Extrait
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LE MEUBLE BRETON
L'ART DÉCORATIF d'un peuple ne s'est jamais affirmé nettement, dans les périodes primitives; il y subit trop d'influences diverses, dues aux infiltrations ethniques et au constant mélange des races; plus tard seulement, lorsque la vie est stable et le territoire du peuple bien circonscrit, cet art se dégage des éléments hétérogènes, non sans emprunter parfois à ceux-ci et reçoit peu à peu l'empreinte originale qui le caractérisera au cours des siècles. L'art décoratif du meuble breton semble avoir obéi à ces lois.
Lorsqu'on remonte aux premiers siècles de l'ère chrétienne, on trouve, en Bretagne, un meuble unique, le coffre, très rudimentaire, d'ailleurs, dont le couvercle est en forme de dos d'âne et que le sculpteur a décoré dans un genre primitif, commun à tous les peuples naissants. Ce genre comporte des ornements géométriques très simples, tracés d'une seule ligne et à fleur de bois; ce sont presque toujours des cercles ou des bandes en pointillé. Les décorateurs de coffres ne tardèrent pas, cependant, à trouver une source plus riche d'inspiration: ils se mirent à copier les ornements des poteries, des armes et des bijoux trouvés dans les tombeaux des guerriers celtes. Ces ornements étaient très caractéristiques: ils avéraient, en même temps qu'une étroite parenté entre l'Irlande et l'Armorique, un souci esthétique réellement remarquable. Les motifs décoratifs usités par les Celtes, notamment dans le travail du métal, étaient: 1° les motifs géométriques (carré, losange, triangle, chevron, zigzag, perlé, billette, dent de loup et pointillé); 2° la spire ou spirale et la torsade; 3° l'entrelacs.—La combinaison de tous ces motifs produisit de véritables chefs-d'œuvre et l'on peut affirmer qu'avec eux naquit un art propre à la race celltique qui devait grandement influencer le style du meuble breton.
Les motifs celtiques constituent donc l'élément décoratif fondamental utilisé par les premiers sculpteurs de Bretagne,
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Ceux-ci ont reproduit de préférence le cercle, le losange et l'entrelacs; de ces trois motifs, ils ont tiré un grand nombre de combinaisons fort curieuses; et de plus, leur prédilection pour les décors celtiques a toujours été prédominante, à un tel point que même sur des copies du style gothique ou renaissance exécutées par des artistes bretons, on retrouve toujours l'ancien décor à entrelacs, ou des répétitions de cercles. L'art breton s'affirmait donc en puissance, dans la persistance des formes cel- tiques.
Du x° au xiii° siècle,
le coffre breton enrichit ses décors de nouveaux motifs — emblèmes religieux (croix ou calice), animaux familiers, oiseaux mêlés à des grappes de raisin-et, parfois, reflets des légendes et des mœurs cynégétiques, des sangliers ou des cerfs merveilleux. — Le moyen âge apporta les décors gothiques en Bretagne et l'ogive apparut sur les panneaux du coffre; en même temps, les moulures se faisaient plus profondes et le couvercle s'a platissait. Pourtant, malgré les moulures ogivales et les arabesques gothiques, le décor celtique gardait toute sa vogue et voisinait, sur une même pièce, avec les ornements des nouveaux styles. Du xiv° au xvii° siècle, les populations connaissent un réel état de paix; le commerce s'est développé et a créé une bourgeoisie marchande, aussi désireuse de luxe intérieur
Bol en bronze émaillé. (Warwick Museum.)
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Bronze vieux-celtique.
(Mayer Museum.)
Nous arrivons au lit, meuble principal de la maison bretonne, qui se présente sous deux types : lit clos et lit ouvert. Le lit breton se distingue surtout des autres meubles, parce qu'on remarque, dans son ornementation la prédominance d'un nouveau motif décoratif, le fuseau ; le fuseau n'est pas d'origine celtique ni bretonne, cependant, les sculpteurs bretons, en employant ce motif, l'ont utilisé avec une telle habileté qu'on peut dire qu'ils l'ont incorporé au style breton lui-même. Les lits clos les plus anciens ne portent, sur leurs panneaux, que deux rangs de fuseaux très longs, rappelant des grilles de confessionnal, plus tard on fit usage des fuseaux moyens, en plus grand nombre, enfin apparu-
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que les gens de haute noblesse. L'art du sculpteur s'applique, dès lors, à des meubles massifs et confortables, le bahut à deux corps, l'armoire et le vaisselier.
