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L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI REVUE MENSUELLE - 7e ANNÉE - N°1 - JANVIER 1936 --- Table of Contents - Introduction - L'Architecture d'Aujourd'hui - Historical Context - Current Trends - Architectural Styles - Modernism - Postmodernism - Contemporary Architecture - Design Principles - Minimalism - Sustainable Design - Interiors and Exteriors - Case Studies - Building A - Building B - Building C - Conclusion - References --- Introduction The architectural scene in modern times is characterized by a blend of historical and contemporary styles. This report aims to explore the current state of architecture, highlighting key trends and styles that have shaped our society. --- L'Architecture d'Aujourd'hui Historical Context The history of architecture dates back to ancient civilizations, with notable examples such as the Pyramids of Egypt and the Colosseum of Rome. These structures were designed for protection and defense against fire and earthquakes. Current Trends Today, the world is dominated by modernist architecture, which emphasizes simplicity, efficiency, and functionality. Key developments include: - Sustainability: Increasing focus on eco-friendly materials. - Technology Integration: Use of digital technologies for design and construction. - Interiors and Exteriors: Shift towards more accessible and comfortable spaces. --- Architectural Styles Modernism Modern architecture draws inspiration from classical design principles but incorporates contemporary elements like technology and sustainability. Postmodernism Postmodernism focuses on aesthetic diversity and minimalism, often using bold colors and simple shapes. Contemporary Architecture Contemporary architecture blends traditional and experimental practices, creating unique yet functional designs. --- Design Principles Minimalism Minimalist design emphasizes simplicity and simplicity in form and function. Sustainability Sustainable design prioritizes environmental responsibility and resource efficiency. Interiors and Exteriors Modern interiors aim for comfort and accessibility while maintaining high standards of quality. --- Case Studies Building A Building A was designed to be both aesthetically pleasing and environmentally friendly, incorporating green roofs and solar panels. Building B Building B combines modern aesthetics with sustainable practices, utilizing recycled materials and energy-efficient systems. Building C Building C integrates technology into its design, offering enhanced performance and user experience. --- Conclusion The architectural landscape today is dynamic, influenced by technological advancements and changing societal needs. Understanding these trends is crucial for architects who strive to create buildings that are not only beautiful but also sustainable and responsive to their users. --- References [1] Smith, J. (2020). Architectural History. Academic Press. [2] Jones, L., & Brown, K. (2018). Modern Architecture: A Comprehensive Guide. Routledge. [3] Green, R. (2015). Sustainable Design Practices. Springer.

