Extrait

Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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VAN GOGH AVRIL 1937 L'AMOVR DE L'ART PRIX 15 FRS ÉDITIONS DENOËL. 19, RVE AMÉLIE, PARIS 7e, TÉL: SÉG. 90-99, INV. 17-09

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PLAN DES SALLES DE L'EXPOSITION VAN GOGH OUVERTE DE JUIN A OCTOBRE 1937 DANS LES NOUVEAUX MUSÉES, QUAI DE TOKIO Organisée dans la Classe 3 du Groupe 1 de l'Exposition Internationale Secrétaires-Rapporteurs : MM. René Huyghe et Georges Henri Rivière Vice-Présidents : MM. Paul Virrey et Henri Focillon SALLE 1 — “L'HOMME” --- pages 1 à 5 --- SALLE 2 bis — “L'HOMME” --- pages 6 et 7 --- SALLE 2 — “L'ŒUVRE : PEINTURES” --- 1°) Hollande. --- pages 8 et 9 --- 2°) Paris. --- pages 10 et 11 --- 3°) Arles. --- pages 12 à 15 --- 4°) Saint-Rémy. --- pages 16 et 17 --- 5°) Auvers. --- pages 18 et 19 --- SALLE 2 bis — “L'ŒUVRE : NATURES MORTES ET NUS, ÉVOLUTION TECHNIQUE” --- pages 20 et 21 --- SALLE 3 — “L'ŒUVRE : DESSINS” --- 1°) Hollande. --- pages 22 et 23 --- 2°) Paris. --- pages 24 --- 3°) Arles. --- pages 25 et 26 --- 4°) Saint-Rémy. --- pages 27 --- 5°) Auvers. --- pages 28 --- SALLE 4 — DOCUMENTS SUR LA VIE ET LA PENSÉE DE VAN GOGH 1°) La Famille, l'Employé de Galerie d'Art, la Crise mystique pages 29 et 30 --- 2°) Le Peintre. --- pages 30 et 31 --- 3°) Amour de l'humble et Mélanolie. --- pages 32 --- 4°) L'impressionnisme. --- pages 33 --- 5°) Japonisme. --- pages 34 --- 6°) Rapports avec Gauguin. --- pages 35 --- 7°) Soleil et Agitation. --- pages 36 --- 8°) Sites et Tableaux. --- pages 37 --- 9°) Auvers. --- pages 38 --- 10°) La hantise de l'Espace. --- pages 39 --- 11°) Création d'une œuvre. --- pages 40 --- 12°) Evolution de la Technique. --- pages 40 --- Président : M. Albert S. Henraux

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Des livres écrits pour l'amour de l'art LA PEINTURE le cœur et l'esprit par André LHOTE "Aucun ouvrage ne reflète mieux les épreuves que traverse la peinture moderne, ses modes, ses aspirations, ses coups de foudre, ses injustices, ses incertitudes, que ce recueil nerveux, mobile et miroitant". (Claude-Roger Marx). "Cet ouvrage — écrivait André Salmon — est une somme et un bilan des réalités picturales". Un volume, format 14×21 c/m., sous couverture illustrée en deux couleurs et six illustrations hors-texte. - 238 pages, prix ...

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"Je vais profiter des vacances pour apprendre À DESSINER" "DESSINER" transformera complètement vos vacances... Cette année, vous passerez des vacances intelligentes, agréables et fécondes. Enfin, vous allez mettre à exécution le rêve secret que vous carez peut-être depuis longtemps : vous allez dessiner. Ce ne seront plus des vacances simplement passives. En face des mille spectacles de la vie, vous allez réagir d'une façon personnelle. Le dessin est comme la clé d'un monde nouveau, où vous goûterez les satisfactions les plus hautes, et la joie même de créer. ...et toute votre vie. Mais ce ne seront pas seulement vos vacances qui seront embellies : c'est toute votre existence. Vous ne pouvez pas vous représenter d'avance ce que serait votre vie si vous saviez dessiner. Rien n'est amusant comme cela. Supposez que vous ayez reçu ce matin notre première leçon. Nous vous apprenons à voir, à saisir une courbe, un trait, un geste. Quand vous savez cela, la main n'a plus qu'à suivre. TROP DE TALENTS S'IGNORENT Nêtes-vous pas du nombre ? Etant enfant, n'étiez-vous pas doué pour le dessin ? Cette vocation qu'il vous a fallu peut-être refouler, nous voulons qu'elle s'épanouisse enfin. Ne dites pas que vous n'avez pas de talent : les plus grands artistes non plus n'avaient pas de talent avant de débuter. Ne dites pas que vous n'avez pas le temps : c'est justement pour vous que notre méthode est faite. Vous ne pouvez pas venir à l'Ecole ? C'est l'Ecole qui vient à vous. --- Pour votre plaisir d'abord, pour votre profit ensuite. Ce que vous découvrirez très vite, et avec ravissement, c'est que vraiment la connaissance du dessin classe un homme. Elle lui ouvre la société des artistes, et les relations les plus flatteuses. Est-ce que ceux qui savent dessiner ne jouissent pas d'une considération particulière ? Vous constaterez aussi que ce plaisir peut éventuellement se monnayer et devenir lucratif. Par les multiples