Le bahut est d'aspect assez lourd ; sa structure s'est modifiée, sous l'influence des divers styles importés en Bretagne, de France ou d'ailleurs ; les artistes italiens de la Renaissance y ont apporté les frontons découpés et les colonnades corinthiennes ; toutefois, ces nouvelles formes n'empêchaient nullement le sculpteur breton de reproduire sur les panneaux, soit les rosaces en plein qui sont une variété du cercle celtique, soit les losanges déjà cités.
L'armoire à longues ferrures, avec ses deux battants sculptés, date probablement des xve ou xviiie siècles, le montage et la menuiserie en étaient si parfaits qu'on est surpris de trouver encore aujourd'hui ce genre de meuble, intact et bon à l'usage.
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Broche irlandaise en argent.
(British Museum.)
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rent les petits fuseaux en buis et, avec eux, les grandes rosaces à jour, à triple ou quadruple rang de fuseaux, composées à l'imitation des verrières des églises — sur les panneaux mobiles du lit clos, l'artiste, au lieu de sculpter le décor, recourait parfois à l'incrustation dans le bois et employait, à cet effet, des procédés assez curieux ; l'un d'eux consistait à découper les emblèmes choisis dans des racines de chêne ayant séjourné longtemps dans l'eau, puis à coller ces emblèmes de deux tons, noir et jaune, sur le fond plus clair du meuble. Outre l'incrustation, le lit clos était orné par des clous de cuivre semés autour du décor qui représentait des fleurs, des étoiles, des roses des vents, ou des oiseaux. — Le lit ouvert est plus pratique à l'usage que l'autre, mais il est moins apprécié par les amateurs ; il se compose d'une ouverture en alcôve, souvent découpée avec grâce et décorée comme le lit clos ; sur les panneaux de certains lits ouverts, on remarque un curieux motif : de chaque côté de l'ouverture est sculpté un serpent dont la tête s'allonge vers le fronton supérieur et dont la queue, enroulée sur elle-même en spirale, détermine, au moyen d'une saillie arrondie, la base de l'ouverture.
On a beaucoup discuté sur l'origine des motifs de décoration celtique. Dans leur forme première, ils furent évidemment employés par tous les peuples primitifs, en qui s'éveillait le goût du décor ; c'est ainsi qu'on les retrouve, non seulement dans les pays
Croix de Saint-Madoes, Perthshire.
Romillygilen.
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celtiques, mais aussi dans les pays scandinaves et dans l'Europe orientale. Les courants d'échanges et de migrations entre les régions du Nord et du Sud ont aussi contribué à leur développement en apportant d'autres motifs comme la torsade, par exemple, qui viendrait d'Egypte.
Cependant la partie du monde celtique où ces éléments ont été utilisés de la façon la plus heureuse est incontestablement l'Irlande. L'art irlandais s'est épanoui, aux Xe et XIe siècles; ce fut un art chrétien, si on considère ses applications à cette époque, ce fut un art païen, si on envisage son origine et les motifs dont il devait tirer sa beauté. Les moines irlandais et les artistes formés par eux parvinrent à traiter l'or et le bronze, dans un style raffiné et somptueux; les châsses pour cloches d'églises, les étuis de livres sacrés, les poignées de crosses épiscopales, recueillis à Dublin et ailleurs, en sont l'éclatant témoignage. Aux motifs primordiaux, cercles, chevrons, etc., se sont ajoutés des motifs plus délicats, spirale, torsade et entrelacs, qui, transposés en une infinité de combinaisons linéaires, donnent l'impression qu'à cette époque existait déjà un art décoratif, parent de l'art moderne.
L'Art celto-breton. — Les traditions décoratives du meuble breton se rattachent, comme nous l'avons constaté, aux origines celtiques, mais, d'autre part, elles ont subi, au cours des siècles, une empreinte purement bretonne qui, sans faire oublier la première, a contribué à la constitution d'un style original. C'est à ce style, très rustique, peut-être, mais en tout cas d'une inspiration sincère, que les meubles bretons anciens et certains meubles bretons modernes doivent l'attrait qu'ils exercent encore aujourd'hui sur tout un public d'antiquaires, d'amateurs ou de simples touristes. Observons d'ailleurs que cet attrait ne tient pas tant au meuble lui même, dont on a souvent blâmé la lourdeur, qu'a l'imprévu de sa décoration.
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La dénomination qui convient le mieux à l'art du meuble en Bretagne est : l'Art celto-breton.
