Page 1
L'ARCHITECTURE OFFICIELLE ET LES PAVILLONS PAR P. PATOUT EDITIONS CH.MOREAU 8 ET 10 RUE DE PRAGUE
First pages of the volume, freely accessible.
L'ARCHITECTURE OFFICIELLE ET LES PAVILLONS PAR P. PATOUT EDITIONS CH.MOREAU 8 ET 10 RUE DE PRAGUE
L'Architecture Officielle et les Pavillons
On trouve à la même Librairie tous les Ouvrages relatifs à l’Architecture à l’Ameublement et aux Arts Décoratifs Collection des Ouvrages sur l’Exposition des Arts Décoratifs : ENSEMBLES MOBILIERS, 1re série, par Maurice DUFRENÉ --- 70 fr. --- ENSEMBLES MOBILIERS, 2e — --- 70 fr. --- UNE AMBASSADE FRANÇAISE, par R. CHAVANCE --- 100 fr. --- L’ARCHITECTURE OFFICIELLE ET LES PAVILLONS, par P. PATOUT --- 70 fr. --- LES PAVILLONS ÉTRANGERS, par A. DERVAUX --- 70 fr. --- LE VILLAGE MODERNE ET LES CONSTRUCTIONS RÉGIONALES, par P. SELMERSHEIM --- 70 fr. --- LES JARDINS, par J MARRAST --- 100 fr. --- LES DEVANTURES, VITRINES, INSTALLATIONS DE MAGASINS, par René HERBST --- 80 fr. --- LA SCULPTURE DÉCORATIVE, par H. RAPIN --- 90 fr. --- LA FERRONNERIE MODERNE, par H. CLOUZOT --- 80 fr. --- LE LUMINAIRE ET PROCÉDÉS D’ÉCLAIRAGE NOUVEAUX, par G. JANNEAU --- 70 fr. --- LES MEUBLES, par A. GOUMAIN --- 80 fr. --- LES VITRAUX, par J. GRUBER --- 90 fr. --- LES BATIKS DE MADAME PANGON, par Y. RAMBOSSON --- 125 fr. --- LES KIOSQUES ET PAVILLONS URBAINS, par J. MAYOR --- 45 fr. ---
L'ARCHITECTURE OFFICIELLE ET LES PAVILLONS Rassemblés par PATOUT, Architecte --- EDITIONS CH. MOREAU 8 et 10 RUE DE PRAGUE
Les modèles publiés dans le présent ouvrage sont et demeurent la propriété de leurs auteurs. Toutes reproductions, même partielles, sont interdites et seront poursuivies par les auteurs. Copyright by Editions CHARLES MOREAU 1925.
INTRODUCTION Le plan général et le programme architectural de l'Exposition à qui les demander si ce n'est à ceux-là qui les ont dressés, les maîtres Louis Bonnier et Charles Plumet? C'est d'eux que nous tenons cet exposé, court, mais substantiel : L'Exposition Internationale des Arts décoratifs et industriels modernes a longtemps erré à la recherche d'un emplacement favorable. Elle a envisagé successivement les fortifications, le long du Bois, de Bagatelle, de l'Ile de Puteaux, le Jardin d'Acclimatation, voire la pièce d'eau des Suisses, jusqu'au moment où le Conseil Municipal a enfin concédé l'admirable cadre qu'elle remplit aujourd'hui, qui comprend trente hectares plantés au cœur de Paris. Cet espace considérable est cependant bien restreint pour la réalisation d'un programme qui a l'ambition d'embarquer tous les efforts humains vers la réconciliation de la beauté et de l'industrie. La forme générale des terrains et le respect des aspects de Paris, surtout de la perspective des Invalides, ont dicté le plan d'ensemble. Quatre hautes tours consacrées aux régions vini-coles de France ponctuent le quadrilatère de l'Esplanade, reliées par des portiques et des galeries adossées aux Quinconces et abritant les ensembles mobiliers français et étrangers. Au centre, des pavillons divers, pour lesquels toute liberté d'expression a été laissée aux architectes, sous la seule réserve de volume maximum, indispensable au maintien de la tenue, de l'équilibre, de l'harmonie nécessaires. A l'extrémité de l'Esplanade, encadrée par le théâtre et la bibliothèque, foyers de la vie intellectuelle, la Cour des Métiers, vaste cloître moderne et fleuri, est consacrée par la peinture et la sculpture à l'apothéose de la civilisation contemporaine. Dans le Grand-Palais, libéralement prêté par l'Etat, les groupes de l'Enseignement sont placés au premier étage; les procédés de la technique dont les produits se classent dans les vitrines du rez-de-chaussée. Sous les verdures du Cours la Reine, les provinces françaises, les gouvernements de vingt nations diverses attestent la naissance dans le monde civilisé d'un nouvel et puissant effort vers l'abandon du pastiche et la reprise des saines traditions d'adaptation aux besoins et d'emploi consciencieux de la matière. Ces quelques lignes expriment assez clairement la pensée directrice de l'œuvre accomplie. Il y manque toutefois quelque chose, l'aveu de la peine, du labeur énorme et du dévouement inlassable grâce auxquels a été réalisée la grandiose manifestation. Manifestation opportune entre toutes. Il fallait indiquer au grand public le sens des efforts qu'il ne suivait que d'une manière discontinue et dont l'unité lui échappait. Où il était en droit de ne voir que des témoignages de fantaisie individuelle, devait s'affirmer.