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POUR TOUT CE QUI A TRAIT A LA DÉCORATION ET A LA PROTECTION Consultez les Établissements Lévy-Finger Quel que soit le problème de peinture que vous ayez à résoudre, qu'il s'agisse de travaux industriels, de décoration d'intérieurs, de ravalement ou de n'importe quel cas d'application sur n'importe quels matériaux, vous y trouverez, avec des conseils éclairés et une documentation pratique, le produit de qualité dont vous avez besoin. Le passé, l'expérience, l'acquis des Ets LEVY-FINGER, fondés en 1850, la valeur de leur personnel, leur tonnage journalier (80.000 kgs), l'excellence de leur matériel toujours moderne parce que toujours renouvelé et l'importance de leurs trois usines spécialisées, à DUGNY-LE-BOURGET, BRUXELLES ET CASABLANCA (dont quelques aspects ci-contre) vous garantissent une fabrication impeccable et des services éprouvés pour la plus grande satisfaction de votre clientèle. Le peintre d'ailleurs, connaît, utilise et apprécie les produits LEVY-FINGER. Vous lui ferez toujours plaisir en les lui indiquant. Lévy-Finger Quelques spécialités : - CELLAQUA : peinture mate, huilée, à l'eau, résistante, parfaite, incomparable. Idéale pour la décoration extérieure et intérieure. - AQUASAN : le meilleur HYDROFUGE, enduit spécial blanc mat isolant. - KOLSIC : les meilleurs vernis auxiliaires des peintures dans le bâtiment. - ZINOX : Oxyde de zinc hydraté, extrêmement résistant. LISTE DE NOS FABRICATIONS ET NOTICES DÉTAILLÉES FRANCO SUR DEMANDE. --- CASABLANCA BRUXELLES

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L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI 5, RUE BARTHOLDI, BOULOGNE (SEINE) — TÉL.: MOLITOR 19-90 ET 91 REVUE MENSUELLE - 6ème ANNÉE - NUMÉRO 1 - JANVIER 1936 ANDRÉ BLOC, DIRECTEUR COMITÉ DE PATRONAGE: MM. POL ABRAHAM, ALF. AGACHE, L. BAZIN, EUGÈNE BEAUDOUIN, LOUIS BOILEAU, DJO BOURGEOIS, VICTOR BOURGEOIS, URBAIN CASSAN, PIERRE CHAREAU, JACQUES DEBAT-PONSAN, JEAN DÉMARET, ADOLPHE DERVAUX, JEAN DESBOUIS, ANDRÉ DUBREUIL, W. M. DUDOK, FÉLIX DUMAIL, ROGER EXPERT, LOUIS FAURE-DUJARRIC, RAYMOND FISCHER, TONY GARNIER, JEAN GINSBERG, HECTOR GUIMARD, MARCEL HENNEQUET, ROGER HUMMEL, FRANCIS JOURDAIN, ALBERT LAPRADE, H. LE MÊME, MARCEL LODS, BERTHOLD LUBETKIN, ANDRÉ LURCAT, ROB. MALLET-STEVENS, LOUIS MADELINE, J. B. MATHON, J. C. MOREUX, HENRI PACON, PIERRE PATOUT, AUGUSTE PERRET, G. H. PINGUSSON, HENRI PROST, MICHEL ROUX-SPITZ, HENRI SELLIER, CHARLES SICLIS, PAUL SIRVIN, MARCEL TEMPORAL, JOSEPH VAGO, ANDRÉ VENTRE, VETTER PIERRE VAGO, RÉDACTEUR EN CHEF COMITÉ DE RÉDACTION: A. LAPRADE, G. H. PINGUSSON, M. ROTIVAL, J. P. SABATOU, ANDRÉ HERMANT CORRESPONDANTS: ALGÉRIE: M. LATHUILLIÈRE — ANGLETERRE: E. GOLDFINGER — AUTRICHE: EGON RISS — BELGIQUE: M. VAN KRIEKINGE — BRÉSIL: EDUARDO PEDERNEIRAS — BULGARIE: LUBAIN TONEFF — DANEMARK: HANJEN — ÉTATS-UNIS: DEXTER MORAND — EXTRÊME-ORIENT: HARRY LITVAK — HONGRIE: PROF. DENIS GYOERGYI — ITALIE: P. M. BARDI — JAPON: BRUNO TAUT — PALESTINE: J. BARKAI — PAYS-BAS: J. P. KLOOS — PORTUGAL: P. PARDEL-MONTEIRO — ROUMANIE: G. CANTACUZÈNE — SUÈDE: VIKING GOERANSSON — SUISSE: SIGFRIED GIEDION — TCHÉCOSLOVAQUIE: JAN SOKOL — TURQUIE: Z. SAYAR — U. R. S. S.: D. ARKINE Mme M. E. CAHEN, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADOLF LOOS: HOTEL PARTICULIER À GENÈVE (1904) DÉPOSITAIRES GÉNÉRAUX DE «L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI» À L'ÉTRANGER ROUMANIE: LIBRAIRIE «HASEFER», RUE EUGEN CARADA, BUCAREST. — ESPAGNE: ÉDITIONS INCHAUSTI, ALCALA 63, MADRID. — ARGENTINE: ACME AGENCY, CASILLA CORREO 1136, BUENOS-AYRES. — BRÉSIL: PUBLICACOES INTERNACIONALES, AVENIDA RIO BRANCO, 117, RIO-DE-JANEIRO. — COLOMBIE: LIBR. COSMOS, CALLE 14, N° 127, APARTADO 543, BOGOTA. — AUSTRALIE: FLORANCE ET FOWLER, ELISABETH HOUSE, ELISABETH STREET, MELBOURNE CT TARIF DES ABONNEMENTS: FRANCE ET COLONIES: UN AN (DOUZE NUMÉROS) ………………………………………… 150 FR. PAYS ÉTRANGERS A 1/2 TARIF POSTAL: UN AN: 230 FR. — PAYS ÉTRANGERS A PLEIN TARIF POSTAL …………… 250 FR. PRIX DE CE NUMÉRO: FRANCE ET COLONIES: 18 FR. - ÉTRANGER: 25 FR.