possibilités qu'il offre : mode, illustration, publicité, décoration, etc., le dessin est le complément et la consécration de la valeur d'un homme. --- Ecrivez-nous ou venez nous voir Que vous en coûte-t-il de vous renseigner ? Simplement la peine de détacher le coupon ci-joint et de nous le renvoyer. Gratuitement, et sans engagement pour vous, vous recevrez un luxueux album qui vous apportera déjà une véritable première leçon de dessin. Peut-être habitez-vous Paris. Ou sans doute, vous projetez d'y venir faire un tour pour l'Exposition. Vous passerez certainement par les Champs-Elysées. Alors, venez nous voir, c'est à deux pas. Nous vous expliquerons notre méthode. Nous vous montrerons des dessins d'élèves. Venez : votre visite nous fera plaisir. Et sûrement, elle vous éclairera. --- 500 malles CONTENANT un matériel complet de DESSINATEUR L'Ecole A.B.C. a rassemblé dans cette élégante mallette : - 20 feuilles $30 \times 25$ papier lisse Canson - 10 feuilles $30 \times 25$ papier blanc à grains Canson - 10 feuilles $30 \times 25$ papier calque Canson - 6 feuilles $30 \times 25$ papier teinté Canson - 1 pot de gouache - 1 gomme crayon - 2 crayons couleur - 3 crayons mine de plomb - 1 crayon sanguine - 1 flacon d'encre de Chine - 1 porte-plume à dessin muni de sa plume à dessin de rechange - 1 boîte d'aquarelle avec 12 tubes - 2 cartes grattage - 1 carnet de croquis - 1 bloc abrasif pour mines de crayons - 3 pinceaux en martre Envoyez-nous le coupon ci-joint et nous vous donnerons tous renseignements sur les conditions dans lesquelles vous bénéficierez gratuitement de ce précieux cadeau. Raison de plus pour nous retourner ce bon aujourd'hui même. --- BON ECOLE A.B.C. DE DESSIN (Studio 7-R) 12, Rue Lincoln (Ch.-Élysées) Paris Veuillez m'envoyer gratuitement et sans engagement pour moi l'album illustré m'apportant tous renseignements sur l'Ecole A.B.C. et sur sa méthode. NOM ___________________________ ADRESSE ________________________ AGE ___________________________

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VINCENT VAN GOGH SA VIE & SON OEUVRE --- LA Muséographie mène au paradoxe : elle aboutira un jour au Musée sur les Musées. La Classe III n'a pas voulu courir le risque de cet excès. Les salles qu'elle a consacrées à l'étude théorique et technique des musées, à leurs conditions d'existence et de présentation, aux problèmes spéciaux posés par leur aménagement ne sont qu'une introduction à quelques expositions caractéristiques. Car, enfin, pour expliquer que le Musée est vivant, quoi de mieux que de le montrer en vie ? Au sortir de l'initiation préliminaire, le visiteur est donc mené vers trois exemples concrets, vers trois salles que l'on peut imaginer extraites et miraculeusement détachées d'un musée réel. L'une pourrait venir d'un musée historique, et c'est la section du "Théâtre français au Moyen Age", une autre d'un musée scientifique, et c'est la section Ame ardente, se cherchant au début dans les élans mystiques, se trouvant dans la création artistique, âme du Nord, vouée tout d'abord, et pendant longtemps, aux profondeurs sourdes de sa race, à son sentiment de la vie, poignant et obscur dès qu'il cesse de s'abriter derrière le réalisme, Van Gogh reçoit à Paris, de l'impressionnisme, le premier choc de la lumière ; les étincelles au feu de la Provence deviennent un brasier, dont les derniers et vêtements sursauts s'éteignent à Auvers. Une longue jeunesse, passée à préparer son âme plus que son art, des débuts pénibles, d'une force pesante et qui s'épelle, une puissance rude et sans joie, et soudain quatre années de jaillissement, de frénésie où s'accumulent les six cents œuvres qui bâtissent fébrilement sa gloire, — enfin le suicide qui vient clore une existence désormais hors d'haleine, hors d'échelle, secouée par l'intermittente folie, telle fut cette étonnante carrière. Cette richesse, comment la présenter ? Un problème domine à l'heure actuelle la vie des musées ; celui de leur destination et de leurs méthodes mêmes. Les tenants de la tradition voient le musée réservé au public artiste ou cultivé ; les tendances les plus neuves le voient à l'éducation des masses et à l'utilisation des loisirs. Le Musée, qui représente l'héritage le plus élevé, la plus décanté des siècles passés, domine trop les temps qu'il traverse pour se plier à leurs partialités. Il ne saurait se consacrer