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L'ART ET LES ARTISTES 9e ANNÉE N° 98 ART ANCIEN ART MODERNE ART DÉCORATIF REVUE D'ART ANCIEN ET MODERNE DES DEUX MONDES DIRECTEUR-FONDATEUR: ARMAND DAYOT RÉDACTION ET ADMINISTRATION 23, QUAI VOLTAIRE PARIS 16, QUERSTRASSE LEIPZIG MAI 1913 ABONNEMENT (UN AN) FRANCE... 20 FR. ET RANGER 25 FR.

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L'ART ET LES ARTISTES PRIX DU NUMÉRO : - FRANCE .. Net 2.00 - ÉTRANGER.. Net 2.50 Directeur-Fondateur : ARMAND DAYOT Secrétaire : ADOLPHE THALASSO --- SOMMAIRE DU NUMÉRO 98 - LA PEINTURE AMERICAINE (49 illustrations) — CHRISTIAN BRINTON - ALPHONSE DE NEUVILLE (11 illustrations) — ROBERT HÉNARD - L'ART DÉCORATIF : DEUXIÈME EXPOSITION DE LA GALERIE MANZI (2 illustrations). — LEANDRE VAILLAT - LE MOIS ARTISTIQUE — ADOLPHE THALASSO - Le mouvement artistique à l'Etranger : Italie, par CARLO BOZZI; Orient, par A. DE MILO; Échos des Arts; Bibliographie. - Épreuve d'Art : Artilleur (aquarelle), par A. DE NEUVILLE (App. à M. R. DURR). Les avis de changement d'adresse doivent nous parvenir, accompagnés de 0 fr. 50 en timbres-poste, au plus tard le 25 pour le numéro du mois prochain. Les articles publiés par L'ART ET LES ARTISTES deviennent la propriété de la Revue. Tous droits de reproduction et de traduction réservés. --- J. ALLARD - Galerie de Tableaux des Maîtres Modernes - 20, Rue des Capucines, 20 --- TABLEAUX ANCIENS Maison fondée en 1848 Galeries KLEINBERGER - PARIS, 9, Rue de l'Échelle - NEW-YORK, 709, Fifth Avenue (Entre 55 et 56e rue) Spécialités : - ÉCOLES HOLLANDAISE, FLAMANDE - ET PRIMITIFS DES XIVe et XVe SIÈCLES

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LIBRAIRIE DES AMATEURS A. FERROUD :: F. FERROUD Succ., boulevard Saint-Germain, 127 :: PARIS Petite Bibliothèque Andréa $\diamond$ Pour paraître en Mai BENJAMIN CONSTANT :ADOLPHE: Publication illustrée de 35 compositions en couleurs par SERGE DE SOLOMKO Un volume in-12 imprimé par KAUFFMANN sur papier impérial du Japon ou vélin teinté d'Arches, fabriqué spécialement pour cette édition JUSTIFICATION DU TIRAGE N° 1 à 25. — Exemplaires sur Japon ou vélin teinté d'Arches, contenant quatre états : un état colorié par l'artiste, un état en noir sur Japon à la forme, un état en couleurs avant-lettre avec remarques, les planches en couleurs dans le texte et une aquarelle originale de l'illustrateur. ………………………………………… 225 fr. N° 26 à 80. — Exemplaires sur Japon impérial ou vélin teinté d'Arches, contenant trois états des planches : un état en noir sur Japon à la forme, un état en couleurs avec remarques sur Japon impérial et les planches en couleurs dans le texte. ………………………………………… 75 fr. N° 81 à 180. — Exemplaires sur Japon impérial ou vélin teinté d'Arches, contenant deux états des planches : un état en couleurs avec remarques sur Japon impérial et les planches en couleurs dans le texte ………………………………………… 50 fr. N° 181 à 1000. — Exemplaires sur vélin teinté d'Arches, avec les gravures en couleurs dans le texte. ………………………………………… 25 fr. 10 Hollande blanc avec trois états des planches, dont deux en couleurs et un noir sur chine (même format que les ex. Japon) ………………………………………… 90 fr. Un exemplaire unique contenant tous les originaux (à souscrire) AVIS. — Nous fournirons également ADOLPHE relié : plein maroquin (bleu, rouge ou au choix du