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LES ECHOS DES INDUSTRIES D'ART SALLE A MANGER POUR LA CAMPAGNE CRÉÉE PAR NAVEAU ÉDITÉE PAR SADDIER ET SES FILS PARIS, XIe 29, 31, RUE DES BOULETS --- N° 29 DÉCEMBRE, 1927 8, Frs. RÉDACTION ADMINISTRATION 2 & 4, RUE MARTEL PARIS, 10eA! TÉLÉPHONE 8 LIGNES PROVENCE, 04-04 ET LA SUITE

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REVUE DES ARTS DÉCORA- TIFS ET APPLIQUÉS MODER- NES, PARAISANT TOUS LES MOIS, PUBLIÉE PAR "LES ECHOS" LA GRANDE REVUE COMMERCIALE FRANÇAISE LES ÉCHOS DES INDUSTRIES D'ART TROISIÈME ANNÉE ABONNEMENT : FRANCE ET COLONIES FRANÇAISES 80 FRANCS PAR AN, ÉTRAN- GER, SELON LE PAYS DESTI- NATAIRE, 120 OU 160 FR. PAR AN --- SOMMAIRE N° 29 (Décembre 1927) AU SALON D'AUTONNE, par RENÉ CHAVANCE ...

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V. J. DUCHESNE & P. BINET 27 RUE DES JEÛNEURS PARIS - TÉL. GUTENBERG 29-97 & 70-38 (2e ARRT) - ADR. TÉLÉGR DUCBIN-PARIS --- TISSUS D'AMEUBLEMENT & TAPIS CRETONNES TOILES DE JOUY VELOURS, ETC --- SUCCURSALE À PARIS : 39 bis, Rue du Faubourg Saint-Antoine. — Téléphone : Diderot 05.46

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ANDRÉ FAU Céramiste - Décorateur TOUT DANS LA DÉCORATION où la CÉRAMIQUE D'ART TROUVE UN EMPLOI RATIONNEL GROS : HOURY fils 54, RUE DE PARADIS PARIS Provence 26-60 18, Rue de Buzenval Boulogne-s / Seine Tél. : 261 à Boulogne --- JEAN DUGRENOT ABAT-JOUR - COUSSINS PARAVENTS CARTONNAGES DE LUXE MEUBLES - POTICHES 161, FAUBOURG SAINT-HONORÉ - PARIS ÉLYSÉES 33-84 R.C.SEINE 100.795 --- TRAUD VIGNAT LES LAQUES SYNTHETIQUES ATELIERS d'APPLICATION 8, Impasse DRUINOT Did. 25-93 PARIS XIIe --- LINCRUSTA-LORÉID 10, Rue de la PÉPINIÈRE PARIS tentures lavables PAPIERS PEINTS Linoléums unis et incrustés

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Les Cabinets de Travail Cuirre et Bois Morphee Sont décoratifs. Ils plaisent et se vendent. Un luxueux album d'ensembles divers vous est offert par le lit morphee 9 A13 Rue Rabelais St Ouen-sur-Seine --- Paul Gruin Maurice Gruin fils, successeur Services Administratifs et Commerciaux: 50, Boulevard de Reuilly 4, Place Daumesnil, 4 Exposition des Arts Décoratifs et Industriels Modernes 1925 Membre du Jury Hors Concours Dépôt Bruxelles (Belgique) 92, Rue Saint-Bernard --- Fer Forgé JAOVILLARD Grande rue de la Guillotière LYON Tous travaux fer forgé Lustrerie d'Art — Ameublement EXPOSITION PERMANENTE Every forged iron works Artistic chandeliers - Furniture Permanent exhibition Todos artículos de hierro forjado Lustreria de arte - Muebles Exposición permanente --- F.SAISEAU fils Les plus belles soieries pour sacs de dames PARIS 201, Rue du Temple LYON 33, Rue Vieille-Monnaie BRUXELLES 36, Boulevard Baudouin