firmer le caractère collectif, cohérent, universel d'une pensée enfin dégagée. Il convenait aussi de renouer la bonne tradition de l'adaptation perpétuelle des formes aux besoins, tradition qu'avait interrompue, vers 1840, le culte superstitieux des musées. Pendant trois-quarts de siècle, il a été de mode de restituer, autour de soi, le cadre décoratif qui convenait à nos devanciers lointains. Il fut de règle de construire des ascenseurs Louis XV, des appareils électriques Louis XVI. Les programmes nouveaux tracés par la réalité, par la vie pratique et par les nécessités modernes demeureraient dans le vague. Nous avons fini par les formuler. Certaines de leurs données sont d'essence économique ou sociale : échelle des salaires, égalisations des classes, disparition du luxe extérieur et accroissement du confort, diminution numérique de la main-d'œuvre, facilité des déplacements ; d'autres sont d'ordre moral : développement de l'hygiène, du chauffage, du savoir, modification du costume; d'autres enfin sont d'origine technique : utilisation des matériaux coulés, des agglomérés, du métal. Pourquoi notre époque, si fertile en inventions dans tous les domaines scientifiques, renoncerait-elle à employer les matières nouvelles selon des procédés nouveaux? Pourquoi craindrait-elle de manifester aux yeux les destinations et les moyens nouveaux, ou les traduirait-elle avec timidité, avec tous les compromis imaginables? Pourquoi, de l'exemple toujours fécond et sage d'un passé qui s'efforçait de vivre dans la vie, n'oserions-nous pas tirer, non plus des modèles et des recettes, mais la généreuse leçon? C'est là ce que sent et pense aujourd'hui sinon la grande majorité, toujours lente à suivre le progrès des idées, du moins cette élite importante qui élabore la pensée du monde. L'Exposition qu'elle a réalisée, amènera les hommes clairvoyants à sentir le charme qu'il y a à vivre dans un milieu matériel fait à notre mesure et conforme à ce goût de clarté, de netteté et de simplicité qui règne sur l'esprit contemporain. Sans doute le caractère provisoire de l'Exposition a empêché l'architecture d'appliquer intégralement ses conceptions. L'emplacement splendide qu'elle occupe lui imposait même des servitudes de hauteur, généralement contraires à l'esprit moderne. Il fallut maintenir, pour le plan d'ensemble, la plupart des pavillons dans un gabarit rendant impossible la construction d'édifices élevés, larges et nettement séparés par de vastes artères qu'exige l'intensité de la circulation contemporaine. On peut regretter qu'un emplacement nu n'ait pas été choisi pour y élever l'Exposition. Nous aurions pu y voir se réaliser le véritable programme moderne : galeries, palais, immeubles d'affaires, immeubles d'habitation de toutes classes, construits tout en matériaux durables, et constituant les témoins contrôlables d'une expérience capitale; expérience que fausse dans une certaine mesure la substitution des staffs et des plâtres au ciment armé; Paris eût ainsi gagné un quartier définitif, établi sur un plan moderne et qu'eussent pu développer des exposants sûrs de récupérer la majeure partie de leurs débours. Du moins cet effort magnifique a-t-il prouvé au monde la vitalité de la France, mutilée par la guerre, mais intacte dans son génie pacificateur et prête à collaborer à la reconstitution du monde, avec le concours des vingt nations, ses émules et ses voisines dans cette vaste confrontation. PIERRE PATOUT.
