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Plaisir de France AOUT 1959 --- VACANCES ET LECTURES
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Plaisir de France AOUT 1959 --- VACANCES ET LECTURES
PLAISIR DE FRANCE IMAGES DE FRANCE Revue mensuelle DIRECTEUR GÉNÉRAL-RÉDACTEUR EN CHEF : OLIVIER QUÉANT --- Sommaire AOUT 1959 No 250 --- VACANCES ET LECTURES - D'un mois à l'autre - LA PART DU CORPS, par Olivier Quéant - Pages 1 - Enquête sur la littérature - LE ROMAN FRANÇAIS 1959, - par Jeanine Delpech. - Pages 2 - Une nouvelle - LE MAITRE DE PLAISIR, par Michel Déon. - Pages 7 - Les amateurs passionnés - L'OBJET AIMÉ, par La Varende. - Pages 11 - De notre envoyée spéciale - LE TOUR DU MONDE EN 30 JOURS, - par Geneviève Gennari. - Pages 16 - Maisons d'été - SUR LES REMPARTS D'ANTIBES, - par Claudine Chonez. - Pages 25 - La chasse sous-marine - NAGEURS, ARMES AU POING, - par Roger Baschet. - Pages 30 - Le voyage à la mode - LA YOUGOSLAVIE, CARRÉ MAGIQUE, - par Marcel Schneider. - Pages 36 - Un conte - HECTOR ET MARIANNE, par André Dhôtel - Pages 44 - Bibliophilie - SYMPHONIES EN NOIR ET BLANC, - par René Briat. - Pages 49 - Chez l'antiquaire - TOUT CE QU'IL FAUT POUR ÉCRIRE, - par Saint-Sère. - Pages 52 - Les enchères - GRANDES VENTES, - par Raymonde Wilhélem. - Pages 56 - Nos chroniques, la sélection du mois - MUSIQUE, - par Henri Sauguet. - Pages 59 - CINÉMA, par Marcel Lasseaux. - Pages 60 - EXPOSITIONS, par René Barotte. - Pages 61 - LIVRES, par Yves Gandon. - Pages 62 - PLAISIR DE LA MAISON, par Anne Fourny - Soirées chaudes, boissons fraîches. - Pages 63 - Des sièges de repos. - Pages 66 --- NOTRE NUMÉRO DE SEPTEMBRE --- A propos du centenaire de Bergson : la position des philosophes actuels vis-à-vis de sa doctrine, par Jacques Chevalier. Lumière sur un chef-d'œuvre. Itinéraire touristique de Nîmes à Montpellier par la garrigue, par René Briat. La chasse au vol, par Marcel Lasseaux. Souvenirs de la Louisiane, par Philippe Julian. Louis-Philippe méconnu, par Marguerite Castillon du Perron. En Polynésie avec la « Jeanne-d'Arc ». Le point de vue de l'athlétisme. Problème de jardin : dallages fleuris. Acquigny, château d'un cœur fidèle. Plaisir de la maison. Nos chroniques. --- Droits réservés pour tous les articles de ce numéro (textes et gravures). Copyright by Plaisir de France 1959. Les manuscrits non insérés ne sont jamais rendus et ne pourront en aucun cas faire l'objet d'une réclamation. --- Notre couverture par Pierre Jahan. --- Si dans ce numéro on retrouve toutes nos rubriques habituelles, nous l'avons cependant conçu de façon exceptionnelle en faisant, pour les vacances, une place plus large à la lecture.
