Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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L'ARCHITECTE RECUEIL MENSUEL DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉ AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT COMITÉ DE DIRECTION : - MM. A. ARFVIDSON, - L. H. BOILEAU, - L. BONNIER, - BOUWENS DE BOIJEN, - A. DEFRASSE, - AD. DERVAUX, - ROGER EXPERT, - TONY GARNIER, - J. GODEFROY, - CH. LETROSNE, - P. PATOUT, - CH. PLUMET, - H. SAUVAGE, - L. SOREL, - A. VENTRE RÉDACTEUR EN CHEF : MICHEL ROUX-SPITZ SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION : J. PORCHER NOUVELLE SÉRIE 6e ANNÉE N° 4 AVRIL 1929 --- PARIS ÉDITIONS ALBERT LÉVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, Rue de l'Echelle

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SOMMAIRE du numéro de "L'Architecte" d'Avril 1929 TEXTE LA TERRASSE (à suivre) ... R. Marsollier. PLANCHES Pl. 19 à 22. — Ecole et dispensaire dentaires, à Lyon.. Michel Roux-Spitz. Pl. 23 et 24. — Restaurant, boulevard des Capucines, à Paris ... L.-H. Boileau et H. Hommet. Correspondants.— Allemagne: Adolf Goetz, Gansemarkt, 33, Hambourg-36.— Autriche: D’Ermers, Schegargasse, 17, Vienne. Hollande: Ir. A. Borken, Architecte B. N. A., Keizersgracht, 614, Amsterdam. Tous les droits sur les articles et les reproductions sont réservés pour tous pays. Les articles parus dans "L'Architecte" deviennent la propriété de la revue. FRANCE ... Le numéro 12 fcs. — L'abonnement (12 numeros) ... 120 fcs ETRANGER ... 1°. Pays ayant adhéré à la convention de Stockholm (tarif postal abaissé) le numero 14 fcs. L'abonnement (12 numeros) ... 140 fcs 2°. Autres pays: Angleterre et ses Colonies et Dominions (Canada excepté), Danemark, Dantzig, Etats-Unis, Colonies hollandaises, Italie et Erythrée, Norvège, Palestine, Suede, Suisse: le numero 16 fcs. L'abonnement (12 numeros) ... 160 fcs L'année parue (nouvelle série, 1924, 1925, 1926, 1927, 1928) ... France 150 fcs. — Etranger. 165 fcs Portefeuille destine a contenir une année ... 10 fcs. ... 13 fcs ÉDITIONS ALBERT LEVY, 2, Rue de l'Echelle, PARIS (1er). LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS Cheques postaux: Paris 6690 — R.C. Seine 64.696 — Adresse télégraphique: Edalvyde-Paris — Téléphone: Louvre 33-87. --- EUG PATOIS ferronnier an° Maison L.D'HIERE fondée en 1883 70, rue amelot PARIS TEL 800-03-66 --- MAISONS D'HABITATION, MAGASINS, GRANDS MAGASINS, THÉÂTRES, CINÉMAS, ÉGLISES, BATIMENTS INDUSTRIELS ET USINES, HOTELS DES GRANDES GAZETTES, MAISONS GENRE GRATTE-CIEL, MODIFICATIONS, RECONSTRUCTIONS LA NOUVELLE ARCHITECTURE DES GRANDES VILLES TOME I E. M. HAJOS & L. ZAHN L'ARCHITECTURE D'APRÈS-GUERRE A BERLIN 11 Illustrations dans le texte — 146 Illustrations sur planches MARCK 15 ALBERTUS-VERLAG BERLIN W 35 --- ÉTABLISSEMENTS GENTIL & BOURDET GRÈS FLAMMÉS ET MOSAIQUES SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 1.700.000 FRANCS SIÈGE SOCIAL: 189, RUE DU VIEUX-PONT-DE-SÈVRES, BILLANCOURT ADR. TÉLÉGR.: GREFLAM-BILLANCOURT AGENCE SPÉCIALE DE DESSINATEURS POUR L'EXÉCUTION DE TOUS AVANT PROJETS POUR L'ADAPTATION DE NOS GRÈS 7 GRANDS PRIX, MEMBRE DU JURY AUX EXPOSITIONS, LAURÉAT DE LA SOCIÉTÉ CENTRALE DES ARCHITECTES (FONDATION PAUL SEDILLE) Nous tenons à la disposition de nos lecteurs un PORTEFEUILLE destiné à contenir l'Année 1928 de l'Architecte contre 10 francs (port en sus pour l'étranger : 3 frs.). Ch. P. 6690, Paris. R. C. Seine 64.696.