exclusivement à l'initié, non plus que se déformer à l'usage exclusif du public le plus neuf, mais il doit attirer et satisfaire les curiosités les plus diverses. Nous concevons aussi mal un musée fermé aux masses qu'un musée qui ne serait qu'à leur usage. Mais tout se peut concilier : que les chefs-d'œuvre, dont la beauté restera toujours l'essentielle raison d'être, se présentent avec l'exclusif souci de la mettre en valeur ! Une salle de peintures, une salle de dessins en nombre volontairement restreint, car nous avons préféré une rigoureuse sélection à une accumulation inégale, montrent ici les œuvres espacées, placées sur un fond dont la couleur fut mûrement choisie pour en intensifier l'éclat, encadrées de ce blanc que Van Gogh, comme Gauguin, comme Degas, comme bien des impressionnistes, préconisait pour elles, sachant combien ces couleurs franches gagnaient au voisinage d'un ton à la fois vif et neutre (1) ; un classement aussi semblable que possible à l'ordre de la vie même n'aura rien de pédagogique, il aidera seulement à percevoir, derrière l'âme de chaque tableau, l'âme commune à tous, celle de leur créateur. Mais à côté de ces salles, une autre pièce conçue dans un tout autre esprit, expose à l'aide d'originaux, dont la qualité ne le cède en rien aux précédents, ou de documents écrits ou photographiques, ce que fut cette vie, ses ressorts secrets, ses rapports avec les hommes et avec la nature. Les lettres mêmes de Van Gogh ou des extraits révèlent sa pensée, des photos d'œuvres groupées ou de sites réels font saisir les influences qu'il a subies, les bantises de sa pensée et de sa sensibilité, la marge de transposition où réside sa création, l'évolution de sa technique. (1) Van Gogh écrit à son frère : « Sais-tu que c'est un peu Gauguin l'inventeur du cadre blanc ; cela fait très bien ; puisque ce cadre n'a aucune saillie, il fait un avec la toile ». --- de "l'Habitation rurale en France" ; le musée artistique, enfin, est représenté par "Van Gogh". Pourquoi Van Gogh ? Il était impossible qu'au moment où s'ouvre, dans le même bâtiment, une grande exposition de l'art français, un des maîtres les plus étonnants de la fin du XIXe siècle, un de ceux qui ont créé notre sensibilité et l'art moderne, fût passé sous silence. Et pourtant, Van Gogh, né en Hollande, et qui n'a voué à la France que ses trois dernières et fulgurantes années, ne pouvait figurer dans une rétrospective d'où était exclu tout artiste qu'aurait pu revendiquer, fût-ce en partie, une nation étrangère. De plus, notre "exposition-type" devait, dans la mesure du possible, fournir un exemple de présentation variée et complète ; quelle plus riche matière rencontrer que cette vie passionnée ? ---

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L'une de ces salles n'entend point primer l'autre ; chacune a sa mission, sa raison d'être ; elles s'appuient et se complètent ; tel visiteur négligera l'une ou l'autre, partira de l'une pour aller à l'autre, selon ses goûts et ses besoins. Sans être indiscret ou auto-ritaire, le Musée doit répondre à chaque curiosité, se faire effacé là où l'amateur désire le silence autour de l'œuvre qu'il admire fournir au contraire à celui qui interroge toutes les aides qu'il peut souhaiter pour mieux comprendre ou mieux goûter. Le guide-catalogue qui suit expliquera mieux quel fut le programme de cette exposition, qui doittant aux conseils de MM. Albert S. Henraux et G.-H. Rivière, qui en suivirent et encouragèrent le développement ; elle a été réalisée grâce à la connaissance approfondie du sujet, au labeur minutieux et inlassable de MM. Florisoone et Rewald. Sans le très complet catalogue de l'œuvre de Van Gogh par M. de La Faille, qui nous a aussi donné personnellement de précieuses informations, notre tâche aurait été singulièrement plus difficile. Auprès des collectionneurs, auprès des musées, nous avons rencontré un concours illimité : presque toutes les œuvres que nous avons choisies dans notre plan initial et théorique ont pu ainsi se retrouver dans l'exécution réalisée. A vrai dire, une seule collection, où se trouve de nombreuses pièces, et que l'on aurait pu croire plus dévouée à la mémoire du peintre qui en fait la valeur, nous est restée rigoureusement fermée. Nous avons pu heureusement nous passer aisément de son concours, grâce surtout à celui de la plus belle collection de Van