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--- Ph. G. Buffot leleu décoration = meubles 65, avenue victor - emmanuel - mparis --- CAPPELIN e C. Formes harmonieuses,matière inimitable, nuances rares, font des créations de Cappellin une véritable fête pour les yeux. Ses coupes, vases, lampes, ses lustres et services de verrerie vous sont présentés à sa Galerie d'Exposition4, rue Saint-Philippe-du-Roule --- de Rigaud,exerce un imperieuxattrait — La beauté trouve dem"Vers la Joie", l'émanation originale et distinguée qui la perçoit. RIGAUD 16 rue de la PaixPARIS --- COMPAGNIE ROYALE ASTURIENNE DES MINES FONDÉE EN 1833 ZINCS 1 RUE DU CIRQUE, PARIS ---

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Collection 1998 etooq succès sans jurecement s.a. des E^000 Gaillard 73 av. Gambella Paris xx Usine à St Mauro Seine Marque Deposee : etooq La Maison ne vendant pas aux particuliers, demander ses modèles chez tous les spécialistes de Papiers peints.

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LES ECHOS DES INDUSTRIES D'ART AU SALON D'AUTOMNE par RENE CHAVANCE CERTAINS esprits chagrins ont remarqué avec amertume, cette année, que le Salon d’Automne, en ses éléments d’art décoratif et d’art urbain, tout au moins, avait tendance à prendre un caractère commercial et publicitaire. C’est un fait qu’on ne saurait nier. Nous signalions déjà de semblables velléités au dernier Salon des Décorateurs. Elles s’allirment ici. Mais faut-il s’en formaliser ? Que des firmes importantes, disposant de moyens puissants, occupent une place de plus en plus grande dans ces manifestations réservées en principe aux artistes, on est forcé de le reconnaître. Que le luxe de leurs installations porte parfois ombrage aux modestes envois des dits artistes, réduits à leurs seules ressources, et risque de les reléguer dans une obscurité regrettable, voilà qui est encore fort possible. Ce dernier danger, toutefois, peut être évité par un placement bien compris. Et puis les firmes commerciales n’apportent-elles point, par leur participation même, un concours précieux aux créateurs de modèles ? Combien de fois n’avons-nous pas souhaité jadis de les voir venir aux recherches modernes. Il serait vraiment illogique de se plaindre aujourd’hui de leur adhésion. MAQUETTE DU MONUMENT A LA DEFENSE DU CANAL DE SUEZ, PAR MICHEL ROUX - SPITZ, ARCHITECTE, SCULPTURES DE R. DELAMARE Photo Salaün

