Extrait
Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.
Page 1
L'ARCHITECTE
RECUEIL MENSUEL DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉ AVEC LE CONCOURS
DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT
COMITÉ DE DIRECTION : MM. A. ARFVIDSON, L. H. BOILEAU,
L. BONNIER, BOUWENS DE BOIJEN, A. DEFRASSE, AD. DERVAUX,
ROGER EXPERT, TONY GARNIER, J. GODEFROY, CH. LETROSNE,
P. PATOUT, CH. PLUMET, H. SAUVAGE, L. SOREL, A. VENTRE
RÉDACTEUR EN CHEF : MICHEL ROUX-SPITZ
SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION : J. PORCHER
NOUVELLE SÉRIE
6° ANNÉE N° 3
MARS 1929
PARIS
ÉDITIONS ALBERT LÉVY
LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS
2, Rue de l'Echelle
Page 2
LA PLUS GRANDE MAISON FRANÇAISE
POUR INSTALLATIONS DE
BANQUES • MAGASINS • BUREAUX
MICHON ET PIGÉ
S.A.R.L. CAP. 600 000 FRS.
23 RUE LIGNER • 23 PARIS XX
TEL. ROQUETTE { 35-43
35-44
35-45
---
R. DRIOT
Téléphone : INVALIDES 00-95.
39 et 41, Rue Vandamme • PARIS-XIV
TAPIS FRANÇAIS ET D’ORIENT
MOQUETTE UNIE et à DESSINS pour appartements et escaliers. Installations.
IMPORTATION DIRECTE Cabinet en douane Point noué en tous genres.
Téléphone : SÉGUR 28-76.
---
LAMBRISEZ
vos SALLES D’ATTENTE, BUREAUX & COULOIRS
EN
MARBRITE “FAUQUEZ”
Minimum de joints
Entretien nul
Ne se craquelle jamais
Conserve toujours l’aspect et la fraîcheur du neuf
VENTE POUR LA FRANCE:
COMPTOIR GÉNÉRAL
DE VENTE DES GLACES
8, Rue Boucry — PARIS
Un Bureau spécial d’études est à la disposition de nos clients pour l’établissement de toutes maquettes et projets concernant l’application de nos produits
Cies Réunies des Glaces et Verres spéciaux
du Nord de la France
SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 20.000.000 DE FRANCS
Usines à BOUSSOIS et à LA LONGUEVILLE (Nord)
Page 3
Emplacement réservé à la
SOCIÉTÉ D'ENTREPRISES
Fer & Glaces
Société Anonyme au Capital de Cent Mille Francs
Filiale
des Ateliers de Construction SCHWARTZ-HAUTMONT
des Manufactures de Glaces de SAINT-GOBAIN, ANICHE, BOUSSOIS
et de la SOCIÉTÉ FRANCO-BELGE pour la fabrication mécanique du verre
Siège Social :
9, rue Eugène-Millon, 9
PARIS-15°
Télégr. : SEFEG-PARIS
Télph. : VAUGIRARD 35-01
35-02
Objet : Entreprise des travaux se rapportant à l'équipement en menuiserie métallique et à la vitrerie, spécialement en glace polie, des immeubles de rapport et de tous autres bâtiments publics ou privés.
USINES ALSACIENNES d’ÉMULSIONS
Pour les TOITURES-TERRASSES
Toitures inclinées en béton armé — Ouvrages d’art
Sous-sols et caves en terrain inondable, etc.
La chape étanche en asphalte souple
“MAMMOUTH”
DEMANDEZ NOS RÉFÉRENCES
PARIS STRASBOURG LILLE TOULOUSE
25, rue Tronchet 15, rue de l’Arc-en-Ciel 60, rue de Paris 9, rue St-Antoine-du-T
Centra 79-82 Louvre 63-29 Tél.: 22-95. Tél.: 41-22 Tél.: 28-01
REGISTRE DU COMMERCE : STRASBOURG, VOL. X, N° 104.
LA MOSQUÉE DE PARIS
Toitures-Terrasses en “Mammouth”
LE PARQUET SANS JOINT DE QUALITÉ INCOMPARABLE - Procédé Brevelé S. G. D. G.
