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First pages of the volume, freely accessible.
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Réunion de femmes.
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FRANCISCO ITURRINO
Le catalogue du dernier Salon d'Automne où Francisco Iturrino exposait le résumé et la fleur de vingt années de travail, semblait promettre aux visiteurs des renseignements anecdotiques ou pittoresques sur l’Espagne. Les catalogues sont menteurs, car les tableaux, pour les artistes, n’ont pas de noms. Et dans tous les cas pas ceux d’Iturrino. S’il a ouvert, sur la foi des réputations invérifiées, le Voyage en Espagne de Théophile Gautier, j’imagine qu’il n’a pas été long à refermer ce livre entre tous incompréhensif. Iturrino doit savoir qu’il y a chez lui des serenos, des diligences, des mules harnachées de velours et de grelots, des toreros en bas roses que regarde un œil noir, des poignards dans les jarretières et des œillets dans les cheveux. Mais il n’éprouve pas le besoin de le raconter. Le monde n’est pour lui qu’un répertoire où ses variations symphoniques puisent pour traduire sans qu’il le sache, et l’exprimer dans son esprit, l’héritage de cent mille ancêtres, les fleurs, la soie brodée, les chignons sombres, les visages pâles sous la poudre, les yeux noirs, les épées rougies par le sang des monstres, la fatalité de l’amour. Il est Basque, sans doute ; mais la Biscaye est encastrée dans les plus durs et les plus vieux des royaumes d’Espagne, la Castille, la Navarre, le Léon, les
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Asturies; elle a leur ciel, leurs pierres, leur poussière, leurs arènes, leur histoire. Les Espagnes si diverses et si caractérisées prennent de loin une unité terrible où le réalisme catholique, l'indifférence au meurtre et à la mort, la gravité et la joie funèbre se mêlent. Iturrino appartient à ce monde-là.
Parti, comme tous les peintres de son pays, de la volonté un peu étroite de reproduire les scènes les plus brutales, les visions les plus immédiates, les matières les plus arides, tout ce qui est sombre et desséché, il est très vite arrivé comme eux à l'expression toujours plus libérée de ce qui est clair, aérien, fluide, des harmonies qui n'appartiennent pas aux choses, mais à ce qui flotte entre les choses. C'est un espace coloré où les choses ne sont que des prétextes à rappeler, par le vert, le jaune d'une robe, le violet ou le bleu d'un châle brodé, le rouge d'une fleur, d'un ruban, le noir bleu d'une chevelure, les tons dispersés sur la toile avec la fougue, la légèreté et aussi la monotonie d'une race qui peut rêver plusieurs siècles le même rêve et l'agir en un seul éclair de ferveur et de passion.
S'il est absolument nécessaire de trouver un prétexte au besoin qu'il a de peindre, on ne peut guère en découvrir qu'un seul. Sur des fonds de paysages imprécis et brouillés comme des tapisseries, il peint des femmes assemblées. Ce sont d'énormes fleurs réunies en gerbes ou couchées les unes près des autres, au hasard de ses rencontres et de l'inspiration qui les groupe en composition spontanées que le jeu des valeurs, des accords rapides et des volumes sommairement indiqués semble déterminer très vite. On dirait des bouquets sauvages, des orties, des ronces, des chardons en fleurs ramassés un peu pèle-mêle, dans les fentes du rocher. C'est le troupeau confus des heures de désir où l'imagination cueille tout ce qui passe et qu'offrent les soirées d'Espagne avec les formes indécises où la volupté rôde et tremble sans jamais se fixer ni s'arrêter nulle part. Les mantilles, les châles brodés, les œillets dans les cheveux de ténèbres, les faces ardentes, souvent laides, desséchées, couleur de cuir, les formes lascives qu'on devine, tout cela se distingue à peine; il n'y a que des étoffes soyeuses sur des corps fiévreux prêts à l'amour. A travers les robes transparentes on entrevoit des membres chauds, des reins trépidants, des taches sombres ; une lubricité ingénue et violente s'affirme, quelque peu grave et tragique au sein de cette joie répandue par les rires, les causeries, les fleurs, la clarté limpide des harmonies, la sonorité vibrante des mains frappées et des talons. L'artiste, comme la vie, n'est chaste que quand il ôte à la femme son dernier vêtement. Ses nus sont durs, pesants et pleins comme des bronzes, et c'est à leur propos qu'il manifeste avec le plus de force et d'évidence des qualités d'architecture approximative qui font penser aux constructions impressionnistes de Velasquez et de Goya.