caresse du soleil jeux du vent deux sourires ... un bonheur prend la route en --- ... pour vous aider à choisir votre Floride voici la gamme de ses couleurs : Coupé : blanc Kilimandjaro : intérieur rouge rouge Trinidad : int. beige et rouge jaune Bahama : int. jaune et noir - vert Bornéo : int. jaune et noir bleu Hoggar : int. beige clair/beige foncé bleu Narvik : int. gris et noir Cabriolet : blanc Kilimandjaro : int. rouge - rouge Trinidad : int. rouge jaune Bahama : int. noir et havane vert Bornéo : int. vert foncé et vert clair - bleu Hoggar : int. rouge bleu Narvik : int. bleu foncé et bleu clair moteur Gordini spécial : 5 cv fiscaux 40 cv réels - 3 ou 4 vitesses au choix --- FLORIDE RENAULT régie nationale
DISQUES CLASSIQUES ET CONTEMPORAINS Il faut louer Pathé-Marconi d'ajouter à son catalogue les deux dernières Symphonies de Brahms (n°s 3 et 4) où les pouvoirs souverains de Wilhelm Furtwaengler s'affirment avec éclat et nous font une fois de plus mesurer la perte irréparable que l'art a faite en sa personne. La même collection des « Gravures Illustres » s'augmente des Concertos de Bach et de Brahms par Yehudi Menuhin et Georges Enesco, d'un digest wagnerien datant de 1927, signé Frida Leider et Lauritz Melchior, qui éveille en nous d'émouvants souvenirs. Dans quatre albums de Lieder de Beethoven, Schubert, Schumann, Brahms, Dietrich Fischer-Diskau déploie sa maîtrise de chanteur et d'interprète David Oistrakh cisele une série de pièces de virtuosité que surclassent une trépidante Jota de Falla et une expressive Extase d'Eugène Ysaye, trop rarement jouée. Louis Auriacombe et son remarquable petit orchestre toulousain nous donnent le Divertissement de Bartok et, avec le concours de Samson François, les Quatre Températions d'Hindemith. Les amateurs de théâtre lyrique ne sont pas oubliés avec Médea, l'opéra de Cherubini auquel le concours de la volcanique Maria Callas assurera des admirateurs, et d'importants fragments de Mefistofele de Boito dont la prise de son est excellente, la valeur dramatique certaine et où le tempérament de Boris Christoff, bien entouré, se donne libre carrière. Une part est enfin offerte à la musique symphonique contemporaine avec les Symphonies n°s 3 et 5 de Jean Rivier, musicales, musclées, et le Concerto avec piano, trompette et cordes, adossé à un Deuxième Concerto pour piano et orchestre de Dimitri Chostakovitch, interprétés par l'auteur de la meilleure façon. La firme américaine Mercury nous fait parvenir les premiers disques d'une Série olympienne qui confirme la qualité réputée de sa fabrication. On est heureux d'y voir figurer le nom de notre Paul Paray à la tête de son bel orchestre symphonique de Detroit, dirigeant, avec son autorité et son dynamisme accoutumés, la Symphonie rhénane de Schumann et sa Messe pour Jeanne d'Arc, qui n'a rien perdu avec les années de sa solidité et de son accent. Voici maintenant, avec un orchestre anglais, quatre cires d'Anton Dorati qui affirment bien sa communicative ardeur au pupitre et « sonnent » à merveille : deux Symphonies célèbres (n°s 100 et 101) de Joseph Haydn, quatre Ouvertures non moins notoires de Rossini, deux transcriptions plus discutables d'Offenbach, les Danses polovtziennes du Prince Igor de Borodine et une particulière réussite : la savoureuse suite du Coq d'Or de Rimsky-Korsakov. Véga partage éclectiquement ses faveurs entre un comprimé du Domaine Musical bien significatif de leurs tendances respectives signé Borio Boulez, Messiaen et Stockhausen, la substantielle et fougueuse Sonate pour violon et piano de Florent Schmitt, confiée au zèle toujours musical de Ginette Doyen et de Jean Fournier ; enfin une « intégrale » en allemand de l'illustre Passion selon saint Matthieu de J.-S. Bach, dans laquelle Hermann Scherchen, entouré d'une équipe vocale et chorale bien dressée, prouve une fois de plus l'élévation de son style et la minutie de sa préparation. Parmi les « couplages » d'enregistrement de la collection de luxe « Philips-Réalités », signalons celui qui réunit le Concerto de violon de Brahms, par Arthur Grumiaux, avec la Rhapsodie pour contralto, choeurs et orchestre du même maître par Aafte Heynis et le regrette van Beinum, et celui où Robert Casadesus traduit de prestigieuse façon des pièces de piano bien choisies de Claude Debussy et de Maurice Ravel. Chez Deutsche Gramophon, ceux d'entre vous qui ne seraient pas depuis longtemps munis à cet égard écouteront avec profit une Neuvième Symphonie et une Symphonie héroïque beethoveniennes, sous les égides de Ferenc Friezay et d'Igor Markewitch, qui obtint aussi un prix mérité avec son disque de la Deuxième Symphonie de Gounod et des Jeux d'enfants de Bizet, toujours pleins d'entrain. Les cheeurs de William Pitz constituent pour les musiciens avertis un des principaux attraits des festivals actuels de Bayreuth. Ils seront heureux d'apprendre qu'ils pourront les goûter à loisir, du Vaisseau fantôme à Parsifal, dans le disque qui vient de paraître chez Deutsche Gramophon. Au « Chant du Monde » trois cires méritent notre attention : la Symphonie concertante pour violoncelle et orchestre de Prokofiev, pleine de mouvement et de vie, avec Rotislav Rostropowitch et l'orchestre de Leningrad comme protagonistes, le Quatrième Concerto pour piano de Beethoven sous les doigts impeccables d'Émile Guillels, le Poème de Chausson et le Tzigane de Ravel où resplendissent la riche sonorité et la virtuosité de David Oistrakh. Chez Decca, un récital d'orgue de J.