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SOCIÉTÉ ANONYME DES ANCIENS ÉTABLISSEMENTS E. BORDEREL et E. ROBERT FERRONNERIE D'ART Devant de feu en fer poli avec ornements dorés - Création de Raymond SUBES, Ferronnier RAYMOND SUBES DIRECTEUR 131, RVE DAMREMONT, 131 PARIS: Tél.: MARCADET 52-24. — 52-25. R.C. Seine 95-918 --- KULA KULA FRÈRES INGÉNIEURS ECP SAAL CAP 012.000F COUVERTURE PLOMBERIE INSTALLATIONS SANITAIRES 23, RUE TRUFFAUT PARIS XVIIIe TEL. MARCADET 59-45.59-46 MAGASIN D'EXPOSITION 84, BOULEVARD HAUSSMANN TÉLÉPHONE LOUVRE 42-74 SALLE DE BAINS DES IMMEUBLES DE LA MUTUELLE GÉNÉRALE FRANÇAISE 125-127, Aven. de Versailles; 124-126, quai d'Auteuil MM. BASSOMPIERRE, DE RUTTE et SIRVIN, Architectes

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L'ARCHITECTE LA TERRASSE A notre siècle où le terrain coûte cher, il serait maladroit de perdre de la place et de transformer la construction en un socle destiné à mettre en valeur les lucarnes d'une toiture où nul indiscret ne viendra troubler «le tête-à-tête des ardoises et des étoiles». Tous les étages doivent être également habitables, le dernier comme le premier, et recevoir à flots air et soleil. A ce problème, seule la toiture en terrasse donne une solution. Aussi voyons-nous de nos jours l'usage des terrasses planes se répandre en Europe, en Amérique, en Australie. Disons qu'il se répand, car si notre époque ne peut revendiquer la paternité du «toit-jardin», le «pensilis hortus» si cher à Pline et à tant d'autres, elle revient à cette solution logique, compatible avec nos tendances et répondant bien aux besoins actuels. --- OSSATURESDE SUPPORT.—D'aucuns prétendent que les villes de demain seront en béton armé. C'est là une question d'ordre général, hors du cadre de notre sujet, et pour le cas qui nous occupe il semble plus logique de penser qu'un pays, ou même une région, utiliseront comme matériau de support des terrasses le bois ou le métal ou le béton suivant leur situation climatérique, leurs richesses naturelles, leurs facilités d'approvisionnement, etc... Dans le cas du bois l'ossature peut simplement se composer de solives reposant sur des poutres ou des murs de refend. Dans certains cas de constructions ordinaires, les solives peuvent être posées avec une inclinaison de 1 à 3 cm. par mètre. Dans d'autres au contraire les pentes sont posées de niveau et la pente est obtenue au moyen de cales ou coyaux qui reçoivent un plancher à rainures et languettes en lames de 0,027, munis aux angles de chanlattes à 45°. Ce plancher est naturellement cloué, les pointes dans les rainures. Mais ce genre d'ossature simple a un inconvénient, car les solives ne sont pas solidaires les unes des autres : il faut les contreventer. Il faut de plus disposer d'un matelas d'air indispensable qui doit être horizontal pour éviter toute circulation de celui-ci. Les hourdis en poteries creuses satisfont à cette double condition et permettent de compléter l'ossature de support. Mais il ne faut pas oublier que toute trace d'humidité peut nuire à la solidité du système, ce qui exige par conséquent l'emploi de bois bien imprégnés pour la conservation et l'étude sérieuse de la ventilation continue de ceux-ci. Les solives métalliques ont également le grave inconvénient d'être attaquées par l'humidité ; aussi est-il sage soit de les enduire d'une peinture spéciale à base de bitume, soit de les enrober de béton ou de mortier de ciment. De plus le machefar, le plâtre et les