client), trois filets or gras et maigres sur les plats et au dos, dos à nerfs, tête et tranches dorées, non rogné, couverture, net. ………………………………………… 45 fr. Demi-maroquin à coins, dos ordé et mosaïque, tête dorée, non rogné, couverture. Pour les exemplaires Japon, net. ………………………………………… 12 fr. 50 Pour les exemplaires vélin, un état, net. ………………………………………… 10 fr. Toutes ces lettres sont soignées et signées Les illustrations d’“ADOLPHE” ont été exécutées par un artiste de grande valeur, M. SERGE DE SOLOMKO n’est pas connu, chez nous du moins, et nous sommes heureux de lui avoir confié comme début l’illustration d’un chef-d’œuvre. Cette illustration est tout simplement admirable. Le Spécimen est en distribution Notre Catalogue mensuel est adressé sur demande --- CRÉDIT LYONNAIS SOCIÉTÉ ANONYME FONDÉE EN 1863 Capital entièrement versé : 250 millions Siège Social : LYON, Palais du Commerce Succursale : PARIS, Boulevard des Italiens Dépôts de fonds à vue et à échéance fixe :: Ordres de bourse (France et Etranger) :: Avances sur titres :: Dépôts de titres :: Escompte et encaissement de coupons :: Envois de fonds en France et à l’Etranger :: Change de monnaies étrangères :: Lettres de Crédit pour voyages :: Souscriptions :: Dépôts de bijoux, argenterie, etc. :: Assurances :: Garantie contre les risques :: de non vérification des tirages :: LOCATION DE COFFRES-FORTS --- CHOCOLAT A LA TASSE PRÉVOST Le même Chocolat en tablettes le 1/2 kilo 3 fr. Chocolats supérieurs 4 fr. et 5 fr. le 1/2 kilo Chocolats de ménage 1 fr. 70 et 2 fr. le 1/2 kilo Grand choix de Bonbons au Chocolat QUALITÉ SUPÉRIEURE PARFUMS TRÈS VARIÉS MAISON FONDÉE EN 1827 39, Boulevard Bonne-Nouvelle, PARIS 4, Allées de Toury, BORDEAUX *

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ATELIER J.-B. CARPEAUX SCULPTURES ORIGINALES PAR J.-B. CARPEAUX TERRES CUITES, PLATRES, BRONZES, MARBRES. Parmi lesquels : LA DANSE, UGOLIN ET SES ENFANTS, groupes originaux en terre cuite. :: GROUPES, STATUETTES, BUSTES, etc. Vente à Paris : Galerie MANZI-JOYANT, 15, rue de la Ville-l'Evêque Le Vendredi 30 Mai 1913, à deux heures Commissaire-Priseur : M° HENRI BAUDOIN, successeur de M. Paul Chevallier, 10, rue Grange-Batelière Experts : MM. DURAND-RUEL et FILS, 16, rue Lafitte ; M. MANZI, 15, rue de la Ville-l'Evêque EXPOSITIONS : Particulière : le Mercredi 28 Mai 1913, de 1 h. 1/2 à 6 h. — Publique : le Jeudi 29 Mai 1913, de 1 h. 1/2 à 6 h. --- SUCCESSION DE MONSIEUR B... TABLEAUX MODERNES TABLEAUX ANCIENS Œuvres remarquables de : CAZIN, COROT, DIAZ, Jules DUPRÉ, FROMENTIN, ISABEY, MARILHAT, Gustave MOREAU, ROYBET, VOLLON, etc. Par: VAN GOYEN, VAN MERIS, MOREELSE, VAN DER NEER, TOURNIERES, WOUWERMANS, etc. Gouache par VAN BLARENBERGHE. Objets d’Art et d’Ameublement — Porcelaines et Faïences — Pendules — Bronzes d’Art — Bronzes de Barye — Ameublement de salon couvert en tapisserie de Beauvais du temps de Louis XVI — Tapisseries des XVIe et XVIIIe siècles. Vente : GALERIE GEORGES PETIT, 8, rue de Sèze, à Paris Le Jeudi 29 Mai 1913, à 2 h. 1/2 Commissaires-Priseurs : M° F. LAIR-DUBREUIL, 6, rue Favart, Paris; M° HENRI BAUDOIN, Successeur de M. Paul Chevallier, 10, rue Grange-Batelière. — Experts : Pour les tableaux modernes, M. GEORGES PETIT, 8, rue de Sèze; Pour les tableaux anciens, M. JULES FERAL, 7, rue Saint-Georges; Pour les objets