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montrent, chacune, comme en des niches, de précieux onguents. Est-ce un étalage de parfumeur qu'on veut encadrer ? Dans des vitrines à hauteur d'homme, tout en longueur, composées par MM. René Herbst et Jean-Léon, une colonnade en miniature ou, plus simplement encore, une succession d'angles qui font des perspectives fuyantes, séparent, de leurs volumes géométriques, les alignements de boîtes et de flacons. Le lustre en fer forgé de M. Sabino apparaît comme en un sanctuaire dans la boutique où M. Temporal a pratiqué seulement, en pan coupé, entre deux murs pleins, une porte de verre aux lignes élégantes. Convient-il, par contre, de découvrir de larges surfaces aux regards des passants ? Pour laisser voir les beaux tapis de M. Da Silva Bruhns par exemple, la glace occupera toute la façade dans une monture étroite dissimulant l'appareillage électrique qui projette, la nuit venue, de larges ondes lumineuses. L'éclairage atteint à des raffinements singuliers grâce aux savantes combinaisons de M. René-Herbst pour susciter des jeux changeants d'ombre et de lumière sur le curieux mannequin de M. J. Vignaud, et c'est aussi l'habileté du même René-Herbst qui nous vaut, dans la sobre architecture de M. Bagge, la subtile présentation du pendantif de M. Paul Brandt. Suspendue à sa fine chaîne de platine, la grosse émeraude, certie de brillants et d'onyx, lance de vifs éclairs au centre d'un mystérieux rayonnement dont on ne distingue point la source, et qui projette sur un fond blanc argenté la silhouette répétée du bijou. Utiliser les multiples effets de l'éclairage artificiel en l'associant à de précieux accords de couleurs et de plans. Photo Rep FRANCIS JOURDAIN : FAÇADE POUR UN INSTITUT DE BEAUTÉ Ce sont d'authentiques décorateurs qui travaillent pour elles et, à ceux qui produisent isolément, elles rendent aussi d'appréciables services, en attirant l'attention du public sur l'ensemble des beaux métiers contemporains. La somptuosité qu'elles déploient n'a donc à ce point de vue que d'heureux résultats. Ce Salon d'Automne vaut surtout par l'art de la présentation qui est une des formes de l'art publicitaire. Mais ni l'un ni l'autre ne sont négligeables et ils ont le mérite de la nouveauté. Pourquoi, somme toute, n'aurait-on pas dressé au centre de la rotonde d'entrée ce rouge édifice qui porte au loin le nom d'une marque d'essence ? Dans son allure tapageuse, conforme d'ailleurs à sa destination, on perçoit l'ingéniosité d'un artiste raffiné, M. Mallet-Stevens, auquel d'autres artistes non moins sensibles, M. Barillet, M. Le Chevalier, ont ajouté l'appoint de leur invention. Et si nous passons à des réalisations plus discrètes, quelles jolies trouvailles ! Quel goût dans la mise en valeur des objets ! Voyez les boutiques autour de cette manière de place qui oppose sous la coupole ses angles symétriques. Chaque façade harmonieusement ordonnée, quant aux lignes et aux couleurs, est en outre conçue pour offrir les articles sous leur jour le plus favorable. Leur diversité est commandée par la nature même de ces articles. S'agit-il de délicats produits de beauté ? Des logettes disposées en damier suivant l'amusant dessin de M. Francis Jourdain, Photo Bernès-Marouteau MARCEL TEMPORAL : BOUTIQUE DE VERRIER

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EUGÈNE PRINTZ : MEUBLE EN BOIS DE KEKWOOD POLI, PORTES PLIANTES ET GLISSANTES EN MÉTAL LAQUÉ ET DÉCORÉ PAR JEAN DUNAND. FOND SOIERIE DE HÉLÈNE HENRY. TAPIS POINT NOUÉ DEVELYN WYLD SCULPTURE DE A. GUÉNOT. (CE MEUBLE VIENT D'ÊTRE ACHETÉ PAR L'ÉTAT) c'est à quoi sont passés maîtres les décorateurs de ce temps; et pas seulement dans des aménagements franchement publicitaires comme ceux que nous venons d'énumérer, ou comme dans ce hall d'hôtel de M. Pierre Petit si accueillant avec sa construction originale, sa joyeuse parure de tonalités claires, et l'amusante disposition de ses minuscules vitrines, qui offrent aux voyageurs des spécimens de l'industrie locale; mais aussi dans des appartements privés. Pour vous en convaincre, regardez ce joli coin de boudoir de M. René Prou. Ce n'est presque rien : un fauteuil, une table mignonne devant un paravent. Or, dans ce paravent les feuilles de laque alternent avec des feuilles transparentes de verre pressé qui diffusent une lumière très douce et créent une atmosphère de charmante intimité. Regardez pareillement le boudoir de Mlle Renée Kingsbourg. Ses meubles établis suivant un rigoureux esprit moderne dessinent de belles masses régulières. Pourtant l'ensemble serait froid et sévère, malgré le gai chatoiement du tapis, sans cet aimable détail : dans les deux encoignures du fond, au-dessus d'une armoire en pan coupé et d'un miroir à trois faces environnant la coiffeuse, sont pratiquées des cases rectangulaires éclairées de l'intérieur, et d'où se répand sur toute la pièce une clarté discrète. Sans doute, on peut objecter que ce sont là de fugitives recherches, qui ne résistent pas au temps et ressemblent fort aux capricieuses créations de la mode. Il est vrai que la mode joue un rôle considérable dans l'actuelle production J. LELEU : BUFFET EN LOUPE DE NOYER, ORNEMENTS EN BRONZE ARGENTÉ Photo Buffetot