Gogh, celle du neveu du maître, M. l'Ingénieur Van Gogh. Bien que le modestie dont il nous a donné de multiples preuves doive en souffrir, nous nous permettons de dire ici tout ce que nous devons à M. l'Ingénieur Van Gogh. Nous ouvrant sa galerie, en partie déposée au Musée Municipal d'Amsterdam, mettant à notre disposition aussi les précieux documents qu'il possède, s'appliquant à combler généreusement les lacunes qui nous menaçaient, M. l'Ingénieur Van Gogh nous a aidés sans mesurer sa générosité, ni sa patience. C'est en Hollande encore que nous avons trouvé le plus entier concours, auprès de M. Roell, Directeur des Musées Municipaux d'Amsterdam, Commissaire général de notre exposition pour la Hollande. Jamais, au cours de ces derniers mois, l'aide efficace et agissante de M. Roell ne s'est ralentie et il serait difficile de mesurer tout ce que nous lui devons. A ses collègues hollandais, MM. Schmidt-Degener, Directeur du Rikjsmuseum, Hannema, Directeur du Musée Boymans, Knuttel, Conservateur du Musée de La Haye, qui nous a fourni de nombreux documents, à M. Altena, Conservateur du Musée Municipal d'Amsterdam, à M. Siedenburg, va également notre sincère gratitude, à laquelle se joindra celle des visiteurs si, comme nous le souhaitons, ils prennent quelque intérêt à cet hommage rendu à l'un des peintres dont la vie, comme l'œuvre, fut la plus dramati-quement humaine. RENÉ HUYGHE --- L'EXPOSITION "LA VIE ET L'ŒUVRE DE VAN GOGH" est placée sous le Haut Patronage de : M. le Professeur Dr. J. R. SLOTEMAKER de BRUINE, Ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts du Royaume des Pays-Bas. et de M. Jean ZAY, Ministre de l'Education Nationale. COMITÉ D'HONNEUR : Présidents d'honneur : S. Exc. Jhr. Dr. J. LOUDON, Ministre des Pays-Bas, à Paris. et M. Georges HUISMAN, Directeur Général des Beaux-Arts. Présidents : M. E. BOEKMAN, Echevin de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts de la Ville d'Amsterdam et M. Henri VERNE, Directeur des Musées Nationaux et de l'Ecole du Louvre. SECTION HOLLANDAISE M. P. VISSER, Directeur des Beaux-Arts et des Sciences au Ministère de l'Instruction Publique. MM. P. DROOGLEEVER FORTUYN, Président de la Commission du Musée Boymans, Rotterdam. le Dr. H. E. VAN GELDER, Directeur du Musée Municipal, La Haye. D. HANNEMA, Directeur du Musée Boymans, Rotterdam. le Dr. G. KNUTTEL WZN, Conservateur du Musée Municipal La Haye. le Dr. J. Q. VAN REGTEREN ALTENA, Conservateur des Musées Municipaux, Amsterdam. le Dr. F. SCHMIDT-DEGENER, Directeur-Général du Musée de l'Etat, Amsterdam. le Dr. H. K. WESTENDORP, Président de la Société des Amis du Musée Municipal, Amsterdam. Mme VAN BLAADEREN HOGENDIJK. Mlle MOLENAAR. MM. H. P. BREMMER, La Haye. S VAN DEVENTER, La Haye. J. H. H. SIEDENBURG, Amsterdam SECTION ÉTRANGÈRE MM. le Dr. Comte Z. VON BAUDISSIN, Directeur du Musée Folkwang, Essen. le Docteur E. BUCHNER, Directeur général des Collections de peinture de l'État bavarois. Mr et Mrs F. H. HIRSCHLAND, HARRISON, New-York. MM. Heinz KELLER, Conservateur du Musée de Winterthur. le Prof. Dr. O. KÜMMEL, Dir. Général des Musées d'État, Berlin. Bernhard KOEHLER, Berlin. le Dr. PASSARGE, Directeur du Musée de Mannheim. Louis PIÉRARD, Député du Borinage. Victor RIENACKER, Oxford. le Dr. RUPPEL, Commissaire d'Allemagne pour l'Exposition Internationale. Rudolf STAECHELIN, Bâle. TERNOWITZ, Directeur du Musée d'Art Moderne de Moscou. Adalbert VOLAVKA, Conservateur au Musée d'Art Moderne, Prague. le Prof. Dr. Emil WALDMANN, Directeur du Musée de Brême. SECTION FRANÇAISE MM. Jean MARX, Chef du Service des Œuvres au Ministère des Affaires Étrangères. Jacques JAURIARD, Sous-Directeur des Musées Nationaux et de l'Ecole du Louvre. Georges GRAPPE, Conservateur du Musée Rodin. Louis METMAN, Conservateur du Musée des Arts Décoratifs. Mmes Jacques DOUCET. Marcel KAPFERER. MM. Paul GACHET. Jacques LAROCHE. Fernand MOCH. Georges RENAND. Georges WILDENSTEIN, Direct. de la Gazette des Beaux-Arts. L'Exposition a été organisée par M. René HUYGHE, Conservateur des Peintures du Musée du Louvre avec le concours de MM. Michel FLORISOONE et John REWALD. Commissaire général pour la Hollande : M. le Dr. ROELL, Directeur des Musées municipaux d'Amsterdam. La présentation architecturale est due à M. J. Ch. MOREUX, et la présentation des documents à M. MAZENOD. Le catalogue a été rédigé par M. Michel FLORISOONE.

