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L'ARCHITECTE RECUEIL MENSUEL DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉ AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT COMITÉ DE DIRECTION : - MM. A. ARFVIDSON, L. H. BOILEAU - L. BONNIER, BOUWENS DE BOIJEN, A. DEFRASSE, AD DERVAUX - R. EXPERT, TONY GARNIER, CH. LETROSNE, P. PATOUT - AUG. PERRET, H. PROST, L. SOREL, A. VENTRE --- OCTOBRE 1932 --- PARIS LES ÉDITIONS ALBERT LÉVY 2. RUE DE L'ÉCHELLE

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SOMMAIRE du numéro de “L’Architecte” d’Octobre 1932 --- Cent ans d’urbanisme nord-africain (fin) … … … … FERNAND BENOIT. Maison d’habitation, à Garches (1932) … … … … ARCHITECTES : A. et G. PERRET. Le Logis des Prés d’Avignier, à Val-Martin (1925) … … ARCHITECTE : CHARLES LETROSNE. Appartement avec terrasses, avenue des Champs-Elysées, à Paris (1932) … … … … … … … … … … … … ARCHITECTES : LE CORBUSIER et P. JEANNERET. --- Correspondants : Allemagne : Adolf Goetz, Eppendorferstieg, 6, Hambourg-36. — Autriche : D’Ermers, Billrothstrasse 39, Vienne xix. Agence générale pour la Belgique : Librairie A.-L. DE MEULENERE, 21, rue du Chêne, Bruxelles. Tous les droits sur les articles et les reproductions sont réservés pour tous pays. FRANCE … Le numéro 12 fcs. — L’abonnement (12 numeros) … 120 fcs ETRANGER … 1°. Pays ayant adhéré à la convention de Stockholm (tarif postal abaissé) le numéro 14 fcs. L’abonnement (12 numeros) … 140 fcs 2°. Autres pays: Angleterre et ses Colonies et Dominions (Canada excepté), Danemark, Dantzig, Etats-Unis, Colonies hollandaises, Italie et Erythrée, Norvège, Palestine, Suede, le numéro 16 fcs. L’abonnement (12 numeros) … 160 fcs L’année parue (nouvelle série, 1924, 1925, 1926, 1927, 1928) … France 150 fcs. — Étranger. 165 fcs Portefeuille destiné à contenir une année … — 12 fcs. — 15 fcs ÉDITIONS ALBERT LÉVY, 2, RUE DE L’ÉCHELLE, PARIS (Ier). LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS Chèques postaux: Paris 6690 — R.C. Seine 64.696 — Adresse télégraphique: Edalvyde-Paris — Téléphone: Louvre 33-87. --- PERSIENNES EN FER FERMETURES DE MAGASINS Grilles articulées - Volets roulants en bois ASCENSEURS - MONTE-CHARGES JOMAIN FILS & CIE Etablissement fondé en 1865 34, rue Brancion - PARIS 4 lignes téléphoniques: VAUGIRARD 25-41 et suivants ALBUM FRANCO — ALBUM FRANCO --- BRÉDY ET FILS MENUISERIE AGENCEMENTS PARQUETS 63, RUE DE PARIS, A SAINT-OUEN TÉLÉPHONE : CLIGNANCOURT 06-87, 06-88 --- GENTILIT BOURDIT SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 2860000 SIÈGE SOCIAL 169 RUE DU VIEUX-PONT-DE-SEVRES BILLANCOURT FAMILLES ET MÉDIATIFS AGENCE SPÉCIALE DE DESSINATEURS POUR L’EXÉCUTION DE TOUS AVANT-PROJETS POUR L’ADAPTATION DE NOS GRÈS • 10 GRANDS PRIX • MEMBRE DU JURY AUX EXPOSITIONS LAUREATS DE LA SOCIÉTÉ CENTRALE DES ARCHITECTES : FONDATION PAUL SEDILLE --- TERRAIN A VENDRE 4230 m², à ISSY-LES-MOULINEAUX, à 300 mètres de la Porte de Versailles S’adresser : S.E.V., 26, rue Guynemer, Issy-les-Moulineaux (Seine)

