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Premières pages de l'ouvrage, en accès libre.

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ART et Décoration Revue mensuelle d'Art Moderne SEPTEMBRE 1907 LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX ARTS 13. RUE LA FAYETTE PARIS Prix de la Livraison : 2 fr — Etranger : 2 fr. 50 --- Sommaire - A.-F. Gorguet ALFRED PAULET - Alexandre Fisher M. P.-VERNEUIL - Les Grandes Tentures exécutées à la Manufacture des Gobelins (suite et fin) JULES GUIFFREY - La Corne M. JEANMAIRE et R. LECLERC - Planche hors texte : Bérénice A.-F. GORGUET --- 11e Année, N° 9

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Art et Décoration Revue Mensuelle d'Art Moderne COMITÉ DE DIRECTION : MM. VAUDREMER, GRASSET, LUCIEN MAGNE, JEAN-PAUL LAURENS, FREMIET, ROTY, LÉONCE BÉNÉDITE, ROGER MARX, DAMPT --- ABONNEMENT ANNUEL PARIS & DÉPARTEMENTS . . . . . . . . . . . . . . . 20 francs ÉTRANGER . . . 25 francs Prix de la Livraison. France : 2 francs. — Étranger : 2 fr. 50 L’Année parue ...

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A.-F. Gorguet Nous sommes injustes envers les artistes contemporains en les accusant en bloc d'être de trop dociles courtisans de la mode et de rechercher plutôt le succès que la perfection. Ah ! si un Asmodée pouvait nous soulever le toit de quelqu'un de ceux-là qui cachent l'austérité de leur labeur d'artiste au fond des thébaïdes des quartiers silencieux ! C'est le peintre dont je veux dire l'œuvre qui me fait songer invinciblement à eux, — et parce qu'il vit là-bas dans cette tranquille région du Luxembourg qui abrite tant de fervents travailleurs, et parce qu'il les caractérise bien, par sa persévérance, par sa probité artistique, par le courage calme de son effort. Quand le succès et la réputation vinrent à lui ce fut par une conséquence simple, légitime : par la force du travail et du talent. Voilà, en effet, un peintre pour qui la quarantaine n'est que depuis peu sonnée et qui a cependant accumulé une production méthodique et continue de vingt années ; qui, au cours de son labeur soutenu, a récolté maintes récompenses, conquis des hiérarchies, et tout cela sans le besoin ni le concours des enrôlements dépréciants ni des bruyantes fanfares. A peine parvenu à la naissante maturité, Gorguet peut déjà voir triompher son œuvre dans les musées et les collections. Professeur à la Ville, il est aussi un des membres autorisés du Conseil supérieur de l'enseignement des Arts Décoratifs ; il a donné aux Gobelins des modèles d'un art très personnel et de savantes compositions — et ni lui, ni ses appréciateurs ne s'autorisèrent jamais de ces prestiges pour faire résonner les trompettes épiques. Le Etude.

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Art et Décoration Jogeuse entrée du Roi Jean dans la ville de Douai. (Décoration de la salle gothique de l'hôtel de ville de Douai). destin n'en fut pas moins attentif et il lui arriva parfois de songer à être juste. Ne médisons que modérément de notre temps et de ses hommes. Elève de Boulanger, de Gérôme et de Bonnat, ces maîtres au sens critique si sûr, il était bien trop conscient pour tenter trop jeune les ambitieuses entreprises. Et puis enfin, la vie matérielle est souvent semée d'obstacles. Il avait pourtant des raisons de ne pas trop douter de ses forces, puisque, délivré de l'Ecole, boursier de la Ville, il était déjà récompensé (Exposition universelle de 1889) pour un Portrait de ma Mère, où se font jour ses qualités d'observation directe, de métier large et net qui distingueront de plus en plus son art désormais. Mais la première fois que A.-F. Gorguet se signale avec éclat, c'est au Salon de 1894 par son Jardin des Hespérides (Musée de Béziers) qui le met hors concours. Avec cette vaste toile, qui est un essai extrêmement intéressant de décor mural moderne, l'artiste dévoile un des côtés les plus attachants de sa personnalité. Je veux dire qu'il s'y montre de son temps tout en s'y manifestant avec des charmes de tradition. Ainsi le bon Corot, revenant d'Italie, narre en ses paysages le mariage de ses impressions devant la nature avec celles qu'il a reçues devant la leçon des maîtres dont il vient de se sustenter. Oui, Gorguet est de son temps. Il le montre d'abord par la nature de sa tentative. Ce Jardin des Hespérides ne représente ni Persée, ni Hercule, ni le Dragon, ni rien, ni personne de la légende mythologique : simplement une lumineuse clairière bordée par l'horizon d'un grand bois; deux jeunes femmes en costumes modernes portent une corbeille de beaux fruits dorés ; plus loin, derrière elles, d'autres personnages devisent et rient. Toute la composition est d'une tonalité très douce et très harmonieuse, et de ces créatures de grâce, d'un galbe si pur et si souple sous le vêtement