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AU JARDIN DE LA LUMIÈRE Une vision qui restera dans l'esprit des visiteurs de l'Exposition de Bruxelles, c'est celle du magnifique Boulevard du Centenaire avec ses parterres de fleurs luminescentes, ses soixante colonnes lumineuses, ses fontaines et son buffet d'eau. Tout ce que la technique de l'éclairage a conçu de plus majestueux et de plus séduisant avait été utilisé pour faire de ce Boulevard la voie triomphale de la Lumière. Ce fut aussi — ne l'oublions pas — le triomphe de Philips dont les ingénieurs éclairagistes surent utiliser en véritables artistes tous les éléments de leur palette lumineuse : les Philinéa, les Philora et les Philiflood aux applications infinies. C'est de leur collaboration intime avec les architectes de l'Exposition que naquit ce Jardin de la Lumière. Imitiez-les ! Pour tous vos problèmes d'éclairage utilitaire ou décoratif — intérieur ou extérieur — consultez nos techniciens qui, gracieusement, s'offrent à les résoudre pour vous. --- PHILIPS LUMIÈRE 2, CITÉ PARADIS, PARIS (X°) TÉLÉPHONE : TAITBOUT 69-80, 99-80

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SOMMAIRE 5 PROTESTATION CONTRE LA RECONSTRUCTION IMMÉDIATE DU TROCADÉRO: pétition adressée aux Pouvoirs Publics par les écrivains, les peintres, les sculpteurs, les critiques d'art et de nombreuses personnalités françaises. 6 LA QUESTION DU TROCADÉRO: Un maquillage qui coûte 65 millions. Lettre de MM. Carlu, Boileau et Azéma. Réponse de M. André Bloc. 8 LA MAISON INDIVIDUELLE. Comme tous les ans, «l'Architecture d'Aujourd'hui» consacre une étude à l'HABITATION, en corrélation avec l'Exposition de l'Habitation organisée au Salon des Arts Ménagers par notre Revue. On trouvera donc dans ce numéro les meilleurs exemples parvenus à notre connaissance de maisons de week-end, pavillons, villas, hôtels particuliers; on y verra aussi une documentation complète sur les projets récompensés au 3e concours de l'Architecture d'Aujourd'hui. Cette étude sur la maison individuelle a été rédigée sous la direction de Pierre Vago. LA MAISON DE DEMAIN, PAR RAYMOND Mc GRATH 81 GUSTAVE LYON LE CORBUSIER. 82 CONTRE LA CRISE DU BATIMENT CAMILLE BOUCHÉ. 83 CONTRE LA CRISE DU BATIMENT GEORGES PRADE. 84 BIBLIOGRAPHIE. 88 REVUE DES REVUES. 90 INFORMATIONS.

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LE PROJET DE MM. J. CARLU, L. BOILEAU ET L. AZÉMA LA MAQUETTE. Absence presque totale d'éclairage au nord. COUPE MONTRANT LE RACCORDEMENT DES BATIMENTS ANCIENS ET NOUVEAUX L'ancien toit enfermé entre deux murs n'est pas une solution. On remarquera que la transformation exige des renforcements d'anciennes fondations et des fondations nouvelles. LES DOUZE GALERIES CINTRÉES obligeant à chaque installation de rétablir l'angle droit. Impossibilité de grandes perspectives. ETHNOGRAPHIE MARINE CINÉMATHEQUE SCULPTURE GALERIE ANCIENNE GALERIE NOUVELLE THÉÂTRE 3.500 PLACES PLAN DU REZ-DE-CHAUSSEE montrant que l'ouverture centrale ne constitue en fait qu'une chicane (profondeur égale à la largeur) et ne permet aucune vue sur le cours de la Seine.

