Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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L'ARCHITECTE RECUEIL MENSUEL DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉ AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT COMITÉ DE DIRECTION : MM. A. ARFVIDSON, L. H. BOILEAU, L. BONNIER, BOUWENS DE BOIJEN, A. DEFRASSE, AD. DERVAUX, ROGER EXPERT, TONY GARNIER, J. GODEFROY, CH. LETROSNE, P. PATOUT, CH. PLUMET, H. SAUVAGE, L. SOREL, A. VENTRE RÉDACTEUR EN CHEF : MICHEL ROUX-SPITZ SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION : J. PORCHER NOUVELLE SÉRIE 6° ANNÉE N° 3 MARS 1929 PARIS ÉDITIONS ALBERT LÉVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, Rue de l'Echelle

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SOMMAIRE du numéro de "L'Architecte" de Mars 1929 TEXTE UN LIVRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . J. PORCHER. PLANCHES Pl. 13 à 15. — Bâtiment destiné aux commandes aux Usines Siemens-Schuckert, à Berlin-Siemensstadt . . . . . . X. Pl. 16 et 17. — Nouvel immeuble de la Royal Horticultural Society, à Londres (Westminster) . . . J.-M. EASTON et Howard M. ROBERTSON, architectes. Pl. 18. — Usine de superphosphate, à Issoudun (Indre) . . . A. LAPRADE, architecte. Correspondants.— Allemagne : Adolf Goetz, Gansemarkt, 33, Hambourg-36.— Autriche: D’Ermers, Schegargasse, 17, Vienne. Hollande : Ir. A. Boeken, Architecte B. N. A., Keizersgracht, 614, Amsterdam. Tous les droits sur les articles et les reproductions sont réservés pour tous pays. Les articles parus dans “L'Architecte” deviennent la propriété de la revue. FRANCE . . . Le numéro 12 fcs. — L'abonnement (12 numéros) . . . . . . 120 fcs ETRANGER . . . 1°. Pays ayant adhéré à la convention de Stockholm (tarif postal abaissé) le numéro 14 fcs. . . . . . 140 fcs 2°. Autres pays: Angleterre et ses Colonies et Dominions (Canada excepté), Danemark, Dantzig, États-Unis, Colonies hollandaises, Italie et Erythrée, Norvège, Palestine, Suède, Suisse: le numéro 16 fcs. L'abonnement (12 numéros) . . . . . . 160 fcs L'année parue (nouvelle série, 1924, 1925, 1926, 1927, 1928) . . . . . . France 150 fcs. — Etranger. . . . . . 165 fcs Portefeuille destiné à contenir une année . . . . . . 10 fcs. . . . . . 13 fcs ÉDITIONS ALBERT LÉVY, 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS (1er). LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS Chèques postaux: Paris 6690 — R.C. Seine 64.696 — Adresse télégraphique: Edalvyde-Paris — Téléphone: Louvre 33-87. --- demander DECORATION ARTISTIQUE des FACADES et des INTERIEURS PAR LES GRAFFITES ET FRESQUE G.LEDUC. 12 rue des Deux-Gares PARIS maquettes et devis sur W demande --- BÉTONS ARMÉS HENNEBIQUE À L'ÉPREUVE DU FEU (BREVETÉ S.G.D.G.) | Plus de 1200 Agents et Entrepreneurs-Concessionnaires GRANDS PRIX À TOUTES LES EXPOSITIONS Direction et Bureau technique central : 1, rue Danton, PARIS (6°) (Tél.: LITTRÉ 43-43 — Adr. Télégr.: HENNEBIQUE-25-PARIS) RENSEIGNEMENTS, BROCHURES, PLANS ET AVANT-PROJETS GRATUITEMENT SUR DEMANDE --- ÉTABLISSEMENTS GENTIL & BOURDET GRÈS FLAMMÉS ET MOSAIQUES SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 1.700.000 FRANCS SIÈGE SOCIAL: 189, RUE DU VIEUX-PONT-DE-SÉVRES, BILLANCOURT Téléphone : AUTEUIL 03-17 AGENCE SPÉCIALE DE DESSINATEURS POUR L'EXÉCUTION DE TOUS AVANT PRO- JETS POUR L'ADAPTATION DE NOS GRÈS 7 GRANDS PRIX, MEMBRE DU JURY AUX EX- POSITIONS, LAURÉAT DE LA SOCIÉTÉ CEN- TRALE DES ARCHITECTES (FONDATION PAUL SEDILLE) Nous tenons à la disposition de nos lecteurs un PORTEFEUILLE destiné à contenir l'Année 1928 de l'Architecte contre 10 francs (port en sus pour l'étranger : 3 frs.). Ch. P. 6690, Paris. R.C. Seine 64.696.

