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L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI 3e RÉUNION INTERN^te D'ARCHITECTES ORGANISÉE PAR L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI B.I.A. 11 REVUE MENSUELLE - 6e ANNÉE - NOVEMBRE 1935 NATHAN

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CELLAQUA Au service de votre Art L'Architecte moderne exige des produits pratiques, correspondant aux besoins et aux goûts actuels. Il veut une peinture mate offrant de belles ressources décoratives, une grande facilité d'emploi et qui soit... économique. C'est pour répondre à ce désir que les Ets LEVY-FINGER ont créé CELLAQUA, peinture mate, huilée, se délayant à l'eau. - ÉCONOMIQUE par son pouvoir couvrant supérieur - PRATIQUE par son mode d'emploi aisé - SPLENDIDE par ses coloris mats, profonds et somptueux - HYGIENIQUE par sa composition - ININFLAMMABLE, HYDROFUGE, INALTÉRABLE, SOLIDE, LAVABLE --- CELLAQUA PEINTURE HUILÉE - MATE - A L’EAU est le produit de qualité type que vous tiendrez à employer à l'extérieur comme à l'intérieur, pour parer d'une manière plaisante et durable locaux d'habitation, hôpitaux, théâtres, salles de réunion, etc..., en résumé, toutes les surfaces que vous désirez embellir et protéger. C'est une création --- Tout architecte se doit de connaître CELLAQUA. Aussi, demandez sans tarder aux Ets LEVY-FINGER, renseignements, notice et carte de nuances CELLAQUA: c'est une documentation technique qui vous est indispensable. 21 SUCCURSALES • 3 USINES --- Levy-Finger 32, RUE DE BONDY - PARIS-X° Tél. Botzaris 43-93 (5 lignes groupées) --- s'applique au pinceau et au rustolet --- SANAS THÉÂTRES HOPITAUX ÉCOLES INTÉRIEURS

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LA VILLE RADIEUSE Je me plonge dans tout nouveau livre de Le Corbusier comme dans un bain d'eau fraîche constamment renouvelée, crépitant de bulles d'argent et dont la transparence montre des mosaïques aux dessins étranges. Non par leur forme, certes, toujours logique et lisible, mais par leur motif, fait pour attirer le regard dans l'épaisseur limpide des couches d'eau et leur irisation faiblement mais délicieusement colorée. Rappelez-vous cette présentation singulière, chaotique à première vue, mais ordonnée avec tant de malice. Rappelez-vous ces illustrations originales par photographies imprévues, tantôt belles, tantôt cocasses, vues aériennes, images de roues et de moteurs, de vaisselles périmées, de meubles de « style », de pipes, de récepteurs téléphoniques, ou bien par croquis à la plume, charmants parfois, et soignés, d'autres fois lâchés de verve, mais s'attachant toujours à solliciter la rigueur d'un raisonnement qui fixe la pensée du lecteur comme avec un clou de fortune. Il le secoue, le chatouille, la sachant apathique et gourd. Il le pince sans rire, et ainsi l'indigne après l'avoir épouvanté. « L'ennemi », nous dit-il, « c'est la paresse et la peur ». Le Corbusier est un grand lyrique. Il voit la terre de très haut. Il brasse la géométrie, le ciment, la monotonie des saisons, le verre, la sottise et la grandeur des hommes, le fer, l'acier, la section d'or, l'appel impérieux des machines, l'insistance du soleil à se lever toujours au même endroit, l'en-têtement des rails à demeurer parallèles, la persistance des poumons à exiger de l'oxygène pour renouveler le sang et l'im-prévu des événements qu'amène cependant l'infaillibilité du calcul et de la technique, avec une aisance que je qualifierais d'acrobatique si sa froideur imperturbable ne m'intimidait un peu. Comme tous les gestes très libres, le sien est si imprévu qu'il tombe sur le nez de ceux qui regardent sans voir et qui écoutent sans comprendre. Ce qui les surprend beaucoup. Et lui peut-être encore plus. J'ai lu son dernier livre en descendant d'avion. Je ne pouvais souhaiter préparation meilleure, surtout après avoir traversé les faubourgs de Paris et Paris même pour rentrer chez moi. J'arrivais