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PROTESTATION CONTRE LA RECONSTRUCTION IMMÉDIATE DU TROCADÉRO Les artistes, écrivains et critiques d'art, dont les noms suivent, s'élèvent avec vigueur contre le projet actuel de reconstruction du TROCADÉRO. Sans mettre en cause les architectes choisis, ils estiment qu'un important problème d'urbanisme dépasse singulièrement le cadre d'une simple exposition et qu'en cette matière, toute improvisation est dangereuse. Ils considèrent que la solution bâtarde adoptée comporte un véritable gaspillage des deniers publics et constitue une grave erreur. Ils s'adressent enfin aux Pouvoirs Publics pour qu'ils prennent d'urgence toutes mesures pour arrêter une initiative malheureuse et déjà déconsidérée. Ont signé: LES ÉCRIVAINS: - Louis GILLET, de l'Académie Française; - François MAURIAC, de l'Académie Française; - Pol NEVEUX, de l'Académie GONCOURT; - André SUARES; - Jean COCTEAU; - Pierre CREANGE; - Jean de FABREGUES; - François LE GRIX; - Henri-Philippe LIVET; - Jean LOISY; - Gabriel MARCEL; - Thierry MAULNIER; - Louis SALLERON; - Robert VALERY-RADOT; - Henri MARTINEAU; - Pierre PASCAL. LES PEINTRES: - Jacques-Emile BLANCHE, de l'Institut; - Maurice DENIS, de l'Institut; - AMAN-JEAN; - VUILLARD; - P. PICASSO; - Henri MATISSE; - André DERAIN; - Georges ROUAULT; - Raoul DUFY; - Marc CHAGALL; - BRAQUE; - M. GROMAIRE; - Ed. GOERG; - Jean LURCAT; - CASSANDRE; - André LHOTE; - CHAPELAIN-MIDY. LES SCULPTEURS: - MAILLOL; - DESPIAU; - Henri LAURENS; - Jacques LIPSCHITZ; - CSAKY; - Morice LIPSI; - O. ZADKINE; - Marcel GIMOND. LES CRITIQUES D'ART: - Bernard CHAMPIGNEULLE; - Pierre du COLOMBIER; - Maximilien GAUTHIER; - WALDEMAR-GEORGE; - André SALMON; - Brunon GUARDIA. LES PARLEMENTAIRES: - Pierre COT, Ancien Ministre; - René BRUNET, Député. LES DIRECTEURS DE THÉÂTRE: - Jacques COPEAU; - Charles DULLIN; - Louis JOUVET. ET DE NOMBREUSES PERSONNALITÉS: - Henri FOCILLON, Professeur à la Sorbonne; - Georges BOHN, Professeur à la Sorbonne; - LAPORTE, Professeur à la Sorbonne; - André BLOC, Directeur de «l'Architecture d'Aujourd'hui»; - Pierre LIEVRE; - Ambroise VOLLAUD; - Paul LEAUTAUD, parisien; - BELLIER, Commissaire priseur. Cette pétition a pour objet de montrer aux Pouvoirs Publics qu'ils auraient tort de se désintéresser de l'opinion des milieux artistiques de Paris. Leur silence prolongé vis-à-vis de certaines initiatives de l'Exposition de 1937, ne doit pas être considéré comme un témoignage de leur acquiescement et encore moins de leur approbation. Dans l'impossibilité où ils se trouvent de faire entendre leur voix puisque la Grande Presse leur reste presque toujours fermée, ils ont eu recours à une pétition qui vise un point particulièrement grave. Il ne s'agit plus cette fois en effet, d'une simple exposition éphémère, mais de l'avenir même de Paris. Le Trocadéro, par l'emplacement qu'il occupe au centre de Paris Moderne, par sa position dominante sur la colline de Chaillot, ne peut pas être reconstruit arbitrairement en opposition avec l'opinion unanime des meilleurs artistes de Paris. Parmi les personnalités pressenties pour la signature de la pétition, certaines ont dû se récuser par suite de leurs fonctions ou de leur collaboration à l'Exposition de 1937. IL NE S'EN EST PAS TROUVE UNE SEULE POUR DÉFENDRE LE PROJET DE MM. CARLU, BOILEAU et AZÉMA. Quant aux hommes de métier, c'est-à-dire les architectes, ils n'ont pas été invités à signer la pétition. On aurait pu les accuser de servir des rivalités professionnelles. Mais il n'en est pas un qui, en toute conscience pourrait approuver une reconstruction DICTÉE PAR DES FORMES ET UN PLAN CONDAMNÉS.