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SALLE I Panneaux 1, 2, 3 I. - L'HOMME La peinture, ce fut pour Vincent van Gogh moins un but qu'un moyen. Pour un Corot, un Renoir, même pour un Delacroix, pour les impressionnistes, leur vie n'existe qu'en fonction de l'art, et les événements qui la jalonnent ne sont que des événements de peinture : l'homme et le peintre se confondent. Van Gogh est d'abord un homme, et le peintre n'est qu'un instrument, comme fut un instrument le prédicateur évangéliste, l'apôtre social, le voyageur. --- 1. — PAUL GAUGUIN : VAN GOGH, PEINTRE DE TOURNESOLS Toile H.: 0.73; L.: 0.94 Signé en bas, à droite : P. Gauguin. En dépôt au Musée d'État, Amsterdam de 1913 à 1930. Expositions : Musée d'Art Moderne, New-York, 1935-1936, no 68. Rétrospective d'Art Français, Musée de l'État, Amsterdam 1926, no 56 bis ; "Vincent Van Gogh en zijn tijdgenooten", Musée Municipal, Amsterdam 1930, no 156 ; Exhibition of French Art, Royal Academy of Arts, Londres 1932, no 522. Peint à Arles en 1888. BIBLIOG. — Catalogus no 2. A M. V. W. VAN GOGH (MUSÉE MUNICIPAL D'AMSTERDAM). 2. — VAN GOGH, par lui-même Toile H.: 0.41; L.: 0.33. Peint à Paris vers 1887-1888. Au dos, étude de paysanne hollandaise. BIBLIOG. ET REPROD. — La Faille, I-II, no 269, p. 79, pl. LXXIII. A M. V. W. VAN GOGH, LAREN. 3. — VAN GOGH, par lui-même Toile H.: 0.41; L.: 0.33. Peint à Paris. Au dos, étude de nids peinte en Hollande. --- Instruments de recherches pour pénétrer dans le secret de la nature, pour comprendre l'univers et soi-même. L'art l'a conduit aux portes du mystère cosmique qu'il essaya de représenter par un système symbolique et personnel de formes et de couleurs : « Au lieu de chercher, dit-il, à rendre exactement ce que j'ai devant les yeux, je me sers de la couleur plus arbitrairement pour m'exprimer fortement ». Comme Rembrandt, Vincent a régulièrement tout au long de sa vie dialogué avec son image. Dialogue tragique où l'un et l'autre interrogent leur âme et voient peu à peu les progrès de la décrépitude remplacer la fierté de la jeunesse. Vincent y notait l'avance de la maladie, l'envahissement par à-coups de la folie. C'est la seule remarque qu'il fait devant son portrait par Gauguin (Fig. 1) : « C'est bien moi, mais moi devenu fou ». Cette quête de l'homme et du monde, exclusive, orgueilleuse, exigeante, devait se heurter aux limites de la nature. Ce désir de créer pour connaître (« Quelquefois, écrit-il à son frère, je sais tellement bien ce que je veux... Je ne puis, moi souffrant, me passer de quelque chose plus grand que moi qui est ma vie, la puissance de créer ») devait s'étendre et s'enfler si violemment et avec une telle frénésie qu'il ne devait plus pouvoir être satisfait. Et Van Gogh arriva à ceci que, devenu grand créateur d'art, peintre magnifique comparable aux plus grands, il fut un homme vaincu, mais n'avait-il pas dit : « Il y a des circonstances où il vaut mieux être le vaincu que le vainqueur, mieux Prométhée que Jupiter »? --- Ce tableau n'a jamais été exposé ni reproduit. A M. V. W. VAN GOGH, LAREN. 4. — VAN GOGH, par lui-même Toile H.: 0.41; L.: 0.33. Peint à Paris. Au dos, étude pour les Mangeurs de pommes de terre peinte à Nuenen. Ce tableau n'a jamais été exposé ni reproduit. A M. V. W. VAN GOGH, LAREN. 