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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE JANVIER 1923 SOMMAIRE HENRY LAPAUZE Il faut sauver Versailles. 16 Illustrations. HENRI PUVIS DE CHAVANNES Le Char d'Apollon. 4 Illustrations. ARSÈNE ALEXANDRE Le Peintre de Versailles, MAURICE LOBRE 12 Illustrations. PIERRE DE NOLHAC de l'Académie Française Les premières œuvres romaines d'Hubert Robert. 11 Illustrations. ARSÈNE ALEXANDRE ALBERT BESNARD. — Le Directeur et sa Direction. 2 Illustrations. GEORGES GAZIER Une Exposition de manuscrits à peintures à la Bibliothèque de Besançon. 15 Illustrations. GUILLAUME JANNEAU Le Mouvement moderne. — Une esthétique de la tenture murale. 15 Illustrations. CAMILLE GRONKOWSKI Les Émaux peints de Limoges. 10 Illustrations. IGNACIO PIÑAZO Le Courrier d'Espagne. 7 Illustrations. LE CURIEUX Le Carnet d'un Curieux. 11 Illustrations. 101 Illustrations dans le texte et 5 Hors-Texte.

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Jeanne Lanvin Couture, Mode, Fourrures, Lingerie 22, Faubourg Saint-Honoré, Paris CANNES, Boulevard de la Croiselle

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LA GRILLE D'HONNEUR DU CHATEAU DE VERSAILLES. IL FAUT SAUVER VERSAILLES UI, il faut sauver Versailles, sans délai, — et on le peut, je vais essayer de le démontrer. *** La volonté de Louis XIV a créé Versailles, une volonté qui ne connut point de défaillance, qui s'affirma envers et contre tous. Certes, il rencontra des collaborateurs à sa taille, ou plutôt sa volonté encore les fit surgir, une volonté de tous les instants qui s'inscrit aux Comptes des Bâtiments du Roi, dans ses Lettres et dans ses Ordonnances, et jusque dans l'Itinéraire qu'un jour il rédigera de sa main, et que Louis XIV destina à ceux qui visitent Versailles. Aujourd'hui, après plus de deux siècles et demi, Versailles subsiste, magnifique comme la pensée qui l'enfanta, sublime comme la volonté qui le créa, — et c'est toujours l'Itinéraire fixé par le Roi Louis XIV, que, promeneurs avertis ou touristes pressés, suivent comme au premier jour. Je ne crie pas volontiers : « Vive le Roi », étant d'origine républicaine, mais toutes les fois que je vais à Versailles, hormis les heures des Congrès constitutionnels, — et toutes les fois que je me remets à mes travaux sur

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE l'Académie de France à Rome, née, en 1666, elle aussi, par la volonté de Louis XIV, je me dis que c'est être simplement un bon Français que de rendre au fond de soi-même hommage à ce prodigieux et formidable représentant de la monarchie absolue que fut Louis XIV. Que reste-t-il des siècles révolus sur le sol de France, par quoi nous sommes le plus fiers de notre lourd passé d'histoire ? Quelques monuments gallo-romains, nos petites églises romanes, nos magiques cathédrales du Moyen Age — contre qui les Allemands se sont acharnés — de nobles châteaux de la Renaissance — et Versailles qui domine tout, sauf Notre-Dame, Amiens, Chartres et Reims. Qu'on ne se méprenne pas : je ne commettrai point l'erreur de découvrir Versailles. Mais l'aimant tous les jours davantage, ayant peut-être la possibilité — notre Renaissance de l'Art Français et des Industries de Luxe possédant une clientèle de grands amateurs d'art, — d'être de quelque utilité à Versailles, je m'en voudrais, après avoir rapidement évoqué ses origines, de ne pas dire ce que j'ai vu, récemment, de ne pas insister sur la misère du Château, sur le délabrement des bosquets, sur la ruine des groupes et des statues, où le génie de nos sculpteurs, aux XVIIe et XVIIIe siècles, s'est dépensé sans compter. * Un jour de l'été dernier, M. Léon Bérard, Ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts, annonça sa visite à Versailles avec un programme limité, mais nettement déterminé. Passons sur les jardins et les bosquets lamentables, M. Léon Bérard étant fixé là-dessus depuis longtemps, comme son collaborateur. M. Paul Léon, directeur des Beaux-Arts. Mais une petite barque de l'ancienne Venise versaillaise l'attendait aux bords du bassin d'Apollon. Il y monta. Il fit le tour du Char d'Apollon, et, tout de suite, il jugea que c'était grave. Le promeneur contraint de s'arrêter au Tapis de verdure pour admirer ce Char d'Apollon ne peut pas en juger pareillement. Lorsque M. Léon Bérard, abandonnant son frôle esquif, se trouva sur le socle de pierre, parmi l'enchevêtrement des jambes du fameux quadrige exécuté par Tuby, repris au XVIIIe siècle par J.-B. Lemoyne — le troisième coursier, à droite, porte ostensiblement sur la bride, la signature de celui-ci — à ce moment-là, le Ministre s'écria : — Mais le Char d'Apollon croule et s'écroule !... — Parfaitement, répliqua le jeune second de M. Chaussemiche, qui, en l'absence de l'architecte en chef, conduisait le Ministre. Il s'écroule littéralement. Fondu en plomb, — et doré ensuite — comme la presque totalité des groupes qui ornent les bassins de Versailles, le Char d'Apollon est menacé d'une ruine totale. Et M. Guéritte indiquait les fléchissements dus aux intempéries : les hanches des coursiers se resserrent, les jambes se recroquevillent, les cous s'enfoncent dans les corps qui se déforment, etc. (Voir nos photographies.) Encore quelques jeux des grandes eaux et le beau groupe de Tuby — peut-être le plus beau de tous les groupes célèbres de Versailles — aura cessé d'être. Quelle catastrophe si tout à coup on apprenait que le Char d'Apollon s'est effondré ! M. Léon Bérard décida sur l'heure :