de Londres, où j'avais admiré le métro, ses multiples escaliers roulants qui montent et descendent, les grands autobus défiant sans cesse, toujours pleins, jamais complets, la propreté des rues et des façades, l'immensité, la fraîcheur des parcs, la volonté lente, mais sûre, d'adapter leurs formes expressives aux appels des fonctions naissantes. Ici, au contraire, des transports rares et mesquins, des rues étroites, tortueuses, sordides, mal éclairées, des maisons noires, des arbres rabougris, tout un aspect rechigné, triste, las de vivre, inapte à secouer le fardeau d'un passé qui ne sait même plus garder ses apparences, bien que ceux qui l'ignorent l'invoquent avec une imbécile obstination. Certes, Londres, Berlin, Rome et même Moscou sont encore fort loin d'être à la hauteur des besoins les plus immédiats que la technique impose à l'homme. Pourtant, ils ont commencé de comprendre. Propreté, air, lumière, hygiène, obéissance de la vie au machinisme qui croît. Nous assistons simplement à l'agonie d'un Paris qui ne veut pas se renouveler, qui n'est plus qu'un grand village malpropre, moralement abandonné et dont le découragement et la veulerie sont visibles. « Vous nous proposez la ville qui sera dans cent ans » dit-on à Le Corbusier — on m'a dit à moi, « cinq cents ans », à l'issue d'une conférence où j'exposais des idées analogues. Et lui répond: « Non: tout de suite. Je suis un réaliste. Vous crevez lentement dans votre crasse extérieure et intérieure. Je viens vous débarbouiller. Voici l'espace et la lumière. Pour tous. Et du bonheur. LE BONHEUR EXISTE. Il n'est que d'allonger le bras ». Ce n'est pas l'étrangeté des idées de Le Corbusier qui retient d'entrer dans ses vues. Au contraire, c'est leur simplicité extrême. Le Corbusier, mon cher ami, je vous propose une formule, devant le refus de comprendre qui n'est que l'épouvante d'être, du monsieur qui traverse la vie avec le même aveuglement qu'il traverse la chaussée. « Ce ne sont pas les machines qui encombrent la rue. C'est la rue qui encombre les machines ». La fonction crée l'organe. Le mode de circulation — hier piéton, cheval, charrette, ce matin auto, ce soir avion — crée la rue, ce que Le Corbusier, je le crois bien, a découvert. C'est la circulation du sang et du fluide nerveux qui crée la forme de la bête. C'est la circulation des transports et des communications qui crée la forme de la ville. J'ai coutume de dire que le système nerveux, l'appareil circulatoire et endocrinien du monde pouvaient être, il y a cinquante ans, comparés à ceux de l'insecte, mais que leur développement inoui en un demi-siècle a transformé de monde en mammifère, et que cette révolution BIOLOGIQUE formidable crée le drame universel. L'architecture et l'urbanisme sont devenus, de ce fait, les moyens les plus efficaces de vaincre ce drame même, d'autant plus que les fonctions nouvelles — alimentation, communications, travail, hygiène, sports — sont si étroitement liés à l'architecture et à l'urbanisme qu'ils se confondent avec eux. Il y a beau temps que j'ai appelé « architecture MOBILIÈRE » la locomotive, le transatlantique, l'automobile, l'avion. L'usine, le silo, la halle, le réservoir d'eau, le stade, la gare, l'aéroport, l'autostrade sont l'atelier, le grenier, le marché, la citerne, le mail, le relai de poste et la route d'autrefois. C'est donc à prendre ou à laisser, et, pour laisser, il est trop tard. On ne refuse pas la vie quand on vient de naître. Il faut démolir de fond en comble les vieilles villes faites pour le piéton, le cheval, la voiture, et demander aux nouvelles fonctions, pour centupler leur rendement, les organes propres à les satisfaire. L'architecture immobilière crée et élargit chaque jour un sens nouveau de la distance, de la durée, de la lumière