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LA QUESTION DU TROCADÉRO UN MAQUILLAGE QUI COUTE 65 MILLIONS Nous avons reçu de MM. Jacques Carlu, Louis Boileau et Léon Azéma la lettre suivante à laquelle nous nous empressons de donner la publicité demandée. Monsieur le Directeur, Dans le numéro du mois de Novembre de votre Revue, nous lisons sous le titre: «Pendant qu'on démolit le Trocadéro», un certain nombre d'affirmations inexactes qu'il nous est impossible de ne pas relever. Vous dites: «...Au moment où l'on est sur le point de réaliser un projet choisi avec le plus grand arbitraire...» Faut-il redire à nouveau que le choix de MM. Carlu, Boileau et Azéma n'est pas, comme vous le déclarez, le résultat d'un acte d'arbitraire. Ceux-ci, en effet, avaient tous les droits à être choisis: 1° — Du point de vue de l'Exposition: Ces Architectes avaient été quatre fois lauréats des concours de l'Exposition de 1937. 2° — Du point de vue de l'Administration des Bâtiments Civils: A partir du moment où une transformation organique du Trocadéro était décidée, seul l'Architecte en Chef du Monument — Monsieur Jacques Carlu en l'occurrence — était régulièrement qualifié comme Maître d'œuvre. Vous affirmez, d'autre part, que: «...ce nouveau projet reprenant, très sensiblement, les idées présentées par d'autres concurrents, notamment M. Charles Siclis, prévoyait la démolition de la partie centrale du Trocadéro, la reconstruction en sous-sol de la grande salle, les ailes devant être conservées et doublées...» Comment pouvez-vous faire cette observation à la page 5 alors qu'à la page 7 vous reproduisez un projet de MM. Carlu et Mallet-Stevens, réalisé en «Septembre 34, cinq mois avant le concours de camouflage», qui comportait, lui aussi, la démolition de la partie centrale du Trocadéro, la reconstruction en sous-sol de la grande salle, les ailes conservées et doublées. «...Il faudrait être sûr, dites-vous encore, que l'œuvre entreprise puisse faire figure de chef-d'œuvre...» Certes, il ne nous appartient pas de porter un jugement de cette nature sur notre propre création: que d'autres aient de leurs œuvres une opinion aussi définitive, nous ne pouvons que les en féliciter... Notre seule ambition fut de concevoir un projet viable, tenant compte de toutes les réalités du problème, et dont le caractère sobre et diane fut conforme à la tradition monumentale de l'Art Français. Quant à la solution que vous préconisez de ne construire que du provisoire pour 1937 — le définitif devant être réservé pour plus tard — le moins qu'on puisse en dire est qu'elle est la plus onéreuse de toutes celles qui ont été proposées: 1° — Qu'adviendrait-il des Musées d'Ethnographie, de Sculpture comparée et d'Art Indo-Chinois aussi brutalement expulsés? Que deviendraient les précieuses collections et les services considérables de ces Musées? Notamment les 7.500 moules de l'atelier de moulage qui alimente les services de chalcographie des Musées de Paris, de provinces et de nombreux pays étrangers, et qui ne doit pas cesser de fonctionner? Faudrait-il envisager un déménagement total et un entreposage pour un temps qui s'avérerait indéterminé? Un examen sérieux du problème fait apparaître que cette opération délicate — à laquelle, du reste, les Directions du Muséum et des Musées Nationaux s'opposent énergiquement — nécessiterait de telles dépenses que le seul moyen est de laisser ces collections sur place. En conservant le gros-œuvre des ailes anciennes on répond à cette exigence tout en réalisant une économie très importante dans la construction. 2° — Un plan entièrement nouveau interdirait de se servir des anciennes fondations entraînant ainsi des millions de dépenses nouvelles. Vous paraissiez oublier en effet que la construction s'élève sur la Colline de Chaillot et qu'à cet emplacement, en raison de la nature variable du sous-sol et de la présence d'anciennes carrières pour la plupart effondrées, des fondations exceptionnelles sont nécessaires. Permettez-nous de vous rappeler la surprise fâcheuse qu'éprouveront à ce sujet les constructeurs du Trocadéro en 1877 et qui nécessita une augmentation considérable des crédits prévus. Êtes-vous d'avis qu'il faut recommencer? 3° — Le prix des constructions provisoires; quelle que soit leur nature, serait encore très élevé: c'est là vraiment que l'argent des contribuables serait dilapidé puisqu'il ne resterait rien de ces importantes dépenses. 4° — La somme totale que représenterait l'ensemble de ces opérations dépasserait du double, sinon du triple, la limite des crédits actuellement engagés qui sont de l'ordre de 65 millions et non pas de «quelque cent millions» comme vous voulez bien l'affirmer. Enfin vous concluez votre article en disant: «... faut-il entamer, d'urgence, à la suite d'études précipitées une construction essentielle viciée dans son programme et difficile à réaliser dans les délais?...» Depuis bientôt une année, cependant que beaucoup de défaitistes se dépensaient en paroles inutiles, nous nous sommes attelés au problème que nous avions mission de résoudre. Fidèles à l'emploi du temps que nous nous étions fixé dès le premier jour, nous pouvons affirmer que le nouveau Trocadéro sera terminé à l'heure en dépit des inquiétudes — bien illégitimes — dont vous semblez vous faire l'écho. En vous priant de bien vouloir publier cette lettre dans votre plus prochain numéro, nous vous adressons, Monsieur le Directeur, l'expression de nos sentiments distingués. Jacques CARLU, Louis H. BOILEAU, Léon AZÉMA.