d’art, M. MANNHEIM, 7, rue Saint-Georges. EXPOSITIONS : Particulière : Mardi 27 Mai 1913; Publique : Mercredi 28 Mai, de 1 heure et demie à 6 heures. --- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE Pour favoriser le développement du Commerce et de l’Industrie en France SOCIÉTÉ ANONYME :: CAPITAL 400 MILLIONS SIÈGE SOCIAL : 54 et 56, Rue de Provence à Paris Dépôts de Fonds à intérêts en compte ou à échéance fixe (taux des dépôts : 1 an à 2 ans 2% ; de 4 à 5 ans 3% ; net d’impôt et de timbre). — Ordres de Bourse (France et Etranger). — Souscriptions sans frais. — Vente aux guichets de Valeurs livrées immédiatement (Obligations de Chemins de fer et Bons à lots, etc.). — Escompte et Encaissement de Coupons Français et Etrangers. — Mise en règle de Titres. — Avance sur Titres. — Escompte et Encaissement d’Effets de Commerce. — Garde de Titres. — Garantie contre le remboursement au pair et les risques de non-vérification des tirages. — Virements et Chèques sur la France et l’Etranger. — Lettres de crédit et Billets de crédit circulaires. — Change de Monnaies étrangères. — Assurances (Vie, Incendie, Accidents), etc. SERVICE de COFFRES-FORTS Compartiments depuis 5 francs par mois (Tarif décroissant :: en proportion de la durée et de la dimension) :: 89 succursales, agences et bureaux à Paris et dans la banlieue ; 862 agences en Province ; 2 agences à l’étranger : Londres, 53, Old Broad str., et Saint-Sébastien (Espagne) ; correspondants sur toutes les places de France et de l’Etranger. CORRESPONDANT EN BELGIQUE Société Française de Banque et de Dépôts BRUXELLES, 70, rue Royale. ANVERS, 22, pl. de Meir. --- COMPTOIR NATIONAL D’ESCOMPTE DE - PARIS Capital : 200 millions de francs SIÈGE SOCIAL : Rue Bergère SUCCURSALE : 2, Place de l’Opéra Président du Conseil d’Administration : M. ALEXIS ROSTAND, O. Directeur Administrateur : M. E. ULLMANN, O. M. P. BOYER, OPÉRATIONS DU COMPTOIR Bons à échéance fixe — Escompte et Recouvrements — Escompte de chèques — Achat et Vente de Monnaies étrangères — Lettres de Crédit — Ordres de Bourse — Avances sur Titres — Chèques Traites — Envois de Fonds en Province et à l’Etranger — Souscriptions Garde de Titres — Prêts hypothécaires matrimoniales — Garantie contre les Risques de remboursement au pair — Paiement de coupons, etc. AGENCES 37 Bureaux de Quartier dans Paris — 14 Bureaux de Banlieue — 150 Agences en Province — 11 Agences dans les Colonies et Pays de Protectorat — 11 Agences à l’Etranger LOCATION DE COFFRES-FORTS LETTRES DE CRÉDIT POUR VOYAGES Le COMPTOIR NATIONAL D’ESCOMPTE délivre des Lettres de Crédit circulaires payables dans le monde entier auprès de ses agences et correspondants ; ces Lettres de Crédit sont accompagnées d’un certel d’identité et d’indications, et offrent aux voyageurs les plus grandes commodités, en même temps qu’une sécurité incontestable SALONS DES ACCRÉDITÉS Succursale : 2, Place de l’Opéra Installation spéciale pour voyageurs — Emission et paiement de Lettres de Crédit — Bureau de change — Bureau de poste Réception et réexpédition des lettres