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et de l'espace. Donnez-lui donc son aliment, et tout de suite. Et que l'architecture immobilière se mette immédiatement à son pas. Il est malaisé de comprendre qu'on refuse d'aper- cevoir que des voies faites pour le passage, par minute, de soixante véhicules circulant dans les deux sens à soixante kilo- mètres à l'heure doivent différer des voies faites pour l'éco- lement par minute de trois véhicules ne marchant qu'à six kilomètres. Comme le débit centuplé d'un fleuve bouleverse sur ses rives la disposition des labours, des moissons, des arbres, des barques, les grandes voies qu'exige une circulation centuplée entraîneront une transformation radicale des édi- fices publics et des habitations qui s'élèveront sur leurs bords. C'est aujourd'hui, non demain, que des dégagements dix fois, vingt fois, cent fois plus larges, doivent déterminer automati- quement des édifices dix fois, vingt fois plus hauts et mille fois plus habités et substituer avec eux à la sombre opacité de la pierre, à la tortuosité sordide des ruelles, à la profondeur suintante des cours intérieures où la tuberculose habite, la translucidité du verre, le ruissellement vert des avenues, les terrasses dans la fraicheur, les esplanades aériennes, la ligne droite créatrice du bien-être commun, de logique et de raison. Il est vraiment inconcevable que les adversaires de Le Cor- busier accusent la ligne droite de ne pas être française, cela après Haussmann, après Napoléon, après Louis XIV, après l'architecture française presque entière, après les sources romaine, grecque, égyptienne de la culture occidentale. Il est inconcevable que les mêmes personnages réprouvent la stan- dardisation, aussi française que la droite et pour les mêmes raisons: la croisée d'ogive, la cartésianisme, le jardin de Le Nôtre, le fort de Vauban, les trois unités, l'alexandrin, le sys- tème métrique en témoignement. Bâtir droit, c'est raisonner droit. Standardiser, c'est apporter au raisonnement rectiligne ses matériaux logiquement groupés et universellement utili- sables qui délivrent la construction matérielle ou intellectuelle de ses fantaisies désordonnées tout en laissant sa part à l'im- agination créatrice qui joue désormais non plus dans le pitto- resque et l'accident du détail individuel mais dans les équi- libres et l'harmonisation des masses: en somme la symphonie substituée à la mélodie dans le traitement des surfaces, en sacrifiant les recherches ornementales à la beauté des pro- portions. L'architecture sera sauvegardée par l'ingénieur et réin- tégrée, avec l'aide de la machine, dans les rythmes perdus que l'échelle humaine mesurait. Il existe, entre la ville qui est — qui est ENCORE, et ceci à peu près partout, depuis le moyen-âge — et la ville qui sera — et qui devrait être DEJA — la même distance qu'en- tre la société qui fut et la société qui se forme, entre la vie sclérosée par les excréptions résiduelles d'un vieillard agonisant et les besoins impérieux d'un adolescent superbe. La nécessité du changement a été soudaine, sans doute, et c'est cette ca- tastrophe même qui nous laisse à ce point désespérés et in- compréhensifs. Mais là encore, le raisonnement biologique nous conduit à accepter les conséquences inouïes et bienfai- santes — de cette catastrophe, ou bien à mourir en tant que nation, et que race, et que culture. Je veux parler de ces « mutations brusques » qui font agir les forces physico-chi- miques des organismes en genèse pour adapter leur forme aux besoins immanents et aux circonstances présentes. L'action universelle et continue des machines est ici l'ensemble des for- ces physiques qui contraint la forme des cités, des villages, des habitations privées, de l'aménagement général des contrées et des campagnes, soit à répondre par leur transformation totale à la tâche de délivrance et de puissance qu'elle exige, soit à broyer les intelligences, et sans doute bientôt les corps, sous les ruines de leur squelette disloqué et de leurs organes pourris. Faillite des gouvernements. Faillite des municipalités. Fail- lite des