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LES ECHOS DES INDUSTRIES D'ART JONGLEUSE PAR G. CHAUVIEL BRONZE ÉDITÉ PAR LA GERBE D'OR N° 5 DÉCEMBRE 1925

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RUHLMANN 27 rue de Lisbonne MEUBLE D'ÉPOQUE COMPAGNIE DE LA CHINE ET DES INDES GALERIE D'ART 39, Avenue de Friedland, 39 PARIS IMPORTATION DIRECTE D'OBJETS D'ART ANCIENS DE LA CHINE MEUBLES EN LAQUE PEINTURES PORCELAINES PARAVENTS DE COROMANDEL BIJOUX EN JADE SCULPTURES PIERRES DURES TÉLÉGRAMMES : ININDENI-PARIS TÉLÉPHONE ÉLYSÉES 93.28 93.29 HENIN et Cie ORFEVRERIE D'ARGENT 77 rue des Archives PARIS - IIIe TEL. ARCHIVES 32-43 ADRESSE TELEGRAPHIQUE ORFENINO-PARIS LAPPARRA FABRICANT-ORFÈVRE 157, rue du temple PARIS IIIe, téléph. archives 15.18,69.13

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$\text{V}^{\text{ve}} \text{J. DUCHESNE}$ $\& \text{P. BINET}$ $\text{27 RUE DES JEÛNEURS}$ $\text{PARIS}$ $(\text{2}^{\text{o}} \text{ARRT})$ $\text{TÉLÉPHONE:}$ $\text{GUTENBERG 29-97 \& 70-38}$ $\text{ADR. TÉLÉGR.: DUCBIN-PARIS}$ $\text{TISSUS D'AMEUBLEMENT}$ $\text{ $\mathcal{R}$ } \text{ & TAPIS} \mathcal{R}$ $\text{ $\mathcal{C}$ CRETONNES $\mathcal{E}$ }$ $\text{TOILES DE JOUY}$ $\text{ $\mathcal{V}$ VELOURS $\mathcal{N}$ }$ $\text{ $\mathcal{R}$ ETC} \mathcal{C}$ $\text{R.PICHON}$

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LES ÉCHOS DES INDUSTRIES D'ART LES ÉCHOS DES INDUSTRIES D'ART 2 et 4, RUE MARTEL, PARIS, 10e TEL. 8 LIGNES, BERGERE 0404 et la suite --- SOMMAIRE Pages --- MOTIFS DÉCORATIFS MODERNES, par Guillaume JÄNNEAU --- SALONS ET BOUDOIRS --- LES APPARTEMENTS DE LA VILLE DE PARIS --- LES BEAUX JOYEAUX FRANÇAIS MODERNES --- LES CADEAUX DE NOUVEL AN AUX ARTS DÉCORATIFS --- ÉCHOS ET NOUVELLES --- F. BARBEDIENNE BRONZES 5o, Boulevard Poissonnière, Paris GRANITS Michel Roux-Spitz, architecte UN HALL D'ATTENTE POUR UN MINISTÈRE DES BEAUX-ARTS --- LES ÉCHOS DES INDUSTRIES D'ART REVUE MENSUELLE SONT ENCARTEES GRATUITEMENT DANS LES ÉCHOS LA GRANDE REVUE COMMERCIALE FRANÇAISE PARAISANT TOUS LES MERCREDIS L'ABONNEMENT AUX ÉCHOS DONNE DROIT AU SERVICE GRATUIT DES ÉCHOS DES INDUSTRIES D'ART PRIX DE L'ABONNEMENT FRANCE, BELGIQUE : 1 AN. 80F ÉTRANGER = 1 AN. 120F PRIX DU NUMÉRO : 5 FRANCS VENDU EXCLUSIVEMENT AUX ABONNÉS