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE FRONTON DU PALAIS SUR LA COUR DE MARBRE. — Plus de grandes eaux au Bassin d’Apollon. Fini, n’est-ce pas ? — Bien, Monsieur le Ministre. — Que faudrait-il pour remettre en parfait état le Char d’Apollon, et les vieilles canalisations qui l’alimentent ? — 250.000 francs. — Soit. J’en parlerai avec Paul Léon. Je le connais : dès maintenant préparez la saison d’hiver. Entourez le Char d’Apollon d’un échafaudage ; prévoyez sa consolidation ; ne négligez rien pour que cette œuvre admirable soit tirée d’affaire… Votre crédit est assuré. Ce que M. Léon Bérard avait dit fut fait : le crédit, grâce aux Monuments Historiques, a été accordé, et on peut, dès maintenant, être sûr que le Char d’Apollon reparaitra l’an prochain, surgira parmi les grandes eaux, dans toute sa gloire — tel que le voulut Louis XIV, et tel que l’exécuta Tuby. *** Voilà ce que valut à Versailles une seule visite du Ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts : Le Char d’Apollon ne s’écroulera pas ! Oserons-nous dire à M. Léon Bérard et à M. Paul Léon, que nous ne les tenons point quittes envers la mémoire de Louis XIV, ni envers Versailles ? Ils nous doivent plus encore. Ils doivent nous restituer le Château, les jardins, les bosquets et les bassins dans le plus parfait état. Et ce n’est pas une mince besogne. Nous allons établir ici le bilan de nos misères, l’état exact des ruines de Versailles. Nous rechercherons ensuite ce qu’il conviendrait de faire pour remettre de l’ordre dans tout cet affreux désordre du parc, des allées et même du Château où le Roi-Soleil aurait quelque peine à reconnaître la parfaite merveille que sa volonté avait créée pour l’honneur de son règne, — et pour la gloire de la France. *** Si vous le voulez bien, nous étudierons méthodiquement l’état présent du Château et des Jardins de Versailles, et aussi l’état des Trianons que nous ne séparons pas de Versailles dans notre sollicitude angoissée. En allant pas à pas, sans nous préoccuper de savoir si c’est ou non une chose fastidieuse, nous avons des chances de ne rien oublier. Or, le public doit être informé clairement, et aussi le législateur qui vote les crédits — ou les refuse. Donc, allons-y. Entrée du Château. La grille restaurée, repeinte et dorée est en bon état ; il n’en est malheureusement pas de même des deux superbés groupes placés à droite et à gauche de la grille sur les édicules. Celui de gauche, lorsque l’on regarde le Château est : L’Espagne domptée, sous la forme d’un lion, par Girardon ; celui de droite représente : L’Aigle de l’Empire vaincu, par Gaspard Marsy.

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TUBY. — LE CHAR D'APOLLON. — PLOMB DORÉ. — ÉTAT ACTUEL. FRAGMENTS.

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TUBY. — LE CHAR D'APOLLON. — PLOMB DORÉ. — ÉTAT ACTUEL, FRAGMENTS.