TABLE DES PLANCHES PLANCHES 1. Porte d'Honneur. Henri Favier et André Ventre, architectes ; Edgar Brandt, ferronnier. 2. Porte d'Honneur. Détail. 3. Pavillon du Commissariat Général. Chrétien-Lalanne, architecte. 4. Pavillon de la Ville de Paris. Roger Bouvard, architecte. 5. Pavillon de la Ville de Paris. Entrée. 6. Pavillon “Primavera”. Sauvage et Vybo, architectes. 7. Pavillon “Pomone”. L.-H. Boileau, architecte. 8. Pavillon de la “Maîtrise”. J. Hiriart, G. Tribout et G. Beau, architectes. 9. Pavillon du “Studium-Louvre”. A. Laprade, architecte. 10. Pavillon du “Studium-Louvre”. Entrée. 11. Pavillon de Ste-Marie-aux-Mines. Gallot, architecte. Pavillon Lalique. Marc Ducluzeau, architecte. 12. Porte d'Orsay. L.-H. Boileau, architecte. 13. Pavillon des Vitraux. L. Wog, architecte. 14. Pavillon de Nancy. L. Bourgeois et J. Bourgon, architectes. 15. Pavillon de Sèvres. Vue d’ensemble. Patout et Ventre, architectes. 16. Pavillon de Sèvres. Vases. Patout, architecte. 17. Pavillon de Sèvres. Jardin. Composé par Henri Rapin. 18. Pavillon du Collectionneur. Patout, architecte. 19. Pavillon du Collectionneur. Patout ; Jardin. Vacherot et Riousse, architectes. 20. Club des Architectes Diplômés. P. Tournon, architecte. 21. Escalier Monumental du Grand Palais. Ch. Letrosne, architecte. 22. Galerie des Sections Étrangères. Ch. Letrosne, architecte. 23. Vestibule du Grand Palais. Ch. Letrosne, architecte. 24. Galerie des Boutiques. Sauvage, architecte. 25. Pavillon Christofle-Baccarat. G. Chevalier, architecte. 26. Pavillon de la Place Clichy. Ch. Siclis, architecte. 27. Porte Constantine et Cour d'Honneur. L. Woog, architecte. 28. Porte St-Dominique-Faber. J. Marrast, architecte ; Ferronnerie de R. Subes. 29. Porte St-Dominique-Faber, porche. J. Marrast, architecte. 30. Pavillon Corcellet-Morancé. J. Marrast, architecte.
31. Tour. Charles Plumet, architecte. 32. Galerie. Charles Plumet, architecte. 33. Revêtement d'une des Galeries. Gentil et Bourdet, architectes. 34. Pavillon des Diamantaires. J. Lambert, G. Saacke et P. Bailly, architectes. 35. Pavillon de l'Art appliqué aux Métiers. Ch. Besnard et B. Haubold, architectes. 36. Pavillon de la Cie des Arts Français. Süe et Mare, architectes. 37. Pavillon Roubaix-Tourcoing. De Feure et Courège, architectes. 38. Pavillon Lyon-Saint-Etienne. Tony Garnier, architecte. 39. Pavillon du Gant. Pierre Selmersheim et Maurice Dufrène, architectes. 40. Fontaine René Lalique. Marc Duchuzeaud, architecte. 41. Cour des Métiers, Péristyle. Charles Plumet, architecte. 42. Jardin de la Cour des Métiers. Ch. Plumet, architecte. 43. Théâtre. Vue extérieure. A.-G. Perret et A. Granet, architectes. 44. Théâtre. Intérieur vue sur un angle de la salle. 45. Théâtre. Intérieur vue de la salle. 46. Théâtre. Intérieur vue de la scène. 47. Porte Concorde. Patout, architecte. 48. Plans : 1. Théâtre ; 2. Pavillon de la “Maîtrise” ; 3. Pavillon “Pomone” ; 4. Pavillon du Commissariat-Général ; 5. Pavillon Lyon-Saint-Étienne ; 6. Pavillon du “Studium-Louvre”; 7. Pavillon “Primavera”; 8. Plans des Pavillons Corcellet-Morancé et du Club des Architectes diplômés.
L'ARCHITECTURE OFFICIELLE PORTE D'HONNEUR - HENRI FAVIER ET ANDRÉ VENTRE ARCHITECTES EDGAR BRANDT FERRONNIER MORÉAU, ÉDIT. 8, RUE DE PRAGUE, PARIS HELIO VIALE ET L'HOTELLIER
P. Patout · Published by Éditions d'Art Charles Moreau

Cet ouvrage présente l'architecture officielle et les pavillons conçus pour l'Exposition Internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris. Il détaille le plan d'ensemble de l'exposition, dicté par le respect des perspectives parisiennes, et la disposition des différents espaces tels que les tours, les portiques, les galeries, les pavillons centraux et la Cour des Métiers. L'introduction souligne l'ambition de réconcilier la beauté et l'industrie, ainsi que le retour aux traditions d'adaptation aux besoins et à l'emploi conscient des matériaux, marquant une rupture avec le culte des styles passés.