…, qui n’est pas précisément riche, ne tenait guère à cette solution. D’un autre côté, la famille Z…, très fière d’être alliée à une vieille souche aristocratique, ne demandait pas mieux qu’on trouvât autre chose. Ce furent les frères d’Irène qui apporteront le moyen de se débarasser d’une personne qui semait le scandale autour d’elle et des siens. On savait que, chaque soir, surtout depuis que son mari y mettait de la bonne volonté, la comtesse de X… se promenait, avenue du Bois, en compagnie de gens sans aveu qui exploitaient ses vices en même temps que sa bourse. On l’attendrait, on l’emporterait dans une auto de louage — il y a, à Paris, une maison qui loue des automobiles pour enlèvements, comme il y a des maisons spéciales qui louent des landeaux pour mariages — et on la conduirait à la campagne, dans un vieux château abandonné, enfoui au milieu d’une forêt; et, là, elle resterait prisonnière, sous la garde de trois religieuses, taillées comme des gendarmes, recrutées avec soin dans une congrégation dissoute qui s’y connaissait dans l’art de maintenir les femmes en état de réclusion perpétuelle. Le programme était facile à exécuter. Les deux frères et le mari se chargeront de la besogne. Et bien, ce mardi soir, c’est la comtesse de X… qui fut enlevée en automobile, par ses deux frères et son époux, dans l’avenue du Bois de Boulogne, et, depuis, elle est interprète dans une vieille bicoque perdue au fond des bois, avec trois anciennes religieuses pour geôliers. Et aujourd’hui, si par hasard on parle, soit au comte de X… soit à la famille Z…, de la jeune comtesse, les uns et les autres baissent la tête, parlent d’un voyage lointain, jouent hypocritement le rôle de gens qui sont victimes d’une histoire de touée, tandis qu’ils savent tous, eux, que dans quelques mois on annoncera la mort de la belle Irène, morte au château de B., où par neurasthénie et caprice elle «avait voulu» s’enfermer. Il est évident que c’est très ennuyeux d’avoir une femme, une fille ou une sœur qui mène une vie de polichinelle; tout de même, la condamner à une mort lente au fond d’une tour sombre et froide, c’est peut-être exagéré. J’enverrai cette chronique aux gens intéressés, et, s’il le faut, je serai plus eloquente et plus précise dans la suite; car, la comtesse de X… peut être et avoir été tout ce qu’on voudra, ce n’est pas une raison pour qu’on lui donne des bourreaux comme au siècle de Barbe-Bleue. Ce mois aura été celui des enlèvements et des danseuses du bon roi Sisovath, roi in partibus du Cambodge. On parlera longtemps de leur exhibition devant cet excellent M. Fallières, à l’Elysée. Chères petites danseuses, la plupart princesses, dans les veines quelles coule un sang presque divin, vous attendiez-vous à

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L'ART ET LE BEAU venir un jour dans notre monde si lointain du vôtre, vêtues d'or et de pierrieries, pour distraire les potentats de notre république, incapables de se passionner pour votre art subtil autant que pour l'impôt sur le revenu? Je n'ai pu m'empêcher de vous plaindre de tout mon cœur lorsque je vous aperçus, juchées sur le haut d'insipides chars-à-bancs, peintes, brillantes, et si jolies avec vos grands yeux noirs, limpides et naïfs. Vous aviez presque l'air d'être contentes! La foule applaudissait, irrespectueusement... Vous souriez!... Pauvres petites, vous ne compreniez pas... Et, pendant ce temps-là, de l'autre côté de la Méditerranée, prisonnier dans la plus modeste des villas, à Blidah, un vieux roi vaincu, exilé de sa patrie, mourant de faim et grelottant de froid, avait la douleur d'assister à la tentative de suicide de son fils, un prince royal, dégoûté de sa misère et de sa déchéance. Pauvres petites princesses qui dansez pour amuser le roi du Cambodge!... Pour qui danserez-vous, demain? LYONNE DE LESPINASSE. LA VIE LITTÉRAIRE ET THÉÂTRALE. AU BOIS. Mr. ROUVIER ET SON LAD. n par un bientôt, les théâtres vont rouvrir leurs portes, fermées l'été. Les premières nouveautés vont montrer leur nez timidement, cependant que les concerts des Champs-Elysées vont clore leurs flons-flons jusqu'à l'année prochaine. Le Vaudeville annonce la reprise de Chaîne Anglaise, les Variétés celle du Paradis de Mahomet. Nous aurons bientôt la 500ème de Frans-Maçons à Cluny et le troisième année de Tire-au-flanc à Déjazet! Les secrétaires-généraux des théâtres vont de nouveau encombrer les courriers des journaux de ces admirables communiqués dont l'ingéniosité dépasse souvent les bornes des plaisanteries permises. Et, en somme, rien ne sera