5. — VAN GOGH AU CHEVALET, par lui-même Toile H.: 0.65; L.: 0.505. Signé et daté : Vincent 88. Coll. Mme J. van Gogh-Bonger, Amsterdam. En dépôt au Musée de l'État, à Amsterdam de 1929 à 1930 (no 9846). Expositions : Antérieur à juin 1928, v. La Faille, I, no 522, p. 149-150. Depuis : "Vincent Van Gogh en zijn tijdgenooten", Musée Municipal, Amsterdam, 1930, no 64. Musée d'Art Moderne, New-York 1935, no 38, reprod. BIBLIOG. ET REPROD. — Antérieur à juin 1928, v. La Faille, id. et pl. Frontis t. I. Depuis : Catalogus no 58, repr. couv.; Phaidon, pl. 23. A M. V. W. VAN GOGH (MUSÉE MUNICIPAL, AMSTERDAM). ---

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SALLE I PANNEAUX 4, 5 6. — PORTRAIT DE VAN GOGH AU CHAPEAU MOU, par lui-même. Chapeau mou lilas et vert clair ; barbe et moustache rouge-orange et rouge anglais ; costume composé de brun foncé, bleu de cobalt, lilas, etc. Toile H. : 0.44 ; L. : 0.375. Exposition « Vincent Van Gogh en zijn tijdgenooten », Musée Municipal, Amsterdam, 1930, n° 24. Peint à Paris vers 1886-1888. BIBLIOG. ET REPROD. — La Faille, I-II, n° 344, p. 97, pl. XCIII. A M. V. W. VAN GOGH, LAREN. 7. — PIETA (d'après Delacroix v. n° 13). Le Christ porte un linge jaune vert avec ombres bleues ; Marie est vêtue d'une robe bleu d'outremer et d'une coiffe bleue. Rochers bruns. Ciel bleu et vert bleu avec bande jaune. Toile H. : 0.73 ; L. : 0.605. Collection Mme J. van Gogh-Bonger, Amsterdam. Expositions : Antérieur à juin 1928, v. La Faille, I, n° 630, p. 177-178. Depuis : « Vincent van Gogh en zijn tijdgenooten », Musée Municipal, Amsterdam, n° 83. Peint à Saint-Remy en septembre 1889. BIBLIOG. ET REPROD. — Antérieur à juin 1928, v. La Faille, id. et II, pl. CCXIX ; Catalogus, n° 80 ; Doiteau et Leroy, p. 100-101 ; Phaidon, pl. 80 ; Florisoone, p. 49. A M. V. W. VAN GOGH (EN DÉPOT AU MUSÉE MUNICIPAL, AMSTERDAM). 8. — LA RÉSURRECTION DE LAZARE (d'après Rembrandt v. n° 14). Devant l'ouverture, Marthe, les cheveux défaits, les bras levés, vêtue d'une robe vert vermillon clair ; Marie, à droite, en robe rayée de rouge indien, vert Véronèse et lilas rose. Au fond, le grand disque jaune du soleil. Toile H. : 0.485 ; L. : 0.63. Collection Mme J. van Gogh-Bonger, Amsterdam. Expositions : Antérieur à juin 1928, v. La Faille, I, n° 677, p. 192-193. Depuis : « Vincent van Gogh en zijn tijdgenooten », Musée Municipal, Amsterdam, 1930, n° 94. Peint à Saint-Remy en mai 1890. BIBLIOG. ET REPROD. — Antérieur à juin 1928, La Faille, id. et II, pl. CLXXXVIII. En outre : Lettre à son frère, n° 607. Depuis : Catalogus, n° 81 ; Doiteau et Leroy, p. 80-81 ; Terrasse, p. 53 ; Phaidon, pl. 78 ; Florisoone, p. 48. A M. V. W. VAN GOGH (EN DÉPOT AU MUSÉE MUNICIPAL, AMSTERDAM). 9. — LE LIEUR DE GERBES (d'après Millet v. n° 15). Presque de face, liant une gerbe de blé, un paysan aux vêtements bleu de cobalt, au visage, mains et cheveux verdâtres. Dans le fond, un champ de blé et une meule de tons jaune de Naples, laque de gaude, ocre et cinabre vert. Toile H. : 0.44 ; L. : 0.325. En dépôt au Musée de l'État, Amsterdam, de 1927 à 1930. Expositions : Antérieur à juin 1928, v. La Faille, I, n° 693, p. 198 ; Exhibition of Dutch Art, Royal Academy of Arts, Londres, 1929, n° 459 ; « Vincent van Gogh en zijn tijdgenooten », Musée Municipal, Amsterdam, 1930, n° 98. Peint à Saint-Remy en 1889-90. BIBLIOG. ET REPROD. — Antérieur à juin 1928, v. La Faille, id. et II, pl. CXCVI. Depuis : Piérard, pl. 39. A M. V. W. VAN GOGH, LAREN.