Pour :
BUREAUX MAGASINS ATELIERS HABITATIONS VOITURES À VOYAGEURS
TRAVAUX SIMPLES ET DE LUXE
Toutes Nuances Tous Styles
Parquet Hygiénique SANS JOINT
Terrazzolith
SUPÉRIORITÉ GARANTIE
Ne Condole ni ne se fend jamais.
Belles Couleurs Inaltérables.
Durée Illimitée.
DEMANDEZ PROSPECTUS
TÉLÉPHONE NORD 147-31
147-31
Solide et durable souple
de CONTACT AGREEABLE PROPRE et HYGIÉNIQUE
Exposition des Arts Décoratifs et Industriels 1925
GRAND PRIX ET MÉDAILLE D’OR
Demander prix et tous renseignements :
64, Rue Petit - PARIS
Au point de vue de la qualité, le “TERRAZZOLITH” est sans concurrent
III-29
Page 4
les toitures de la ville future
les toitures terrasses
doivent avant tout donner entière satisfaction au point de vue “étanchéité”. Leur étanchéité est absolue et durable lorsqu’elles sont recouvertes en
ISODRITE
chape isolante d’asphalte insensible aux intempéries : pluie, gel, soleil, etc...
Une terrasse protégée par un revêtement en Isodrite présente une sécurité absolue. Aucune fissure, aucun glissement à craindre.
Envoi gratuit de nos notices documentaires et de nos listes de références sur demande.
ISODRITE
SAMTOR, 64, rue de la Boétie, Paris-8e
Élysées 92-35 et la suite.
Page 5
SOMMAIRE
du numéro de "L'Architecte" de Mars 1929
TEXTE
UN LIVRE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . J. PORCHER.
PLANCHES
Pl. 13 à 15. — Bâtiment destiné aux commandes aux Usines Siemens-Schuckert, à Berlin-Siemensstadt . . . . . . X.
Pl. 16 et 17. — Nouvel immeuble de la Royal Horticultural Society, à Londres (Westminster) . . . J.-M. EASTON et Howard M. ROBERTSON, architectes.
Pl. 18. — Usine de superphosphate, à Issoudun (Indre) . . . A. LAPRADE, architecte.
Correspondants.— Allemagne : Adolf Goetz, Gansemarkt, 33, Hambourg-36.— Autriche: D’Ermers, Schegargasse, 17, Vienne. Hollande : Ir. A. Boeken, Architecte B. N. A., Keizersgracht, 614, Amsterdam.
Tous les droits sur les articles et les reproductions sont réservés pour tous pays.
Les articles parus dans “L'Architecte” deviennent la propriété de la revue.
FRANCE . . . Le numéro 12 fcs. — L'abonnement (12 numéros) . . . . . . 120 fcs
ETRANGER . . . 1°. Pays ayant adhéré à la convention de Stockholm (tarif postal abaissé) le numéro 14 fcs. . . . . . 140 fcs
2°. Autres pays: Angleterre et ses Colonies et Dominions (Canada excepté), Danemark, Dantzig, États-Unis, Colonies hollandaises, Italie et Erythrée, Norvège, Palestine, Suède, Suisse: le numéro 16 fcs. L'abonnement (12 numéros) . . . . . . 160 fcs
L'année parue (nouvelle série, 1924, 1925, 1926, 1927, 1928) . . . . . . France 150 fcs. — Etranger. . . . . . 165 fcs
Portefeuille destiné à contenir une année . . . . . . 10 fcs. . . . . . 13 fcs
ÉDITIONS ALBERT LÉVY, 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS (1er). LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS
Chèques postaux: Paris 6690 — R.C. Seine 64.696 — Adresse télégraphique: Edalvyde-Paris — Téléphone: Louvre 33-87.