changé! Ce sera toujours la course au succès, l'attrape-public la réclame, le bluff —, ce dont on vit aujourd'hui. La seule chose peut-être intéressante de l'hiver sera l'Odeon, qu'Antoine fera vraisemblablement sortir de sa torpeur et de sa somnolence. D'une boite où tout le monde se croyait fonctionnaire, et pour cela autorisé à ne rien faire, du balayeur de la salle au premier-comique, ce sera sans doute un théâtre où l'on travaillera, où l'on se donnera du mal, où l'on tentera un effort d'art et de littérature... Il vient de se fonder une société qui a la louable prétention de s'occuper de nos intérêts littéraires dans les pays étrangers, particulièrement en Allemagne. Pourquoi en Allemagne? C'est le pays où il est le plus facile de se faire rénumérer de la traduction de ses œuvres. On n'a qu'à écrire, on reçoit par courrier un mandat postal! Peut-être est-ce pour cela, d'ailleurs. On vous reproduit effrontément, cela est exact, mais à la première réclamation, on vous paie. Quant à certains pays comme l'Egypte, la Turquie, la Bulgarie, il n'y a pas de société, fut-elle armée de Lebels et de 75 de campagne qui obtiendrait un sou des pillages effrontés auxquels les traducteurs se livrent quotidiennement à notre égard. Le tout est donc de connaître les journaux qui vous « empruntent » les nouvelles et pour cela un « Argus de la Presse » suffirait, amplement, je pense. C'est mon idée. La but de la société que vient de fonder Mr. Fischer est néanmoins des plus intéressants, par contre elle est vouée, à mon avis, à l'échec le plus certain. D'abord, savez-vous ce qu'il en coûte d'être membre de cette société? Lisez les règlements. — Un droit d'entrée de cent francs — une cotisation annuelle de dix francs — tant pour cent sur les perceptions — tant pour cent sur le gain des procès — et le monopole exclusif de la perception, l'abandon de tous droits, de toute initiative au profit de la société. Dans ces conditions, je préfère ne pas être payé du tout. Je sais, au moins où je vais. Et puis, j'ai la coquetterie de ma gorge. Quand on veut me la serrer, je crie. C'est absurde, mais je suis ainsi. Il est vrai que ces conditions léonines ne s'appliquent pas à la petite coterie qui a fondé la société. Elle s'est dispensée de tout ce qu'il y a d'onéreux et l'abandonne, gracieusement, à ceux qui viendront à elle. Je connais comme cela cette brave Association des critiques littéraires ou des membres du comité eux-mêmes dédaignent d'être en compte avec la trésorerie et laissent payer les autres. Je ne crois donc guère à la réussite de la Société de Mr. Fischer. La Société des Gens de Lettres commence à se remuer. Déjà, comme on l'a vu par les récents procès qu'elle a engagés au Canada, elle se préoccupe des intérêts de ses membres à l'étranger. Un jour prochain viendra où dans tous les pays, elle percevra comme en France. C'est là, pour nous, le seul salut. L'été, la littérature chôme un peu; c'est la période des volumes à bon-marché que l'on achète en montant dans le train. La librairie Fayard continue sa série de 0.95 par les admirables lettres de femmes de Marcel Prévost; la librairie Méricant commence une collection admirablement illustrée par l'Adoration Perpétuelle le roman célèbre de Guy de Téramond, que suivront un Jane de la Vaudère et un René Emery; quant à Albin Michel, les illustres inconnus qui constituent le plus fort de son fonds nous dispensent de nous arrêter à ses publications. Parmi ces trois-cinquante, citons L'amour s'amuse, de Gaston Derys, qui, sous sa gaieté et son entrain cache des vues profondes et une observation précise et cruelle, livre tantôt tendre, tantôt pervers, mais toujours écrit par une main d'artiste; les Primaires, un nouveau roman de Léon Daudet, définissant et marquant une nouvelle catégorie de contemporains, qui obtiendra le succès de ses ainés, les Memoires d'un Médecin de Conan Doyle, traduction de François de Gail, suite d'épisodes variés dignes des aventures de Shylock Holmes. Enfin signalons l'admirable succès de Nos Loisirs, le dernier mot du magazine bon marché intéressant, bien compris, que tout le monde s'arrache. INTERIM. EXPOSITIONS. abondance des matières, jointe à la publication du numéro spécial sur Félicien Rops, nous ont fait quelque peu reculer les compte-rendus des expositions, si bien que quand paraîtront ces lignes, la plupart auront fermé leurs portes. Nous voudrions cependant garder le souvenir de quelques unes, parmi lesquelles l'importante collec-

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L'ART ET LE BEAU L'ESCLAVE A L'AMPHORE.