platras humides les attaquent. Il faut donc proscrire l'emploi de ces derniers et n'utiliser que des voutains en briques ou des hourdis spéciaux en poteries hourdées ou mortier de chaux hydraulique, sans négliger la ventilation. D'ailleurs ce système de construction semble peu employé. Le béton armé est un excellent matériau ayant fait ses preuves, malgré le discrédit passager que les catastrophes récentes ont jeté dans l'esprit du public, à condition toutefois d'en bien calculer l'ossature rationnelle, de le bien exécuter et de lui accorder avant décoffrage une durée de prise correspondant à ce que l'on exigera de lui (1). Bien que son emploi donne un aspect monolithique à la construction, il a l'avantage de permettre plus facilement la prévision du matelas d'air. De plus, lorsque le hourdis est supérieur, il suffit d'une forme pour régler les pentes nécessaires à l'écoulement des eaux ; lorsqu'il est inférieur il donne un support tout fait pour le plafond. Enfin le béton armé a surtout l'avantage de ne pas être affaibli par la moindre humidité, mais il demande qu'on lui réserve des joints de dilatation. --- Cette ossature ayant été calculée comme portant son poids mort et les surcharges dues à l'étanchéité, à la neige et à l'utilisation de la terrasse, il faut la couvrir de façon telle qu'elle satisfasse à un certain nombre de conditions, comme d'ailleurs toute toiture, savoir : 1° être imperméable, résister aux intempéries (vent, gel, soleil et quelquefois même aux vapeurs acides); 2° s'assécher rapidement; 3° demander le minimum d'entretien; 4° être facilement visitable; (1) Notons en passant qu'un plancher calculé pour porter 200, 250 et même 300 kgs. de surcharge se voit très souvent obligé de porter, au cours de la construction, une charge concentrée trois ou quatre fois plus forte par suite d'un dépôt de matériau. AVRIL 1929.

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L'ARCHITECTE 5° protéger le bâtiment contre les incendies voisins. La terrasse remplit les deux dernières conditions, puisqu'une toiture à faible pente est plus visitable qu'une toiture très inclinée ; l'accès à une terrasse est des plus faciles, et, si elle est utilisée, les accès peuvent être nombreux : tout cela donne à la terrasse un grand avantage pour la défense contre les incendies voisins. Une terrasse bien faite ne doit pas nécessiter beaucoup d'entretien, mais le difficile est d'atteindre à l'étanchéité. Tel est le sujet que nous nous proposons de traiter en examinant quels sont les divers matériaux ou procédés de construction actuellement à notre disposition. Métaux. — Il convient tout d'abord de remarquer qu'une terrasse recouverte de métal ne peut ni donner lieu à une utilisation quelconque ni permettre une circulation fréquente de par la fragilité du revêtement ou sa mince épaisseur. D'ailleurs les métaux offrent tous des inconvénients spécifiques. Le zinc ayant un très grand coefficient de dilatation (0,0000300), il s'ensuit que chaque feuille doit pouvoir jouer librement dans tous les sens, sinon on peut être certain de voir naître plus tard des flaches puis des déchirures, sous les variations de température. Les feuilles doivent être posées suivant une pente de 0m²5 à 0m⁴5 p. m.; pour des pentes plus faibles (0m²0 à 0m²5 par mètre seulement), la couverture se complique de ressauts aux joints horizontaux des feuilles. Enfin, le zinc est rapidement attaqué par le chlore gazeux ou dissous, le plâtre humide, les