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sobres arabesques qu'il invente. Les finesse d'un scrupuleux métier dictent à M. André Rivaud les magiques enlacements de ses bracelets, et l'unique souci de donner à la savoureuse matière qu'est l'argent toute sa valeur dans un juste accord de proportions, dirige M. Fjerdingstad comme M. Jean Puiforcat dans la recherche de leurs belles pièces d'orfèvrerie, de conceptions d'ailleurs si différentes. On trouverait aisément des directions pareilles chez les meubliers. Sans parler de l'ensemble de la maison Majorelle qui, sous la profusion des ornements, conserve une grave allure qui ne doit rien à la mode, il y a la majestueuse salle à manger de M. Maurice Dufrène. Toute vêtu de marbre, avec ses sièges discrètement luxueux en tapisserie d'Aubusson, elle montre une grandeur de bon aloi qui la rattache aux plus magnifiques époques, encore que tenant bien de la nôtre par la multiplicité des formes et par certains aménagements rendus possibles par les procédés modernes de construction, comme ces larges baies de coin sans piliers d'angle. La volonté d'une impeccable exécution, dans un équilibre parfait et avec le secours de matières raffinées, apparaît, à l'exclusion de tout autre souci, dans le coffre de M. Eugène Printz où tous les détails sont minutieusement étudiés, à commencer par les portes pliantes en métal, décorées de laque par M. Jean Dunand ; et aussi dans l'imposant buffet de M. Leleu avec ses calmes ornements de bronze argenté, et dans les gracieux cabinets de Mme Eghi qui rappellent, par leur préciosité, les petits meubles japonais. Ailleurs, c'est une louable soumission aux strictes lois de l'ébénisterie qui se manifeste. On en verra la marque dans la salle à manger d'aspect rustique mais si solidement construite de Mlle Suzanne Agron, dans des pièces isolées comme le robuste buffet de M. A. Fabre, dans le mobilier d'étudiant de M. Temporal, G. MONGERMON : MEUBLE D'APPUI EN ACAJOU ET LOUPE DE THUYA, ÉDITÉ PAR SADDIER ET SES FILS artistique et particulièrement dans les beaux métiers. Ne généralisons pas néanmoins. Nombreux sont les artistes qui appliquent leur effort à des œuvres durables et ne s'en réfèrent qu'à leur propre inspiration en la pliant aux nécessités techniques. La rétrospective Bigot nous donne à ce point de vue une édifiante leçon. Ce rénovateur de la céramique, poursuivant son labueur dans la solitude de son atelier, se gardait de toute influence extérieure, et ses poteries ne doivent leur accent moderne qu'à la rigueur même des principes qu'il remit en honneur. Combien d'œuvres récentes ne citerait-on pas dont la qualité rare à la même origine ? La remarquable pièce de ferronnerie de M. Richard Desvallières, ce devant de feu à l'abondant mais robuste décor, d'un si scrupuleux travail est d'aujourd'hui et de tous les temps. C'est aussi l'impression que produit la majestueuse table en fer forgé de M. Raymond Subes, et ses deux grandes portes dont les motifs très purs font de si nobles harmonies. Nulle fantaisie n'entre dans la composition des admirables flacons, des imposantes coupes de verre de M. Marinot. Seul un sens profond de l'harmonie en détermina les formes et fit naître dans leurs blancs épais les indéfinissables colorations qui les parent. On en peut dire autant des vases, des plats de métal, où M. Jean Serrière incise, selon les plus traditionnelles méthodes, les G. DE BARDYÈRE : GRAND BAHUT PALISSANDRE DE RIO LAQUÉ AU DUCO PAR STRAUB ET VAGNAT. STATUETTE EN BOIS DE CORAIL DE HENRI PARAYRE