architectes. Faillite des Ecoles. Faillite des démo- graphes. Faillite des hygiénistes. Faillite des citoyens. « Per- sonne n'élève la voix » constate Le Corbusier avec tristesse sans doute. Ils ont fini par nous décourager de vivre. L'« à quoi bon » s'est emparé de tout une peuple trop longtemps bercé d'idéologies périmées, de rhétoriques anesthésiantes et de promesses si obstinément et éloquemment accentuées que, les prenant pour de l'action, il glisse dans le sommeil. Pendant ce temps les murs coulent au même train que l'énergie in- tellectuelle. « Soit » répliquent les meilleurs, « Le Corbusier est un poète. Mais où est le réalisateur ? » Comment le sau- rions-nous, puisque nous lui refusons les moyens de réaliser ? Il a pourtant répété bien des fois que le présent seul l'inté- resse, qu'il se garde bien de vaticiner, et qu'en présence de tel ou tel acquis technique il se contente de dire que la ville et la maison doivent être logiquement et pratiquement tel et telle. Il ne demande pas à détruire Paris, il demande à le « continuer ». Mais ne faut-il pas continuer de vivre pour con- tinuer de bâtir ? L'homme ne se maintient à la hauteur de lui-même que s'il a l'énergie de se débarrasser chaque jour des vérités mortes qui l'encombrent pour les remplacer chaque jour par des réalités vivantes. C'est en nous que nous devons fouiller les recoins sales et les taudis pauts pour achever de jeter bas les ruines prêtes à écraser nos sentiments naissants et nos découvertes récentes et élever à leur place des édifices habitables. Nous ne pouvons prophétiser que si précisément nous sommes pétris et pénétrés de la connais- sance du temps. Construire de nos propres mains de tels édi- fices est le seul moyen de dépasser en même temps qu'eux les toits vermoulus qui les environnent et d'atteindre des pers- pectives qui découvrent l'horizon. Pour conquérir l'espace, il faut vivre dans la durée, qui modifie à tout instant la figure de l'espace. Il faut que le passé et l'avenir agissent dans l'activité présente. Les bâtis- seurs de Pékin ou d'Ispahan, parce qu'ils voyaient grand et large quand ils se représentaient l'afflux des charrois et des caravanes étaient, voici cinq ou six siècles, infiniment plus proches des nécessités actuelles que les aveugles diplômés des Beaux-Arts et de l'Institut qui voudraient résoudre avec des hangars à brouettes, des cours d'auberge, des écuries d'es- taffettes et des fauteuils Henri II les problèmes posés par l'auto, l'avion, la radio et le cinéma. L'urbanisme qui atteignit un niveau très élevé sous les Mings ou Louis XIV où régnait la raison pure, est radicalement ignoré de nos jours où les villes poussent au hasard, parce qu'aucun de ceux qui de- vraient être, de par leur fonction même, obligés de le savoir, n'a encore commencé de comprendre que le règne de la raison est décidément ouvert et qu'une civilisation à tendan- ces symphoniques surgit des ruines d'une société dont l'indiv- idualisme constituait le noyau et c'est assez simple à com- prendre. L'individu a pullulé pendant l'ère des découvertes, pour créer et perfectionner les instruments d'une technique insoupçonnée il y a un siècle encore, et qui a bouleversé le monde au point de devenir la créatrice presque unique de ses nouvelles apparences et de ses nouvelles fonctions. Et l'en- semble de cette technique, agissant à son tour sur les indi- vidus dispersés, les a concentrés autour d'elle au point de les incorporer à elle pour inaugurer avec elle une société basée sur les échanges continus de ces deux collectivités qui se pé- nètrent sans cesse. La modification de nos idées sur la pro- priété et la liberté modifiera la forme de nos villes au point qu'elle agira elle-même à son tour sur ces notions aujourd'hui caduques. La vie collective et ses organes communs que l'ur- banisme a commencé de créer avant même qu'il ne soupçon- nât sa propre naissance et qui vont devenir son unique raison d'être, contraindra tous les hommes à en acheter les bienfaits le plus souvent à leur insu. C'est en acceptant les obligations collectives de l'urbanisme qu'ils recréeront, sur le plan du sen- timent profond de la propriété commune, cette « liberté indi- viduelle » qu'ils craignent de perdre, alors même qu'ils n'en possèdent ni les moyens, ni la pratique, ni les usages, ni les fins. Elie FAURE.