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A.-F. Gorguet 71 Joyeuse entrée du Roi Jean dans la ville de Douai. (Décoration de la salle gothique de l'hôtel de ville de Douai). d'aujourd'hui, associées aux souriantes verdures par le mariage savant des lignes et du coloris, résulte une impression de fraîcheur, de bonheur idyllique. L'artiste n'a donc retenu de la mythologie que l'humanité supérieure et ce qu'elle comporte de prétexte à dégager la grâce chez la femme. Mais un peintre d'aujourd'hui ne peut pas se borner à la perfection de marbre de Galatée, à la déduction toute plastique de la gloire matérielle de Vénus. Partant, Gorguet a-t-il cherché lui aussi, et nous le verrons reprendre souvent cette recherche, « le rien qui habille la femme d'un agrément, d'une coquetterie, d'un beau au-delà du beau physique » et qui fait de sa grâce « cette chose subtile qui semble le sou- rire de la ligne, l'âme de la forme, la physio- nomie spirituelle de la matière. » Moderne de velléité, mais classique, au sens le plus profond du mot, par la pureté du dessin, la belle ordonnance de la composition et le style : tout le charme de Gorguet se main- tiendra désormais entre les deux termes de cette heureuse opposition. C'est dans son propre type que l'artiste continuera à se développer. Aussi, tout en peignant, de temps à autre, de définitifs portraits, comme celui de M^ Harris, des allégories délicieuses où s'exerce sa virtuosité, telle cette Poésie légère qui apparaît dans l'en- semble de son œuvre comme le sonnet bien fait ; puis des paysages, et même des marines à titre d'étude, il poursuit son orientation méthodique vers la composition décorative, ce qui va le mener logiquement à se préoccuper de la tapissierie. En 1897, c'est Paphos (Musée de Vienne). Rien des délires antiques, mais des nus fémi- nins adorables, beaux dans le sens de la beauté antique par la seule puissance du galbe, comme « la coupe à la courbe immortelle »; pour fond, l'inconnu et le vague d'un bois dont le mystère fait un bois sacré, puis de belles jeunes femmes nues, groupées comme les Grâces, sur le miroir

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Art et Décoration d'un grand bassin au bas d'un escalier architectural. Des costumes modernes, ainsi que dans les Hespérides, se mélangent aux verdures et aux clartés des belles chairs, le tout formant une arabesque de tapisserie. La tendance de l'artiste s'accuse de plus en plus vers la fresque dont la tapisserie est une des expressions. On pressent ces Noces de Psyché où il s'exprimera dans toute l'opulence de son savoir et de sa fantaisie. Je m'empresserai de dire qu'il est difficile d'avoir étudié plus ardemment et plus à fond les problèmes d'art que soulève la question. Aucune peine ne l'a rebuté pour se parfaire dans cette connaissance. L'Espagne possède les plus belles tapisseries du monde. Si mon souvenir ne me trahit pas, Gorguet prit la peine d'aller méditer et copier ces grandes œuvres pour y chercher un enseignement possible. Et depuis il est devenu un érudit en la matière. Il l'était déjà lorsqu'il composa Vertumne et Pomone (1899) inspiré par les Métamorphoses d'Ovide, car ce peintre est un lettré qui se plaît à la lecture des poètes anciens. L'or de l'automne éclaire le verger où Vertumne déguisé en vieille femme, tente de séduire, caressant et disert, Pomone, incertaine et gracieuse, illuminée de ce regard lointain, voilé d'un brin de mystère qui est celui de nos belles contemporaines, fréquent chez les personnages féminins de Gorguet et par où se décèle encore le modernisme personnel de l'artiste. Le tableau et sa reproduction par les Gobelins figurent côte à côte au Musée du Luxembourg, mais l'absence de place empêche de déployer la tapisserie entière, et la bordure, qui a la valeur d'un type ornemental, conçue par l'artiste dans le style pompéien, est absolument sacrifiée. M. Bénédite a pris l'heureuse décision de montrer l'œuvre dans sa totalité lorsque le Musée sera installé dans son nouveau local. Ayant ainsi expérimenté la valeur de ses multiples moyens et, de ce fait, se trouvant sans doute rassuré, ce qui était un bienfait surtout pour un artiste comme lui toujours en travail d'évolution et par conséquent affligé du noble défaut d'inquiétude, Gorguet était tout préparé pour la grande fresque. Tel était d'ailleurs son hoc erat in volis. Car ce peintre autant par inclination naturelle, par la poussée de ses dons, que par les suggestions de sa forte éducation artistique, s'est toujours plu à considérer le décor mural historique comme la grande fin de la peinture. Il pense comme au temps de ces quattrocentistes qu'il connaît si bien, que l'art des faiseurs d'images survivra et se justifiera dans les siècles, non par ce qu'il laissera d'éphémères Portrait.

