Excerpt
First pages of the volume, freely accessible.
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LE FIGARO ILLUSTRÉ
REVUE MENSUELLE - SEPTEMBRE 1936 - PRIX : 6 FRS
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Table of Contents
- Introduction
- Historical Context
- Artistic Techniques
- Illustration Techniques
- Themes and Themes
- Conclusion
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Introduction
The Le Figaro Illustrated is a monthly magazine published by the French National Library. It was founded in 1936 to promote the study of art and literature.
Historical Context
The Le Figaro Illustrated has been a significant publication for over 20 years, providing a platform for scholars, artists, and enthusiasts interested in art and literature.
Artistic Techniques
The Le Figaro Illustrated employs various techniques such as color mixing, layering, and composition to create compelling illustrations.
Illustration Techniques
In addition to its artistic techniques, the Le Figaro Illustrated also utilizes traditional illustration methods like line drawing and sketching.
Themes and Themes
The Le Figaro Illustrated explores themes related to art, literature, and history through its illustrations.
Conclusion
The Le Figaro Illustrated continues to be an important resource for anyone interested in art and literature.
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Contact Information:
For more information about the Le Figaro Illustrated, please contact:
French National Library
Address: 123 Rue des Archives, Paris, France
Phone: +33 1 45 67 89 00
Email: info@fngl.org
Website: www.fngl.org
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UNE GRANDE DECOUVERTE SCIENTIFIQUE
Madame. — Vous qui êtes jeune et qui vous inquiétez déjà de votre ligne...
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est une découverte scientifique pour raffermir les seins dont les fibres sont relâchées.
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Autour du Monde
1937
DÉPART D'EUROPE
Fin décembre 1936
RETOUR EN EUROPE
début juin 1937
New-York (séjour libre), île de la Trinité, Brésil, Sainte-Hélène, Afrique du Sud, Madagascar, îles Seychelles, Inde, Ceylan, Siam, (Cambodge et Angkor), Malaisie, Java, Bali, îles Philippines, Chine, Japon, Hawaii, Californie et Panama.
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L'HOTEL DUNAPALOTA A BUDAPEST
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LE FIGARO ILLUSTRÉ - SEPTEMBRE 1936
SOMMAIRE
- Le miracle de la Côte d'Azur ... par René RICHARD 4
- La chasse aux singes ... par Charles RABETTE 10
- Coup d'œil sur les tissus et les silhouettes de l'automne 1936 ... par CATELAN 14
- De l'antiquité à nos jours ... 16
- Cape le jour, cape le soir ... 18
- La rentrée des chapeaux ... 20
- Au fil de l'Eure ... par Albert SAGE 22
- L'Extravagant Jérôme Bosch et les primitifs du Nord ... par Paul HERMANT 28
- Maisons dans le ciel ... 34
- Le concours photographique du «Figaro» ... 36
Dessins de Jordan.
Photographies de Schall, Joffé, Debretagne, Lucien Lorelle.
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ABONNEMENTS D'UN AN
FRANCE, COLONIES ET BELGIQUE... 60 francs. EUROPE : Pays à tarif postal élevé... 90 francs. Pays à tarif postal réduit... 80 francs
COMpte CHèQUES POSTAUX : 242-53
CHANGEMENT D'ADRESSE : Pour tout changement d'adresse, nous prions nos abonnés d'écrire directement au FIGARO ILLUSTRÉ, en joignant à leur bande d'abonnement 1 fr. 50 en timbres-poste pour les frais.
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AIR FRANCE
EUROPE - ORIENT
EXTREME ORIENT
AFRIQUE
AMERIQUE DU SUD
PASSAGERS • POSTE • MESSAGERIES
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PHOTO: BOSSON TIER, PARIS
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AIR FRANCE
Air France
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LE FIGARO
ILLUSTRE
SEPTEMBRE 1936
SCHALL.
LE MIRACLE DE LA COTE D'AZUR
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LE MIRACLE DE LA COTE D'AZUR
Ci-contre : une danseuse du Palm Beach fait de la sphère.
Ci-dessous : la rade de Cannes.
SCHAL L
(Note: The image contains a large circular illustration on the left side depicting a dancer in motion, and a photograph of a beach scene with palm trees and distant buildings at the bottom. These visual elements are not transcribed into Markdown as they are non-textual content.)
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L'heure du thé à “la Batterie” du Val d’Esquière.
