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First pages of the volume, freely accessible.

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LE FIGARO ILLUSTRE FÉVRIER 1937 PRIX : 6 FRANCS Regis Mauvet.

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L'AUTRICHE PARADIS DU SKI Les chiffres indiqués sur la carte correspondent avec ceux qui figurent devant chaque nom. Le chiffre arabe désigne le nom de la station et le chiffre romain celui de la province. L'ÉCONOMIE DES PRIX, LA PRODIGALITÉ DES JOIES 1. Vienne Son Carnaval et ses sports d'hiver dans de merveilleux paysages. Si vous visitez l'Autriche, n'oubliez pas de visiter VIENNE II. LE TYROL pays de sports d'hiver par excellence, vous invite! Renseignements et prospectus dans tous les bureaux de voyages et au Landesverkehrsamt für Tirol, Innsbruck. 3. St-ANTON-am-ARLBERG 1.000 lits à tous les prix. École de ski Hannes-Schneider. 4. GALTÜR Tyrol. Silvretta. 1.600 mètres d'altitude. Station Landeck, chemin de fer d'Arlberg. Centre international de sports d'hiver. Terrain idéal pour débutants et skieurs expérimentés. Prix d'hôtel et de pension de 7 à 16 schillings, tous frais compris. Thés dansants, distractions, concours de ski. Renseignements: Verkehrsverein Galtür. 5. INNSBRUCK station de ski. Bains de soleil. A Seegrube et Patscherkofel (2.000 m. au-dessus du niveau de la mer). Tarif spécial du téléférique par "billets de ski". Neige perpétuelle. Demandez ses photos de ski et son nouveau prospectus au "Verkehrsverein Innsbruck". 6. NAUDERS (1.400 m. d'altitude), à "l'Angle des Trois Pays": Autriche - Italie - Suisse. Le ski sous le soleil, sur un terrain célèbre pour sa variété. Patinage. Tremplin. Distractions sportives et mondiales. Renseignements: Verkehrsverein Nauders. --- III. L'HIVER dans la province de SALZBOURG 2. HOFGASTEIN (870 m. d'altitude), le lieu d'Autriche idéal pour les sports d'hiver! GRAND HOTEL. Maison de première classe. Tous les conforts. Bains thermaux. Dancing. Bar. Distractions. Public international. Pension complète de S. 16 à 24. A partir du 3 janvier, arrangements hebdomadaires à 130 S., bains compris. Saison: du 19 décembre jusqu'à fin février. Téléphone 56 et 57. --- PRINCIPALES STATIONS DE SPORTS D'HIVER, CLASSÉES D'EST EN OUEST I. Vorarlberg --- Altitude en m. --- Bödele --- 1148 --- Brand --- 1030 --- Gargellen --- 1424 --- Körbersee --- 1670 --- Lech a/Arlberg --- 1447 --- Schröcken --- 1269 --- Schruns --- Stuben a/Arlberg --- 1490 --- Zürs a/Arlberg --- 1720 --- II. Tyrol --- Alpbach --- Berwang --- 1340 --- Ehrwald --- Galtür --- 1583 --- Gerlos --- 1245 --- Gerlosplatte --- 1695 --- III. Salzburg --- Hofgastein --- Lofer --- Radstadt --- Saalbach --- 1003 --- St. Johann i/Pongau --- IV. Carinthie --- Heiligenblut --- 1300 --- Kanzelhöhe --- 1500 --- Mallnitz --- 1185 --- V. Styrie --- Bad Aussee --- Mariazell --- Mitterndorf --- Turracherhöhe --- 1763 --- VI. Haute-Autriche --- Bad Ischl --- Feuerkogel --- 1594 --- Spital a/Pyhrn --- VII. Basse-Autriche --- Semmering --- 400 stations de 300 à 2.000 m. d'altitude. 4.000 hôtels, pensions et auberges de style autrichien. 400 refuges de touristes, jusqu'à 3.500 m. d'altitude. L'AUTRICHE est le centre des cures et des traitements médicaux tant en hiver qu'en été. L'AUTRICHE est riche en stations thermales d'un renom international. L'AUTRICHE est pays des arts. Tous les amateurs de musique y trouvent la satisfaction parfaite de leurs goûts. Un choix de manifestations, extraordinaire par le nombre et la qualité, leur est offert. En outre, pendant toute la saison d'hiver, chaque jour, spectacles d'opéra et grands concerts symphoniques. --- PRIX A LA PORTÉE DE TOUTES LES BOURSES, PENSION COMPLÈTE A PARTIR DE FR. 30 IMPORTANTES RÉDUCTIONS sur les chemins de fer fédéraux autrichiens après un séjour de 7 jours: 60 000 pour le voyage de retour (même sous forme de voyages circulaires passant par Vienne. 30 000 pour d'autres voyages à l'intérieur de l'Autriche. Les agences de voyages organisent des voyages collectifs et individuels à des prix forfaitaires très avantageux. Pour tous renseignements s'adresser aux grandes Agences de Voyages ou à L'OFFICE NATIONAL AUTRICHIEN DU TOURISME 13, rue Auber, PARIS — (Téléphone: Caumartin 15-15)