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE TUBY. — VASE. — MARBRE. Ces groupes en pierre, restaurés en 1879, sont en mauvais état et, si l'on n'y prend garde, il n'en restera rien ; il conviendrait au moins de les faire compléter en glaise sur place, par un sculpteur habile, d'en prendre ensuite le moulage complet, ce qui permettrait, dans la suite, d'en faire une mise au point et de rentrer les originaux. Il en est de même des deux autres groupes placés également dans la cour et qui sont, celui de gauche : L'Abondance, de Coysevox; celui de droite : La Paix, de Tuby. Ces groupes décoraient autrefois les édicules de la deuxième grille du Château détruite au XVIIIe siècle. Les balustrades de la cour et leurs soubassements sont dans un état alarmant dans diverses parties ; — le pavage des rampes, à droite et à gauche, est complètement enfoncé dans maints endroits. Les statues Louis-Philippe qui avaient été commandées pour le Pont de la Concorde seraient à enlever : l'harmonie de la cour y gagnerait et le Pont de la Concorde plus encore, ainsi que le démontrait naguère Jean de Bonnefon. La cour de marbre est à réparer, le dallage soulevé est brisé en son milieu : dans ce lieu fréquenté du public la réparation est indispensable. Corps central et Ailes Nord et Sud. Couvertures à reviser et refaire en partie : autour de la cour de l'Eil-de-Bœuf et de celle du Dauphin. Cour royale : revision de couverture, des plombs ornés et ardoises. Petits appartements Louis XV : revision de couverture, des plombs ornés et ardoises. Attique Chimay : cinq lanterneaux sont à refaire entièrement, serrurerie, vitrerie et peinture. Salles de la Smala, de Constantine et de Crimée : couverture et réfection des corniches et des bandeaux en pierre de la façade sur la rue des Réservoirs. Chapelle : façade nord et chevet à restaurer ; les bas-reliefs au nord tombent en poussière. Verrières à restaurer, verres et nombreux vitraux cassés. Réfection ou réparation importante des parquets dans le Salon d'Hercule, les Salles 106, 107, 108, 109, 110, 111. Salle du Conseil, Chambre du Roi, 115, 116. COYSEVOX (D'APRÈS). — LA NYMPHE À LA COQUILLE. — MARBRE.

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE Ravalement des quatre façades de la courette éclairant l'escalier des Ambassadeurs, les plâtras tombent : c'est dans un état lamentable. Même chose pour les autres cours intérieures : cour de l'Œil-de-Bœuf, cour du Dauphin, cour de Mesdames. Les peintures extérieures des portes et fenêtres de tout le Palais n'existent plus ; pour la conservation des bois, ce travail serait indispensable : tout pourri ! Ailes Nord et Sud des Ministres. Parties hautes à restaurer. Des pierres tombent ; lucarnes, couvertures et cheneaux à refaire. Service d'incendie. A compléter, insuffisant actuellement. COYSEVOX. — VASE. — MARBRE. Jardins. Réfection, curage et remise en état des pierrées et égouts recevant les eaux pluviales et la décharge des bassins du Parc. Ces canalisations ne fonctionnent plus, l'eau coule en surface et ravine toutes les allées (2.500 mètres environ de longueur). Augmentation des bouches d'arrosage pour l'entretien des parterres et pelouses ; il faudrait 50 bouches de plus. Treillages entourant les bosquets à refaire presque complètement (400.000 francs environ sont nécessaires si l'on veut rétablir ces treillages, d'une longueur de plus de 30.000 mètres). Grilles en fer de l'Orangerie, tombent en ruine, une partie seulement a été restaurée en 1917. Seraient à restaurer également les grilles de l'allée de Flore, Saturne, du Mail. Murs de clôture dans leurs parties hautes et les sauts de loup, à restaurer. Élagages méthodiques dans tout le Parc. Corrois de glaise à remanier au pourtour des bassins; ces corrois en mauvais état font que les bassins sont toujours à moitié vides. Ne sont pas compris les travaux urgents qu'il y aurait lieu de réaliser dans les dépendances ; au Pavillon DESJARDINS. — DIANE. — MARBRE.