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L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI 5, RUE BARTHOLDI, BOULOGNE (SEINE) — TÉL.: MOLITOR 19-90 ET 91 REVUE MENSUELLE — 5e ANNÉE — NUMERO II — NOVEMBRE 1935 ANDRÉ BLOC, DIRECTEUR COMITÉ DE PATRONAGE: MM. POL ABRAHAM, ALF. AGACHE, L. BAZIN, EUGÈNE BEAUDOUIN, LOUIS BOILEAU, DJO BOURGEOIS, VICTOR BOURGEOIS, URBAIN CASSAN, PIERRE CHAREAU, JACQUES DEBAT-PONSAN, JEAN DÉMARET, ADOLPHE DERVAUX, JEAN DESBOUS, ANDRÉ DUBREUIL, W. M. DUDOK, FÉLIX DUMAIL, ROGER EXPERT, LOUIS FAURE-DUJARRIC, RAYMOND FISCHER, TONY GARNIER, JEAN GINSBERG, HECTOR GUIMARD, MARCEL HENNEQUET, ROGER HUMMEL, FRANCIS JOURDAIN, ALBERT LAPRADE, H. LE MÊME, MARCEL LODS, BERTHOLD LUBETKIN, ANDRÉ LURCAT, ROB. MALLET-STEVENS, LOUIS MADELINE, J. B. MATHON, J. C. MOREUX, HENRI PACON, PIERRE PATOUT, AUGUSTE PERRET, G. H. PINGUSSON, HENRI PROST, MICHEL ROUX-SPITZ, HENRI SELLIER, CHARLES SICLIS, PAUL SIRVIN, MARCEL TEMPORAL, JOSEPH VAGO, ANDRÉ VENTRE, VETTER PIERRE VAGO, RÉDACTEUR EN CHEF COMITÉ DE RÉDACTION: A. LAPRADE, G. H. PINGUSSON, M. ROTIVAL, J. P. SABATOU, ANDRÉ HERMAN CORRESPONDANTS: ALGÉRIE: M. LATHUILLIÈRE — ANGLETERRE: E. GOLDFINGER — AUTRICHE: EGON RISS — BELGIQUE: DE KONINCK — BRÉSIL: EDUARDO PEDERNEIRAS — BULGARIE: LUBAIN TONEFF — DANEMARK: HANJEN — ÉTATS-UNIS: DEXTER MORAND — EXTRÊME-ORIENT: HARRY LITVAK — HONGRIE: PROF. DENIS GYOERGYI — ITALIE: P. M. BARDI — JAPON: BRUNO TAUT — PALESTINE: J. BARKAI — PAYS-BAS: J. P. KLOOS — PORTUGAL: PARDEL-MONTEIRO — ROUMANIE: G. CANTACUZÈNE — SUÈDE: V. GOERANSSON — SUISSE: SIGFRIED GIEDION — TCHÉCOSLOVAQUIE: J. SOKOL — TURQUIE: Z. SAYAR — U. R. S. S.: D. ARKINE Mme M. E. CAHEN, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL --- DÉPOSITAIRES GÉNÉRAUX DE «L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI» À L'ÉTRANGER ROUMANIE: LIBRAIRIE «HASEFER», RUE EUGEN CARADA, BUCAREST. — ESPAGNE: ÉDITIONS INCHAUSTI, ALCALA 63, MADRID. — ARGENTINE: ACME AGENCY, CASILLA CORREO 1136, BUENOS-AYRES. — BRÉSIL: PUBLICACOES INTERNACIONALES, AVENIDA RIO BRANCO, 117, RIO-DE-JANEIRO. — COLOMBIE: LIBR. COSMOS, CALLE 14, N° 127, APARTADO 543, BOGOTA. — AUSTRALIE: FLORANCE ET FOWLER, ELISABETH HOUSE, ELISABETH STREET, MELBOURNE CT TARIF DES ABONNEMENTS: FRANCE ET COLONIES: UN AN (DOUZE NUMÉROS) ………………………………………… 150 FR. PAYS ÉTRANGERS A 1/2 TARIF POSTAL: UN AN: 230 FR. — PAYS ÉTRANGERS A PLEIN TARIF POSTAL ……… 250 FR. PRIX DE CE NUMÉRO: FRANCE ET COLONIES: 18 FR. - ÉTRANGER 25 FR.

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SOMMAIRE 5 PENDANT QU'ON DÉMOLIT LE TROCADÉRO ANDRÉ BLOC. LA 3ème RÉUNION INTERNATIONALE D'ARCHITECTES: 8 COMPE-RENDU OFFICIEL. 28 LE XIIIème CONGRÈS INTERNATIONAL DES ARCHITECTES. 32 LA TROISIÈME R. I. A. R. BURNS DICK. 33 LE CARACTÈRE NATIONAL DANS L'ARCHITECTURE GEORGES SEBILLE. 35 VOYAGE PITTORESQUE EN EUROPE CENTRALE J. P. SABATOU. 42 LES ARCHITECTES FRANÇAIS À PRAGUE PAUL JANAK. 46 AVEC LES ARCHITECTES À TRAVERS L'EUROPE CENTRALE S. GILLE-DELAFON. 48 ZLIN, PHÉNOMÈNE SOCIAL JOSEPH VAGO. 51 ARCHITECTURE, ART, TRADITION F. MORA BERENGUER. 52 SUR LE CARACTÈRE NATIONAL DES ARCHITECTURES CONTEMPORAINES PARDAL-MONTEIRO. 58 BUDAPEST MARCEL BERNARD. 60 L'ACTIVITÉ DE LA CONSTRUCTION EN AUTRICHE J. J. COULON. L'ACTUALITÉ EN FRANCE 64 LE CHARBONNAGE DE FAULQUEMONT arch. JOSEPH MADELINE. 69 IMMEUBLE DE BUREAUX À PARIS arch. JEAN DEMARET. 76 SIÈGE SOCIAL DE LA C. P. D. E. arch. URBAIN CASSAN. 79 SURÉLEVATION D'UN HOTEL PARTICULIER arch. J. P. SABATOU. 90 IMMEUBLE DE BUREAUX À PARIS arch. L. FAURE-DUJARRIC. 92 INFORMATIONS — TECHNIQUE.