-S. Bach par Jeanne Demessieux, un récital Chopin par Wilhelm Kempff, un comprimé de Madame Butterfly par Renata Tebaldi ont leur clientèle assurée. Chez R. C. A. on peut sans doute en dire de même du Songe d'une nuit d'été de Mendelssohn par Pierre Monteux, de la Symphonie espagnole de Lalo par Jascha Heifetz, des deux cahiers de Nocturnes de Chopin par Arthur Rubinstein, qui s'illustre aussi dans le Deuxième Concerto de Saint-Saëns et les Variations symphoniques de César Franck, du Concerto en sol de Ravel et de la Symphonie montagnarde de Vincent d'Indy, ou Nicole Henriot et Charles Münnch apportent toute leur musicalité et tout leur cœur. En dernière heure m'arrivent de chez Deutsche Gramofon deux disques de choix : la Quatrième Symphonie de Schumann par Wilhelm Furtwaengler et la Sonate op. 5 de Brahms par Wilhelm Kempff ; de chez Lumen, la Missa Hercules de Josquin des Prés, la Sonate à Kreutzer de Beethoven par Makanowitsky et Lee, le musical Quatuor à cordes de Jacques Leguerney. GUSTAVE SAMAZEUILH. --- Ville de FLORENCE BIENNALE INTERNATIONALE DES ANTIQUAIRES Palais Strozzi 12 Septembre - 11 Octobre 1959 Renseignements : Secrétariat de la Biennale des Antiquaires Palais Strozzi - Florence NOBILIS PAPIERS PEINTS DE "DISTINCTION" SUZANNE FONTAN PERCALES IMPRIMEES chez tous Décorateurs "de classe" ET 29, RUE BONAPARTE, PARIS VI° - DAN 94-95 PLAISIR DE FRANCE
A TOUS LES ÉCHOS Un grand, un beau souvenir : ROBERT KEMP Il y a un mois, nous perdions un ami : La Varende, un gentil homme. Aujourd'hui, c'est Robert Kemp qui est arraché à notre maison, à notre affection : un honnête homme, avec tout ce que ce mot comporte de loyale probité, de culture "aste". Nos lecteurs le connaissaient ici par cette critique dramatique-mordante, toujours sincère. Il ne mâchait pas ses mots mais il les cherchait et les trouvait dans sa langue riche et colorée. La ponctualité était une marque de sa haute conscience ; toujours, qu'il fit à Nice, à Paris ou à Aux-en-Provence, l'activité attendu arrivait, à l'heure et nous prenions plus de temps à le déchiffrer qu'il n'en avait sans doute mis à l'écrire. Autour du mot disloquie quand il n'y en avait pas deux ou trois — un débat s'ouvrait. Et puis, le contexte aidant, on trouvait. Ses rapports avec nous tous étaient une exécution courtoise. Ce critique au franc-parler ignorait la mauvaise humeur. Il était serviable, il était bon. Qu'un homme allie à une si complète érudition, à une connaissance aussi étendue du théâtre, cette gentillesse totale qui est à l'antipode de l'orgueil et de la harne, c'était à nos yeux un titre exceptionnel d'estime, c'était pour ses amis une source de joie. Un grand, un beau souvenir, une image fidèlement respectée et aimée, voilà ce que laisse Robert Kemp après une longue vie de travail bien fait. Ol. O. --- Voyages d'études pour jeunes gens. Ces échanges de jeunes gens entre pays dont notre éditorial de mai célèbrait les bienfaits, en voici un exemple bien sympathique. Depuis six ans, le R.P. de Rocquios, de l'ordre des Dominicains, organisé entre la France d'une part, l'Angleterre et l'Irlande d'autre part, des voyages d'études qui permettent à des centaines de marçons et de filles de vivre dans des familles de l'autre pays. Le compte rendu de ces vysages est donné dans l'intéressante revue Terres Celtiques, qu'édite l'Ecole Saint-Thomas-d'Aquin d'Oullins (Rhône). --- Le prix du Journal Intimeur. Ce prix institué par Marguerite Grépon, animatrice des caliers « Ariane », a été décerné le 27 juin à Robert Mallet pour des extraits de son Journal publiés et non publiés. Il est intéressant de rappeler que l'année précédente le lauréat avait été Henri de Waroquier. --- A Saint-Nom-la-Breteche. Le nouveau golf de la Tuileria à Saint-Nom-la-Breteche, auquel nous avons consacré quelques pages dans notre numéro de juin, a été officiellement inauguré le 1er juillet. Dans la grande salle du restaurant presque terminée et sur les terrasses garnies de fleurs, S.A.R. le prince Michel de Bourbon-Parme, président, MM. Marcel Chassagny et Tony Boullhet reçoivent les membres du club et de nombreux invités. --- La grande semaine du cheval. Le Parc des Princes a été le cadre du grand tournoi équestre pour le titre de champion d'Europe (remporté par l'Italien Piero d'Inzeo) et pour la coupe des Nations (remportée par l'U.R.S.S.). Les épreuves eurent lieu depuis une foule très nombreuse et vibrante qui prouva à quel point ce sport intéressa maintenant les masses. Elles furent suivies de très belles présentations de détachements militaires français et étrangers, carrous prestigieux. Le soir du dernier jour, tous les participants étaient conviés