acides et les vapeurs acides. Le plomb a également un grand coefficient de dilatation (0,0000286), et des rides, puis des déchirures se produisent facilement s'il ne peut librement se dilater. Il demande de plus des soins de pose tout particuliers : d'abord un voligeage jointif, puis une aire en plâtre réglant parfaitement les pentes de 5 cm. par mètre minimum et une couche de papier goudron, ceci pour une toiture dont les versants ne mesurent pas plus de 4 m. de largeur. Au delà, la toiture devra présenter des ressauts. Enfin, le prix du plomb en interdit l'emploi dans la majeure partie des constructions. C'est, a fortiori, le cas du cuivre, que nous ne citons que pour mémoire. Verre. — Employé en feuilles sur des terrasses livrées à la circulation, le verre ne peut être utilisé, vu sa fragilité, que pour la couverture de certains détails (lanternaux, châssis, sorties sur terrasses, etc...). Pierres. — Quant aux terrasses recouvertes de pierre nous n'en parlerons que pour mémoire, car elles ont l'inconvénient d'être très lourdes et perméables. Rappelons seulement que les Anciens utilisaient ce système et employaient des pierres dures, souvent même du marbre, sous forme de « tegulae et imbrices ». Ce système fut repris lors de la couverture du Panthéon à Paris et les « tegulae et imbrices » furent posées à bain de ciment directement sur la maçonnerie des voûtes : détail d'exécution bien inférieur à celui de Notre-Dame de Paris où un espace libre fut réservé pour la ventilation. Les principaux inconvénients qui viennent d'être cités font que métaux, verres et pierres ne peuvent donner une solution de la question. Béton. — En lui-même le béton n'est pas imperméable, même malgré un fort dosage. L'enduit de ciment n'est qu'une solution coûteuse car, n'ayant pas le même coefficient de dilatation que le béton qu'il recouvre, cet enduit ne tarde pas à se faïencer et à subir les graves inconvénients du retrait. Même une chape ferrailée de 4 à 5 cms. d'épaisseur en mortier de ciment armé de barres de 6 à 8 m/m formant des mailles de 10 cm. de côté, p. ex., se fendille très vite sous l'action du soleil et des variations de température. Ces solutions peuvent convenir pour des petites surfaces de 12 à 15m² exposées au nord ou sur des combles à pentes accentuées ou de forme parabolique, mais elles ne peuvent donner une garantie sur des terrasses de surface supérieure ou placées dans des conditions différentes. C'est pourquoi un grand nombre de produits dits « hydrofuges » ont été recherchés et éprouvés à partir de 1909 dans le but de rendre imperméables les mortiers et le béton. Ils eurent pour base les corps gras, les gélatines, les cires, les résines, le savon vert, les matières bitumineuses. Mais, soit par défaut de qualité de matière ou par emploi irraisonné, ils ne donnèrent pas primitivement les résultats que l'on en attendait. Incorporés en pourcentage élevé au béton, ils modifiaient sa vitesse de prise et, défavorablement, sa résistance, car dans certains cas, l'eau du béton les désagrégeait et dans d'autres des réactions s'opéraient. Or l'emploi de plus en plus général du béton armé obligea les spécialistes de l'étanchéité à pousser plus avant leurs recherches. De 1909 à 1914 un grand nombre d'essais comparatifs montrèrent d'une part que le dosage optimum pour « l'hydrofuge » était de 2,5 % du volume du mortier sec et que, d'autre part, pour un bon produit hydrofuge, il n'y avait aucun avantage à accroître ce dosage.