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A.-F. Gorguet Les Noces de Psyché (Tapisserie) documents sur la petite sentimentalité d'une époque, qu'il sera toujours inapte à ressentir, mais par la représentation du cadre et du décor d'un temps, de ses gestes authentiques, de ses foules recréées et de ses physionomies restituées. De là son goût pour les grands artistes italiens des xiv' et xv' siècles qu'il a étudiés avec une ferveur réfléchie ; son admiration pour ce Benozzo Gozzoli dont le Cortège des Rois Mages orne le palais Ricardi à Florence, vieux maître avec lequel il n'est pas sans se relier ; pour les fresques de Sienne, de Pise de Padoue, pages qu'il a maintes fois commentées par des copies et des notations et en les méditant sans cesse; et pour Giotto; pour Piero della Francesca; pour Ghirlandajo, Filippo Lippi; pour l'Angelico qu'il adore; pour nos primitifs français qu'il possède à fond.

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Art et Décoration Les événements, toujours plus intelligemment opportuns que les hommes, vinrent précisément à cet instant de pleine sève artistique fournir au peintre l'occasion de mettre en œuvre la richesse de ses dons exercés et l'ampleur de son savoir dans le champ même où elles tendaient à se manifester. C'est à ce moment, en effet, que se place dans la chronologie de son œuvre cette page capitale: la décoration de la salle gothique de l'hôtel de ville de Douai. Cette cité, comme beaucoup des anciennes capitales opulentes du nord, possède une fort belle maison communale. Au xvm siècle, la plus vaste salle de ce monument, qui date du xiv siècle, fut transformée dans le style rocaille de l'époque. Les douaisiens en confièrent la reconstitution architecturale à M. Max Doumic, qui s'acquitta de cette tâche délicate avec infiniment de goût et de savoir, et qui était artiste assez averti pour savoir s'entourer des collaborations nécessaires. Les sculptures furent demandées à M. Fritel, le très distingué peintre statuaire, qui sut orner le couronnement et les dessus de porte d'armoiries et de corbeaux dans le style le plus approprié, et enfin les quatre panneaux du décor à M. Gorguet. L'artiste se décida pour un thème que lui fournit la Chronique de Douai, la joyeuse entrée du roi Jean le Bon à Douai. « Le roi Jean fit sa première et solennelle entrée le 4 mai 1335; il vint d'Arras accompagné des archevêques de Sens et de Rouen, des ducs Pierre et Jacques de Bourbon, des seigneurs de Tancarville, d'Andrehem, etc., et d'une nombreuse suite de prélats et de princes. Ceux de Douai, juges et échevins, vinrent au-devant du cortège portant un châteaufort qu'ils offrirent au Roi. » C'était en un mot toute une époque à reconstituer, tout ce xiv siècle sur lequel pèse tant de fatalité historique que de la gravité doit en rejaillir sur ses acteurs; époque si marquée par les caractères de son architecture, de ses costumes et de ses personnages qu'elle diffère autant du siècle qui la suit que de celui qui la précède. Nous sommes à la veille des jours tragiques, des grands désastres accumulés de cette guerre de Cent Ans où la France va pour un temps quasi disparaître. Cette Cour est d'autre part peuplée d'un essaim brillant de princes et de guerriers amoureux des fêtes, des tournois et des parades. Contraste entre le monde moral et le monde matériel qu'il faut marquer pour que la page qui va narrer un simple Détail de la bordure des "Noces de Psyché".