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LES ECHOS DE INDUSTRIES D'ART Motifs Décoratifs Modernes par GUILLAUME JANNEAU Le singulier conflit qui mit aux prises les services techniques de l'Exposition des Arts Décoratifs et le groupe d'Artistes primitivement chargé d'exécuter les peintures de la Cour des Métiers démontre les inconvénients d'une terminologie trop vague en matière artistique. Interprétant le programme qui leur était tracé, programme général et d'ordre allégorique, ces artistes, soigneusement choisis parmi les indépendants, avaient cru devoir élever le ton jusqu'au mode héroïque. Dans leurs compositions, les femmes nues voisinaient avec les forge- rons velus et les fauves domptés avec les architectes en toge. C'étaient des " concours de Rome " dociles, modérés et d'ailleurs sans génie. Le service d'architecture fut consulté. M. Louis Bonnier, son directeur, émit un avis si défavorable qu'il entraîna la décision conforme du Commissaire Général, l'honorable M. Fernand David. Ces projets lui paraissaient radicalement opposés, par l'esprit et par le style, au programme de l'Exposition. Aux peintures de la Cour des Métiers, c'est la glorification des recherches et de l'effort modernes qu'il fallait demander, et non pas en ce temps d'avions et d'outillage à grande puissance, celle du char des rois fainéants et des fuseaux de la reine Berthe. Ce conflit n'aurait qu'un intérêt anecdotique s'il ne montrait combien mal est posée la question du modernisme, et par les avocats, et par les adversaires des projets repoussés. C'est par l'esprit que péchaient les projets écartés : ils étaient comme leurs auteurs foncièrement académiques. Qu'on imagine ceux-ci empruntant les motifs de leurs compositions à la vie technique moderne : en auraient-ils tiré parti meilleur? Il est permis d'en douter. Ce n'est pas le choix des motifs qui détermine l'accent moderne d'une œuvre, c'est la manière de les traiter. Un Fernand Léger n'a garde de décrire énumérativement la machinerie d'une usine : mais il en restitue l'effet. Un Raoul Dufy, une Irène Lagut, expriment avec un esprit charmant l'aspect fantastique de la tour Eiffel : les néo-Bolonais-en eussent fait l'épure et, peintes par eux les nuées fugitives qu'accroche sa pointe eussent elles-mêmes été des solides. Qu'est-ce donc que le style ... Brandt puis dans le XVIIIe siècle ...