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PENDANT QU'ON DÉMOLIT LE TROCADÉRO... Pendant que les pioches des démolisseurs s'acharnent sur le Palais du Trocadéro, il est permis de réfléchir encore sur l'opération qui est en voie d'exécution. Elle coûtera 70 millions à la Nation. Est-on sûr que ce ne sera pas davantage ? Dans les circonstances actuelles, n'a-t-on pas le devoir de se montrer circonspect quand il s'agit d'engager une dépense de cette importance. L'ancien Palais du Trocadéro ne sera plus dans quelques semaines, qu'un souvenir. On ne regrettera pas cette énorme construction dont les formes étranges et sans caractère avaient le tort de nous masquer un magnifique panorama. Mais il ne faudra pas non plus qu'on regrette un jour l'effort que s'apprête à accomplir un pays appauvri par la crise. Depuis longtemps, on se préoccupe de l'urbanisation de ce quartier de Paris. Reprenant en 1911 une idée d'Haussmann, M. Cherrier avait proposé au Conseil Municipal de la Ville de Paris, de créer une large voie nouvelle reliant directement la Porte Dauphine à la Gare Montparnasse, traversant le Trocadéro, empruntant le pont d'Iéna, le Champ de Mars, contournant l'Ecole Militaire et aboutissant par l'avenue de Saxe au Boulevard Montparnasse. Nous dirons dans une étude particulière, ce que nous pensons de ce projet, qui valut à son auteur des félicitations officielles. M. Cherrier n'avait pas osé proposer la démolition du Trocadéro. Mais il pensait bien que le développement de son idée amènerait la suppression de cet écran sans beauté, planté en travers d'une énorme avenue et bouchant une magnifique perspective. En 1933, lors du concours d'idées ouvert aux architectes français, en vue de l'Exposition de 1937, deux projets avaient prévu la démolition du Trocadéro. Celui, bien connu, de M. Auguste Perret, et celui de M. Debat-Ponsan, qui est un peu plus ignoré. Tous deux prévoyaient d'ailleurs la reconstruction d'un Palais largement ouvert au centre, de manière à ne pas supprimer la perspective sur Paris. Le projet d'Auguste Perret, d'une architecture très noble, faillit être exécuté, mais l'accord ne put se faire à son sujet entre le Gouvernement et la Ville de Paris. Quant au projet de Debat-Ponsan, il ne fut même pas jugé digne d'une récompense, malgré toute la similitude qu'il présente avec le plan actuel de l'Exposition. En 1934, le Commissariat de l'Exposition de 1937, renonçant à la démolition du Trocadéro, invita les architectes à lui proposer des idées pour le camouflage de ce Palais. Nous avons dit en son temps ce que nous pensions de cette idée. Parmi les concurrents, certains comprirent qu'il n'était pas possible d'envisager un énorme gaspillage d'argent pour un simple camouflage. Ils proposèrent alors diverses transformations, notamment la démolition de la partie centrale avec la reconstruction en sous-sol de la grande salle des spectacles. De cette façon, ils pouvaient disposer d'une énorme terrasse dominant la Seine et la perspective du Champ de Mars. Le Commissariat de l'Exposition de 1937, ne crut pas devoir tenir compte des résultats du concours du camouflage. En dépit de l'étrange programme, il y avait d'intéressants envois qu'il ne prit pas en considération. Par contre, il conféra à des architectes de son choix, Carlu, Boileau et Azéma, figurant dans la liste des primés du concours du camouflage, le soin d'exécuter un projet n'ayant aucun rapport avec celui proposé par eux primitivement. Ce nouveau projet reprenant très sensiblement les idées présentées par d'autres concurrents, notamment M. Charles Siclis (1), prévoyait la démolition de la partie centrale du Trocadéro, la reconstruction en sous-sol de la grande salle, les ailes devant êtres conservées et doublées. Nous reprochons à ce projet de ne pas ouvrir autant la perspective que ceux de MM. Perret et Siclis, et de conserver des bâtiments aux formes molles qui rendent impossible toute véritable architecture. Au moment où l'on est sur le point de réaliser un projet choisi avec le plus grand arbitraire, en laissant de nombreux concurrents sur une impression de dépit extrêmement justifiée, il faudrait être sûr que l'œuvre entreprise puisse faire figure de chef-d'œuvre. Cette certitude ne peut se trouver (1) M. Charles Siclis nous prie de remarquer que son projet ne constitue nullement une étude complète pour la reconstruction du Trocadéro, mais un simple avant-projet de protestation, à l'occasion du concours du camouflage, contre un problème mal posé.