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COLLECTION JOHN BALLI, DE LONDRES Importants TABLEAUX MODERNES Aquarelles et Pastels Par : BONHEUR (Rosa), COROT, DAUBIGNY (Ch.), DELACROIX (Eug.), DIAZ (N.), HARPIGNIES, ISABEY (E.), LHERMITTE (Léon), ROUSSEAU (Th.), SCHREYER, TROYON (C.), VEYRASSAT, VAN MARCKE, WHISTLER. --- IMPORTANTE AQUARELLE DE MEISSONIER “1807” Vente : GALERIE GEORGES PETIT 8, rue de Sèze — Le Jeudi 22 Mai 1913, à 3 heures --- Commissaires-Priseurs : Me F. LAIR-DUBREUIL, 6, rue Favart; Paris ; Me HENRI BAUDOIN, Successeur de Me Paul Chevallier, 10, rue Grange-Batelière. Experts : M. GEORGES PETIT, 8, rue de Sèze ; M. JEAN MANCINI, 7, rue Caumartin. --- EXPOSITIONS { Particulière : Le Mardi 20 Mai 1913, de 1 heure et demie à 6 heures. Publique : Le Mercredi 21 Mai 1913, --- Collection de M. George C. ZERVUDACHI, d’Alexandrie TABLEAUX MODERNES Aquarelles et Pastels Par : BAIL (Joseph), BENJAMIN CONSTANT, BERNE BELLECOUR, BOLDINI, BONHEUR (Rosa), BOUDIN (Eug.), CHAPLIN, COROT, DETAILLE (Ed.), FLANDRIN (J.-H.), FRANÇAIS, GÉROME, GERVEX (H.), GUIRAND DE SCEVOLA, HARPIGNIES, HENNER, JACQUE (Ch.), JACQUET (G.), HEILBUTH, LEFEBVRE (Jules), LYNCH, MAIGNAN (Albert), MULLER, PELOUSE, PENNE (O. de), ROCHEGROSSE, ROMANI (Juana), ROYBET, VEYRASSAT, VOLLON (Ant.), ZIEM, etc., etc. --- TABLEAUX ANCIENS Première vente à Paris après faillite de M. George C. ZERVUDACHI A la requête de MM. les Syndics de la Faillite et en vertu d’une ordonnance rendue par M. le Juge-Commissaire A Paris, GALERIE GEORGES PETIT, 8, rue de Sèze Le Vendredi 16 Mai 1913, à 2 heures --- Commissaires-Priseurs : Me F. LAIR-DUBREUIL, 6, Rue Favart, Paris ; Me HENRI BAUDOIN, Successeur de M. Paul Chevallier, 10, rue de la Grange-Batelière. Expert : M. GEORGES SORTAIS, peintre, Expert près le Tribunal Civil de la Seine, 11, rue Scribe. Chez lesquels se distribue le catalogue. --- EXPOSITIONS { Particulière : Les Mardi 13 et Mercredi 14 Mai 1913, de 1 h. 1/2 à 6 heures. Publique : Le Jeudi 15 Mai 1913, de 1 heure et demie à 6 heures. ---

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CHEMIN DE FER DU NORD SAISON BALNÉAIRE ET THERMALE 1913 Berck. Boulogne (Le Portel). Calais. Cayeux. Conchil-le-Temple (Fort-Mahon). Dannes-Camiers (plages Sainte-Cécice et Saint-Gabriel). Dunkerque (plage de Malo-les-Bains et Rosendaël). Etaples (Paris-Plage). Eu (plages du Bourg-d'Ault, d'Onival et du Bois-de-Cise). Fort-Mahon-Plage. Ghylveldé (Bray-Dunes). Gravelines (plage du Petit-Fort-Philippe). Le Crotoy. Lefrinckhouke (Malo-Terminus). Enghien-les-Bains. Pierrefonds. Serqueux (desservant Forges-les-Eaux). Du jeudi précédant les Rameaux au 31 octobre, toutes les gares délivrent, à destination des stations balnéaires et thermales ci-dessus, les billets ci-après: Billets d'aller et retour collectifs pour familles d'au moins quatre personnes, valables 33 jours (réduction de 50% à partir de la quatrième personne); Cartes d'abonnement de 33 jours (sans arrêt en cours de route) (réduction de 20% sur le prix des abonnements ordinaires d'un mois); Billets individuels hebdomadaires, valables du vendredi au mardi et de l'avant-veille au surlendemain des fêtes légales, (réduction de 20 à 44%). CHEMIN DE FER D'ORLÉANS PYRÉNÉES ET GOLFE DE GASCOGNE Billets d'aller et retour individuels pour les stations thermales, balnéaires et hivernales, délivrés toute l'année de toutes les gares du réseau, valables 33 jours avec faculté de prolongation et comportant une réduction de 25%, en 1° classe et de 20% en 2° et 3° classes. Billets d'aller et retour de famille pour les stations thermales, balnéaires et