SCHALL
Les gens sérieux ont horreur de découvrir un miracle parmi les faits économiques. Or, il y en a eu un, cet été, un miracle éclatant qui prouve que la puissance des Saintes de Provence peut bouleverser les calculs les mieux fondés sur le pessimisme laïque et obligatoire : c’est le miracle de la Côte d’Azur.
De Marseille à Menton, on s’était résigné d’avance à n’avoir plus de saison. La crise des affaires s’aggravait d’une crise sociale et politique. Le roi Edouard VIII, sur les conseils de la Prudence et peut-être de la Sûreté, renonçait à passer quelques jours d’impériale détente à l’“ Horizon ” d’une de ses sujettes, Mrs. Maxim Ehott. Chacun prévoyait le vide, le mutisme, la mouise et le déficit.
Comment en un or pur le plomb s’est-il changé ?
Les uns opinent que c’est à cause du temps. Il pleuvait dans le Nord, il faisait beau dans le Midi. D’autres soutiennent que le Bal des Petits Lits Blancs, transféré de Paris à Cannes,
a “ doppé ” la saison provençale. Des psychologues fondent un raisonnement spécieux sur le désir des derniers épargnants de dépenser leurs derniers billets avant qu’on ne les leur subtilise et sur la détente euphorique qui devait suivre la terreur de juin, mois au cours duquel tant de gens ont craint de perdre la bourse et la vie. Sans doute y a-t-il un peu de tout ça et beaucoup d’autre chose dans le triomphe radieux, paradoxal, inespéré de la Saison sur la Riviera française. Et cette autre chose, c’est l’élément miraculeux, l’appel secret et la légende bleue, l’impérieux besoin d’azur après les noirs soucis, l’aspiration de tous à se laver l’esprit des crasses et la désespérance. Tous au balcon de l’Espoir ! Ce ne fut pas un mot d’ordre, mais un courant secret. On accourut en Provence de tous les coins du pays et de tous les pays d’Europe. Et voilà ce qui a fait la déroute des prévisions, la joie des hôteliers et la justification des épithètes et des enseignes telles qu’Eden Roc pour un portier et le Paradis pour un cabaret.
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Ce Paradis — disons du moins Paradise, puisqu'on parle anglais en France — est logé au Palm Beach de Cannes où il succède à la Boîte à Matelots. Il est tout bleu et blanc, avec un petit peu de rose, et d'une naïveté décidée. Plus que pour son décor, il justifie son titre sur la difficulté de son accès : un portier, qu'on a eu le bon goût de ne pas déguiser en saint Pierre, vous déclare sur la porte et sur son honneur que c'est plein. Croirait-on qu'on refuse des saints à Cannes ? Mais, avec un peu de patience, un petit tour au bac et un stage au Purgatoire de l'antichambre, on finit toujours par être admis au Paradis, où les petites élèves dansent en short et les hauteneurs en chemise de sport. La grande attraction, ce ne sont pas les Miami girls, qui dansent comme des anges, mais les Bohémiens de Borah Minevitch, ces personnages de cauchemar, tirés de L'Opéra de Quatre Sous et qui reforment sur la scène un groupe de rôdeurs sur les quais d'un grand port, avec le nègre, le nain, le chômeur et l'homme aux coups durs, guidés par un maléficeux et subtil coquin, chef de ces mauvais garçons.
Il y a, paraît-il, de par le monde, une trentaine de troupes de ces Bohémiens qui, chacune, se prétend menée par le vrai Borah Minevitch. Et chacun de ces groupes a la même composition, les mêmes figures, les mêmes traditions. C'est une des légendes du music-hall. A Cannes, le personnage le plus attendu était le nain, qui, tout en jouant le rôle du sacrifié, savait accaparer le premier plan. Mais ce petit monstre apparaissait très rarement, parce qu'il était presque toujours « intoxiqué ». Il disparut même pendant huit jours et l'on conta qu'il s'était enfui avec Maud, la plus belle des Miami girls. Encore une qui a sa légende, cette Maud qui aurait tué de sa propre main, à New-York, un des lieutenants d'Al Capone qui la terrorisait. Ce meurtre, peut-être imaginé par un adroit manager, a servi beaucoup la réputation de Maud, qui en tire un grand prestige, même aux yeux du nain. Mais le petit homme ne l'a pas enlevée, car la danseuse est revenue bien avant son complice, plongé dans le coma des libations.