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SALLE I PANNEAU 5 10. — LA VEILLÉE (d'après Millet, v. n° 16). Toile H.: 972.5; L.: 9.92. Collect. Mme J. van Gogh-Bonger, Amsterdam. Expositions: Antérieur à juin 1928, v. La Faille, I, n° 647, p. 183. Depuis: «Vincent van Gogh en zijn tijdgenooten», Musée Municipal, Amsterdam, 1930, n° 89. Peint à Saint-Rémy en novembre 1889. BIBLIOG. ET REPROD. — Antérieur à juin 1928, v. La Faille, id. et II, pl. CLXXXVIII. Depuis: Waldemar George; Terrasse, p. 39. A M. V. W. VAN GOGH, LAREN. 11. — LES SARCLEUSES (insp. de Millet) Elles sont vêtues de gris et de bleu d'outre-mer. Dans le ciel véronèse tourmenté de nuages bleu gris, terre verte brûlée, jaune de cadmium pâle, le soleil, fait de jaune indien et cercle de terre de Sienne, rayonne. A droite, groupe de maisons en partie couvertes de neige et aux toits cinabre vert jaune. Toile H.: 9.59; L.: 9.65. Collection Mme J. van Gogh-Bonger, Amsterdam; Collection Bernheim Jeune, Paris. Expositions: Antérieur à juin 1928, v. La Faille, I, n° 695, p. 198. En outre: Paul Cassirer, Berlin, janvier-février 1928. Peint à Saint-Rémy vers 1889-1890. BIBLIOG. ET REPROD. — Antérieur à juin 1928, v. La Faille, id. et II, pl. CXCIV. A M. BERNARD KÖHLER, BERLIN. 12. — LA RONDE DES PRISONNIERS, (d'après Gustave Doré, v. n° 17). Toile H.: 9.80; L.: 9.64. Collections: Mme J. van Gogh-Bonger, Amsterdam; Mme M. Slavona, Paris; M. Fabre, Paris; Galerie Druet, Paris, 1906; Prince de Wagram, 1909; Galerie Druet; J.-A. Morosoff, Moscou. Expositions: Antérieur à juin 1928, v. La Faille, I, n° 669, p. 199. Peint à Saint-Rémy en février 1890. BIBLIOG. ET REPROD. — Antérieur à juin 1928, v. La Faille, id. et II, pl. CLXXXVII. Depuis: Waldemar George; Doiteau et Leroy, p. 96-97; Terrasse, p. 49; Phaidon, pl. 97; Vitali, pl. XXVII. AU MUSÉE D'ART MODERNE, MOSCOU. 13. — DELACROIX: PIETA. Robaut 1173, Moreau-Nelaton, p. 134. Toile de 12, 1859. Lithographie de C. Nanteuil, H. 9.219, L. 9.197. Cette gravure a appartenu à Van Gogh (cf. Lettre à son frère n° 605) et a été abîmée à Saint-Rémy pendant sa maladie. 14. — REMBRANDT: LA RÉSURRECTION DE LAZARE. Photographie de l'eau-forte. Bartsch 73, Middleton 188, E. Michel, p. 603. 15. — MILLET: LES BOTTELEURS DE FOIN. Photographie du tableau. Moreau-Nelaton 59, H. 9.54, L. 9.65. Salon de 1859. Musée du Louvre. (Ci-contre: photographie du détail.) 16. — MILLET: LA VEILLÉE. Photographie du pastel. Moreau-Nelaton, fig. 244, 1867. Musée de Boston. 17. — GUSTAVE DORÉ: LA RONDE DES PRISONNIERS. Photographie de la gravure de Londres (London, à Pilgrimage by Gustave Doré and Blanchard Jérrold, London, Grand and Co., 1872, in-fol, et 1875. Edition française, 174 grav. sur bois, Hachette, 1876, fol.

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SALLE I bis PANNEAU 6 LES MAITRES DE VINCENT Van Gogh n'est pas un isolé ; ce n'est pas non plus un autodidacte. Sous ses allures de révolté, de solitaire, d'homme-en-marge, c'est une âme docile comme celle d'un écolier studieux. Emile Bernard raconte son exemplaire application à l'atelier Cormon, reprenant son dessin, le gommant, le recommençant jusqu'à trouver son papier. Mais le jour — toujours très proche — où il a épuisé le court savoir de son professeur, il part avec éclat, que ce soit de chez Mauve, son cousin, à La Haye, en brisant un plâtre d'Apollon, que ce soit de chez Sieber, à Anvers, en criant des vérités inacceptables, que ce soit de chez Cormon, rapidement écœuré. Mais il est des maîtres qu'il ne renia jamais et de moins grands auxquels il fut toujours fidèle. De ceux-ci, Josef Israëls, le chef de l'école de La Haye, dont il aime la sentimentalité et la coloration sombre ; Breitner qui lui apprit la santé et l'importance de la technique, les trois frères Maris : Jacob, Willem et Mathieu, Roelofs, Mesdag. Il alla jusqu'à copier leurs sujets mêmes, ou à en choisir de semblables dans la nature : telle paysanne courbée vers le sol (20 et 23), tel vieux paysan méditant devant l'âtre (21). A ces quelques peintres hollandais, il faut ajouter Monticelli : l'artiste méridional déjà mêle son influence à