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SOCIÉTÉ ANONYME DES ANCIENS ÉTABLISSEMENTS E. BORDEREL ET E. ROBERT FERRONNERIE D'ART RAYMOND SUBES DIRECTEUR 131, RUE DAMREMONT, 131 PARIS Tél.: MARCADET 52-24. — 52-25. R.C. Seine 95 918 --- L'ENTREPRISE M. ALBARIC INGÉNIEURS-CONSTRUCTEURS 102 ET 104, RUE ÉTIENNE-DOLET, A MALAKOFF (SEINE) FONDÉE EN 1926, PRÉSENTE LES RÉFÉRENCES DE 50 MILLIONS DE TRAVAUX EXÉCUTÉS ET RÉGLÉS À LA SATISFACTION ABSOLUE DES ARCHITECTES MAÎTRES D'ŒUVRES ENTREPRISE GÉNÉRALE D'IMMEUBLES. CONSTRUCTIONS INDUSTRIELLES BÉTON ARMÉ DANS TOUTES SES APPLICATIONS. RAPIDITÉ PERFECTION D'EXÉCUTION. ÉTUDES ET DEVIS GRATUITS --- ASCENSEURS OTIS - PIFRE MONTE-CHARGE Ascenseurs à mise à niveau automatique "MICRO" ESCALIERS MÉCANIQUES "ESCALATOR" ATELIERS OTIS-PIFRE 161-163, rue de Courcelles - PARIS Téléphone : CARNOT 76-40 - (8 lignes) Vue aux étages de la Batterie de 3 Ascenseurs, Vacuum Oil Cy, 48, rue de Courcelles. Paris — MM. Chandier et Reisin, Architectes.

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CENT ANS D'URBANISME NORD-AFRICAIN (Fin) Si chaque quartier d'une ville neuve du Maroc est « spécialisé », il semble que chacune des villes soit à la recherche de sa beauté propre. Ainsi ont-elles un visage différent, qui s'accorde des lignes générales du site et de leur destination. Casablanca aura toujours la beauté de son port et sa vitalité débordante, peu encline à se plier à des formes convenues. Fez-Nouvelle n'a pas voulu être en reste de grandeur en comparaison de sa médina aux majestueux palais : elle s'articule de part et d'autre de l'Avenue de France, large de 80 mètres et longue d'un kilomètre, qui, légèrement en pente comme il sied à une avenue triomphale, a pour horizon les lignes bleues des montagnes de Fez. L'Avenue de France, à peine sortie de terre, porte la marque de sa date : une servitude d'« ordonnance » a tracé à ses architectes le cadre de leurs libertés. Rabat et Marrakech, où le type d'habitation dominant semble devoir être la villa, s'étalent, sans limitation d'espace, pour jouir de la lumière et des ombres. Elles demandent au plan horizontal le bain de soleil que Casablanca doit rechercher par la construction en hauteur. Ce sont des cités-jardins : Marrakech, clairsemée dans sa palmeraie qui formera un parc aux allées carrossables autour de sa cité d'hivernage, a pour toile de fond les remparts de la médina et les cimes neigeuses de l'Atlas, éclatantes sous un éternel soleil; Rabat, dont les avenues ondulent avec indolence selon le tracé sinuex des pistes mauresques que Prost suivit pour créer la nouvelle ville, disparaît sous les fleurs, bougainvillées, roses et géraniums, qui forment une oasis de verdure autour des bâtiments administratifs de la Résidence. La « colline sacrée » où le Maréchal s'installa est devenue le centre de Rabat; elle est le monument « témoin » qui, de 1918 à 1930, signale l'évolution du goût. Veut-on voir défiler toutes les expériences de la construction nord-africaine? Il suffit d'interroger l'âge de chacun des bâtiments. Et l'on arrive au dépouillement progressif de la décoration néo-mauresque, toute puissante en 1923, et à la simplification d'un art qui s'affirme aujourd'hui et a conquis toute la ville. Cet art sobre, qui affectionne la ligne droite et les surfaces nues des murs, à peine rehaussées par la couleur blonde des encadrements de fenêtre en pierre de Salé ou de l'Océan et des corniches dénuées d'ornement, a substitué l'horizontale à l'arcature. Rabat est le triomphe du linteau; et cette révolution, dans un pays où l'on ne pouvait percer, il y a 10 ans, une baie sans emprunter l'arc en fer-à-cheval des mosquées, est peut-être le signe le plus remarquable de la nouvelle architecture marocaine. Si l'arcade avait été adoptée au début pour les portiques de l'avenue Dar el Maghzen à Rabat, et dans certains bâtiments publics, elle a rapidement été détrônée par l'architrave qui s'accorde mieux du ciment armé et du revêtement de marbre et constitue, dans notre architecture à armature métallique et à coffrage de béton, l'ouverture naturelle d'un mur. Aussi bien le linteau donne-t-il ce caractère monumental aux avant-corps à portique dont le ciment armé permet le tracé hardi : au Pavillon de la Musique, dû à la collaboration de J. Borély et d'A. Laforgue, comme au Palais de Justice de Rabat, que Laforgue a composé, dans l'ordonnance à portiques de l'Avenue, par un simple retrait des deux ailes encadrant une loggia surélevée. Rabat semble avoir pris pour thème la simplicité des grandes baies vitrées qui inondent de lumière des patios où le soleil joue sur les revêtements de marbres et de zelliges : Direction des Finances, de Laforgue, Direction des Travaux publics, de --- L'ARCHITECTE - OCTOBRE 1932