---
demander
DECORATION ARTISTIQUE des FACADES et des INTERIEURS
PAR LES GRAFFITES ET FRESQUE
G.LEDUC. 12 rue des Deux-Gares PARIS
maquettes
et devis
sur W
demande
---
BÉTONS ARMÉS HENNEBIQUE
À L'ÉPREUVE DU FEU (BREVETÉ S.G.D.G.) | Plus de 1200 Agents et Entrepreneurs-Concessionnaires
GRANDS PRIX À TOUTES LES EXPOSITIONS
Direction et Bureau technique central : 1, rue Danton, PARIS (6°) (Tél.: LITTRÉ 43-43 — Adr. Télégr.: HENNEBIQUE-25-PARIS)
RENSEIGNEMENTS, BROCHURES, PLANS ET AVANT-PROJETS GRATUITEMENT SUR DEMANDE
---
ÉTABLISSEMENTS GENTIL & BOURDET
GRÈS FLAMMÉS ET MOSAIQUES
SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 1.700.000 FRANCS
SIÈGE SOCIAL: 189, RUE DU VIEUX-PONT-DE-SÉVRES, BILLANCOURT
Téléphone : AUTEUIL 03-17
AGENCE SPÉCIALE DE DESSINATEURS
POUR L'EXÉCUTION DE TOUS AVANT PRO-
JETS POUR L'ADAPTATION DE NOS GRÈS
7 GRANDS PRIX, MEMBRE DU JURY AUX EX-
POSITIONS, LAURÉAT DE LA SOCIÉTÉ CEN-
TRALE DES ARCHITECTES (FONDATION PAUL SEDILLE)
Nous tenons à la disposition de nos lecteurs un PORTEFEUILLE
destiné à contenir l'Année 1928 de l'Architecte
contre 10 francs (port en sus pour l'étranger : 3 frs.). Ch. P. 6690, Paris.
R.C. Seine 64.696.
Page 6
SOCIÉTÉ ANONYME DES ANCIENS ÉTABLISSEMENTS
E. BORDEREL ET E. ROBERT
FERRONNERIE D'ART
RAYMOND SUBES DIRECTEUR
- Tél.: MARCADET 52-24.
- 52-25.
PARIS
---
ENTREPRISE GÉNÉRALE DE TRAVAUX PUBLICS ET PARTICULIERS
TRAVAUX DE TERRASSEMENT ET DE MAÇONNERIE
LE BÉTON ARMÉ
DANS TOUTES SES APPLICATIONS
Fixité absolue des FONDATIONS NEUVES
Consolidation des FONDATIONS ANCIENNES par le PIEU COMPRIMÉ
Breveté s.g.d.g. en béton armé sous pression d'air, fonçage sans ÉBRANLEMENT du sol
Un Hôtel à Biarritz. — MM. Hiriart, Trébout et Beau, architectes.
SOCIÉTÉ TECHNIQUE & INDUSTRIELLE D'ENTREPRISES
Société au Capital de 3.000.000 de francs
Siège Social : 22, Rue Caumartin, 22, PARIS-9e
---
Suppression radicale des coffrages Par la pose immédiate du PLANCHER SIEGWART
Usine à GENNEVILLIERS (Seine)
Page 7
L'ARCHITECTE
UN LIVRE
Il peut sembler que tout ait été dit sur l'architecture moderne en général, ses principes, son avenir, et qu'on ne puisse, en cette matière, que répéter. On saura gré cependant à M. André Lurçat d'avoir résumé en un court volume, sous une forme vivante et originale, les résultats de son expérience et de celle de ses devanciers ou émules, et d'avoir pour ainsi dire fait le point (1). Sa manière brève, directe, met en pleine lumière les qualités de la construction actuelle, ses avantages incontestables, les acquisitions précieuses que nous lui devons; elle fait apparaître avec une égale netteté l'exagération de certaines théories trop absolues, celle de la nudité, celle de l'économie par exemple: l'auteur en fait une critique discrète, et l'on approuvera sans réserve ce qu'il écrit de la modénature et de la sculpture. Il y a là, sans doute, de quoi effaroucher les tenants de la pure logique, mais non ceux — et nous en sommes ici — qui pensent que l'architecte ne doit posséder à fond la technique de son métier que pour la mieux dominer. C'est en être l'esclave que de l'ignorer au point d'en laisser tout le soin à des spécialistes en ne gardant qu'un rôle frivole de dessinateur; mais c'est l'être aussi que de vouloir qu'elle suffise à tout, que son jeu seul détermine l'œuvre d'art, l'architecte se bornant, en quelque sorte, à la mise en marche de l'automate. Excédés d'habiletés, de formules à tout faire, nous avons trop admiré de ponts,
(1) A. Lurçat. Architecture (Paris, Au Sans-Pareil, 1929.)
MARS 1929.
