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LES ECHOS DES INDUSTRIES D'ART REVUE DE L'HABITATION ET DES ARTS DÉCORATIFS MODERNES RÉDACTION & ADMINISTRATION: 2 & 4, RUE MARTEL, PARIS, 10eA. BIBLIOTHÈQUE EN LOUPE DE NOYER VERNI, PORTE CENTRALE EN FER FORGÉ POLI, COMPOSÉE ET EXÉCUTÉE PAR DAVID FRÈRES, 39, Cours Gouffé, Marseille --- N° 35 JUIN 1928 8 frs.

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JEAN DUGRENOT ABAT-JOUR - COUSSINS PARAVENTS CARTONNAGES DE LUXE MEUBLES - POTICHES 161, FAUBOURG SAINT-HONORÉ - PARIS ÉLYSÉES 33-84 R.C. SEINE 100.795 --- ATELIER RENE PROU HENRY E. LEROX, DIRECTEUR 80 RUE LABORDE PARIS 2.9.-06 MEUBLE - DECORE LES INTERIEURS . LES MAGASINS LES GRANDS HOTELS . LES GRANDS PAQUEBOTS . LES TRAINS DE LUXE --- LE STUDIO ABRAN 25 RUE FONTAINE . PARIS édite les œuvres de Gabriel Englinger INSTALLATION GÉNÉRALE voir page 13 la reproduction de notre stand au salon des Artistes Décorateurs MAQUETTES ET DEVIS SANS FRAIS TÉLÉPHONE TRUDAINE 50-56-48-75

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V. J. DUCHESNE & P. BINET 27 RUE DES JEÛNEURS PARIS TÉL. GUTENBERG 29-97 & 70-38 (2e ARRT) ADR. TÉLÉGR DUCBIN-PARIS --- TISSUS D'AMEUBLEMENT & TAPIS CRETONNES TOILES DE JOUY VELOURS, ETC --- SUCCURSALE À PARIS : 39 bis, Rue du Faubourg Saint-Antoine. — Téléphone : Diderot 05.46

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Photo Salaun “MAISON COMMUNE” par Maurice Dufrène éditée par “LA MAITRISE” Ateliers d’Arts Appliqués des GALERIES LAFAYETTE --- Particularités : Ramp en métal dont la partie inférieure sert au chauffage central; l’autre partie étant isolée par des plaques d’amiante. Les fauteuils sont en tube de métal. ---

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CAPPELLIN e C. Formes harmonieuses, matière inimitable, nuances rares, font des créations de Cappellin une véritable fête pour les yeux. Ses coupes, vases, lampes, ses lustres et services de verrerie vous sont présentés à sa Galerie d'Exposition 4, rue Saint-Philippe-du-Roule --- DJO-BOURGEOIS ARCHITECTE DECORATEUR POUR CONSTRUIRE VOTRE MAISON LA MEUBLER LA DÉCORER 25, RUE VANEAU - 7° LITTRE 09-70 LE MARDI ET LE VENDREDI MATIN --- les porcelaines grand feu de tharaud méthode nouvelle de décoration : fusion des émaux sur porcelaine dure (voir reproductions dans ce numéro, page 24) Première prime au salon des artistes décorateurs 1928 c. tharaud 2, rue du calvaire limoges représentant exclusif : louis ménigault (salles d'échantillons) 26, r. de paradis, paris :: téléph.: provence 45-77 --- ATELIERS LATTRY M.LATTRY M.D.MAISCH BUREAUX: 31 R.VIVIENNE TELEPH: CENTRAL 83-32 ATELIERS: 281 R.DE VAUGIRARD TELEPH: VAUGIR. 30-60. DECORATION SUR: BOIS METAL TISSU IVOIRE CARTON ETC. PANNEAUX PARAVENTS PETITS MEUBLES BOITES ABAT-JOURS PORCELAINES ETC. --- \\

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J. Hubert collection 1998 e000g succès sans viececkami s.a. des C.P. 606 Gaillard 73 av. Gambetta Paris xx Hôme à S. Mauir Seine Marque Deposee : e000g. La Maison ne vendant pas aux particuliers, demander ses modèles chez tous les spécialistes de Papiers peints.