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LE FIGARO ILLUSTRÉ — FÉVRIER 1937 Dessin de REGIS-MANSET. SOMMAIRE - Petite histoire de la Montagne par Jean ARVENGAS 6 - Megève 8 - Ski, trait d'union de la jeunesse par Gilles FAUROIT 12 - Saint-Moritz 14 - La Mode par - 10° 16 - La beauté dans les neiges par Geneviève CLARENCE 18 - La leçon d'Ichtyologie par CATELAN 22 - Chapeaux garnis 26 - Tissus de printemps 28 - Miroirs d'aujourd'hui par Albert SAGE 32 - Une maison du XVIIIe siècle par Paul HERMANT 36 - Trois décorations nouvelles aux Champs-Élysées 44 PHOTOGRAPHIES DE SCHALL, SEEBERGER, KOLLAR DEBRETAGNE, DORA MAAR. DESSINS DE RÉGIS MANSET ET PIERRE DEVAUX --- ABONNEMENTS D'UN AN FRANCE, COLONIES ET BELGIQUE.. 60 francs. EUROPE : Pays à tarif postal élevé.. 90 francs. Pays à tarif postal réduit.. 80 francs. COMPTE CHÈQUES POSTAUX : 242-53 CHANGEMENT D'ADRESSE : Pour tout changement d'adresse, nous prions nos abonnés d'écrire directement au FIGARO ILLUSTRÉ, en joignant à leur bande d'abonnement 1 fr. 50 en timbres-poste pour les frais.

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L'AUTO A LA CAMPAGNE Les visites sont toujours bien accueillies à la campagne. Elles deviennent de véritables réjouissances lorsque les amis arrivent en séjour avec une 402 PEUGEOT. On ne se lasse pas d'admirer les lignes de la carrosserie, son confort raffiné, son luxueux équipement. On sera flatté d'être vu sur les routes des environs dans cette belle voiture rapide et silencieuse. ---

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LE FIGARO ILLUSTRE FÉVRIER 1937 SCHALL LA FÊTE DE NUIT AU "GALA DU PATINAGE" A MEGÈVE