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moderne ? Le règlement de l'Exposition, par son article 4, en a tenté la définition. Seules seront admises, déclarait-il, les œuvres originales et d'inspiration nouvelle. Qu'est-ce à dire ? Fallait-il donc, oubliant tout l'acquis séculaire, inventer des formes et des décors? On s'y efforça: telle est la cause de cette subite adhésion des exposants aux formules géométriques. Les meubles et les objets qui, la veille encore, s'enveloppaient de formes arrondies affectèrent une simplicité spartiate. On vit, de la sorte, en ce pays de la grâce et du petit goût souriant, une soudaine irruption de profils secs et de silhouettes sévères. Il est vrai qu'il y a, pour un artiste, un singulier plaisir à percevoir le subtil rapport de deux tons ou l'ingénieuse disposition, délibérément vaine et privée de sens figuratif, d'un décor géométrique. Mais il est également vrai que l'homme s'intéresse d'abord à soi-même, et qu'une composition à la fois savante et sensible comme le Jugement dernier de Michel Ange ou le Persée de Puget, est d'un art plus riche et plus complet que celle qui ne s'adresse qu'aux sens. Déjà les Jean Lurcat, les Paul Véra, les Salvage, animent leurs compositions d'allusions aux choses concrètes. Ils y réintègrent les éléments figuratifs, empruntés à la faune, à la flore, aux objets familiers, aux modes passées. Un maître sensible et charmant entre tous, Raoul Dufy, puise franchement dans le vieux répertoire; il a composé des tissus dont le décor, dis- "DANSE GRECQUE", DESSIN DE RAOUl DUFY Tissu Bianchini-Férier ... Dufy puise franchement dans le vieux répertoire... le fin réseau d'une céramique persane du quinzième siècle, ou mêle en une composition des plus heureuses, l'amusant schéma d'une arcature ogivale au tracé d'une archivolteromaine. Ce ne sont, dans l'art décoratif, que rajeunissements et résurrections. Les formes elles-mêmes sont issues du passé. Ruhlmann est le disciple intelligent des Chalgrin et des Percier; Paul Fol lot celui des Benne man; Sue et Mare et Maurice Dufrène renouvellent, dans un sentiment également personnel, la formule du temps de Louis Philippe. Brandt puise ouvertement dans le dix-huitième siècle; Dupas le peintre, et Jeanniot le statuaire à la Renaissance. Bernard Naudin lui-même, l'un des tempéraments les plus originaux et des talents les plus aigus que possède l'Ecole Française contemporaine, relève de la tradition des Saint-Aubin et des Watteau. Il n'est jusqu'à ce maître de l'art moderne, Antoine Bourdelle, qui ne saisisse volontiers dans le passé les formes ou les modules qu'il estime propres à lui fournir un aliment. Sans doute son buste d'Anatole France, un des chefs-d'œuvre du siècle, est absolument naïf et dépouillé de tout caractère systématique; COMMODE BOIS BLEU SOMBRE (PAUL FOLLOT) ... Fol lot est le disciple de Benneman... KASHA DE BOGHAR, TISSU RODIER ... Rodier prend à l'Egypte comme à la Chine, à Rome comme au Moyen-Age... posé en registres superposés, offre des files de danseuses détachées toutes vives des flancs d'un vase grec. Pour motifs de ces tissus qui joignent au goût le plus neuf la saveur de l'exécution à la main, Rodier prend à l'Égypte comme à la Chine, à Rome comme au Moyen-Age. Il transpose en un décor à grande échelle

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DÉCOR DE BERNARD NAUDIN POUR UN CLAVECIN PLEYEL ... Bernard Naudin lui-même, l'un des tempéraments les plus originaux et des talents les plus aigus que possède l'Ecole Française contemporaine, relève de la tradition des Saint-Aubin et des Watteau... mais ces autres bustes du maître Auguste Perret, de Sir James Frazer, du Docteur Simu, manifestent un souci de style qui rejoint l'art antique. Antoine Bourdelle a trouvé chez les Grecs d'admirables idées plastiques, témoin son Héraclès. Mais il en a trouvé d'autres dans notre moyen-âge, témoin cette émouvante Vierge à l'Enfant qu'abritera le noble monument de l'Hartmannswillerkopf de Rober Danis, et qui semble descendu, pour vivre une vie nouvelle, d'une cathédrale du treizième siècle. En matière d'art qu'est-ce donc que la nouveauté? L'erreur commune est de croire qu'on la crée. Le nouveau ne naît pas de la fantaisie, ni de l'imagination, mais de la nécessité pratique. Une forme n'est pas nouvelle par elle-même : elle l'est quand elle exprime une condition nouvelle; d'ailleurs depuis qu'il y a des hommes et qui font œuvre d'art, quelle est la forme qui n'aît été maintes fois renouvelée? On trouve le petit nœud Louis XVI à la fin du règne de Louis XIV, les oves, les perlettes et les rais de cœur du dix-huitième siècle dès le seizième, et l'on connaît — problème singulier — cette cheminée sculptée, du plus pur Louis XVI, dont l'auteur, indiscuté, n'est autre que Ligier Richier. Les seules formes nouvelles sont celles que détermine ou l'évolution des mœurs, ou le progrès des moyens matériels. David emprunta sans compter à l'antique, mais il ne le faisait pas en archéologue ; il en tira du moderne. Le point important n'est pas d'imaginer des systèmes décoratifs inédits : c'est de posséder une sensibilité, c'est-à-dire l'aptitude à percevoir avec plus de finesse et de netteté que la généralité des contemporains, ce que ceux-ci ne perçoivent encore que confusément. Guillaume JANNEAU. BOURDELLE: "HERACLES" ...Antoine Bourdelle a trouvé chez les Grecs d'admirables idées plastiques... MEUBLES DE SALON DE MAURICE DUFRÈNE ...Dufrène renouvelle la formule du temps de Louis-Philippe...