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les arts de france 85 rue de Longchamp décoration d'intérieurs --- leleu DÉCORATEUR 65, avenue victor emmanuel, III PARIS le louquet, paris plage, 96, rue de paris --- ANDRÉ FAU Céramiste - Décorateur TOUT DANS LA DÉCORATION où la CÉRAMIQUE D'ART TROUVE UN EMPLOI RATIONNEL GROS : HOURY fils 54, RUE DE PARADIS PARIS Provence 26.60 18, Rue de Buzenval Boulogne-s/-Seine Tél. : 261 à Boulogne --- LAPPARPA FABRICANT ORFÈVRE 157, rue du temple PARIS IIIe Téléphone Archives 15.18, 69.13

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LES ÉCHOS D'ART DES INDUSTRIES LE SALON DES ARTISTES DÉCORATEURS PAR RENÉ CHAVANCE --- NE exposition d’art décoratif moderne, c’est encore pour la majorité des visiteurs une espèce de boîte à surprises. On y veut à tout prix voir du nouveau. Cela s’explique. La renaissance des beaux métiers ne s’est produite que grâce à une série de petites révolutions dont on nous offrait le spectacle d’année en année. Mais ce temps là n’est plus. Un état organisé succède aujourd’hui à la période révolutionnaire et il faut se garder d’une tournure d’esprit dangereuse pour tout le monde : dangereuse pour le public qui risque d’être déçu, et encore plus pour les artistes qui auraient fort de chercher à nous étonner coûte que coûte par de l’inédit. Les plus sages se bornent à des variations sur des thèmes connus et nous devons nous en contenter, surtout quand elles sont heureuses. Pour qui sait bien regarder d’ailleurs, l’œuvre d’un homme de talent contient toujours quelque élément imprévu, décèle toujours quelque nouveau moyen d’expression. On en trouve dans les austères verreries de M. Marinot qui jamais ne se ressemblent et nous offrent de continuels raffinements de formes et de décor ; dans les grandes coupes en pâte de verre de M. Décorchemont qui se parent sans cesse de colorations plus subtiles ; dans les vases martelés de M. Dunand où les motifs varient si la conception reste la même, voire dans les ferronneries de M. Subes, ses grilles massives aux combinaisons de plus en plus simplifiées, à la robustesse qui s’accroît sans cesser d’être élégante. Ce n’est pas sans profit qu’on revoit les pièces d’ornement ou d’usage nées du cerveau merveilleusement inventif, de la pure technique de M. Lalique, ni les cratères, les bols, les bassins dont M. Jean Sala enrichit la transparente matière vitreuse de tons délicats, ou les grès très sobres de M. Raoul Lachenal. M. Linossier ne se répète point, s’il reste égal à lui-même ; pas plus M. André Rivaud avec ses bijoux minutieusement travaillés. MM. Nielsen et Jensen qui mêlent une fantaisie charmante au rythme harmonieux de leurs ouvrages d’orfèvrerie. Mlle Germain avec ses sacs de cuirs lamés de fines agrafes d’argent. Milles Lengrand et Léotard avec leurs reliures ou Mme Chabert-Dupont, avec ses magnifiques et très simples dentelles. Nous avons beau être édifiés sur l’actuelle qualité du décor de la table, nous éprouvons encore du plaisir à contempler les services d’un luxe discret qu’élaborèrent M. Jean Luce et M. Marcel Goupy, Mme Suzanne Lalique et M. Robert Haviland. Au surplus, sans faire précisément de découvertes, nous

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J. RUHLMANN : CHAMBRE D'APPARAT, EN COLLABORATION AVEC A. PORTENEUVE, ARCHITECTE : LE LIT. — LES MEUBLES, (LIT EN CORBEILLE, COMMODE, COIFFEUSE), SONT EN LOUPE D'AMBOINE ET OR, LA POUDREUSE EN BOIS DE VIOLETTE, GALUCHAT ET IVOIRE