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L'ARCHITECTE UN LIVRE Il peut sembler que tout ait été dit sur l'architecture moderne en général, ses principes, son avenir, et qu'on ne puisse, en cette matière, que répéter. On saura gré cependant à M. André Lurçat d'avoir résumé en un court volume, sous une forme vivante et originale, les résultats de son expérience et de celle de ses devanciers ou émules, et d'avoir pour ainsi dire fait le point (1). Sa manière brève, directe, met en pleine lumière les qualités de la construction actuelle, ses avantages incontestables, les acquisitions précieuses que nous lui devons; elle fait apparaître avec une égale netteté l'exagération de certaines théories trop absolues, celle de la nudité, celle de l'économie par exemple: l'auteur en fait une critique discrète, et l'on approuvera sans réserve ce qu'il écrit de la modénature et de la sculpture. Il y a là, sans doute, de quoi effaroucher les tenants de la pure logique, mais non ceux — et nous en sommes ici — qui pensent que l'architecte ne doit posséder à fond la technique de son métier que pour la mieux dominer. C'est en être l'esclave que de l'ignorer au point d'en laisser tout le soin à des spécialistes en ne gardant qu'un rôle frivole de dessinateur; mais c'est l'être aussi que de vouloir qu'elle suffise à tout, que son jeu seul détermine l'œuvre d'art, l'architecte se bornant, en quelque sorte, à la mise en marche de l'automate. Excédés d'habiletés, de formules à tout faire, nous avons trop admiré de ponts, (1) A. Lurçat. Architecture (Paris, Au Sans-Pareil, 1929.) MARS 1929.

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L'ARCHITECTE hangars à dirigeables, de constructions industrielles; émus par leur simplicité, leur pertinence, nous disions : voilà la belle architecture, la vraie. Non : voilà de beaux ponts, de magnifiques hangars, de superbes et très commodes usines, et c'est tout. Pour être efficace la leçon que nous donnent ces monuments doit être interprétée, et l'architecte est indigne de ce nom qui s'en montre incapable. La simple technique est chose collective; au delà, l'architecture est affaire de talent individuel et de fantaisie. J. PORCHER. EXPLICATION DES PLANCHES PLANCHES 13 à 15. — Bâtiment des commandes aux usines Siemens-Schuckert, à Berlin-Siemensstadt. Ce bâtiment est la première usine d'Europe construite en forme de gratte-ciel. Malgré l'étendue du terrain disponible, ce mode de construction a été choisi parce que le travail s'applique ici à des objets en petit nombre qui doivent subir des préparations longues et diverses; il exige le concours simultané de nombreux ateliers. C'est pourquoi il fallait éviter d'avoir à procéder à de grands transports. Chaque étage se compose d'une unique salle de 175 m. sur 16; toutes les dépendances, ascenseurs, escaliers, toilettes, ont été exclues et se trouvent rejetées en dehors du bâtiment principal, dans des constructions en forme de tours. L'avantage du transport vertical est d'autant plus sensible dans un immeuble que les étages sont plus nombreux. Dans le cas présent, un bâtiment de 11 étages haut de 45 mètres est suffisant; les deux étages supérieurs sont en retrait d'environ 2 m. de chaque côté et permettent ainsi un meilleur éclairage du bâtiment administratif voisin ; en outre, cette disposition a permis de ne pas donner plus de profondeur aux pièces pour bureaux et pour salles de repos. L'ossature de fer se compose de montants extérieurs, de poutres, d'entretoises et de poteaux distants de 6 m., les montants étant distants de 3 m. Les poutres et les montants forment, à chaque étage, deux cadres accouplés, dans le plan des poteaux, par des traverses articulées. En façade, poutres et montants forment un cadre double. Les deux étages supérieurs sont assemblés en cadres à angles rigides. Les fondations de béton armé sont établies, pour la façade, sur des assises continues; les supports centraux sont accouplés par deux sur des fondations communes.