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L'ART ET LE BEAU LA FORCE DE LA BEAUTÉ. e qui prouve que la beauté est l'essence même de la nature, c'est que de quelque côté que se tournent nos regards, ils l'aperçoivent et s'en émerveillent. Que ce soit de la poésie d'un verdoyant paysage sillonné par un frais cours d'eau où viennent s'abreuver dans l'or du crépuscule, les moutons conduits par le berger égrénant sa chanson sonore répétée par tous les échos de la vallée, que ce soit du spectacle grandiose de l'Océan dont le soleil en se couchant allume dez-le à ces sots, à ces ignorants, à ces hypocrites qui s'efforcent toujours d'émasculer l'esprit des hommes de toutes ses aspirations vers les immortelles splendeurs dont ils ne comprennent point, dédaignent ou craignent l'éblouissante lumière, parce qu'elle éclaire l'humanité d'un rayonnement nouveau, faisant éclore, comme une floraison au soleil du printemps, des sensations neuves et puissantes dans notre cerveau, qui lui ouvrent les portes des domaines sacrés qui semblaient inaccessibles à son horizon. Ils vous disent bien que la beauté ne saurait exister, parce L'HERMAPHRODITE (d'après la statue du Musée des Thermes à Rome). les flots d'émeraude de flamboiements rouges d'un lointain incendie, que ce soit de notre admiration devote pour l'harmonie gracieuse et souple des lignes du corps de la femme, objet de notre constante adoration et de notre désir perpétuel, il se dégage de tout ce qui nous entoure cette sensation infinie, et par conséquent indéfinie, que l'âme de la nature est faite avant tout de Beauté. Pourquoi donc alors l'humanité, qui n'est qu'une émanation de la nature, incarnation momentanée en quelque sorte d'un principe créateur éternel, ne cherche-t-elle point continuellement à profiter de cette leçon admirable qu'elle a sous les yeux, comme si le grand souffle inconnu qui a présidé à leur évolution avait voulu que l'une servit de modèle à l'autre? Demanqu'ils ne la comprennent point dans les règles étroites établies par eux et dont, pour éblouir la foule, ils ont décoré l'ensemble des termes vagues et banals de « morale » et de « société », où rien ne doit sortir des lois austères formulées par leur propre autorité, décrétant, non sans ironie peut-être, tout ce qui aide à secouer leur joug lourd et pesant, d'immoralité, cette grangrène mystérieuse qui guette sans relâche, paraît-il, la pauvre humanité pour la précipiter vers les ténèbres epaisses où elle ne pourrait plus trouver une pensée élevée ou un clan généreux. S'il semblait encore nécessaire de discuter avec eux ces questions, non point tant pour les convaincre — ce qui serait, d'ailleurs, perdre aussi inutilement son temps que sa salive — que pour tirer les consciences aveugles ou timorées du néant

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L'ART ET LE BEAU LE REPOS DU CRÉPUSCULE --- Table of Contents - Introduction - Overview - Purpose - Art and Beauty - Historical Context - Techniques - Artistic Elements - The Creation of the Crêpuscula - Historical Development - Architectural Design - Cultural Significance - The Art of the Crêpuscula - Technical Details - Material Selection - Lighting and Illumination - The Role of the Crêpuscula in Art - Symbolism - Symbolism in Painting - Symbolism in Sculpture - The Impact of the Crêpuscula on Art - Influence on Composition - Influence on Style - Influence on Meaning - Conclusion - Summary - Future Directions --- Introduction Overview The crêpuscula, also known as the "crêpus" or "crêpuscula," is a type of sculpture that originated from ancient Greece. It was used by various cultures to represent divine or symbolic objects. Purpose The purpose of the crêpuscula was to create a visual representation of the divine or sacred, often through its symbolic nature. This form of art was widely popularized in ancient Greece, and it continues to be an important part of Greek culture today. --- Art and Beauty Historical Context The crêpuscula was first introduced by Aristotle in his Aeneid, where he described how to create such sculptures using natural materials. The name was later coined by the Greek sculptor, Archimedes, who developed the technique. Techniques Archimedes used various techniques to create the crêpuscula, including: - Sculpting with Natural Materials: Utilizing earthy and organic materials. - Lighting and Illumination: Creating a warm and inviting atmosphere. - Forming and Sculpturing: Using simple forms to create complex