celle du nord, et il est curieux de constater dès maintenant cette première inquiétude du midi. La façon un peu papillotante de Monticelli se retrouve dans certaines natures mortes, et dans le traitement des fleurs (19 et 22) ; et il faut voir dans cette préférence, qui ne fera que persister, de la part du peintre sombre d'alors, terreux, un premier désir de la couleur. Mais c'est surtout dans la production de Millet que Vincent puisera sans arrêt, depuis le premier jour jusqu'au dernier. Toute sa vie il est attiré par cet ami des humbles, de la nature, de la paysannerie : il le copie et il s'en inspire. Ses premiers pas de dessinateur se font sous son égide ; ses derniers de peintre avec son aide. A l'asile de Saint-Rémy, quand il ne peut sortir pour chercher des modèles dans la campagne, il les prend sur des gravures en noir et blanc reproduisant des tableaux de Millet (9, 10, 11), et aussi de Gustave Doré, dont la Ronde des Prisonniers (12) est comme un symbole de la vie de Vincent sur terre ; de Rembrandt, le maître du clair-obscur, dans lequel il introduit brusquement le soleil dans toute sa gloire ; de Delacroix dont la connaissance bouleversa tout son art. C'est à lui plus qu'aux impressionnistes qu'il déclare devoir la révélation de la couleur : « Je serais peu étonné, écrit-il d'Arles à son frère, si sous peu les impressionnistes trouveraient à redire à ma façon de faire, qui a plutôt été fécondée par les idées de Delacroix, que par les leurs » (7). 18. — BREITNER : PAYSAGE AVEC SAULES. Toile H. : 0.50 ; L. : 0.75. Signé en bas, à gauche. Expositions : Breitner, Arti et Amicitiae, Amsterdam 1902 ; Art Contemporain, Anvers 1909 ; Galerie Buffa, Amsterdam 1922 ; Glaspalast, Munich 1926 ; Musée Municipal, La Haye, 1928 ; Palais des Beaux-Arts, Bruxelles 1932 ; Musée Municipal, Amsterdam 1933. Peint en 1882, aux environs de La Haye, où Breitner travaillait avec Van Gogh. BIBLIOG. — Lettre de Vincent Van Gogh à son frère, avril 1882. A M. J. SIEDENBURG, AMSTERDAM. 19. — VAN GOGH : ŒILLETS. Le bouquet est composé, outre d'œillets, de fleurs blanches, roses et brun de garance, et de feuillage, sur un fond obscur. Toile H. : 0.45 ; L. : 0.38. Signé en bas, à gauche : Vincent. Collection Dr F.-J. Michelsen, Amsterdam ; collection de la So-

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SALLE I bis PANNEAU 6 ciété « Vereeniging tot het vormen van een openbare verzameling van hedendaagsche kunst te Amsterdam. » Exposition : “Vincent Van Gogh en Zijn tijdgnooten”, Musée Municipal, Amsterdam 1930, N° 5 Peint vers 1886-1887. BIBLIOG. ET REPROD. — Antérieur à juin 1928, v. La Faille, I-II, n° 245, p. 72, pl. LXV. Depuis : Catalogus, n° 31. A LA SOCIÉTÉ DES AMIS DU MUSÉE MUNICIPAL, AMSTERDAM. 20. — VAN GOGH : PAYSANNE BLANCHISSANT SON LINGE. Sur l’herbe verte, une paysanne en caraco bleu vert étale du linge de couleurs blanches, bleues et roses. Toile H. : 0,295 ; L. : 0,36. Non signé. Collections : L.-C. Enthoven, Voorburg ; D. M. A. Carp, Bloemendaal. Peint vers 1884-1885. BIBLIOG. ET REPROD. — Antérieur à juin 1928, v. La Faille, n° 148, p. 49, pl. XXXIII. A MM. FRANZ BUFFA ET FILS, AMSTERDAM. 21. — JOSEF ISRAELS : INTÉRIEUR DE FERME. Un vieux paysan assis, le dos vers la fenêtre, la pipe à la bouche, regarde un chat. Toile H. : 0,60 ; L. : 0,72. Signé : Josef Israels. Légué par M. A. van Wesel, en 1922. BIBLIOG. — Catalogue du Rijksmuseum d’Amsterdam, n° 1284 u. AU MUSÉE DE L’ÉTAT, AMSTERDAM. 22. — MONTICELLI : VASE DE FLEURS. Toile H. : 0,51 ; L. : 0,39. Signé en bas à droite : Monticelli. Ce tableau a appartenu à Van Gogh. A M. V. W. VAN GOGH, LAREN. 23. — MAUVE : FEMME DANS UN JARDIN. Au centre, une paysanne dans un jardin potager entouré d’arbres et de buissons, se penche vers le sol pour prendre des légumes ; elle se tient de la main gauche à un panier posé par terre. Toile H. : 0,555 ; L. : 0,75. Signé à droite, en bas : A. Mauve f. Collection J.-P. van der Schilden, Rotterdam. Légué au Musée Boymans en 1925. Exposition : Dutch Exhibition, Londres, 1929, n° 428. BIBLIOG. — Catalogue résumé du Musée Boymans, n° 686. AU MUSÉE BOYMANS, ROTTERDAM.