La forme est entrevue brusquement dans ses lois de masse et d'équilibre, restituée d'un coup sans recherche, sans analyse, avec une faculté foudroyante de schématisation et d'abstraction. Si nous nous en tenons au témoignage de son évolution dernière, nous pouvons juger un peu trop égale et plâtreuse une matière qui sait être, quand il le veut, soyeuse et frissonnante, poudrée de joyaux opaques écrasés et mêlés à des plumes d'oiseaux de feu. Mais si nous ne savons pas retrouver dans ses harmonies pâles cette Espagne qu'on connaît si mal, cette Espagne décolorée où les femmes s'habillent de rouge et les hommes de noir pour ne pas se laisser absorber par l'uniformité grise de l'espace, c'est à travers ces formes nues si fermes et d'une noblesse si barbare que nous reconnaîtrons quelqu'un.
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Iturrino ne nie pas qu'on y puisse et doive chercher l'influence du grand initiateur de la peinture d'aujourd'hui. Il parle avec émotion de Cézanne, qu'il a longuement étudié et qu'il aime d'un esprit reconnaissant. Il suit la destinée singulière de tous les artistes de son pays. Jusqu'ici ils n'ont pu s'atteindre et pénétrer l'Espagne qu'en appe-
lant à l'aide les maîtres étrangers, les sculpteurs français au moyen âge, les peintres flamands et italiens plus tard. Incapables d'imager, ils cherchent un cadre où déployer leur force. Dès qu'ils ont compris, très vite et sommairement, comment on dispose des figures sur la surface d'un tableau, leurs rapports élémentaires de voisinage et de profondeur, alors ils s'emparent de leur vérité propre, lâchent la bride à leur passion, entrent du coup au cœur de la grande peinture qui consiste à orchestrer dans l'espace la forme et la couleur délivrées de la réalité locale, à user du monde formel avec la liberté du musicien. Iturrino, qui a le plus parfait mépris pour tout ce qui n'est par l'impression directe, en est venu, comme tous ceux qui vont atteindre la vie jusque
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dans ses forces cachées, à ne plus rien voir que ce que la vie représente d'inactuel et de général.
Ce peintre sauvage et subtil — il n'est pas un maître espagnol qui n'ait à la fois précisément ces deux caractéristiques — n'a pris le pinceau qu'à vingt-huit ans. Jusque là il avait fait des études chez lui d'abord, en Belgique ensuite, pour devenir ingénieur. S'il avait traversé avec intérêt les musées, jamais il n'avait ouvert un autre livre que ses traités d'étudiant. Quand il se décida à peindre, il s'aperçut soudain que sa vie n'avait été auparavant qu'une calomnie d'elle-même et remonta jusqu'à ses sources le fleuve qu'il descendait paisiblement. Il a gardé de cet effort terrible une reconnaissance dou- loureuse pour les grands livres qu'il a lus. Il sait que ce sont eux qui ont créé en lui ce désenchantement fécond qui fait de l'illusion une conquête. Il m'a conté qu'il avait beaucoup plus de trente ans quand, un soir, il ouvrit pour la première fois Don Quichotte dans une de ces auberges de Castille où les rouliers et les marchands de bêtes dorment dans des peaux de moutons. Peu à peu, sans s'en apercevoir, il se mit à lire à voix haute. Tous écoutaient, et lui pleurait. La révélation du sublime est, pour le créateur et celui qui l'écoute, l'inévitable marche de l'enchantement au martyre et du martyre à l'espérance de la joie. Il le sait. Il suit son chemin. Il ne considère comme désirable que la forme qui se dérobe. Il sait qu'il ne l'atteindra pas. C'est par cette angoisse même, contenue, profonde, lisible aux fonds des yeux bleus qui sont tristes dans un visage décharné, que Francisco Iturrino mérite de devenir le seul peintre qu'ait eu l'Espagne depuis Goya.
ELIE FAURE.
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LES INSECTES ET LEUR INTERPRETATION DECORATIVE
Si l'art décoratif a, jusqu'à présent, cherché dans la forme des fleurs la source principale de son inspiration, il n'en reste pas moins que le règne animal garde au décorateur des trésors infinis encore à peu près complètement inexplorés.