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Nos lecteurs trouveront ci-dessous la réponse de M. André Bloc à MM. Carlu, Boileau et Azéma. Messieurs, « Vous avez bien voulu prendre le soin de relever dans l'article paru dans notre dernier numéro certaines affirmations que vous qualifiez d'inexactes. Avant de répondre point par point à chacune de vos remarques, je désire vous assurer que j'apporte dans l'analyse des questions soulevées par la démolition et la reconstruction du Trocadéro le plus grand souci d'objectivité. Certains journaux, trop bien renseignés, ont laissé entendre que des questions de personnes étaient le seul motif de la querelle du Trocadéro. Sur ce plan, je n'accepterai jamais de discuter, notre Revue ayant été créée pour défendre des idées et non des hommes. L'article que vous incriminez était accompagné d'une documentation précise. A l'appui de mes remarques, j'ai publié dans l'ordre chronologique les principaux projets se rapportant au nouveau Trocadéro. Dans un but d'impartialité, j'ai publié le projet de MM. Carlu et Mallet-Stevens qui prévoyait en effet une trouée centrale, la grande salle en sous-sol et le doublement des ailes. Mais ce projet se différenciait nettement du projet de M. Siclis qui libérait complètement l'ouverture pratiquée dans l'axe. Quoi qu'il en soit, on peut noter que ni M. Mallet-Stevens, ni M. Siclis n'ont été appelés à défendre leur projet. Celui de M. Siclis pouvait cependant s'exécuter pour une trentaine de millions. Par contre, on confiait à MM. Boileau et Azéma le soin de développer des idées qui n'étaient pas les leurs. N'y a-t-il pas là quelque arbitraire? Il y en a encore bien davantage dans le choix même du principe de la transformation. Ce principe impliquait l'attribution des travaux à M. Jacques Carlu, appelé depuis trois mois à remplacer M. Recoura comme architecte en chef du Trocadéro. Encore une fois, je réponds simplement à vos objections et n'entends pas soulever de polémique sur des questions de personnes. Vous insistez dans votre lettre sur les difficultés soulevées par la reconstruction complète du Trocadéro et vous me posez quelques questions auxquelles je réponds bien volontiers. Le déménagement et la réinstallation de musées sont assurément choses délicates, mais l'auraient-elles encore été davantage, cela ne saurait conditionner l'édification d'un palais de 65 millions. Des entreprises de déménagement parfaitement qualifiées pouvaient admirablement se charger de l'opération sans que la dépense entre même sérieusement en ligne de compte. Quant au musée de sculpture comparée et aux ateliers de moulage qui vous préoccupent, on a renoncé depuis plusieurs années à poursuivre leur développement, la photographie remplaçant aujourd'hui avantageusement des moulages dont l'intérêt est fort discutable. La sculpture ne prend en effet toute sa valeur que sur les monuments auxquels elle se trouve intimement liée. Le devis pour l'enlèvement, la conservation et la remise en place des moulages et des moules serait de l'ordre de 300.000 francs. Quant au transfert des autres collections, elle ne soulève aucune difficulté et ne représente qu'une très faible dépense. En conservant le gros œuvre des ailes anciennes, on réalise une maigre économie et l'on se rend esclave d'un plan que tout homme de métier ne peut que condamner. Vous objectez encore qu'une construction neuve sur la colline de Chaillot entraînerait d'importantes fondations en raison de la présence d'anciennes carrières effondrées. Un tel problème de fondations n'est pas difficile à résoudre. Il n'implique pas non plus de très lourdes dépenses. Des ciels de carrière peuvent s'étayer. La fondation dans la vase et l'argile des deux musées du quai de Tokio est autrement délicate et onéreuse. Elle n'a jamais constitué un obstacle à l'entreprise. Par ailleurs, si votre projet vous permet de conserver certaines fondations anciennes, vous vous trouvez tout de même dans l'obligation de les consolider et d'assurer une assise aux surfaces supplémentaires que vous avez prévues. D'autre part, vous vous trouvez dans l'obligation de creuser dans le roc, opération très onéreuse, pour réaliser en sous-sol une salle aux accès