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L'ARCHITECTE --- FIG. 24. — USINE DE SIEMENSSTADT. — Bâtiment des commandes. Plan du 11e étage. --- PLANCHES 16 et 17. — Le nouvel immeuble de la Royal Horticultural Society, à Londres (Westminster). — J.-M. EASTON et HOWARD M. ROBERTSON, architectes. Le nouvel immeuble de la Société Royale d'Horticulture d'Angleterre, a été construit sur un terrain adjacent à l'ancien Horticultural Hall. Cet emplacement a été choisi afin que l'on puisse conserver les anciens bureaux administratifs de la Société ainsi que son ancien Hall, et le programme des travaux comportait un nouvel immeuble recouvrant une superficie double de l'ancienne, avec restaurant, salle de lecture, plusieurs séries de pièces devant servir aux séances des comités, vestiaires avec lavabos et magasins. A la suite d'un concours limité, ce fut sur le dessin présenté par MM. Easton et Robertson que s'arrêta le choix, et les travaux, commencés vers la fin de 1926, furent terminés dans le courant de l'été de 1928. L'emplacement présentait de nombreuses difficultés, dont la principale était constituée par l'exigüité relative du terrain par rapport à la superficie totale que l'on désirait obtenir; de plus l'emplacement n'était pas rectangulaire, et les égouts se trouvaient à proximité de la surface. La rue manquait également d'ampleur, et il n'y avait qu'un seul angle de l'édifice que l'on pût voir du square. Le problème de la superficie fut résolu en constituant une annexe en forme de dais au-dessus du grand vestibule, de sorte que la totalité de la superficie du terrain, exception faite de l'espace occupé par les escaliers et les ascenseurs, a pu être utilisée pour les besoins des expositions (superficie totale : 2.043 m² 80). Le sol du hall, ou salle principale, se trouve à 4 m. 37 au-dessus du niveau du vestibule, ce qui réduit le nombre des marches donnant accès au dais, assure le bon éclairage du sous-sol et s'accorde avec le niveau des égouts. La salle principale a 45 m. 72 de longueur sur 37 m. 80 de large, les arches elliptiques en béton ayant une portée de 21 m. 33 et une hauteur de 17 m. 68. L'espace qu'elles recouvrent constitue ainsi une grande nef centrale, et, de chaque côté, se trouvent des ailes qui ont environ 7 m. 62 de large sur 7 m. 31 de hauteur. Il était nécessaire que le sol fût aussi peu encombré --- FIG. 25. — USINE DE SIEMENSSTADT. — Bâtiment des commandes. Coupe.

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L'ARCHITECTE Fig. 26. — Le nouvel immeuble de la Royal Horticultural Society, à Londres. Plan du rez-de-chaussée. Fig. 27. — Le nouvel immeuble de la Royal Horticultural Society, à Londres. Plan du sous-sol.

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L'ARCHITECTE que possible par les piliers, et l'on ne pouvait neutraliser la poussée des arches s'exerçant au niveau de la toiture des bas-côtés qu'en établissant une poutre horizontale continue tout autour de la structure entière. On le réalisa en traitant les toitures plates prévues au-dessus des bas-côtés comme une poutre horizontale, et, par suite, ces toitures furent l'objet de renforcements très puissants. A la jonction de chacune des nervures d'arche et de la toiture, il s'exerce une poussée horizontale de 45 tonnes, de sorte que les toitures sont appelées à supporter une charge de 270 tonnes en provenance des six arches, le long de chaque côté, pour une portée totale de 45 m. 72. On pourra d'ailleurs se faire une idée des renforcements employés en considérant les chiffres ci-après. Il existe trente-trois barres de 31 % 75 en tension, et quinze barres de 31 % 75 en compression, en dehors des renforcements destinés à résister aux efforts transversaux et au cisaillement, tout du long, de chaque côté. Ces grandes poutres méplates se prolongent en tournant autour des extrémités de l'édifice, et sont reliées ensemble au moyen de deux poutres d'assemblage. La poutre prévue à l'extrémité antérieure doit également pouvoir résister à la poussée du vent qui vient s'exercer sur le mur extrême. Sa largeur est de 1 m. 066 sur 0 m. 457 de profondeur, et elle est renforcée au moyen de trente-huit barres de 31 % 75. Toutes les surfaces intérieures en béton ont été traitées au marteau bretté, afin d'exposer l'agrégat, et l'effet général résultant de ce traitement est des plus plaisants. Bien entendu, la majeure partie du béton se trouve à une certaine distance de l'œil. La structure de la toiture est constituée par des travées plates étages, disposées de ferme en ferme, ainsi que par une série de fenêtres verticales en acier, chacune des baies comprenant trois sections renforcées à l'aide de meneaux formés au moyen de profilés en U et de tôles en acier. L'éclairage naturel permis par cette vaste surface vitrée est d'une très grande intensité, de sorte que les jours d'éclairage ménagés à la toiture circulaire qui surplombe la nef auraient été absolument inutiles s'ils n'avaient été prévus à la demande spéciale de la Société, pour laquelle le système d'éclairage adopté était entièrement nouveau. La ventilation s'effectue au moyen d'un air épuré et réchauffé pénétrant à l'intérieur au niveau de la toiture des bas-côtés, ainsi qu'à l'aide de fenêtres s'ouvrant normalement. Le chauffage s'opère d'après le système des panneaux, avec emploi de serpentins où circule une eau portée à une température moyenne, disposés au-dessus de la face inférieure des toitures plates. En effet, on a constaté que le système de radiation à faible température était bien plus favorable que le chauffage à air chaud, à la vapeur ou à l'eau très chaude, pour les fleurs coupées. Les serpentins, dont l'essai d'étanchéité s'est effectué à une pression très considérable, sont disposés sur la face inférieure qui a été surélevée d'environ 49 m. au-dessus du soffite. Ils se trouvent donc à bonne distance des armatures, et il est possible de les enlever ou de les réparer sans difficulté. Le hall ou salle principale s'utilise pour toutes sortes Fig. 28. — LE NOUVEL IMMEUBLE DE LA ROYAL HORTICULTURAL SOCIETY, A LONDRES. — Coupe transversale.