hivernales, délivrés toute l'année de toutes les stations du réseau sous condition d'un minimum de parcours de 300 kilomètres aller et retour, réduction de 20 à 40%, suivant le nombre de personnes, validité 33 jours avec faculté de prolongation. Billets d'excursion délivrés toute l'année au départ de Paris avec 5 itinéraires différents via Bordeaux ou Toulouse, permettant de visiter Bordeaux, Arcachon, Dax, Bayonne, Hendaye, Biarritz, Pau, Lourdes, Bagnères-de-Bigorre, Luchon, etc., validité 30 jours avec faculté de prolongation. Prix, 1°, 3°, 4° et 5° itinéraires: 1° classe, 164 fr. 50; 2° classe, 123 fr. — Prix, 2° itinéraire: 1° classe, 163 fr. 50; 2° classe, 122 fr. 50. Cartes d'excursions individuelles et de famille dans le Centre de la France et les Pyrénées, divisés en 5 zones, délivrés au départ de Paris et des principales gares du réseau du 15 Juin au 15 Septembre et donnant aux voyageurs le droit de circuler à leur gré dans la zone de libre circulation choisie par eux, validité un mois avec faculté de prolongation. Pour les cartes de famille, la réduction varie suivant le nombre des personnes de 10 à 50%. NOTA. — Pour plus amples renseignements consulter le Livret Guide Officiel de la Compagnie d'Orléans adressé franco contre l'envoi de 0 fr. 50 à l'Administration Centrale du Chemin de fer d'Orléans, 1, Place Valhubert à Paris. Bureau du Trafic-Voyageurs (Publicité). COMPTOIR NATIONAL D'ESCOMPTE DE PARIS L'Assemblée Générale s'est tenue le 3 avril sous la présidence de M. Alexis Rostand, Président du Conseil d'administration. Après avoir entendu les rapports du Conseil, de la Commission de Contrôle et des Commissaires, l'Assemblée a approuvé, à l'unanimité, les comptes de l'année 1912, qui se soldent par un bénéfice de Fr. 17,892,721,41 et décidé la répartition de Fr. 40 par action, et de Fr. 6,6481 par part de fondateur. Le Rapport du Conseil d'administration rappelle que, comme sa devancière, l'année 1912 a débuté dans des conditions favorables, mais que la seconde moitié de l'année s'est trouvée influencée par la guerre des Balkans. Cependant, si les événements d'Orient ont pu entraver les opérations d'émission, des efforts continus et une trésorerie constamment liquide, ont permis à l'Etablissement de développer avec succès ses opérations professionnelles de banque. La situation au 31 décembre 1912 s'élève à 1 milliard 777 millions, au lieu de 1 milliard 661 millions à la fin de l'année précédente. Le mouvement des Caisses a été de 90 milliards 882 millions à l'entrée et à la sortie. Les effets entrés dans le Portefeuille ont atteint 19 milliards 991 millions, au lieu de 18 milliards 617 millions en 1911. Les dépenses nouvelles de construction, de coffres-forts, etc., ont été complètement amorties, ainsi que toutes créances douteuses. Les réserves se trouvent, après répartition du bénéfice de 1912, portées au total de Fr. 37 millions 895,072,20, non compris une réserve spéciale de Fr. 1,449,068,13, inscrite en contrepartie des 28,499 Parts de fondateur rachetées. CHEMINS DE FER DE L'ÉTAT ET DE BRIGHTON PARIS À LONDRES PAR ROUEN, DIEPPE & NEWHAVEN DÉPARTS TOUS LES JOURS DE LA GARE S'LAZARE Matin et Soir PRIX DES BILLETS 45 fr. 35 25 fr. 82 fr. 58 fr. 41 fr. Leur France d'un Bulletin spécial du Service sur demande affranchie adressée 20 rue de Rome Paris, Palaiseau.