par la Ville de Paris et la Fédération française des sports équestres à une réception-croisière fort élégante sur la Seine à bord du « Bordes-Fretigny ». --- Un nouveau Comité Franco-Portugais. Dans le cadre des « Cercles d'Amitiés Françaises », dont la présidence est assurée par le commandant Stanislas Sicé et la direction par M.G. Cerbelaud-alagnac, vient de se constituer un « Comité Franco-Portugais ». Lors de la première réunion les personnalités présentes ont nommé les membres du Bureau. Furent ainsi désignés : S.E.M. Jean du Saul, ambassadeur de France ; en qualité de vice-présidents : M. Jacques Chastenet, de l'Académie française, M. Paulo Osorio, attaché de presse auprès de l'ambassade du Portugal, M. Louis Christiaens, ancien ministre ; et en qualité de secrétaire général-trésorier : M. Stanislas Rey, S.E.M. Antonio de Faria, ambassadeur du Portugal, a bien voulu accepter la présidence d'honneur de ce Comité. Le « Comité Franco-Portugais des Cercles d'Amitiés Françaises » se propose de développer davantage les excellents rapports culturels qui existent entre le Portugal et la France. Pour les renseignements et les adhésions, prière de s'adresser à M. Stanislas Rey, 27, rue de Bellechasse, Paris (?). --- Exposition de Médailles à Vienne. A l'occasion du VIIIe Congrès de la Fédération Internationale des Editeurs de Médailles (F.I.D.E.M.) présidée par M. André Arthus-Bertrand, une exposition internationale de médailles contemporaines a lieu actuellement à Vienne et comprend les envois de vingt nations. Une fois de plus, cette exposition permet de constater que « la médaille est un merveilleux moyen d'expression, un art noble et grand ». Les congressistes réunis à Vienne en ont rapporté la sensation très nette que « l'Autriche, territoire ouvert dans toutes les directions, excelle à absorber les diversités ethniques et idéologiques ». --- A Saint-Malo. La municipalité de Saint-Malo a, le 4 juillet, célébré le deuxième centenaire de la mort du mathématicien français Moreau de Mauperthuis, né dans cette ville en 1698 et mort en 1759. À cette occasion, une exposition des souvenirs de celui qui fut le premier à mesurer un des arcs de méridiens vers le pôle Nord, eut lieu au musée du Château et une séance solennelle lui fut consacrée dans la salle des fêtes du Casino municipal, sous les auspices de la Société d'Histoire et d'Archéologie. --- Renovons notre Tourisme. Notre nouveau commissaire général au Tourisme, M. Saint-Jeaney, a donné le 7 juillet dernier une conférence de Presse, sur la première plate-forme de la tour Eiffel. Réunion plénière d'enseignement qui lui fournit l'occasion d'affirmer sa volonté d'offrir à notre immense capital touristique une plus grande rentabilité en profitant de toutes les ressources dont il dispose : « Quel pays ou quelle association droite de pays peut, en effet, présenter la variété de sites, la valeur culturelle et humaine que l'on trouve de Tahiti à Saint-Pierre-et-Miquelon, en passant par le Sahara, la Métropole et les Antilles, sous une course de dix-huit heures de soleil... » Et il a ajouté : « Le tourisme devrait devenir l'une des entreprises les plus rentables de l'Économie française et un des facteurs déterminants du rayonnement culturel de notre pays. » Une telle conscience du problème devrait permettre rapidement au commissaire général de remplir pleinement sa mission. --- COURRIER DES LECTEURS Une petite fille nous donne une leçon d'orthographe. Dans notre numéro de juin, nous avons laissé passer une faute d'orthographe que vient de nous signaler Carole G.E. en des termes charmants : « Mes faibles connaissances en orthographe ont été mises en défaut dans votre numéro de juin, page 12, première colonne neuvienne ligne, vous écrivez en effet le mot « verus », comme le viens de le faire. Selon ce qu'on m'a dit, confirmé par M. Petit-Larousse, cela, s'écrivait « verrue », » Nous nous sommes excusés auprès du père de Carole qui est notre abonné et nous nous excusons aujourd'hui auprès de tous nos lecteurs. --- A propos de l'habitat rural. L'article de Jean Giono, intitulé « Les fermes ne marchent pas avec le siècle » et paru dans notre numéro de mai, a suscité quelques commentaires de la part de nos lecteurs. M. Jacques de Latollière, de la Chambre d'Agriculture de Maine-et-Loire, nous a longuement écrit à ce propos, intime administrant le sens profond de la terre qui est celui de Jean Giono, tout en reconnaissant la médiocrité de constructions dites modernes « et le danger d'inscrire le bonheur entre les murs d'une salle d'eau », il déclare : « Il est un fait brutal : le dépouillement des campagnes, dont une des causes majeures est la vétusté de l'habitat qui ne conviendra plus à la génération qui vient. » --- DANS L'ÉDITION - Les éditions Sun publient, dans leur collection « Voir en couleurs », la Bretagne, livre de Claude Dervenn, illustre de photographies en couleurs d'Hélène Jeanbrau. Il s'agit là d'un effort couronné de succès pour représenter la France sous son véritable aspect, avec la finesse ou l'éclat de ses tons. - Le talent