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A.-F. Gorguet incident s'élève jusqu'à l'histoire. Mais le jeune peintre était à la hauteur de cette rude tâche. Sa méthode de travail et ses qualités essentielles d'artiste le servirent avec un rare bonheur. En peinture aussi, l'histoire est une résurrection, il ne l'oublia pas. Aucune source d'information ne fut négligée, depuis celles du Cabinet des Estampes jusqu'à l'œuvre des quattrocentistes. Il relève scrupuleusement les sceaux et les armoiries des gentilshommes qu'il fait figurer dans son cortège; il demande à la Messe, de Rohaut de Fleury, des indications sur les gens d'Eglise qui accompagnent le Roi; étudie le Costume, de Viollet-le-Duc, fouille la Notice sur le Costume de Guerre, du Musée d'artillerie où il trouve celui du roi Jean. Dans le détail des personnages qui peuple- ront sa composition, il en est un qui donnera bien la mesure du souci d'exactitude raisonnée de l'artiste. Par exemple on y verra figurer des seigneurs qui portent des casques de formes variées tous fidèlement reproduits de l'époque, mais les chevaux qu'ils monteront dans ce cortège seront tous des chevaux d'armes typiques d'une race et d'une époque, ce qui nous donne la vérité historique tandis que la petite vérité uniquement documentaire eut sans doute conduit le peintre à nous montrer en surplus ce que l'on appelait à ce moment le

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Art et Décoration La Villa d'Este. courlaud, où petit cheval de voyage. Il n'y aura du reste qu'à considérer une des figures principales placées au centre du panneau pour se rendre compte du subtil emploi que le peintre sut faire de la documentation dans cette œuvre considérable. Le seigneur d'Andrehem revêtu de l'armure d'un chevalier du xiv° siècle porte comme casque un cabasset, sorte de lourde calotte à bords rabattus. Il n'y aurait eu aucune hérésie à le coiffer d'un heaume. Mais le souci de vérité ne gênant en rien l'effet d'art cherché, l'artiste supprima le heaume qui est plutôt représentatif du temps de Philippe-Auguste. Enfin, Gorguet refit le voyage d'Italie, multiplia les études et les notations, puis accumula trois longues années de travail pour vivifier le tout. Il prit un parti très net qui serre de près le texte. Le cortège se déroule de droite à gauche entre deux portes reconstituées. La suite royale s'étend sur trois panneaux. Ceux de Douai sont groupés sur un seul : chaque élément a sa juste importance. Lorsque l'artiste produisit son œuvre à ce Salon de 1900 si défectueusement installé à l'avenue de Breteuil, la qualité de son immense effort n'échappa certes à personne : le sens des physionomies manifeste dans ces visages d'échevins et de juges, si typiques, comme frappés en médailles, de même que dans celui de ce roi chevaleresque sur qui semble se refléter l'aureole de l'histoire, et de tous ces hommes d'armes et de ce peuple bigarré répandus dans la suite de la composition. L'exactitude de la notation de ces lourds dextriers du temps sur lesquels il a su si bien camper les cavaliers; le sens de la vérité pittoresque dans la belle silhouette de l'évêque marchant mitre en tête, crosse en main; dans le groupe charmant des jeunes femmes qui sèment des fleurs devant le Roi, incident qui donne la note de joie et de grâce à ce cortège d'une époque où tout et tous sont tragiques; et dans la variété des armures, des costumes et des architectures; le rendu si heureux du tumulte, du brouhaha parmi les curieux sur le chemin et aux fenêtres; la proportion si exacte des personnages qui doivent ici dominer le cadre étroit et s'y presser; la vérité du ton moral, si j'ose dire, qui tient compte que l'aspect général d'enluminure où s'harmonisent les tons vifs est celui des foules du moyen âge... Il ne semble pas, disais-je, qu'aucune de ces qualités aient échappé alors aux artistes ni à la critique, malgré la défaveur de la place et de la lumière dans ce mauvais local, puisque Gorguet obtint de nombreuses voix à la médaille d'honneur, qu'il ne recherchait pas, et que le commentaire lui fut unanimement favorable. Cette page maîtresse classa l'artiste parmi nos premiers peintres de fresques, et c'est à la preuve qu'elle contient que Gorguet doit sans doute de succéder au pauvre Toudouze pour la décoration du Parlement de Rennes. Après ce colossal travail, le peintre poursuit sa double direction d'interprète de la légende mythologique et d'artisan du grand décor en tapisserie. C'est le développement naturel de son tempérament d'artiste. Le goût des Lettres le fait s'éprendre du

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$\mathcal{A}.-\mathcal{F}$ . Gorguet La Fontaine de Jouvence. charme d'Apulée et des personnages de son adorable roman de l’Ane d’or. Il groupe dans une petite composition d’une très savante archéologie Eros et Psyché (1902, Musée du