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Échos de la Mode ISADORA DUNCAN, heureusement douée d'une rare souplesse, a su conquérir des adeptes par sa danse et surtout par la grâce de ses lignes corporelles. La voyant si onduleuse, si légère, toutes les femmes bastionnées dans des corsets genre cuirasse qui les faisaient marcher avec la raideur d'un troupiier prussien, les génaient considérablement pour s'asseoir et les empêchaient de ramasser leur mouchoir, se sont imaginées qu'il suffisait de renoncer au corset long pour ressembler à une nymphe. Devant un espoir semblable, la Mode, pour une fois, devait céder au désir de ses esclaves habituelles. C'est pourquoi, presque sans transition, on n'a plus vu que des robes lâches, sans ceinture accusée et laissant la poitrine se placer à sa guise. Jeunes, vieilles, demi-vieilles, tout le monde féminin veut aujourd'hui ne pas avoir ou, du moins, paraître ne pas avoir de corset, car il n'est pas si facile que cela de s'en tenir aux procédés simplistes des beautés grecques. A ce jeu dangereux, on court le risque de dévoiler une esthétique peu désirable, d'avouer trop ou pas assez de rondeurs, chose fâcheuse pour les professionnelles belles Madames. Mais il est des accommodements avec le chic. Tout en semblant livrées à leurs seules ressources, nos délicieuses coquettes sont maintenues où il faut, comme il faut, par d'invisibles ceintures bien plus agréables à porter que l'odieux corset raidi de ressorts et de baleines qui s'est chargé, depuis quelques années, de réduire notre pauvre corps à sa plus simple expression. Puis, comme faveur spéciale, la Mode nous permet un peu de ventre... C'est vraiment gentil, et je sais quantité de femmes, même parmi les plus plates en apparence, qui vont pousser un rude soupir de soulagement en pouvant, enfin, libérer le pauvre prisonnier de ses entraves. Cela durera peu ou prou, l'essentiel est d'en profiter, attendu que, dès que le vent tournéra, nous reprendrons notre engin de torture avec le même empressément et la pareille satisfaction. Il serait logique, à l'approche des beaux jours, d'adopter les manches courtes; mais, non, on lance de plus belle des manches si longues que leur garniture couvre la main. C'est une combinaison favorable aux vilaines extrémités comme il y en a tant, mais les jolies mains n'ont pas besoin d'une telle protection, surtout lorsqu'elles sont soignées avec la Pâte des Prélats, si parfaite pour blanchir l'épiderme et affiner les articulations. Le Savon des Prélats est aussi d'un très bon emploi, étant préparé aux mêmes bases. Ces deux spécialités de la Parfumerie Exotique, 35, rue du 4-Septembre, valent : la Pâte 5 fr. et 5 fr. 50 franc ; le Savon 2 fr. 50 le pain, 7 fr. la boîte de 3 pains ou 3 fr. et 7 fr. 85 franc. COMTESSE RÉGINE. Margarett. — La Sève Sourcière est excellente pour donner au regard une charmante expression, car elle fait allonger, épaissir et brunir les cils et les sourcils. Vous aurez ce produit à la Parfumerie Ninos, 31, rue du 4-Septembre, au prix de 5 fr. et 5 fr. 50 franc. C*** R. POUDRE DE RIZ AMBRE ROYAL La plus L'arfaite des Lourdes VIOLET, PARFUMEUR, PARIS Transports Internationaux Maritimes et Terrestres KIMBEL & CIE DE LA RANCHERAYE & Co., Succ. Maison fondée en 1849 Adresse Télégr. Medium-Paris 31, Place du Marché-Saint-Honoré PARIS SPÉCIALITÉ D'EMBALLAGES, DE TRANSPORTS DE TABLEAUX, SCULPTURES, OBJETS D'ART, etc. Agents des principales Expositions des Beaux-Arts Européennes et Américaines Charles POTTIER EMBALLEUR Successeur de son Père 14, Rue Gaillon, 14 Près l'Avenue de l'Opéra Téléphone 246 - 84 PARIS EMBALLAGE SPÉCIAL DE TABLEAUX, MEUBLES, MARBRÈS & OBJETS D'ART SUCCURSALE 12 :: Rue de Louvois :: 12 GARDE-MEUBLE POUR OBJETS D'ART 12, Rue des Messageries, 12

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tous vos livres sous la main avec la bibliothèque tournante TERQUEM Paris 31e Boulevard Houyamann angle de la rue Scribe. Envoi franco du CATALOGUE 1913 sur demande PHOTOS D'ART des Musées et Salons de Paris et Galeries étrangères. Gravures. Tableaux p' Appartements. ETUDES D'ART de tous genres. Cartes Postales illustrées. Portraits Miniatures sur émail, agrandissements. SUPERBE CATALOGUE D'ART avec 600 illust., 1 fr. 75, timbres français ou mandats de tous pays. BELLES COLLECTIONS de Photos et Cartes Postales, de 3 fr. à 100 fr. Asii : Songeuse 24/3o, 1 fr. 75 franco H. A. WEISS, Éditeur 23, rue d Enghien, PARIS LE GARDE-MEUBLE PUBLIC BUREAU CENTRAL : 18, Rue Saint-Augustin BUREAU DE PASSY : 18, Avenue Victor-Hugo Agrée par le Tribunal BEDEL & Cie MAGASINS : 194, rue Championnet 308, rue Lecourbe 14, rue de la Voûte 2 et 4, rue Véronèse 16, rue Barbès (Levallois) TÉLÉPHONE 238.61 J. FÉRAL TÉLÉPHONE 238.61 EXPERT EN TABLEAUX PARIS 7, Rue Saint-Georges, 7 PARIS LIQUEUR BÉNÉDICTINE CAVES E. LAPORTE Gare de LAROCHE (YONNE) SPÉCIALITÉ DE VINS DE CHABLIS ET DE LA COTE-D'OR Expédition en caisse de 6, 12, 25 et 50 Bouteilles assorties la bouteille, depuis 1 fr. 50 Authenticité garantie MÉDAILLE D'OR : LONDRES 1908 DIPLOME D'HONNEUR : BRUXELLES 1910 DIPLOME D'HONNEUR : TURIN 1911 CAISSE-RÉCLAME (6 bouteilles) Emballées franco gare toute la France 20 francs net 2 Chablis supérieur. 2 Rugiens de Pommard ou 2 Chablis première. 2 Clos Saint-Jacques. CAISSE-RÉCLAME (12 bouteilles) Emballées franco gare toute la France 35 francs net 4 Chablis supérieur. 2 Chambertins. 2 Chablis première. 2 Rugiens de Pommard ou 2 Premeeaux. 2 Clos Saint-Jacques. LE GÉRANT : A. JOBARD.