d'écrivain de Martine Cadieu, signalé par Henry de Montherlant dès la sortie de son premier roman, s'épanouit dans le troisième, Soleils d'hiver (Gallimard, édit.), récemment paru. Dans une langue pure, la jeune romancière excelle à analyser ici la lutte intérieure qui se livre dans le cœur d'une femme. Anne, trop longtemps abandonnée par son mari Michel ; et le rôle de catalyseur que joue dans cette réaction intime une amie, Giselle, est aussi lucidément exprimée que le récit est bien conduit. - Dans la collection « Les cent chefs-d'œuvre de la langue française » (Robert Laflont, édit.) vient de paraître le Théâtre de Labiche. Rappelons qu'en octobre 1958 la Communauté Radiophonique de langue française avait organisé parmi les auditeurs de chacun de ses pays un référendum pour choisir les cent chefs-d'œuvre. - Après le Jour des écoliers, qui avait mis Pierre de Taubignan en lumière, voici la Permission de la Nuit. Ce second recueil, plus conscient que le premier, marque un développement et une orientation nouvelle. Nous ne sommes plus en présence d'un collégien mais d'un jeune homme en qui l'enfant survit, comme en tout poète. Peu de voix, avec si peu de mots, disent autant de choses (Millas-Martin, édit.). --- PHILIPS DE FRANCE
Les eaux diaphanes de la Grèce reflètent - ses îles innombrables - ses paysages riants - son ciel radieux --- GRÈCE OFFICE NATIONAL DU TOURISME HELLENIQUE: 4, RUE STADIOU, ATHENES Informations : - Grèce, 8 Vénizelos, Athènes - France, 31 Avenue de l'Opéra, Paris Ier - Allemagne, 35-37 Baselerstrasse, Frankfurt a/Main - Belgique, 87 Avenue Brugmann, Bruxelles
D'UN MOIS A L'AUTRE LA PART DU CORPS UNE récente décision gouvernementale, prise à la demande du Haut-Commissaire à la Jeunesse et aux Sports, instituera l’année prochaine une épreuve obligatoire de culture physique au baccalauréat. Dans le même temps, on apprenait que l’oral de cet examen sera supprimé, sauf pour les langues étrangères : ainsi disparaîtra la seule occasion pour les examinateurs d’avoir en face d’eux, à son entrée dans la vie, une créature humaine et non pas seulement une feuille de papier. Souhaitons que l’afflux sans cesse croissant des candidates et des candidats n’incite pas bientôt une administration débordée à faire passer en quelques secondes le bachot par un système électronique. En attendant, on peut espérer que l’épreuve de culture physique se passera en présence du garçon ou de la fille et non par écrit. Des années durant, le prix de gymnastique — comme on disait alors — était l’apanage, disons la consolation, de ceux que les professeurs appelaient entre eux, à voix basse, les « caneres » de la classe et que les parents des « forts en thème » désignaient plus crûment encore sous le vocable de « crétins ». On avait beau, dans le cours de latin, exalter devant nous l’adage : Mens sana in corpore sano, dans celui de morale, nous dire : « Prenez soin de votre corps », seuls étaient nobles et dignes de récompense les mérites de l’esprit. Pauvre corps ! Il n’y a pas tellement longtemps qu’il était relégué au rang d’une carcasse tout au plus bonne à porter une casquette à visière ou des lunettes de myope. À peine pensait-on à le laver. Quel ancien interne de lycée ne se souvient de la séance hebdomadaire de douches — dont un rhume faisait aisément dispenser — et dont la cadence devenait mensuelle quand l’appareil hydrothérapeutique refusait de fonctionner ! Et si l’on remonte un peu plus haut dans le passé, on trouve cette obligation faite aux jeunes pensionnaires de se baigner vêtues d’une longue chemise blanche afin d’éviter à leurs compagnes ou à elles-mêmes des regards concupiscents. Les dispositions de l’Église à l’égard du corps ont heureusement évolué. Non seulement elle encourage son salutaire entraînement sur les terrains de jeux où l’on voit des prêtres en short manier agilement la pelote ou le ballon, mais elle considère maintenant que dans l’union conjugale, ce ne sont pas seulement deux âmes et deux cœurs, mais aussi deux corps qui se marient. De nombreux débats sur le mariage dont je fus le témoin, voire l’instigateur à propos de certains romans, m’ont convaincu, par la voix de religieux participant à ces colloques, que l’épanouissement physique était reconnu par eux comme un des éléments essentiels de l’harmonieux bonheur des époux. Voilà donc le corps réhabilité. Il était temps. Si des disciplines d’études mal équilibrées l’avaient traité en quantité négligeable, si des principes périmés avaient jeté sur lui l’anathème, notre civilisation technique à base de gaz d’échappement et de fumées, de trépidation et de cacophonie, a fait de lui un martyr. Un mois de calme et d’air pur ne suffit pas à rétablir la loi de nature. Ce mois d’évasion, de migrations massives vers les côtes et les herbages, c’est août. Ce n’est plus comme autrefois une élite de privilégiés, ce sont heureusement tous les employés et toutes les ouvrières, toutes les vendeuses et tous les artisans qui vont donner au corps sa part. Mais n’exagérons pas maintenant dans l’autre sens. Pas plus que les honneurs