Page 8
L'ARCHITECTE
hangars à dirigeables, de constructions industrielles; émus par leur simplicité, leur pertinence, nous disions : voilà la belle architecture, la vraie. Non : voilà de beaux ponts, de magnifiques hangars, de superbes et très commodes usines, et c'est tout. Pour être efficace la leçon que nous donnent ces monuments doit être interprétée, et l'architecte est indigne de ce nom qui s'en montre incapable. La simple technique est chose collective; au delà, l'architecture est affaire de talent individuel et de fantaisie.
J. PORCHER.
EXPLICATION DES PLANCHES
PLANCHES 13 à 15. — Bâtiment des commandes aux usines Siemens-Schuckert, à Berlin-Siemensstadt.
Ce bâtiment est la première usine d'Europe construite en forme de gratte-ciel. Malgré l'étendue du terrain disponible, ce mode de construction a été choisi parce que le travail s'applique ici à des objets en petit nombre qui doivent subir des préparations longues et diverses; il exige le concours simultané de nombreux ateliers. C'est pourquoi il fallait éviter d'avoir à procéder à de grands transports. Chaque étage se compose d'une unique salle de 175 m. sur 16; toutes les dépendances, ascenseurs, escaliers, toilettes, ont été exclues et se trouvent rejetées en dehors du bâtiment principal, dans des constructions en forme de tours. L'avantage du transport vertical est d'autant plus sensible dans un immeuble que les étages sont plus nombreux. Dans le cas présent, un bâtiment de 11 étages haut de 45 mètres est suffisant; les deux étages supérieurs sont en retrait d'environ 2 m. de chaque côté et permettent ainsi un meilleur éclairage du bâtiment administratif voisin ; en outre, cette disposition a permis de ne pas donner plus de profondeur aux pièces pour bureaux et pour salles de repos. L'ossature de fer se compose de montants extérieurs, de poutres, d'entretoises et de poteaux distants de 6 m., les montants étant distants de 3 m. Les poutres et les montants forment, à chaque étage, deux cadres accouplés, dans le plan des poteaux, par des traverses articulées. En façade, poutres et montants forment un cadre double. Les deux étages supérieurs sont assemblés en cadres à angles rigides. Les fondations de béton armé sont établies, pour la façade, sur des assises continues; les supports centraux sont accouplés par deux sur des fondations communes.
Page 9
L'ARCHITECTE
---
FIG. 24. — USINE DE SIEMENSSTADT. — Bâtiment des commandes. Plan du 11e étage.
---
PLANCHES 16 et 17. — Le nouvel immeuble de la Royal Horticultural Society, à Londres (Westminster). — J.-M. EASTON et HOWARD M. ROBERTSON, architectes.
Le nouvel immeuble de la Société Royale d'Horticulture d'Angleterre, a été construit sur un terrain adjacent à l'ancien Horticultural Hall. Cet emplacement a été choisi afin que l'on puisse conserver les anciens bureaux administratifs de la Société ainsi que son ancien Hall, et le programme des travaux comportait un nouvel immeuble recouvrant une superficie double de l'ancienne, avec restaurant, salle de lecture, plusieurs séries de pièces devant servir aux séances des comités, vestiaires avec lavabos et magasins. A la suite d'un concours limité, ce fut sur le dessin présenté par MM. Easton et Robertson que s'arrêta le choix, et les travaux, commencés vers la fin de 1926, furent terminés dans le courant de l'été de 1928.
L'emplacement présentait de nombreuses difficultés, dont la principale était constituée par l'exigüité relative du terrain par rapport à la superficie totale que l'on désirait obtenir; de plus l'emplacement n'était pas rectangulaire, et les égouts se trouvaient à proximité de la surface. La rue manquait également d'ampleur, et il n'y avait qu'un seul angle de l'édifice que l'on pût voir du square.
Le problème de la superficie fut résolu en constituant une annexe en forme de dais au-dessus du grand vestibule, de sorte que la totalité de la superficie du terrain, exception faite de l'espace occupé par les escaliers et les ascenseurs, a pu être utilisée pour les besoins des expositions (superficie totale : 2.043 m² 80). Le sol du hall, ou salle principale, se trouve à 4 m. 37 au-dessus du niveau du vestibule, ce qui réduit le nombre des marches donnant accès au dais, assure le bon éclairage du sous-sol et s'accorde avec le niveau des égouts.