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PETITE HISTOIRE DE LA MONTAGNE Depuis quelques années, nous avons découvert la neige, mais elle existait avant nous. De tout temps en effet, les voyageurs durent traverser des montagnes et c'est ainsi que, dans les vieux récits de voyage, on peut suivre l'évolution de l'alpinisme et voir poindre chez certains le goût des « sports d'hiver ». Pendant tout le moyen âge, la montagne fut considérée avec frayeur. Cet effroi devant les glaciers était un héritage de l'antiquité. Un auteur du xve siècle, Félix Fabri déclare : « Les montagnes sont horribles et dangereuses par le froid de la neige ou la violence du soleil, cachant leurs sommets dans les nuages. » Aussi les pèlerins qui entreprenaient le voyage de Rome n'oubliaient pas de mettre dans leur sac des almanachs nommés « Dieu soit béni », et qui contenaient tous les conseils utiles pour traverser avec le minimum de danger les passages périlleux. Dès cette époque, des guides étaient à la disposition des touristes, ils portaient le nom de « marrons » et étaient vêtus de chapeaux de feutre, de gants velus, de hautes bottes ferrées à glace et avaient de longs pieux avec lesquels ils ouvraient les chemins pour tous les voyageurs, qu'ils fussent à pied ou à cheval. Les voyageurs, eux, portaient des costumes d'aspect étrange. Un pèlerin, Jacques le Saige, de Douai, rencontra en traversant les Alpes, en 1524, des hommes dont les yeux étaient protégés par des besicles de verre, certains qui n'avaient pas ces moyens de protection contre la réverbération, avaient transformé leurs bonnets en masques, ce « qui estoit bien estrange à veoir », nous dit notre homme, beaucoup plus enclin, semble-t-il, « à crocheter les bouteilles et flacquons » qu'à faire des sports d'hiver. Dans le courant du xvie siècle, un médecin faisait d'ailleurs paraître un traité de médecine à l'usage des voyageurs ; nous pouvons y relever quantité de conseils destinés à ceux qui doivent affronter les périls de la montagne. « Les voyageurs devront porter des vêtements noirs, ou tout au moins porter devant les yeux quelque chose de noir sur quoi ils puissent fixer leurs yeux... il faudra se munir de verres de cristal que l'on assujettira sur les yeux, comme le font déjà ceux qui en connaissent l'utilité ; ces sortes de verre commencent à être vendus par les colporteurs... ils peuvent également être employés par de très grandes chaleurs, lorsqu'il y a beaucoup de poussière sur les routes... Il conviendra également que ceux qui, en hiver, ont à parcourir des chemins couverts de neige, ne soient pas à jeun, mais qu'ils mangent des gâteaux de farine et boivent un peu de vin généreux, ce qui leur permettra de résister davantage au froid et au gel. Il importe d'avoir aussi des parfums dégageant une saveur chaude tels que l'ambre, du romarin et du musc pour réchauffer le cerveau et réconforter l'esprit. Les pauvres doivent porter sur eux du thym ou de la menthe ou un autre parfum. De plus, il ne faut pas négliger de couvrir la tête, le cou, les oreilles et les autres parties du corps de vêtements de laine moelleuse ou de fourrures. » On voit qu'un médecin moderne donnerait à peu près les mêmes indications. En 1588, le sieur de Villamont faisant l'ascension de Roche-Melon avec deux « marrons » chargés de vivres pour deux jours, est obligé de s'« attacher aux mains et pieds des graffes de fer », il arrive au haut de la montagne tellement fatigué que « les marons lui feirent boire un peu de vin pour lui donner courage ». Malgré la difficulté de cette ascension, notre gentilhomme est très heureux de voir des chamois, des perdrix blanches et noires, il apprécie la beauté un peu sau-