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MATTHEW PRATT — L'ÉCOLE AMÉRICAINE DE PEINTURE À LONDRES, CHEZ BENJAMIN WEST LA PEINTURE AMÉRICAINE PAR CHRISTIAN BRINTON Exposé historique. Avec autant d'intérêt que de gratitude, on se rappelle ce fait, que le premier artiste professionnel qui pratiqua son art dans le Nouveau-Monde était un Français intrépide et observateur, nommé Jacques Le Moyne de Morgues. On a de lui des mémoires authentiques. C'est un honneur pour la nation française d'avoir glorifié cet artiste en l'envoyant dans une terre presque mythique, lors de l'une des premières expéditions. Les explorateurs envoyés à Saint-John's River Florida, par l'ambitieux amiral Coligny, étaient commandés par Jean Ribaut. Quand plus tard l'héroïque groupe de colons huguenots fut condamné par l'amiral espagnol Pedro Menendez de Avilés, à être exterminé, Le Moyne s'enfuit vers la côte et retourna dans son pays natal en passant par l'Angleterre. Le Moyne raconta, d'une manière très pittoresque, l'excursion qu'il fit dans ce pays sauvage qu'était alors le Nouveau-Monde. Ses curieux récits ont été publiés par De Bry dans Les Voyages, en 1591, et il les illustra lui-même de planches en cuivre, faites d'après les dessins de l'artiste. Il est amusant de retrouver dans ces gravures le mélange piquant du traditionalisme européen avec la couleur locale américaine; mais tout ceci

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L'ART ET LES ARTISTES est d'autant plus à l'honneur de Le Moyne qu'il travailla dans des conditions fort hasardeuses. Il a fait connaître volontiers les détails qui le frappèrent chez les indigènes; il a montré l'absence de costume des chefs indiens; et il a représenté des dindons sauvages, des alligators et tous les hôtes des marécages et des forêts. Le malheureux petit groupe, dirigé par Ribaut et son fidèle lieutenant Landonnière comprenait — comme toutes les expéditions organisées par la France — des artistes, des géographes et d'autres spécialistes enthousiastes. Pour se faire une idée d'une expédition de ce genre, on peut consulter, à Dieppe, le journal du savant Samuel de Champlain : on y trouve une quantité de croquis en couleurs et en noir et blanc. Toutefois , il est peu probable que ce travail original et d'une sincérité remarquable, ait exercé quelque influence directe sur la genèse du goût artistique du Nouveau Monde. Ce travail est simplement classé dans les librairies et les archives historiques d'Europe. Les temps n'étaient pas encore venus. Et il est à remarquer que, malgré leur culture, ce ne sont pas les Français qui firent éclore l'art en Amérique, mais les Anglais si peu esthètes. C'est grâce aux efforts d'un groupe d'artistes anglais que se fonda peu à peu, ce que nous pouvons appeler la Période Coloniale de peinture aux États-Unis. Environ un siècle après, et lorsque les Français eurent cédé la place aux Anglais, des artistes de tous genres vinrent s'installer en Amérique, tous assez mal équipés et la plupart possédant un talent médiocre. Parmi ceux qui eurent la priorité, se trouvaient Gustavus Hesselius, le peintre décorateur suédois qui vint en 1711; John Watson, un Écossais qui arriva en 1715; Peter Pelham, le graveur et John Smibert, un portraitiste de quelque talent; le premier débarqua en 1717, le second en 1729. On ne peut pas dire que ce furent des artistes de premier, ni même de deuxième ordre, mais ils suppléèrent amplement aux nécessités de la pauvre communauté dans laquelle ils s'installèrent. Quoi que l'on en dise, l'art américain ne fut jamais distinctement britannique; durant cette époque de formation, la peinture anglaise elle-même était encore en enfance; et