A cet égard, la classe des insectes mérite notre attention toute particulière. Par la variété immense des échantillons qu'elle nous présente, par la beauté de leurs couleurs, par le caprice de leurs formes, cette faune apparaît d'un inépuisable intérêt. Tantôt, c'est l'élégance du dessin, depuis la délicate libellule jusqu'à la mouche et jusqu'à l'abeille au fin corset et, tantôt, quand la forme est moins séduisante, ce sont les splendeurs de l'élytre aux tons si vifs et si heureusement divers.
Aussi, doit-on souhaiter de ne plus voir se limiter à la bijouterie, mais s'élargir chaque jour, au contraire, le champ des applications décoratives de l'insecte.
Sans comporter, évidemment, une utilisation aussi générale que la fleur dans la pratique ornementale, l'insecte n'est pas à négliger, croyons-nous.
Aussi bien, n'avons-nous pas dessein d'exposer longuement ici des considérations qu'il nous a suffi d'indiquer, et le but de cet article sera de montrer au lecteur les interprétations ornementales que l'observation des insectes nous a suggérées et, par conséquent, un des partis qu'on peut en tirer parmi d'autres.
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Les interprétations de l'insecte dans les arts ornementaux des civilisations antérieures sont plutôt rares ; des peuples de l'antiquité, l'Egypte seule nous offre des exemples. Le plus célèbre est le scarabée sacré.
Au moyen âge, les insectes abondent dans les enluminures, mais ils sont copiés aussi scrupuleusement que possible avec la
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patience naïve de ce temps sans qu’aucune liberté puisse nous faire penser à une interprétation originale.
De tous les peuples, il semble que ce soit les Japonais qui aient le plus heureusement utilisé la faune, de nombreux objets, bibelots de toute sorte : vases, étuis sont décorés de vols de libellules gracieux, de curieuses mantes agenouillées ou d’énormes cigales aux yeux étonnés (fig. 3, 4, 5 et 6).
Enfin, notre bijouterie moderne a utilisé les insectes et en a tiré parti de la plus heureuse façon. Nous croyons, néanmoins, qu’on peut étendre tout ce qu’ils contiennent de précieuse richesse ornementale à d’autres applications, les formes souples de certains longicornes, les merveilleuses parures de certains scarabées permettent des utilisations multiples et indéfiniment variées.
Envisagée au point de vue strict d’interprétation graphique, nous voyons que cette parure peut donner lieu par ses dessins : rayures, stries, zigzags, points, lignes courbes, à des thèmes ornementaux très simples, mais d’un grand caractère; leur répartition géométrique, leur disposition symétrique permet la stylisation et donne au dessin synthétique une physionomie puissamment décorative. Les épines, les aiguillons, les rugosités dont certaines espèces sont couvertes peuvent aussi contribuer à leur parure pittoresque et, par conséquent, faciliter l’interprétation.
Mais ce n’est pas là le seul intérêt, les insectes offrent parfois par leur forme, leur silhouette, un rythme agréable, une jolie proportion, une eurythmie capable d’un certain style. La couleur apporte aussi sa contribution à l’œuvre de la nature.
Fig. 3. — Vase à la cigale.
Fig. 4. — Compte-gouttes en forme de mante religieuse.
(Collection Henri Vever.)
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Figure 5. — Garde de sabre avec libellules.
(Collection Renbell.)
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Quant à la pompe des vêtements de l'insecte, dit Charles Nodier, rien ne peut en donner une idée à ceux qui n'ont vu que les cours de l'Orient dans leur plus magnifique splendeur. La pourpre et la soie, l'azur et le vermillon, l'émeraude et le rubis ne sont que les fastes de l'homme, je vous montrerai dix mille insectes qui perdraient tout à échanger leur toilette contre celle de Cléopâtre. On croirait que la nature, émerveillée de son ouvrage quand elle eut produit les pierres précieuses, regretta de ne les avoir pas animées, et c'est pour réparer sa distraction qu'elle inventa les insectes.
Il nous paraît maintenant intéressant de signaler le vaste champ d'étude qui s'ouvre au décorateur.
La famille des Coléoptères, très importante, présente formes et les proportions des corps peuvent subir des motrouves toutes les transitions forme orbiculaire et sphérique présente les trois divisions des variations extrêmes, les trois principales parties du modifications profondes et on y entre la forme linéaire et la rique. Parfois la silhouette du corps parfaitement dis-
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Figure 7. — Le scarabée semipunctatus.
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Figure 6. — Libellules.
(Collection Louis Gonze.)
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Figure 8. — Le capricorne héros.
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tinctes; parfois, au contraire, elles sont entièrement confondues.