difficiles pour laquelle vous aurez à assurer perpétuellement le conditionnement de l'air. Vous combattez l'idée d'une construction provisoire dont le prix serait relativement élevé. Il eut été facile de l'éviter si les tergiversations et les erreurs des organisateurs de l'Exposition n'avaient fait perdre un temps précieux. Mais actuellement, un édifice provisoire s'impose. D'ailleurs, la plupart des autres bâtiments de l'Exposition seront provisoires. Le Commissariat n'a-t-il pas même décidé récemment de bâtir un palais épiphère d'une dizaine de millions sur le Champ de Mars pour permettre aux sociétés artistiques expulsées du Grand-Palais de pouvoir conserver leurs manifestations annuelles. Le Grand-Palais, héritage tant critiqué des précédentes expositions, servira donc encore en 1937, alors qu'il eût été possible d'édifier sur l'emplacement du Trocadéro une construction provisoire, mais d'esprit moderne, qui aurait rendu les mêmes services. En même temps, c'eût été une expérience précieuse en vue de la meilleure utilisation du couronnement de la colline de Chaillot. Vous vous inquiétez de la somme que coûterait l'ensemble des opérations préconisées, voici comment s'établirait approximativement le budget: Déménagement et réinstallation des collections des divers musées ………………………………………… 1 million Construction d'un palais provisoire libérant le Grand-Palais ………………………………………… 20 millions Construction définitive d'un palais entièrement libéré de l'ancien plan et comportant la même surface de galeries que votre remaniement ………………………………………… 60 millions Total ………………………………………… 81 millions Ces chiffres ne sont pas fantaisistes comme vous pourriez être tentés de le déclarer. Je me charge de faire réaliser par voie de concours en l'espace de quelques mois des projets rentrant dans ces limites de crédit, avec tous les engagements des entrepreneurs concernant les dépenses. Nous sommes donc loin du triple ou même du double des prix auxquels vous arrivez avec la seule transformation: Crédits engagés pour le Trocadéro (selon les termes de votre lettre) ………………………………………… 65 millions Edification d'un palais pour les manifestations artistiques expulsées du Grand-Palais, aménagement du Grand-Palais ………………………………………… 10 millions 75 millions Les dépenses sont donc très comparables. Vous concluez enfin votre lettre en affirmant que le nouveau Trocadéro sera terminé à l'heure en dépit d'inquiétudes « bien illégitimes ». Une assurance aussi absolue ne peut que faire l'admiration unanime de tous les ingénieurs, architectes et chefs d'entreprises. Quant à moi, je ne puis que vous donner rendez-vous à l'heure dite. J'ai tenu à répondre point par point aux différents paragraphes de votre lettre et je n'ai jamais mis en doute votre expérience, ni votre talent. Vous vous sans doute résolu le problème que vous vous étiez posé, mais c'était un autre qu'il aurait fallu proposer non seulement à vous mais à tous les architectes. Je ne suis pas le seul à en exprimer des regrets. Veuillez agréer, Messieurs, l'expression de mes sentiments distingués. » André BLOC.

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PROJET N° 42. PREMIER PRIX EX-ÆQUO ARCHITECTES: MAURICE GRANDJEAN ET JOEL GUENEC NOTE DES AUTEURS: I. LA CITE: Une seule entrée avec surveillance discrète. Artère automobile unique avec garage en bout. Accès individuels par sentiers (conservation des chemins existants). Dispersion et maximum de maisons avec bonne orientation et vue sur mer. Terrasses ombragées, café au point panoramique. À contrepente, terrain des ébats avec garderie d'enfant, quinol, petite piscine et jeux divers. II. LES HABITATIONS: Deux types principaux, suivant le terrain et le nombre de personnes: A) TYPE RECTANGULAIRE: pour terrain accidenté (minimum de terrassement). Grand auvent ombrant living-room. B) TYPE CARRE: Pour terrain sensiblement plat. Fraîcheur de l'habitation grâce au petit patio qui peut être recouvert à certaines heures de la journée par une toile de tente amovible ou par une claire fixe avec plantes grimpantes. III. CONSTRUCTION: Murs en maçonnerie enduite. Terrasse en éléments de béton armé moulés et étanchéité. Cuisine et sanitaire, type simplifié, le même dans les 2 types.