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PROJET DE M. AUGUSTE PERRET (1933) dans une solution bâtarde qui paralyserait n'importe quel architecte. Alors, ne vaudrait-il pas mieux se contenter de démolir le Trocadéro et de planter le décor provisoire nécessité par l'Exposition de 1937 ? C'est la solution que demandent ceux qui ont été éliminés à tort ou à raison de la compétition. C'est aussi celle qui paraît la plus logique. Est-il tellement urgent de risquer quelque cent millions dans une entreprise qui soulève autant de contestations ? Pourquoi ne pas prendre le temps de la réflexion. Certaines idées pourraient mûrir et nous aurions alors l'espoir de parvenir à la meilleure solution d'un des plus intéressants problèmes contemporains. Après des années de tergiversations, au moment où l'on est presque parvenu au seuil d'une exposition sur laquelle l'Etranger nous jugera, faut-il entamer d'urgence, à la suite d'études précipitées, une construction essentielle, viciée dans son programme et difficile à réaliser dans les délais ? André BLOC. PROJET DE M. CHERRIER POUR LA CRÉATION D'UNE VOIE ALLANT DE LA PORTE DAUPHINE A LA GARE MONTPARNASSE (1911) PROJET DE M. AUGUSTE PERRET (1933) PROJET DE M. JACQUES DEBAT-PONSAN (1933)

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PROJET DE MM. MALLET-STEVENS ET CARLU POUR UN MUSÉE DE LA RÉPUBLIQUE (septembre 1934, cinq mois avant le concours du camouflage) PROJET DE M. CHARLES SICLIS (concours du camouflage) PROJET DE MM. CARLU, BOILEAU ET AZÉMA (concours du camouflage) PROJET DE MM. MASTORAKIS, BECK ET GOUVERNET (concours du camouflage) PROJET DE MM. CARLU, BOILEAU ET AZÉMA RETENU POUR EXÉCUTION

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3e RÉUNION INTERNATIONALE D'ARCHITECTES ORGANISÉE SOUS LE PATRONAGE DE «L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI» EUROPE CENTRALE - SEPTEMBRE 1935 OUVERTURE SOLENNELLE DE LA 3ème RÉUNION INTERNATIONALE D'ARCHITECTES A L'HOTEL DE VILLE DE PRAGUE SOUS LA PRÉSIDENCE DE M. AUGUSTE PERRET L'HOMMAGE A LA MÉMOIRE DE FRANTZ JOURDAIN PAR ADOLF BENS (PRAGUE) COMITÉ CENTRAL D'ORGANISATION: Auguste PERRET, Président d'honneur de la Société des Architectes Modernes, Président; Jacques DEBAT-PONSAN, Architecte en chef du Gouvernement, Grand Prix de Rome, Professeur à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts; Jean DEMARET, Architecte D. P. L. G., Ingénieur A. M., Professeur à l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs; Roger H. EXPERT, Architecte en chef du Gouvernement, Professeur à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts; Albert LAPRADE, Architecte en chef des Bâtiments Civils et Palais Nationaux, Inspecteur général des Beaux-Arts; Pierre VAGO, Architecte D. E. S. A., Rédacteur en chef de «l'Architecture d'Aujourd'hui», Secrétaire général.

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3ÈME RÉUNION INTERNATIONALE D'ARCHITECTES COMITÉ NATIONAL FRANÇAIS M. Pierre LAVAL, Président du Conseil, Ministre des Affaires Etrangères, Président d'Honneur; M. Georges HUISMAN, Directeur général des Beaux-Arts, Président; M. Emmanuel PONTREMOLI, membre de l'Institut, Directeur de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts; M. Henri PROST, membre de l'Institut, Architecte en chef du Gouvernement, Directeur de l'Ecole Spéciale d'Architecture; M. Auguste PERRET, Président honoraire de la Société des Architectes Modernes; MM. Tony GARNIER, Grand Prix de Rome, LE CORBUSIER et Rob. MALLET-STEVENS, architectes; MM. Paul VALERY, de l'Académie Française et Jean GIRAUDOUX, hommes de lettres; M. FREYSSINET, ingénieur. COMITÉ NATIONAL TCHÉCOSLOVAQUE M. l'Ing. DOSTALEK, Ministre des Travaux Publics; M. E. NAGGIAR, Ministre de France à Prague; M. le docteur BAXA, Maire de la ville de Prague; MM. J. A. BATA; J. BLECHA, architecte; D. CIPERA, maire de Zlin; A. ENGEL, Professeur à l'Ecole Polytechnique; F. FENCL, architecte; J. GOÇAR, Professeur à l'Académie