de la couverture de certains magazines ou les interviews retentissantes ne devraient donner une priorité exaspérante aux avantages physiques de quelques personnes, pas plus certaines épreuves sportives ne sauraient justifier un culte aberrant. L’esprit du stade était pur de toute compromission et exempt de combinaisons publicitaires. Cette gratuité était la condition de sa beauté. Il est vrai que de nos jours tout se commercialise, les lettres et les arts, le sport donc aussi. Il est vrai également qu’on ne doit plus s’étonner de rien. Tout au plus peut-on être légèrement surpris que les membres d’une institution vénérable où, dans les discours échangés, on s’appelle « Monsieur ! », dans la rue ou dans les journaux s’interpellent en se tutoyant, par un petit nom, voire un sobriquet et qu’on lise çà et là, après une élection, des exclamations qui étrangement rappellent le : « Bravo, Mimile ! » lancé par un titi au cours de l’escalade du Tourmalet. OLIVIER QUÉANT.
Phot. Laure Albin-Guillot. Le roman français 1959 « Si le problème de la possibilité et des limites de la littérature revêt aujourd'hui un caractère si tragique, c'est parce qu'elle a pris la force et la place du sentiment religieux... », écrivait déjà Jacques Rivière il y a plus de trente ans. Et, depuis la guerre, l'importance attachée non seulement à la littérature, mais aussi à ceux qui la font, n'a cessé de croître. Pierre de Boisdefire, dans son excellente Histoire vivante de la littérature d'aujourd'hui, peut écrire que « la littérature est devenue un quatrième pouvoir ». Les livres de poche mettent les œuvres célèbres à la portée de tous : par les magazines, la radio, la télévision, le public connaît, bon gré, mal gré, sinon les livres, du moins le visage, les habitudes, le décor des écrivains. L'accident d'auto de Françoise Sagan fait couler plus d'encre et courir plus de photographes qu'une conférence internationale. Le monde entier attend de nous des nourritures spirituelles stimulantes comme une dose de vitamines : en 1954, l'exportation des livres français représentait le quart du chiffre d'affaires total de l'édition. Mais, disent les grincheux, ces écrivains qui, comme le note Herbert Lüthy dans A l'heure de son clocher, « paraissent nus, sans honte, aux feux de la rampe », ne semblent-ils pas baliveaux débiles ou noueux à côté des grands chênes abattus, Gide, Claudel, et de ces arbres encore puissants qui donnent chaque année leurs fruits, Mauriac, Montherlant, Maurois ? Nous ne tenterons pas ici de discuter la gloire, éphémère ou durable, d'écrivains couronnés : Simone de Beauvoir, Roger Vailland, Sartre, Camus, etc., que nos lecteurs connaissent déjà, ou de ceux qui, comme Soubiran, Peyrefitte, Simenon, ont su, sans lauriers, conquérir une vaste audience. En regrettant des omissions inévitables, nous tenterons de dégager quelques tendances du roman, et aussi les similitudes de tempérament ou de curiosité qui relient certains jeunes à leurs ainés. Les Enfants terribles. S'ils tiennent de Cocteau le désir d'étonner, de Montherlant la haine du médiocre, de Morand le goût des images hardies, toutes leurs pirouettes ne peuvent les faire sortir de ce cercle de feu, de ferveur qu'a tracé autour d'eux le magicien Mauriac, ferveur qu'ils cachent comme un mauvais garçon cache une médaille sous son chandail. Par haine de la « littérature engagée », ils affectent une désinvolture qui charme souvent, irrite parfois. — La désinvolture dans l'histoire : Jacques Laurent. Il a donné à la France, avec Caroline chérie, le premier best-seller de l'après-guerre, et comme la subtilité des romans signés de son vrai nom ne touche que les délicats, il nous raconte, dans Prénom Clothilde et Ici Clothilde, la guerre et la Libération telles que les a vues et subies une jeune personne peu farouche. Mais cet historien-né ne prend des libertés qu'avec les personnages du drame et respecte les faits. — La désinvolture dans la fièvre : Roger Nimier. Son premier livre, Les Epées, qui enchanta Mauriac, révélait chez ce très jeune homme un romantisme sans fadeur et, sous le sarcasme, une nostalgie de la grandeur qui donnait de la noblesse aux exploits du Hussard bleu. Si Les Enfants tristes, livre écrit sans doute trop vite, a déçu, on veut croire que Roger Nimier, qui nous éblouit, saura nous toucher. — La désinvolture dans l'exotisme : Michel Déon. Nonchalant, épris de soi et gourmet de plaisirs, Michel Déon promène sa curiosité sentimentale dans le monde entier. La Corrida, Le Dieu pâle nous montrent ce voyageur sensuel très capable de nouer une intrigue comme celle qui, dans Les Trompeuses espérances, nous tient longtemps en haleine. — La désinvolture dans la jeunesse : Antoine Blondin, dont Les Enfants du Bon Dieu évoquent, par la fantaisie gracieuse et le sens du cocasse, un Giraudoux superficiel. — La désinvolture dans le plaisir : Félicien Marceau. On goûtait déjà dans Chasseneuil l'ironie, la rapidité du trait. Mais Chair et cuir, excellent roman méconnu, annonce l'apreté qui donne sa violence irrésistible à L'Euf et à La Bonne Soupe.