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L'ARCHITECTE Un bon produit hydrofuge ne doit contenir ni graisse ni huile libre, celles-ci nuisant à la prise et au durcissement du ciment. Il ne doit pas avoir d'influence sensible sur la résistance. Il doit être très adhésif pour n'être pas expulsé par la pression de l'eau, et être absolument inaltérable pour que son effet d'étanchéité ne soit pas seulement momentané, mais durable. C'est actuellement le bitume, dont les qualités sont parfaitement connues, qui, de tous les produits minéraux, peut donner le plus de satisfaction. Combiné à des corps minéraux finement divisés, il constitue le meilleur hydrofuge. Il se présente soit en pâte délayable dans l'eau de gâchage donnant alors une solution colmatante, ou bien en poudre extrêmement divisée, mélangeable, à sec, au sable et au ciment. D'après les expériences faites avec l'emploi d'un tel hydrofuge, la résistance à la traction du béton augmente tandis que la résistance à la compression diminue de 2 à RUE DE L'UNIVERSITE Fig. 32. — École et dispensaire dentaires, à Lyon. — Plan du rez-de-chaussée.

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L'ARCHITECTE 14 %. D'autre part, on a constaté que l'hydrofuge rendait parfaitement imperméables des mortiers à dosage de 1:2 et 1:3 sous des pressions d'eau dépassant 5 atmosphères. On peut donc ainsi obtenir des mortiers compacts, insensibles aux intempéries, imperméables à l'eau sous de très fortes pressions, sans la nécessité d'un dosage riche en ciment, ce qui diminue les chances de retrait. Mais la certitude d'un mélange molécuaire homogène du ciment et de l'hydrofuge, surtout si ce dernier est employé à l'état pulvérulent, reste une affaire délicate. Voilà l'état de la question concernant les revêtements en béton ou mortiers de ciment. Ce n'est là qu'une solution du problème pour leur cas particulier. Au contraire, l'emploi d'une membrane imperméable recouvrant de façon complète la partie Fig. 33. — École et dispensaire dentaires, à Lyon. — Plan du 2e étage.

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L'ARCHITECTE --- École et dispensaire dentaires, à Lyon. — Coupe. supérieure de la construction est la solution générale du problème, solution dont les origines remontent à la plus haute antiquité. Comme le prouvent les textes les plus anciens et les vestiges des constructions assyriennes et égyptiennes, le bitume et l’asphalte étaient couramment employés pour former des chapes protectrices tant intérieures qu’extérieures. Les terrasses des jardins suspendus de Babylone, par exemple, étaient rendues étanches par des couches alternées de bitume pur et de roseaux. Comme enduits imperméables on dispose actuellement de peinture souple, enduits et mastics, ciment volcanique, feutres bituminés et chapes souples. Tous ces produits sont à base soit de goudron ou de coaltar (brai de houille), soit de brai de pétrole (sous-produit de raffinage), soit de bitume naturel : Judée (cité pour mémoire), Trinidad ou bitume contenant les mêmes hydrocarbures auquel on fait subir un traitement industriel. Or ces produits ont des propriétés différentes. Par exemple le goudron et le coaltar s’oxydent rapidement au contact de l’air, les essences volatiles qu’ils contiennent s’évaporent, ils se dessèchent, deviennent cassants et se désagrègent. Par contre les brais de pétrole donnent de meilleurs résultats, qui n’atteignent cependant pas ceux donnés par les bitumes naturels ou industriels, dont les caractéristiques sont les suivantes : imperméabilité, ductilité, adhésivité et résistance aux actions destructrices des agents atmosphériques. Il s’ensuit que les enduits préparés avec les divers produits de base sont de qualités différentes et donnent des résultats appropriés. Peintures souples. Ce sont des enduits liquides à base de bitume dont l’effet de protection est beaucoup plus durable que ceux des enduits basés sur les goudrons et les coaltars, cela pour la raison donnée plus haut. Ces peintures souples s’emploient les unes à chaud, les autres à froid, l’application se faisant au pinceau, à la brosse ou au pulvérisateur suivant leur fabrication. Si les peintures à chaud nécessitent le