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SOUVENIRS DE L'EXPOSITION Salons et Boudoirs QUELQU'UN a dit dernièrement que le Salon, pièce d'apparat, lieu de réception, tendait à disparaître, cédant la place au Studio sous toutes ses formes, Hall-Studio, Studio-Boudoir, Studio-Bibliothèque, lieu de recueillement rendu nécessaire par notre vie agitée. Cela est possible dans certains appartements moyens où l'utilitarisme de notre époque sévit intensément. Au reste, l'indispensable salle de bains ajoutée, l'habitude se répandant de plus en plus de faire « chambre à part », réduisent le Salon quand on tient à en avoir un. Et c'est là que, bien souvent, on change sa dénomination, sinon toujours sa destination. C'est là qu'il devient Salon-Salle à manger, ou Studio simplement. Mais dans les habitations vastes et luxueuses, le Salon demeure. Aussi bien les ensembliers, exposants des Arts Décoratifs, apôtres de la sobriété ornementale, ont-ils mis, par compensation, dans les Salons qu'ils ont composés, et dans les Boudoirs qui sont des petits salons intimes, toutes les ressources d'une imagination fastueuse, ainsi qu'on peut le voir ici. LE GRAND SALON DE RUHLMANN ET PORTENEUVE, POUR L'HOTEL D'UN COLLECTIONNEUR Mobilier en ebène Macassar dessiné par Ruhlmann. — Damas mural sur le dessin de Stéphany. — Tapis et tapisseries des sièges de Gaudissart, exécutés par Braquenié. — Appareils d'éclairage de Ruhlmann, édités par Vian. — Sur les tables, animaux en bronze de Pompon

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Photo Rep. BOUDOIR, DE RUHEMANN ET BOURQUIN Lambris peint et rehaussé d'or. - Mobilier en chêne Macassar. Écran : tapisserie de Reboussin. Panneau sculpté de Hairon. BOUDOIR, PAR PIERRE SARDOU Lambris de Mesnard. - Ameublement de Shugt et Beaudoin. Soieries de Chatel et Tassinari, d'après Madier. Photo Salaün PETIT SALON DE L’“AMBASSADE FRANÇAISE” COMPOSÉE PAR MAURICE DUFRÈNE Mobilier, vases et accessoires édités par « la Maîtrise » des Galeries Lafayette. — Piano Gaveau. — Soierie des sièges, lamé argent de la Maison Cornille Frères, dessin de Jean Beaumont.

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Mobilier en bois doré. Sièges recouverts de tapisserie d'Aubusson (Cartons de C. Dufresne). Murs tendus de taffetas broché Architecture de Lahalle et Levard. Mobilier en palissandre. Sculptures argentées de Laurent Malclès. Peinture de C.Martin. Tapis de Bénédictus. — Porte en fer forgé de Brandt. — Corniche sculptée par Ch. Hairon. Meubles et sièges de Léon Bouchet, Leleu, Jallot, Montagnac

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BOUDOIR PAR PAUL FOLLOT, ÉDITÉ PAR “POMONE” (BON MARCHÉ). Laqué rouge et or. — Divan velours de laine vert jade. — Tenture damas vert lumière. — Piano Pleyel en acajou sculpté de P. Follot. — Lustres et appliques verre de Venise. — Tapis point noué. LE SALON DE M. R... INSTALLE PAR D. I. M. Mobilier en palissandre, de Ph. Joubert. Tapis au point noué, de P. Follot. Tenture murale en damas. Lustre en verre de Venise.