On pourrait aussi dire que l'aigrette de ce groupe, Françoise Sagan, représente la désinvolture dans la tristesse. Cette désinvolture cache le désespoir d'êtres que l'amour et la politique ont tôt désenchantés. La jeunesse leur apparaît comme le seul vrai trésor dans un monde sans Dieu et, parfois puérilement, ils ne se consolent pas de voir chaque jour entamer ce trésor. A ces romanciers fringants et tristes, on peut rattacher deux garçons de vingt ans : Philippe Sollers, dont Mauriac Aragon et Emile Henriot ont loué, peut-être à l'excès, Une curieuse solitude, et Jean-Loup Dabadie dont Les Yeux secs révèlent de façon plus indiscutable encore un vrai tempérament de romancier. L'Avant-garde. Parmi les auteurs de ce que Sartrre appelle les « anti-romans », seul Michel Butor avec La Modification (Prix Renaudot 1957) a touché le grand public. Cependant, les efforts de cette école méritent curiosité et sympathie. On leur trouve deux traits communs : le mépris de l'imaginaire et ce soupçon qui, selon Nathalie Sarraute, « est en train de détruire le personnage et tout l'appareil désuet qui assurait sa puisance ». « Pour elle, précise Sartrre, un homme, ce n'est pas un caractère, ni d'abord une histoire, ni même un réseau d'habitudes : c'est le va-et-vient incessant et mou entre le particulier et le général. » Il ne faut pourtant pas prendre Nathalie Sarraute, la plus secrète et la plus attachante de ce groupe, pour une théoricienne. Elle excelle, dans Portrait d'un inconnu, à rendre sensible ce que cachent les lieux communs, aliment de base de la conversation, et ces états fugaces, aussi difficiles à exprimer que le passage du sommeil au réveil, ces « tremblants et collants fils de la Vierge » qui unissent les êtres. Le goût du « délassement facile », des personnages vivants, des histoires inventées, nous irons demain le satisfaire au cinéma, affirme Nathalie Sarraute, tandis que le romancier remplira son obligation la plus profonde : découvrir la nouveauté. Pour elle, ce qui l'emporte sur l'imaginaire (« quelle histoire inventée pourrait rivaliser avec celle de la --- LES ENFANTS TERRIBLES --- 1. Antoine Blondin. 2. Jean-Loup Dabadie. 3. Michel Déon. 4. Jacques Laurent (Cecil Saint-Laurent). 5. Félicien Marceau. 6. Roger Nimier. 7. Francoise Sagan. 8. Philippe Sollers.