structures. Artistic Elements The crêpuscula featured: - Symbolic Forms: Representing divine or sacred objects. - Materiality: Incorporating natural elements into the structure. - Color Scheme: Predominantly earthy tones, enhancing the aesthetic appeal. --- The Creation of the Crêpuscula Historical Development The crêpuscula was first introduced by Aristotle in his Aeneid, where he described how to create such sculptures using natural materials. The name was later coined by the Greek sculptor, Archimedes, who developed the technique. Architectural Design Archimedes designed the crêpuscula for its symbolic nature, creating it with simple forms to create complex structures. Cultural Significance The crêpuscula played a significant role in ancient Greek culture, symbolizing the divine or sacred. It continued to be popularized in various cultures, including those of modern times. --- The Art of the Crêpuscula Technical Details Archimedes used various techniques to create the crêpuscula, including: - Sculpting with Natural Materials: Utilizing earthy and organic materials. - Lighting and Illumination: Creating a warm and inviting atmosphere. - Forming and Sculpturing: Using simple forms to create complex structures. Material Selection The crêpuscula were made from a variety of natural materials, including: - Earthy and Organic Materials: Used to represent divine or sacred objects. - Natural Elements: Incorporated into the structure. Lighting and Illumination Archimedes created the crêpuscula using natural lighting and illumination, enhancing their aesthetic appeal. --- The Role of the Crêpuscula in Art Symbolism The crêpuscula represented the divine or sacred, often through its symbolic nature. This form of art was widely popularized in ancient Greece, and it continued to be an important part of Greek culture today. Symbolism in Painting The crêpuscula were used in painting to represent divine or sacred objects, often through their symbolic nature. Symbolism in Sculpture The crêpuscula were used in sculpture to represent the divine or sacred, often through their symbolic nature. --- The Impact of the Crêpuscula on Art Influence on Composition The crêpuscula had a significant impact on the composition of art, influencing the use of natural materials and the creation of symbolic forms. Influence on Style The crêpuscula had a significant impact on the style of art, influencing the use of natural materials and the creation of symbolic forms. Influence on Meaning The crêpuscula had a significant impact on the meaning of art, influencing the use of natural materials and the creation of symbolic forms. --- Conclusion Summary The crêpuscula were a significant form of art that originated from ancient Greece. They played a crucial role in shaping the development of Greek culture and its artistic expression. Future Directions Future directions for the crêpuscula include: - Techniques: Further exploration of new materials and lighting. - Design: Exploration of different forms and sculptures. - Publications: Further dissemination of the crêpuscula. ---

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L'ART ET LE BEAU sombre où les font croupir ces moralistes, tristes défenseurs de la laideur et de l'obscurité il serait facile de leur répondre, qu'il y a des principes éternels contre lesquels ne sauraient prévaloir toutes les mauvaises raisons, s'appuyassent-elles sur des raisonnements pétaradant de barrocos et de baraliptons comme un feu d'artifice en plein jour. Rien n'est vrai que le Beau ; rien n'est beau que le Vrai. Sous quelque formule qu'elle se présente à nos yeux, devant la Beauté naturelle, l'âme ressentira les mêmes émotions, qu'elle voie les splendeurs de l'océan embrasé, de la vallée silencieuse ou du corps divin de la femme. Contre cela tout effort serait vain, car ce serait vouloir s'at- yeux, enfièvrés d'enthousiasme, tous les souvenirs impériaux qui lui rappelaient la gloire immortelle de son père : Fermez la persienne : Cette étoile pourrait me rappeler la sienne ! Nous hausserons les épaules, nous aussi, devant les cris de colère de ces impuissantes cérébrélités qui souhaiteraient de façonner le monde entier sur leur haine tenace et leur ignorance inébranlable des célestes clartés. Car, quoiqu'elles fassent, quoiqu'elles disent, le rôle de la beauté, depuis le commencement des siècles, a été de régénérer les foules, en ouvrant à notre intelligence, cette force inconnue, mystérieuse et indéfinissable, de