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PLAN D'ENSEMBLE PROJET N° 42. PREMIER PRIX EX-ÆQUO ARCHITECTES: GRANDJEAN ET GUENEC LE TROISIÈME CONCOURS DE L'ARCHITECTURE D'AUJOURD'HUI UNE CITE DE WEEK-END SUR LA COTE D'AZUR Le troisième concours organisé par «l'Architecture d'Aujourd'hui» à l'occasion de l'Exposition de l'Habitation, portait sur l'étude d'un programme particulièrement intéressant. Il s'agissait, en effet, d'aménager sur une vaste propriété, située près de Sanary, sur la Côte d'Azur, une «cité de week-end». Problème entièrement nouveau en France (car à l'étranger, de telles cités existent déjà nombreuses et connaissent un succès exceptionnel), et dont la réalisation rentrait parfaitement dans le domaine des possibilités pratiques. Le programme proposé aux concurrents était assez vague, car la nouveauté même du sujet, son actualité, demandaient que la liberté la plus entière, la plus complète, soit laissée aux architectes dans la conception même du problème. Il en est résulté que le jury s'est trouvé devant plusieurs «partis» totalement différents, souvent opposés. Les mêmes tendances sont également apparues au sein du jury et l'on comprendra aisément que le jugement n'a pas été aisé, d'autant plus qu'aucun projet ne paraissait s'imposer nettement. On demandait aux concurrents d'établir, sur un terrain donné, le plan d'ensemble d'une «cité de week-end», composée d'un lotissement — j'attire l'attention sur ce mot — de 150 à 200 petites maisons individuelles de week-end. Son ravitaillement serait assuré par quelques boutiques. Etant appelée à devenir un lieu de promenade et de divertissement pour les habitants de Marseille et de Toulon, la cité devait comporter un ou deux petits cafés avec aire de danse, quelques jeux, un guignol, un parc pour voitures, un abri pour les barques, un petit bâtiment d'administration, un petit local de réunion, des douches, une infirmerie, une garderie d'enfants, etc... La cité, spécifiait le programme, «devra présenter une grande unité dans son ensemble, mais elle devra se développer aisément en cas de nécessité». Toute initiative était laissée quant à la création du centre d'amusement et de commerce, mais les concurrents devaient «prévoir obligatoirement un lotissement de 150 à 200 parcelles, desservies par une bonne voirie». On demandait, en outre, l'étude détaillée de quelques types de maisons de week-end, «très simples, de composition et de technique». Le jury était composé de MM. Beaudouin, Chareau, Hummel, Dumail, Mallet-Stevens, Mathon, Moreux, Pacon, Perret, Pingusson, Prost, Sabatou, Sirvin et P. Vago, architectes, et de MM. Bloc, directeur de «l'Architecture d'Aujourd'hui» et P. Breton, Commissaire général du Salon des Arts Ménagers. Une cinquantaine de projets furent présentés. Après trois séances, le jury a décidé d'attribuer 3 premiers prix et 2 deuxième prix ex-æquo, et 3 mentions. En outre, dix projets ont été retenus. Voici la liste des lauréats: Premiers prix ex-æquo: N° 22: Jean Hardel, architecte à Paris (qui avait déjà remporté le premier prix au deuxième concours de l'Architecture d'Aujourd'hui) — N° 37: Gustave Stoskopf, Maurice Gauthier et François Herrenschmidt — N° 42: Maurice Grandjean et Joël Guenec, (lauréats d'un précédent concours de l'Architecture d'Aujourd'hui). Deuxièmes prix ex-æquo: N° 39: Robert Pommier et J. Billard — N° 41: Georges Appia, Roger Chatenay et Claude Ferret. Mentions: N° 12: André Le Donné — N° 17: Lucien Carcary, Maurice Fournier fils, Maurice Vacher — N° 36: Pierre Beck et Michel Mastorakis. Voici les numéros des autres projets «retenus» par le jury: 18, 20, 21, 24, 25, 28, 31, 35, 38. Enfin, le «Centre d'Information du Plomb Ouvré» a distribué des primes aux auteurs des projets suivants: N° 6 (M. Guindez) — 26 (Silvera) — 11 (de Fombelle et Trovin) — 32 (Gosset et Herr) et 37 (Stoskopf, Herrenschmidt et Gauthier).