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Laforgue et d'Antoine Marchisio, Direction des Services de Santé et Institut d'Hygiène, dus à Antoine Marchisio, Chef du Service spécial d'Architecture à la Direction Générale des Travaux Publics, auquel le Maroc doit plusieurs monuments qui témoignent de sa parfaite intelligence de l'architecture moderne. Les maisons particulières, couvertes obligatoirement en terrasse, ont tiré le meilleur parti des loggia en retrait qui semblent répondre à une nécessité du climat marocain, où le soleil est chaud et l'air frais; à l'inverse des balcons qui transporteraient l'appartement dans la rue et qui sont rigoureusement prohibés, elles interposent une zone d'ombre entre les fenêtres et le jour cru de la rue, tout en permettant à l'air de circuler; le mur de fond, peint d'ocre rouge ou jaune, fait un trou d'ombre propre à rompre la monotonie des façades que ne dépare nulle saillie. Rabat n'a garde d'oublier qu'elle est la ville des jardins. L'art du paysage y accompagne celui de la pierre et la perspective naît de leur accord. C'est là un principe renouvelé du grand art de Lenôtre qu'un des architectes de Rabat, Adrien Laforgue, le frère du poète, celui peut-être qui a le premier donné le ton à l'architecture nouvelle, s'est plu à faire triompher: les jardins forment des taches vives et colorées entre les bâtiments de la Résidence qu'ils accompagnent le long de l'Avenue des Touargas; ils encadrent le Palais de Justice et, à l'intérieur, mettent une note aimable, par des riads inspirés des jardins mauresques, ouvrant sur le grand hall de marbre noir veiné de blanc qui forme une Salle des pas perdus majestueuse et sévère. Telle est, dans le nouvel art marocain, l'harmonie intime des Vertus de l'Urbanisme, Beauté, Hygiène, Aisance, à chacune desquelles l'architecte et l'urbaniste ont su réserver un libre jeu. Ainsi Rabat est-elle devenue un ensemble ordonné et cohérent. Le souci de l'unité, la recherche du naturel ont fait de la dernière-née des villes d'Afrique une réussite de l'urbanisme. Réussite rendue possible par l'accord du Gouvernement et des architectes privés qui travaillent, dans un même esprit, à une œuvre commune, dont la beauté appartient à chaque membre de la Cité. FERNAND BENOIT. Fig. 177. — Institut de Biologie, à Rabat (1932). — Architecte : Antoine Marchisio. — Entrée.