La salle principale a 45 m. 72 de longueur sur 37 m. 80 de large, les arches elliptiques en béton ayant une portée de 21 m. 33 et une hauteur de 17 m. 68. L'espace qu'elles recouvrent constitue ainsi une grande nef centrale, et, de chaque côté, se trouvent des ailes qui ont environ 7 m. 62 de large sur 7 m. 31 de hauteur.
Il était nécessaire que le sol fût aussi peu encombré
---
FIG. 25. — USINE DE SIEMENSSTADT. — Bâtiment des commandes. Coupe.
Page 10
L'ARCHITECTE
Fig. 26. — Le nouvel immeuble de la Royal Horticultural Society, à Londres.
Plan du rez-de-chaussée.
Fig. 27. — Le nouvel immeuble de la Royal Horticultural Society, à Londres.
Plan du sous-sol.
Page 11
L'ARCHITECTE
que possible par les piliers, et l'on ne pouvait neutraliser la poussée des arches s'exerçant au niveau de la toiture des bas-côtés qu'en établissant une poutre horizontale continue tout autour de la structure entière. On le réalisa en traitant les toitures plates prévues au-dessus des bas-côtés comme une poutre horizontale, et, par suite, ces toitures furent l'objet de renforcements très puissants. A la jonction de chacune des nervures d'arche et de la toiture, il s'exerce une poussée horizontale de 45 tonnes, de sorte que les toitures sont appelées à supporter une charge de 270 tonnes en provenance des six arches, le long de chaque côté, pour une portée totale de 45 m. 72. On pourra d'ailleurs se faire une idée des renforcements employés en considérant les chiffres ci-après. Il existe trente-trois barres de 31 % 75 en tension, et quinze barres de 31 % 75 en compression, en dehors des renforcements destinés à résister aux efforts transversaux et au cisaillement, tout du long, de chaque côté. Ces grandes poutres méplates se prolongent en tournant autour des extrémités de l'édifice, et sont reliées ensemble au moyen de deux poutres d'assemblage. La poutre prévue à l'extrémité antérieure doit également pouvoir résister à la poussée du vent qui vient s'exercer sur le mur extrême. Sa largeur est de 1 m. 066 sur 0 m. 457 de profondeur, et elle est renforcée au moyen de trente-huit barres de 31 % 75. Toutes les surfaces intérieures en béton ont été traitées au marteau bretté, afin d'exposer l'agrégat, et l'effet général résultant de ce traitement est des plus plaisants. Bien entendu, la majeure partie du béton se trouve à une certaine distance de l'œil.
La structure de la toiture est constituée par des travées plates étages, disposées de ferme en ferme, ainsi que par une série de fenêtres verticales en acier, chacune des baies comprenant trois sections renforcées à l'aide de meneaux formés au moyen de profilés en U et de tôles en acier.
L'éclairage naturel permis par cette vaste surface vitrée est d'une très grande intensité, de sorte que les jours d'éclairage ménagés à la toiture circulaire qui surplombe la nef auraient été absolument inutiles s'ils n'avaient été prévus à la demande spéciale de la Société, pour laquelle le système d'éclairage adopté était entièrement nouveau.
La ventilation s'effectue au moyen d'un air épuré et réchauffé pénétrant à l'intérieur au niveau de la toiture des bas-côtés, ainsi qu'à l'aide de fenêtres s'ouvrant normalement. Le chauffage s'opère d'après le système des panneaux, avec emploi de serpentins où circule une eau portée à une température moyenne, disposés au-dessus de la face inférieure des toitures plates. En effet, on a constaté que le système de radiation à faible température était bien plus favorable que le chauffage à air chaud, à la vapeur ou à l'eau très chaude, pour les fleurs coupées. Les serpentins, dont l'essai d'étanchéité s'est effectué à une pression très considérable, sont disposés sur la face inférieure qui a été surélevée d'environ 49 m. au-dessus du soffite. Ils se trouvent donc à bonne distance des armatures, et il est possible de les enlever ou de les réparer sans difficulté.
Le hall ou salle principale s'utilise pour toutes sortes
Fig. 28. — LE NOUVEL IMMEUBLE DE LA ROYAL HORTICULTURAL SOCIETY, A LONDRES. — Coupe transversale.