Des cornes, des pointes quelquefois d'une longueur considérable rendent méconnaissable ou monstrueux la tête ou le corselet, ainsi le Goliath Drury et le Dynaste Hercule, ces insectes géants dont nous donnons une étude planche III. Mais, le plus souvent, le décorateur peut utiliser la riche parure qui s'étend sur les élytres avec toute la gamme des couleurs sombres dans les régions tempérées et les tons éclatants dans
PLANCHE I.
Les Insectes à parure.
LÉGENDES des PLANCHES I et II
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1.
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Phanae agréable (Amérique méridionale).
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2.
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Amarodes (Mozambique).
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3.
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Dufresni (Brésil).
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4.
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Gymnétis regularis (Brésil).
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5.
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Dyonichus parallelogramme (Brésil).
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6.
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Mandarinus (Philippines).
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7.
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Pachyrinchus geminiatus.
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8.
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Eupholus (Nouvelle-Guinée).
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9.
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Dufresni (Brésil).
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10.
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Tête du Dufresni.
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11.
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Chlathratus (Algérie).
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12.
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Picturatis (Brésil).
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13.
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(Saint-Domingue).
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14.
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Spectabilis (Cuba).
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15.
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Diaposomus magnificus (Brésil).
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Fig. 9. — L’arlequin de Cayenne.
PLANCHE II.
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GOLIATH
VUE DE FACE
GOLIATH
VUE DE DOS
DYNASTE
VUE DE BERRIERE
GOLIATH BRURY.
GUINEE
VUE DE PROFIL
DYNASTE HERCULE...
AMERIQUE TROPICALE
VUE DE PROFIL
LES INSECTES GEANTS
J. CAUTHIER
PLANCHE III.
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Fig. 10. — Sauterelle.
Fig. 11. — La taupe grillon.
Fig. 12. — Tête de la taupe grillon vue de face.
les pays tropicaux. Dans cet ordre des Coléoptères, on peut successivement étudier : les Cicindèles ponctuées, les Carabiques aux élytres décorées de cannelures longitudinales, soit simples soit ponctuées ou interrompues (fig. 2), les Lucanes ou cerfs-volants armés de grandes mandibules ; les Scarabées qui offrent toutes les formes et toute la magnificence des vêtements, depuis le scarabée sacré ou « bousier » jusqu’aux Copris et aux Géotrupes.
La figure 7 représente le Scarabée semipunctatus, et la figure 1 le Géotrupe stercoraire aux élytres sillonnées. Parmi les insectes bizarres, on trouve les Scarabées nasicornes ou Rhinocéros (pl. VI).
Toujours dans les Coléoptères, on peut étudier les Cétoines aux riches parures, les Sitones rayées, les Longicornes dont la beauté réside dans l’élégance et la distinction des formes; leurs antennes très longues et très mobiles sont un gracieux ornement et impriment à ces insectes un cachet tout particulier, les élytres allongées ont une forme très belle, des taches ornementales s’y étalent parfois ainsi que sur les antennes et les pattes ; les plus belles variétés sont les Clytes, les Capricornes (fig. 8), les Acrocines, dont l’Acrocine aux longs bras ou Arlequin de Cayenne a une livrée magnifique : noire, veloutée, rehaussée de bandes et de taches disposées harmonieusement sur les élytres, le corselet et les pattes (fig. 9), les Cassides, les Eudomychides dont l’Eumorphe marginé (Java) est un exemple remarquable avec ses élytres circulaires formant bouclier et marquées de quatre taches claires (fig. 13); enfin les Coccinelles avec leurs points et taches colorées.
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Pour l’étude des insectes nous avons adopté deux genres de représentation :
Fig. 13. 14 et 15.
Fig. 10.
Fig. 11.
Fig. 12.
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LES SAUTERELLES.
PLANCHE IV.
1° Un dessin documentaire aussi exact que possible (par exemple les planches III, V, VI) avec des vues du même insecte dans différentes positions.
2° Une interprétation personnelle qui consiste à dégager les grands carac- tères de l'insecte, à profiter de certains détails descrip- tifs et franchement affir- més et à réaliser un dessin concis et net présentant une disposition ornemen- tale voulue.
Les figures 1, 2, 7, 8, 10, 11, 13, 14, 15, celles de la planche IV, etc., etc., sont des stylisations et des in- sommes tenus néanmoins interprétations; nous nous
Fig. 16. — Le criquet volant.
(Photographie d'après nature.)