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Fig. 178. — Maison à Garches (1932). — Architectes : A. et G. Perret. — Façade principale. MAISON D'HABITATION, A GARCHES (1932). — ARCHI- TECTES : A. ET G. PERRET. — PL. 55-56, FIG. 178-179- 180-181-182. La maison est construite en pan de béton armé appa- rent. Les remplissages se composent de dalles de pierre d'Antéor de 0.07, et de deux carreaux de plâtre de 0.06 séparés par deux vides de 0.03. Les poteaux, poutres, corniches en béton armé de l'ossature sont bouchardés. A l'intérieur, dans le soubassement, les sols du vesti- bule, de l'antichambre et de la salle d'été sont dallés en pierre de Vaurion. Au rez-de-chaussée, le sol est dallé en pierre (Mansard) et marbre. Fig. 179. — Maison à Garches (1932). — Architectes : A. et G. Perret. — Façade latérale.

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Fig. 180. — Maison à Garches (1932). — Architectes : A. et G. Perret. — Plan du rez-de-chaussée. Fig. 181. — Maison à Garches (1932). — Architectes : A. et G. Perret. — Plan du premier étage.

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Les grand salon, salle à manger, petit salon et bibliothèque sont parquetés de chêne. Les murs de ces pièces sont garnis sur toute leur hauteur d'un lambris en contreplaqué d'okoumé peint. Au premier étage, tout est parqueté; tous les murs et plafonds sont peints. Soubassement : Dans l'axe : vestibule, antichambre, salle d'été ; à droite : salle des gens, cuisine, buanderie, séchoir, chaufferie ; à gauche : petite salle pour recevoir les fournisseurs, vestiaire et lavabos des invités. — Chambre de domestiques. Au rez-de-chaussée : Hall, grand salon, salle à manger, petit salon, bibliothèque. Au premier étage : Petit hall, antichambre, trois chambres de maître, cabinet de travail, deux chambres d'invités, chambre de femme de chambre et chambre de valet de chambre, salle pour l'ouverture des bagages, lingerie, deux salles de bains. Fig. 182. — Maison à Garches (1932). — Architectes : A. et G. Perret. — Détail de façade. Cl. Chevojon LE LOGIS DES PRÉS D'AVIGNIER, À VAL-MARTIN (1925), PRÈS DE SAINT-NOM-LA-BRETÈCHE (S.-et-O.). — ARCHITECTE : CHARLES LETROSNE. — PL. 57-58, FIG. 183-184-185. Cette demeure doit son nom à la parcelle de terre en bordure de laquelle elle est située sur un plateau entre la forêt de Marly et la vallée de Versailles à Maule. La construction, toute en longueur, ne comporte qu'un seul étage et semble, par cela même, accrochée au sol. La disposition et l'orientation des bâtiments tirent parti du terrain et des vues sur les différents paysages : forêt de Marly, village de Saint-James, Feucherolles, Saint-Nom-la-Bretèche, pour ne citer que les plus rapprochés. Par la route privée décrivant une large courbe et passant à proximité d'une pièce d'eau, on arrive sous un passage couvert donnant accès à une cour de service fermée sur trois côtés, le quatrième étant suivi par une longue pommeraie conduisant aux tennis et au potager. À droite, sous ce passage, se trouve la porte d'entrée du Logis. À gauche, le logement du garde dont la salle commune, par sa disposition, permet la surveillance dans toutes les directions; il se prolonge par des étables, des