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vage de ces monts « encore couverts de leurs chapeaux blancs, encore que nous fussions au mois d'août ». Un suisse du xvie siècle, Gessner, est un amant passionné de la montagne ; il écrit que les courses de montagne offrent des plaisirs aux cinq sens : « Le tact se vivifie quand on respire la fraîcheur des vents du septentrion et aussi lorsque, transi de froid et transpercé par la pluie, on se réchauffe soit au soleil, soit en marchant, soit auprès des feux allumés dans les chalets. L’oreille est charmée des bons mots des bergers et du chant mélodieux des oiseaux. » Les ascensions constituent pour lui le plus noble des exercices, « elles ne fortifient pas seulement le corps, elles sont aussi le délassement le plus noble de l’esprit ». Ne croirait-on pas lire un article publicitaire en faveur des sports d’hiver ? Cet écrivain du xvie siècle a su mettre en valeur, à une époque où la traversée des montagnes était considérée comme un exercice très dangereux, tout le charme des glissades sur les pentes couvertes de neige, toute la beauté qui se dégage des paysages alpestres et tous les bienfaits que peuvent apporter à l’organisme la pratique de ces exercices. Nous connaissons, par le récit que nous en a laissé de Thou, l’ascension de François de Candale, proche parent du roi de Navarre, au pic du midi d’Ossau en 1552. Ce noble seigneur ayant été aux eaux de Béarn à la suite d’Henri d’Albret, roi de Navarre, ne craignit pas d’entreprendre « de monter à la montagne qu’on nomme les Jumelles, à cause qu’elle se sépare par le haut en forme de fourche… dans le temps qu’il préparait tout ce qui est nécessaire pour son dessein, plusieurs gentilshommes et d’autres jeunes gens vêtus de simples camisoles s’offriraient de l’accompagner ; il les avertit que plus ils monteraient, plus ils sentiraient le froid ; ce qu’ils n’écoutèrent qu’en riant ; pour lui, il se fit porter une robe fourrée ; vers le milieu du mois de mai, ils montèrent assez haut pour voir les nuées au-dessous d’eux ; alors le froid saisit ces gens de manière qu’ils ne purent passer outre ; pour lui, il prit sa robe et marcha avec précaution, accompagné de ceux qui eurent le courage de le suivre, il monta jusqu’à un endroit où il trouva des retraits de chèvres et de boucs sauvages qu’il vit courir par troupes sur ces rochers escarpés… Jusque-là ils avaient rencontré des traces taillées dans le roc par ceux qui étaient auparavant montés ; jusqu’alors (monsieur de Candale venait d’arriver aux aires d’aigles) on ne voyait plus de chemin ; l’air froid qui les environnait leur causait des étourdissements qui les faisaient tomber en faiblesse, ce qui les obligea de se reposer et de prendre un peu de nourriture ; après s’être enveloppé la tête, ils se firent une nouvelle route avec l’aide des paysans qu’ils avaient amenés ; quand le roc résistait au travail, on se servait de crocs, d’échelles et de grappins ; par ce moyen, il arriva enfin jusqu’à un lieu où il ne vit plus aucune trace de bête sauvage, cependant on n’était pas encore au sommet de la montagne ; enfin il le gagna à peu de distance près, avec l’aide de certains crochets qu’il avait fait faire d’une manière extraordinaire. Alors il choisit un lieu commode d’où il put regarder jusqu’en bas, il s’y assit et avec le quart de cercle, il commença à mesurer la hauteur, il prit pour rez-de-chaussée le courant paisible que les eaux qui se précipitent de rocher en rocher avaient formé, jusqu’au plus haut sommet de la montagne qu’il mesurait aisément du lieu ou il était ». Notons qu’à cette époque on mesurait la hauteur des montagnes d’après l’ombre qu’elles projettent. Cette peur de la montagne est également reflétée par la vie du père Ange de Joyeuse, dans laquelle l’auteur nous dit que ce saint personnage ne redoutait pas de traverser souvent les Alpes pour se rendre à Rome, ce qui lui semble un trait de grand courage et de sainteté. C’est seulement au xviiie siècle que nous voyons des véritables amateurs de la montagne ; le sentiment de la nature, le préromantisme et l’anglomanie sont pour beaucoup dans cette évolution du goût. Les voyages aux glaciers de Savoie sont très à la mode, nous possédons le récit — très curieux — fait par le duc de la Rochefoucauld d’Enville en 1762, de son ascension. Dans les dix années qui précédèrent la Révolution, on vit arriver à Chamonix trente voyageurs par jour pendant les deux mois de la saison. Une femme, Mme de la Briche, a aussi écrit une description de son voyage au Mont-Blanc. Le baron de Pollnitz nous parle dans ses mémoires d’un Anglais qui à Lanebourg demeura huit jours pour avoir le plaisir de faire du traîneau. Les Pyrénées, dont les stations thermales connurent alors une grande vogue, attirèrent une foule considérable de touristes et d’« amants de la nature » qui venaient s’y livrer « à la douce mélancolie », y graver leur nom ou déguster, comme monsieur l’abbé Voisenon, des truites du lac de Gaube. Ces sites tourmentés et pittoresques des Pyrénées devaient plaire pendant toute la période romantique. Ainsi plusieurs siècles de lente préparation conduisirent à la fin du xixe siècle à cette mode de l’alpinisme, puis aux sports d’hiver dont les bienfaits se font apprécier davantage chaque année. Jean ARVENGAS.

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Ci-dessous : La terrasse du « REFUGE » à Rochebrune, à l'heure du déjeuner. Ci-contre : A la ter- rasse de l’« ISBA » de Mejève, on reconnaît à une table Toni Ducia, Mme R. Eonnet et Rudi Ludwig. SCHALL FIGARO ILLUSTRÉ

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--- SCHALL --- A gruche : Une leçon de ski. Ci-dessous : le champion Chierroni. FIGARO ILLUSTRE ---