A l'élément celtique, cet art a emprunté l'entre-lacs, la torsade, la spirale, les décors géométriques, en les traitant toutefois, selon sa manière propre, (c'est ainsi que la spirale et l'entrelacs bretons offrent des lignes beaucoup moins tourmentées que les mêmes décors de l'art celtique) — A l'élément breton, il emprunte tout le reste qui n'est pas négligeable. Citons, tout d'abord, le fuseau et toutes les combinaisons auxquelles il se prête (motifs à roues, demi-roues, quart de roues, galeries de frise des lits clos); les clous de cuivre et l'incrustation sur bois. Viennent ensuite d'autres ornements populaires, sculptés en creux, le cœur (qui n'a rien de commun avec le cœur vendéen) et la roue du soleil ; d'autres encore, d'origine plus récente, comme la paquerette, la fleur de pommier, la feuille de chêne et les denticules. Mentionnons, à titre de curiosité, les panneaux de lits clos, entièrement découplés à jour, en forme
Coffres gothiques. Influence celtique.
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de branches et de fleurs, qu'on trouve à Plougastel et à Ploujean. Notons enfin, sur certains panneaux anciens, la persistance du décor géométrique adapté au décor gothique, où l'on pourrait, au moyen d'une patiente comparaison, relever certains tracés propres aux artistes bretons.
Le meuble qu'on fabrique aujourd'hui répond-il à la tradition celto-bretonne ? Nous croyons que non. Les sculpteurs ne fabriquent, pour la plupart, qu'un type courant, relativement curieux, si on se place au point de vue d'un certain public, mais d'une esthétique déplorable et d'un goût doux, si on se place au point de vue de l'art breton. Les meubles actuels, en effet, à part les fuseaux, n'ont conservé rien ou presque rien de la décoration bretonne. Les scènes à personnages ont envahi les panneaux, on a connu, dès lors l'inévitable sonneur de biniou sur les frontons des buffets, la même scène champêtre répétée à l'envi sur toutes les faces disponibles du meuble, la chaumière ou la chapelle, faisant vis-à-vis à un pommier maigre, et, au milieu, roides et sans expression, un paysan en bragou-braz et une paysanne en jupe ballonnée. Ce genre, s'il devait se perpétuer, amènerait la ruine d'une industrie d'art locale florissante, c'est en effet ce genre bâtard, qui, au mépris du style local,
Deux coffres bretons, xvie siècle. (Collection Facy.)
Coffre breton xvie siècle. (Collection Facy.)
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l'esprit celtique et sur ces mêmes thèmes, en créant de nouveaux motifs.
Un novateur de l'art breton. — Cette conception du meuble breton a été réalisée par un sculpteur, A. Ely Monbet, qui, volontairement retiré à Caurel, au cœur des Montagnes Noires, n'a pas hésité, depuis plusieurs années, à frayer la voie nouvelle et dont l'effort contribuera à la régénération d'un art local vigoureux et varié.
Chaque année, aux différents Congrès bretons, ce sculpteur expose les œuvres de ses ateliers, il est facile ainsi de suivre le progrès de ses réalisations, dans le sens le moins exploré et pourtant le plus riche en inspirations caractéristiques et sincères, dans le sens celto-breton. Ajoutons qu'Ely-Monbet encadre dans des ornements empruntés aux styles classiques, des compositions de personnages dessinées trop souvent par de jeunes apprentis dépourvus de toute formation technique.
Il faut donc, pour sauver l'art breton du meuble, retrouver la tradition perdue. On espère y parvenir en supprimant ou, du moins, en diminuant l'importance donnée, jusqu'ici, par les sculpteurs aux personnages, — en reprenant, d'autre part, les motifs linéaires chers à
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Bahut d'angle. (Décor celtique et breton), par Ely Monbet.
s applique à la formation d'élèves qui, plus tard, installés « petits patrons » sculpteurs dans les diverses régions bretonnes d'où ils sont originaires, conserveront, même dans leurs travaux rustiques, l'empreinte de l'enseignement reçu.
L'école de Caurel restreint l'emploi des scènes à personnages qui consiste trop souvent dans un remplissage des surfaces à décorer (leurremploi,d'ailleurs,de date assez récente, ne peut pas être considéré comme la marque authentique du style breton), elle l'utilise seulement pour renforcer une idée, pour compléter un parti général de décor.
Cette école évite aussi l'usage, devenu partropfréquent dans les meubles de magasins, des ornements en creux garnissant la moindre place libre, sur les montants, les traverses etles cadres ; en dehors de l'exigence, commandée par tous les grands styles, de ménager des unis qui mettent en valeur les parties décorées, il ne faut pas oublier, en effet, que la sculpture en creux rappelle la gravure à la pointe de couteau et, partant, l'ornementation primitive : le relief, au contraire, d'un procédé esthétique supérieur, se prête aux conceptions de l'art moderne, même, comme c'est le cas ici, quand le sculpteur s'inspire de motifs anciens.