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE HARDY. — LE BASSIN DES ENFANTS. — PLOMB. Macipes, aux bâtiments de la Petite Orangerie, aux divers postes de gardes, etc., etc. Les aménagements de salles du Musée, réparations dans les logements du personnel, etc., etc... Les Trianons. Service d'incendie à installer : il n'existe presque rien comme moyens de défense. Plus de 300.000 francs sont nécessaires pour cet objet. Les grilles suivantes tombent en ruines et sont à restaurer : avant-cour, cour du Grand-Trianon ; avant-cour, cour du Petit-Trianon ; travaux de serrurerie, peinture et dorure. Réfection des peintures inexistantes de toutes les portes et fenêtres des Trianons. Réfection de peinture de nombreuses salles des Tria-nons. Plafonds tachés, etc... Réfection de couvertures dans les Trianons (Palais), dépendances, — couvertures de chaumes du Hameau. Réfection de berges, radiers, cascades et gazonne-ments des rivières de Trianon : en ruine, ou à peu près. Grand Lac : en ruine ou à peu près. Restauration des ponts et passerelles sur les rivières qui sont en très mauvais état et constituent un danger pour le public. Réfection du bassin du Plat-fond dans l'axe du Grand-Trianon : ce bassin est une véritable prairie, des arbustes et osiers y poussent que l'on doit couper; cette pièce capitale au point de vue décoratif de l'ensemble n'existe plus. Il y aurait lieu de restaurer divers bâtiments qui tombent : ancienne régie, anciens communs, Théâtre de Marie-Antoinette. Vieille Aile dite Louis XIII. On a commencé à la restaurer sur des crédits affectés par les Monuments Historiques. Sera terminée en quatre ans environ. Versailles. Note sur les statues et vases de marbre décorant le parc (Leur entretien et leur préservation) Qu'ils appartiennent à l'antiquité ou aux XVIIe et XVIIIe siècles, les marbres qui composent le décor des Jardins de Versailles sont invariablement tous plus ou moins éprouvés par le temps et irrémédiable-blement condamnés à disparaître si on continue à les négliger. D'une étude très sérieuse de spécialistes, il résulte ceci : L'action des intempéries et des végétations parasitaires ou les atteintes des hommes ont généralement mis à mal ces marbres. Pendant le long temps qu'ils ont passé au plein air de notre climat meurtrier, alternativement soumis à l'action de la pluie, de la neige, du gel et des acides contenus dans l'atmosphère, ces marbres se sont altérés en surface d'abord, puis profondément et, de carbonate de chaux se sont transformés en sulfate de chaux, c'est-à-dire en plâtre. Dans ces conditions,

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LA RENAISSANCE DE L'ART FRANÇAIS ET DES INDUSTRIES DE LUXE GASPARD ET BALTHASAR MARSY. — LE BASSIN DE LATONE. — AU FOND, LE BASSIN D’APOLLON. — PLOMB. la matière marbre a perdu toutes les qualités qui la faisaient résistante, transparente, sonore au choc, brillante et susceptible de poli et surtout celle d'être peu perméable à l'eau. En observant une statue de Versailles on a vite fait de s'apercevoir que certaines parties plus particulièrement exposées sont craquelées comme l'émail d'une ancienne faïence, fendillées, gercées, plus ou moins profondément, ayant perdu toute transparence. La matière est alors à tel point fragile qu'au moindre effort du pouce et de l'index on peut la réduire en une fine poussière blanche ; on dit alors en terme de métier que le marbre est « pouf ». En pareil état, des objets de grandes dimensions et lourds, sont extrêmement fragiles et leur transport est quelquefois impossible à exécuter : les vibrations produites par celui-ci, risquant de les désagréger et de les mettre en miettes. Il est donc indispensable de les préserver et de tâcher de prolonger leur vie. Le procédé à employer est très simple ; il consiste à laver le marbre à l'eau pure (non javellisée comme certains le préconisent), à la brosse douce, et avec un soin méticuleux, pour détacher les poussières et le délivrer des mousses et lichens, qui ont envahi sa surface et pénétré dans la masse ; puis, l'objet étant parfaitement sec, il convient d'appliquer sur toutes ses parties trois couches d'une dissolution très légère de cire blanche ou mieux encore de céruvine ou blanc de baleine dans de la térèbenthine ou de la benzine, dans une proportion à graduer suivant l'état du marbre ; en principe il est bon d'agir jusqu'au refus d'absorption. Cette dissolution étant un liquide absolument incolore, le marbre reprend dès l'application et presque instantanément sa teinte naturelle, du brillant et même un peu de sa transparence primitive, mais ce qui est mieux, il se trouve imperméabilisé et l'eau glissant sur sa surface ne pénètre plus la matière. L'opération pour être efficace doit être renouvelée tous les trois ans environ. Tous les autres nettoyages ou lessivages sont nuisibles ; répétés, ils usent les surfaces et détériorent rapidement les objets. Protection des Statues et Vases de Versailles Travaux proposés à exécuter sans retard, suivant le système que je préconise : - Parterre d'eau, à droite et à gauche du perron devant le Château, deux grands vases (Coysevox et Tuby) . . . . . . Chaque 500 fr. 1.000 - Fontaine du Point-du-Jour au devant, Cléo-pâtre, de Van Cleef ...