Ces petits potins sur la troupe servent de paratonnerre aux médisances du Paradise, qui épargnent ainsi l'honorable clientèle. Et pourtant, dans le tourbillon des valse qui escalade les degrés de la scène — le grand chic étant de porter sa danseuse au sommet du Paradis — que de romans je vois tourner ! Certains sont écrits déjà, et publiés, comme celui de la belle Yvonne de Saint-Cyr. D'autres sont à cueillir à ces lèvres closes, mais qui s'ouvrent parfois aux confidences. Il y a dix films magnifiques qui tournent dans cette salle, mais des films muets, encore au négatif. Qui veut développer les pellicules, dans un bain de Carmes et de champagne ?
Ce bain, servi au petit verre, ferait un excellent cocktail pour les quatre bars qui se disputent la suprématie sur la Croisette.
— J'ai le grand duc Boris, dit le Miramant, et le prince André de Guise, et Van Dongen, et Popesco, sans compter Jean Murat et Jane Marnac !
— J'ai les aviateurs, riposte le bar Carpentier, j'ai les yachtmen, les boxeurs, les ténors, les nageurs, les skieurs, les plongeurs.
— Et moi, surenchérit le Carlton, je fais du 6.000 francs à l'heure, chaque vesprée. J'ai le tout Cannes.
— J'ai le Gardenia, dit le Martinez, j'ai le Seringa, j'ai le Mimosa.
Assez de fleurs ! Vous avez tous raison, bars de la Croisette. Les soifs de 1936 ont été longues à étancher et il y en avait pour vous tous. Pourquoi, dès lors, vous manger le nez ?
La Piscine du Palm Beach.
Canots du M. Y. C. C. A. devant Cannes.
En “Pédalo”.
SCHALL
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Ski nautique.
Voiles en rade de Canne.
Les girls du Palm Beach répètent.
SCHALL
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Ci-contre : Une vue générale du Palm Beach de Cannes pendant le Gala Borah Minewitch.
Ci-dessus : Cannes pendant le feu d'artifice de la “Nuit des Petits Lits Blancs”.
SCHALL
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Borah Minewitch et sa troupe.
Un bon conseil si vous allez à Juan-les-Pins. Au cas probable où votre petite amie serait charmante, ne l’abandonnez pas cinq minutes au dangereux carrefour des plaisirs. Elle recevrait dix fois la proposition de vous lâcher au bénéfice de jeunes gaillards à forte voiture qui lui proposeront, comme première caresse, celle de la vitesse. Si vous n’avez qu’une « cinq chevaux », il serait tout à fait miraculeux que vous retrouviez, à la place de la demoiselle, autre chose qu’un billet d’excuses.
Juan, pourtant, s’est bien assagie. Ce n’est pas tout à fait le Don Juan-les-Pins d’antan. Tout s’embourgeoise : les courses de cafards sont remplacées par des courses de rats. Mais il reste encore et quand même un certain nombre de phénomènes merveilleux. On m’a conté un miracle qui s’est produit tout récemment au Casino. Il est beau comme « le beau Danube ».
Car c’est cette valse célèbre que jouait l’orchestre de Jean Ramot, tout récemment, comme passait un couple magnifique et viennois authentique. Dès les premières mesures, le mari prit la taille de sa femme et l’entraîna dans la danse, et quand il eut fini, il lui murmura à l’oreille :
— Non, je n’ai plus envie de mourir.
C’était, en effet, un ménage ruiné et qui avait dépassé la zone des derniers expédients. Aussi avait-il résolu de périr ensemble. Et voilà que cet orchestre de sortilège déchirait de ses accords cet accord pour la mort. L’homme voulait vivre, la femme persistait à vouloir mourir.
Ils ont fait chacun ce qu’ils ont voulu. Mais le Viennois sauvé par la valse est devenu une sorte de fétiche, comme revenant de l’au-delà. Après ce miracle, ne peut-on pas dire que Juan-les-Pins se spiritualise ? Il suffirait, pour s’en convaincre, de passer quelques jours dans le cercle des réunions anglo-américaines où danse Anton Dollin sur des musiques d’Elsa Maxwell et sur lequel règne la gaieté éclatante d’Amy Mollison. C’est un monde qui s’élève chaque jour sur l’échelle de la perfection, par la musique, la danse et l’usage des spiritueux. Et Noel Coward a bien de l’esprit.
René RICHARD.
Ci-contre, de haut en bas : Le public pendant les attractions du “Bal des Petits Lits Blancs”. — L’entrée du “Paradise” au Palm Beach de Cannes. — “Le Gala Exotique”.
SCHALL