des Beaux-Arts; Pavel JANAK, Professeur à l'Ecole des Arts Appliqués, Président de la Société Manes; le docteur JELINEK, homme de lettres; J. V. KRNO, maire de Bratislava; J. KUMPOST, de l'Union Centrale des Architectes, Brno; Ing. F. LEHMANN, Ing. A. LIEBSCHER et Ing. A. MENDL, Professeurs à l'Ecole Polytechnique; Ing. F. MOELZER, Président de la Commission d'Aménagement de la ville de Prague; O. NOVOTNY, Professeur à l'Ecole des Arts Appliqués; Ing. V. PACOLD, du Ministère des Travaux Publics; J. PILNACEK, maire de Hradec-Kralove; E. PURGHARDT, représentant du Ministère des Affaires Etrangères; V. RUDOLF, architecte; Ing. O. STARY, professeur à l'Ecole Industrielle; Ing. V. STIEBER, Président de la Chambre des Ingénieurs; Ing. E. SYROVATKA, du Ministère des Travaux Publics; K. SILLINGER, Président de l'Union Centrale des Architectes, Bratislava; K. TOMES, maire de Brno; le docteur TILLE, homme de lettres, professeur à l'Université de Prague; M. VISEK, de l'Union Centrale d'Architecture, Brno; le docteur WIRTH, représentant le Ministère de l'Instruction Publique. COMITÉ NATIONAL HONGROIS M. N. KOZMA, Ministre de l'Intérieur; M. B. HOMAN, Ministre de l'Instruction Publique et des Cultes; M. G. BORNEMISZA, Ministre du Commerce; M. Ivan de RAKOVSZKY, Président du Conseil Supérieur des Travaux Publics; M. I. SIPOC, Président du Conseil Municipal; M. K. SZENOY, maire de Budapest; M. E. LIBER, maire-adjoint; M. Gabor UGRON, Président de la Commission de la Littérature et des Arts; MM. HAASZ, Conseiller Ministériel; KOVACSHAZY et NEMETHY, Conseillers Municipaux; TASNADI-NAGY et GY. WLASSICS, Secrétaires d'Etat. COMITÉ D'ORGANISATION: M. Robert K. KERTESZ, architecte, Secrétaire d'Etat, Président; MM. Denis GYORGYI, Professeur à l'Ecole des Arts Décoratifs; F. HELBING, Directeur de l'Ecole des Arts Décoratifs; G. HOEPFNER, architecte, sénateur; D. HULTL, Professeur à l'Ecole Polytechnique, sénateur; I. KOTSIS, Professeur à l'Ecole Polytechnique; L. KRALIK, Président de la Chambre des Architectes; J. LECHNER, Professeur à l'Académie des Beaux-Arts; I. RETI, Recteur de l'Académie des Beaux-Arts; J. SCHMITTERER, Vice-Président de la Chambre des Architectes; A. VIRAGH, Président de la Section hongroise du C.P.I.A.; J. WAELDER, Professeur à l'Ecole Polytechnique. COMITÉ EXÉCUTIF: MM. Virgil BIERBAUER, Directeur de la revue «Tér ès Forma»; M. Tibor KISS, Secrétaire général; D. GYORGYI, I. KOTSIS, J. PADANYI-GULYAS, A. WELLISCH, G. MASIREVICH, architectes. COMITÉ NATIONAL AUTRICHIEN M. le Prof. Clemens HOLZMEISTER, Président de la Société Centrale des Architectes d'Autriche, Président. M. le Conseiller d'Etat, Prof. dr. Ing. e. h. Peter BEHRENS, Recteur de l'Académie des Beaux-Arts; M. l'Ing. August KANN, Recteur de l'Ecole Technique Supérieure; M. le Prof. Max FELLERER, Directeur de l'Ecole des Arts Appliqués; M. le Prof. Siegfried THEISS, Président honoraire de la Société Centrale des Architectes; M. le Prof. Karl HOLEY, Doyen de l'Ecole Technique Supérieure; MM. le Conseiller Supérieur, Prof. dr. e. h. Josef HOFFMANN et le Prof. Hans JAKSCH, membres honoraires de la Société Centrale des Architectes; M. le Conseiller Supérieur Joseph BITTNER, Chef du Service d'Architecture de la ville de Vienne. COMITÉ EXÉCUTIF: M. le Prof. Alexandre POPP, Vice-Président de la Société Centrale des Architectes; MM. W. BAUMGARTEN, Paul FISCHEL, Gustav HOPPE, Professeur à l'Ecole Technique Supérieure; Eugène KASTNER, Hans PAAR, Cesar POPPOVITS, Fritz REICHL, Vice-Président de la Société Centrale des Architectes; Hans Rudolf RICHTER, Egon RISS, Heinrich SCHMID, architectes. COMITÉ NATIONAL BELGE M. Edmond GLESENER, Directeur général des Beaux-Arts; M. Paul LAMBOTTE, Directeur général honoraire des Beaux-Arts; M. A. DUMONT, président de la Société centrale d'Architecture de Belgique; MM. V. BOURGEOIS, J. G. EGGERICKX; J. HENDRICKX; V. HORTA; DE KONINCK, J. DE LIGNE, Architectes; André HERMANT, Secrétaire Général.