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J. RUHLMANN : CHAMBRE D'APPARAT : LA COIFFEUSE. — AUX MURS : DAMAS DE STÉPHANY (ATELIER RUHLMANN), SCULPTURES DÉCORATIVES DE CH. HAIRON, PEINTURE ET DESSINS DE DÉGALLAIX ET JEAN DUPAS. LE LAMBRIS EST DE BERGER

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rencontrons çà et là des artistes dont le talent s'affermit et qui nous valent d'agréables constatations. Mme Ariès-Thiébaut expose des céramiques d'un calme dessin et qu'elle vêt de couvertes de tonalités chaudes ou fragiles; par la fusion des émaux sur les siennes, M. Camille Tharaud obtient des fanfares de tons éclatants: rouges sang de bœuf, violets aubergine qui s'étalent en coulées généreuses, en chauds et profonds reflets sur les panses arrondies de ses vases ou de ses coupes, et, bien que la réputation des décorateurs et des praticiens de Sèvres ne soit plus à célébrer, on peut aussi mettre en lumière les remarquables envois de l'atelier de laïence, de grands vases, particulièrement, au galbe harmonieux, ornés avec mesure. On avait déjà distingué au Salon d'Automne les ouvrages en bois laqué de M. André Selmersheim, on les retrouve ici avec des dimensions singulièrement plus imposantes, mais qui gardent, dans leurs formes austères, beaucoup d'allure. Et l'on goûtera de même les verreries aux lignes bien cadencées de M. Dieupart, les colliers d'argent fondu de Mme Baillot-Jourdan où se détachent de fins motifs qu'on dirait empruntés aux parures primitives et, de M. Pierre du Mont, à côté de sobres pièces d'étain, d'ingénieuses dispositions typographiques qui apportent une amusante fantaisie dans la gravure des cartes de visite. Il n'est pas jusqu'aux créations de M. Bergeron, boîtes, coffrets, écrins qui, substituant aux niaises images et aux coloris criards d'antan, l'agréable ordonnance de dessins et de volumes eurythmiques, n'enrichissent d'une note d'art au goût de notre époque l'industrie du cartonnage. Recherches de détails? Peut-être. Pourquoi demander plus? Les meubliers, les vrais, à qui l'on doit les audaces d'hier, s'en tiennent là pareillement. Maîtres de leurs moyens, ils en usent avec aisance. Un arrangement heureux dans la construction du meuble, la répartition de l'éclairage; une solution pratique ou luxueuse, le choix d'une belle matière, l'emploi de revêtements ou de dallages séduisants et commodes, d'agréables accords entre les coloris, c'est à quoi ils s'appliquent et c'est ce qui fait l'attrait de leurs présentations. Expert en élégance, M. Ruhlmann ne peut plus guère se surpasser, mais il nous charme toujours. On a le droit de ne pas aimer son lit semblable à une conque marine, encore qu'il soit bien somptueux. Qui n'admirerait pourtant l'extraordinaire perfection de ses sièges, de son petit bureau, de son guéridon, sveltes sur leurs jambes fines et cambrés dans leurs hauts sabots d'or, et la magnificence de son lustre de cristal taillé? Cela ne nous étonne plus, certes, et nous paraît aujourd'hui tout proche de la tradition. N'empêche que le plaisir est toujours rare que procurent des ouvrages de cette qualité. Personne n'ignore le talent ni la conscience professionnelle de M. Fréchet. La réussite de sa salle à manger ne nous apprend donc rien non plus. Mais la satisfaction qu'on éprouve devant les justes proportions de ses chaises au dossier comme ondée de moulures régulières, de sa table, de sa desserte, où se détachent de discrets ornements en bronze argenté, n'en sont pas moins appréciables. On en dirait autant de toute une série d'ensembles qui, J. ET J. ADNET CHAMBRE PALIS SANDRÉ ET ÉRA- BLE BLANC VERNIS, ÉDITÉE PAR LA Cie DES ARTS FRANÇAIS Photo Saloun