Les reproductions ci-jointes montrent la réalisation de ces conceptions. Tous ces meubles présentent enfin
Panneau de côté d'un buffet moderne. (Décor breton : spirale, hermine avec cordelière et gui), par Ely Monbet.
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Armoire, par Ely Monbet.
deux particularités dignes de remarque :
Tantôt ils constituent une sorte d’« art nouveau » breton, si on s’attache à leur forme ou à certains détails de leur ornementation : dispositions nouvelles dans l’arrangement des fuseaux, adoption de lignes incurvées, coupes biaisées du bois pour souligner la sculpture en pleine matière (non collée ni rapportée) et adaptation du décor celtique à des formes de meubles très modernes.
Tantôt, au contraire, les meubles de Caurel s’inspirent directement de l’art traditionnel, c’est-à-dire qu’ils reproduisent des formes et des décors qui, se différenciant des genres Renaissance ou Louis XV, ont toujours gardé un caractère propre au terroir. Comme d’autres meubles sculptés en Bretagne, ils comportent, soit des motifs ordinaires à fuseaux, soit des motifs tirés de panneaux anciens, soit les motifs populaires dont nous avons parlé. Les meubles de cette deuxième catégorie, généralement buffets ou dressoirs, ont cependant quelque chose de plus : l’artiste y introduit toujours des motifs nouveaux, d’inspiration nettement celto-bretonne. Ces motifs varient : certains meubles comportent des motifs celtiques empruntés aux chefs d’œuvre de l’art irlandais (notons ici que c’est naturellement aux ornements du métal ou aux sculptures sur pierre que le sculpteur breton a dû songer, de préférence aux ornements des manuscrits). D’autres meubles combinent un ou plusieurs motifs irlandais avec des motifs bretons à répétition (roue, spirale). D’autres enfin comportent, soit un unique motif rustique (gerbes de blé), soit un motif emprunté à la flore locale (fougères, ajones et houx stylisés), soit encore un motif tiré de l’histoire bretonne, comme la cordelière de la duchesse Anne, si délicatement nouée, ou l’hermine qui figure dans les blasons de cette province. Certains meubles enfin reproduisent très heureusement les ornements bizarres et si décoratifs employés dans les broderies des vêtements de Pont-Labbé (Finistère). Tous ces décors, avec leur infinie variété, sont la caractéristique de l’école de Caurel.
Revenus à leur pays d’origine, les ouvriers formés à cette école, dans la paix et la beauté des Montagnes Noires, ne pourront pas oublier cet enseignement puisé aux sources les plus profondes du terroir et de la race. Au milieu de la banalisation rapide du mobilier rustique, provoquée par l’accaparement des villes, leurs travaux garderont l’empreinte des idées inculquées et des procédés appris, et, sans parler de son œuvre personnelle, ce sera, pour Ely Monbet, une récompense d’avoir ainsi, au
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siècle de la machine, renoué ou ratfermi la tradition des bons artistes ruraux.
Qu'il nous soit permis, en achevant cette étude, d'attirer l'attention des artistes sur une lacune qui reste à combler, en matière d'art breton du meuble. Partout où on s'est occupé d'une restauration méthodique de l'art populaire, que ce soit à Budapesth, dans l'Ecole d'Art Décoratif Hongrois du docteur Gröh ou à Talachkino, dans les ateliers de la princesse Ténicheff, on a commencé par recueillir des modèles qui, classés, catalogués avec soin et reproduits sous toutes les formes, pouvaient former une documentation vraiment utile pour l'ouvrier d'art. En Bretagne, il n'en est malheureusement pas de même : les musées locaux, à part celui de Quimper, ne contiennent pas de série mobilière complète ; d'autre part, on ne peut faire état des quelques pièces intéressantes exposées au musée de Keryolet, parce qu'elles sont mélangées à d'autres meubles de tous les styles français. On conçoit donc les difficultés que rencontre tout artiste, soucieux de documentation, lorsqu'il s'efforce de poursuivre l'œuvre celto-bretonne. Il faudrait donc au plus tôt, parmi les meubles ou panneaux anciens qui demeurent en Bretagne, constituer une collection de modèles judicieusement choisis. Il y aurait là un travail utile à entreprendre et qui pourtant ne serait pas coûteux. Une bourse de quelques milliers
Banquette par Ely Monbet.