L'AVANT-GARDE 9. Samuel Beckett. 10. Michel Butor. 11. Alain Robbe-Grillet. 12. Nathalie Sarraute. 13. Claude Simon. séquestrée de Poitiers ou avec les récits des camps de concentration ? »), c'est le « petit fait vrai ». Pour Robbe-Grillet, Butor, Claude Simon, c'est la vision du réel et plus particulièrement des objets dont l'inventaire, la description remplacent l'analyse psychologique. Dans son admirable Age du roman américain, Claude-Edmonde Magny montrait, il y a dix ans, ce que notre roman contemporain doit aux techniques du cinéma : retour en arrière, gros plans, langage allusif. Parmi les écrivains de la nouvelle école, on sent que le cinéma a fortement marqué un Robbe-Grillet, un Butor, qui sont essentiellement des visuels. Pour Robbe-Grillet, par exemple, l'écrivain doit se placer à l'intérieur du personnage et, comme une camera, enregistrer ce qu'il voit et puis le reproduire ; deux fauteuils rapprochés permettent au mari, dans La Jalousie, de se représenter sa femme trop près d'un autre homme. La conviction que le monde est absurde et l'homme, selon la formule de Jean Rostand, « un miracle sans intérêt », ces plongées sans joie dans le monde du visqueux, du gluant et, chez Beckett (Molloy, l'Innommable), cette prédilection pour l'indicible, la dislocation volontaire du langage, comme chez James Joyce, ne permettent certes pas le « délassement facile » que ces mêmes écrivains reprochent aux lecteurs de demander au roman. Mais il faut reconnaître le désin- tèressement de ces auteurs dont aucun ne se soucie de faire « une belle carrière ». Leurs efforts, excitants pour les esprits de bonne foi, passionnent l'étranger : certains livres de ce groupe, tirés à quatre ou cinq mille exemplaires en France, sont traduits dans quinze langues. Mais on peut se demander si, sauf chez Claude Simon, le caractère trop cérébral d'œuvres qui refusent de faire « la part du cœur » ne risque pas de limiter singulièrement leur portée. L'Actualité dans le roman. Le désir de renouvellement qui pousse plusieurs écrivains vers des recherches techniques étourdisantes et souvent gratuites, comme des exercices d'acrobatie, se manifeste aussi d'autres façons, dont la plus féconde reste une plus grande variété dans le choix des sujets et des personnages. Donner à l'ère atomique sa Princesse de Clèves ou son Adolphe tente encore certains jeunes, mais le roman psychologique aussi découvre de nouveaux horizons. Olivier Quéant montre, par exemple, que l'étude de l'amour conjugal, dans le monde moderne, permet des variations aussi riches que l'étude de deux amants. Gide, Martin du Gard, Mauriac choisissaient leurs charmantes proies ou leurs monstres dans cette réserve de la Révenue bourgeoise, de Drieu La Rochelle, dont les
survivants semblent en voie de disparition. Mais beau- coup d'écrivains d'aujourd'hui veulent profiter de cette merveilleuse matière romanesque que leur offrent tous les pays du monde, tous les problèmes de l'actualité, toutes les classes sociales. La guerre, la Résistance, le prestige de la littérature américaine ont incité le romancier à quitter sa tour d'ivoire pour la tour de contrôle des aéroports, à emprunter la carte du journaliste et sa curiosité. Serge Groussard rapporte d'un voyage en Israël le sujet de Talya et Paul Mousset, du Japon, celui d'Un amour nippon. Geneviève Gennari traite en romancière le problème de la ségrégation, dans Un rideau de sable, et Gilbert Cesbron, celui de l'enfance délinquante dans Chiens perdus sans collier. Jean Hougron fait vivre ses héros dans l'Indochine en guerre (Tu récolteras la tempête, Soleil au ventre), et Armand Lanoux donne au Commandant Watrin une complexité qu'on ren- contre rarement chez les personnages des romans historiques. Si un roman engagé comme celui du communiste Roger Vailland, 325 000 Francs, est infé- rieur à La Loi, du même auteur, Le Salaire de la peur, de Georges Arnaud, et Barrage contre le Pacifique, de Marguerite Duras, présentent avec force les véritables drames que constitue la lutte des travailleurs contre des risques acceptés. L'univers concentrationnaire a inspiré à Robert Anselme un livre trop peu connu, L'Espèce humaine, et Pierre Gascar a su dans Le Temps des morts nous montrer le pouvoir que la beauté garde même dans le royaume de l'horreur. Parmi les romanciers de la tradition catholique, Jean Cayrol (Je vivrai l'amour des autres, L'Espace d'une nuit) nous rend très proches des personnages hantés par leur solitude et par cette forme très moderne de la peur qu'ils éprouvent dans « un monde cassé », selon la formule de Gabriel Marcel. Cette foi sans sérénité, c'est aussi celle qui torture les person- nages de Luc Estang dans son cycle Charge d'âmes, qui brûlent de la même fièvre que les héros de Bernanos. Les héros de Paul-André Lesort, dont Les Reins et les Cœurs a touché un vaste public, souffrent aussi atrocement de la solitude, non dans le monde, mais dans leur famille. A cette présence du péché qui donnait sa force dramatique aux romans de Mauriac, de Bernanos, de Julien Green, à cette présence du Malin a succédé une sorte d'enfer déjà donné : ce L'ANGE DU BIZARRE --- 14. Marianne Andrau. 15. Lise Deharme. 16. Julien Gracq. 17. André Pieyre de Mandiargues. 18. Marcel Schneider. 19. Nicole Vedrès. 20. Louise de Vilmorin. Photographies Brassai, A.-N. Berger, Marc Foucault, Jean Petran, J.M. Marcel, Max Ottoni, René Saint-Paul.

Cette revue mensuelle, "Plaisir de France", consacre son numéro d'août 1959 aux vacances et à la lecture. Elle explore le roman français de l'année, présente des récits de voyage et des articles sur des sujets variés tels que la culture physique, la musique, le cinéma et les expositions. Le numéro aborde également des aspects de la vie quotidienne et des loisirs.