certains de ces pionniers montrèrent clairement des tendances beaucoup plus continentales qu'anglaises et bien plus en rapport avec l'idéal de Kneller et de Lely. En cours de temps, cependant, la gloire ascendante de l'art britannique du XVIIIe siècle, se refléta au delà de l'Océan, un peu ternie, sans doute, mais toutefois reconnaissable. A peu d'exception près, les peintres indigènes partirent pour Londres où ils subirent bien vite l'influence anglo-saxonne. Ceux qui naquirent dans les colonies travaillèrent tout d'abord avec l'un ou l'autre des maîtres précités, puis, tout naturellement, allèrent poursuivre leurs études dans la capitale britannique où, parfois, ils restèrent pour y pratiquer leur profession. Le premier groupe de peintres indigènes, les vrais fondateurs de l'École Coloniale ou Pré-Révolutionnaire — qui dura depuis l'apparition du goût artistique jusqu'en 1783, quand le traité de paix avec l'Angleterre fut formellement conclu, — comprenait : John-B. Blackburn, né vers 1700; James Clay Peele (1720); Matthew Pratt(1734-1805); John Singleton Copley (1737-1815); Benjamin West(1738-1820); Charles Willson Peale(1741-1827); Gilbert Stuart (1755-1828) et John Trumbull (1756-1843). Ce furent ces hommes diligents et loyaux qui mirent la première pierre à l'édifice de l'art américain, et ce ne fut que plus tard, vers le milieu du XIXe siècle, après la vague de leurs successeurs directs : Thomas Sully (1783-1872); Chester Harding (1792-1866); John Neagle (1796-1865); et Henry Inman (1801-1846), que l'influence anglaise BENJAMIN WEST ARTHUR MIDDLETON, SA FEMME ET SON ENFANT Ph. Haeseler. Coll. D' Henry Middleton Fisher, Philadelphie.

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LA PEINTURE AMÉRICAINE GILBERT STUART PORTRAIT DE JOHN NIXON GILBERT STUART PORTRAIT DE MRS. SAMUEL BLODGETT se dissipa. Les figures dominantes dans l'art de cette épogue furent: Copley, West et Stuart. West faisait aussi des compositions historiques et allégoriques. Les deux autres étaient plus exclusivement des portraitistes et le plus jeune d'entre eux, Stuart, n'a jamais été dépassé dans ce genre par ses compatriotes des générations suivantes. Le centre géographique du goût pendant ces années de formation ne fut pas Boston, ville natale de Copley, où il passa ses premières années, ni New-York, ce fut Philadelphie. Quand la paix fut conclue et que Philadelphie fut la capitale nationale, l'art devint florissant dans la cité des Quakers. Des peintres accoururent de toutes parts; et l'on parlait beaucoup des plaisirs de la « Cour Républicaine » comme on la désignait sous le régime de Washington et de son attrayante épouse. On s'intéressait si vivement à l'art qu'en 1805, grâce aux efforts de Charles Willson Peale, on fonda l'Académie des Beaux-Arts de Pensylvanie, la plus ancienne institution de ce genre aux États-Unis; on peut l'appeler le berceau de la peinture américaine, tout comme « Indépendance Hall » représente le berceau de la liberté américaine. Durant la courte période de transition qui dura de 1783 à 1815, date de la conclusion du traité final de paix avec la Mère-Patrie deux fois vaincue, apparurent dans toute leur gloire trois figures remarquables : John Vanderlyn (1775-1852), Edward Green Malbone (1777-1807) et Washington Allston (1779-1843). Privés de l'inspiration britannique, ces trois hommes de talent s'en allaient à la dérive. Sentant l'impérieux besoin de fréquenter une école étrangère, John Vanderlyn alla s'installer à Paris au lieu d'aller à Londres. Il profita si bien des études qu'il fit en France qu'en 1808 Napoléon lui remettait publiquement une médaille d'or pour CH. WILLSON PEALE PORTRAIT DE BENJAMIN FRANKLIN