s'élever au dessus des contin- SOMMEIL SANS RÊVES... taquer à la nature elle-même qui est indestructible et que n'a jamais pu atteindre la rage des vandales et des barbares d'aucun siècle. Qu'on mette un pudique caléçon à l'Apolлон du Belvedère, qu'on affuble d'une robe montante la Vénus Callipyge qu'Apelle sculpta en regardant une courtisane sortir de la mer frémissante de l'avoir caressée, on n'empêchera jamais l'homme d'éprouver la même aspiration vers l'idéal, à la vue d'un beau paysage ou d'un lever de soleil dans la montagne. Va-t-on défendre, au nom d'une certaine morale, aux paysages d'être beaux ou au soleil de se lever dans les montagnes ? Eh bien, arrachez donc toutes les violettes Et chassez toutes les abeilles de ce parc ! répondait fièrement l'Aiglon à Metternich voulant ôter de ses gences matérielles, des ambiances terrestres, de sortir en un mot, de notre enveloppe humaine en nous apprenant qu'il y a en l'homme une parcelle de divinité qu'aucun préjugé social, qu'aucune volonté étroite ne pourraient étouffer, et qui éclate toujours en lui, à son heure, comme un éclair entre deux nues chargées d'électricité, quand il sera mûr pour en comprendre le bienfaisant rayonnement. Ne nous alarmons donc pas : la Beauté est éternelle Les Grecs l'avaient bien compris. Ils avaient fait de son respect le premier de leurs devoirs civiques. Aussi fut-ce un peuple grand. Le pas qu'accomplit grâce à eux la civilisation encore primitive fut immense et ils sont demeurés pour cela, à nos yeux admirateurs, la nation incarnant toute la perfection antique . . . Guy de Térandon.

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L'IDYLLE DU BANC DE PIERRE.

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L'ART ET LE BEAU LE NU CHEZ LES SCULPTEURS CONTEMPORAINS. FIX-MASSEAU. LE TUB. --- penser à leurs ouvrages, comme une valeur de vérité lyrique, un enthousiasme dans le mouvement, une intelligente sensualité dans la statique, qui tranche avec le froid de la sculpture de l'Ecole. Ceux qui le combattaient, dérangés tout de même dans leurs études par ce voisinage troublant, ont tout de même tenté de faire plus vif, plus nerveux, plus humain, plus emporté. Et parmi les talents reconnus par l'Ecole, Rodin ne conquit-il point des adeptes. Falguière, celui qui parmi ces artistes possédait le plus de feu et de grâce, qui se souvenait le mieux de l'art libre de Carpeaux, qui savait rendre la jeune grâce triomphante du vainqueur au combat de coqs, ou le joli geste de Diane abaissant son arc, s'était rallié, en ses dernières années à l'art de Rodin et ainsi retrouvait, par delà les fadeurs conventionnelles l'art des Rude, des David d'Angers, des Barye. L'influence de Rodin tend à débarrasser les places publiques des hommes de bronze ou de mabre qui s'y dressent, affublés de la redingote qui devenait costume de statue avec la même rigueur que l'habit noir est tenue de soirée. Si les sculpteurs sans audace, ne sont point allé jusqu'à oser figurer leurs personnages, les contemporains illustres, en leur essence, comme un symbole de vie et de force, et se sont contentés de remplacer la statue par le monument formulé d'un buste surmontant un socle où s'adossent, --- a grande influence qui régit la sculpture contemporaine, c'est celle de RODIN. Depuis Rodin il y a quelque chose de changé dans la manière de transcrire la beauté du nu et l'attitude humaine. Les deux manières de Rodin ont eu un égal retentissement et pareille valeur de rénovation pour la sculpture. Dans sa première manière, l'art de Rodin consistait à donner à la représentation du corps, de l'exactitude, du relief, de la vie dans tous les plans de l'œuvre. Il n'est point de statues, autour desquelles on pouvait pareillement tourner, en trouvant dans toute la synthèse du mouvement, un égal intérêt. Aucune négligence, aucune simplification oiseuse, ne venait altérer la belle ligne des corps qu'il dressait, non plus au repos, ou bien dans une allure compassée et académique, mais dans la vérité d'un mouvement rapide, févreux, passionné, imprévu. Lors de sa seconde manière, lorsqu'il se prit à adoucir les angles, à calmer les rudesses, à mettre plus d'harmonie encore dans le jeu noueux des muscles violemment traités, lorsqu'il chercha à ce que la lumière baignât plus librement les surfaces de la statue, il fut aussi soigneusement écouté. L'Art de Rodin n'a été inutile à personne! Ceux qui ont suivi son enseignement y ont pris une leçon de vie, y ont gagné de dis-