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L'ARCHITECTE RECUEIL MENSUEL DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉ AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT COMITÉ DE DIRECTION : MM. A. ARFVIDSON, L. H. BOILEAU, L. BONNIER, BOUWENS DE BOIJEN, A. DEFRASSE, AD. DERVAUX, ROGER EXPERT, TONY GARNIER, J. GODEFROY, CH. LETROSNE, P. PATOUT, CH. PLUMET, H. SAUVAGE, L. SOREL, A. VENTRE RÉDACTEUR EN CHEF : MICHEL ROUX-SPITZ SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION : J. PORCHER NOUVELLE SÉRIE 5e ANNÉE N° 10 OCTOBRE 1928 PARIS ÉDITIONS ALBERT LÉVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, Rue de l'Echelle

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Société Technique et Industrielle d'Entreprises SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 3.000.000 FRS SIÈGE SOCIAL: 22, Rue Caumartin — PARIS --- Entreprise Générale de Travaux Publics et Particuliers Travaux de terrassement et de maçonnerie --- LE BÉTON ARMÉ DANS TOUTES SES APPLICATIONS - FIXITÉ ABSOLUE DES FONDATIONS NEUVES - CONSOLIDATION DES FONDATIONS ANCIENNES PAR LE PIEU COMPRIMÉ BREVETÉ S.G.D.G. en béton armé sous pression d'air, fonçage sans ébranlement du sol. SUPPRESSION RADICALE DES COFFRAGES PAR LA POSE IMMÉDIATE DU PLANCHER SIEGWART BREVETÉ S.G.D.G. USINE A GENNEVILLIERS (SEINE) --- USINES ALSACIENNES D’ÉMULSIONS STRASBOURG Pour l’étanchéité absolue de toutes constructions Le MAMMOUTH chape d’asphalte souple Le POROLITHE le plus puissant hydrofuge L’ÉMULSION D’ASPHALTE remplace le goudronnage L’EVEOL enduit hydrofuge et anti-rouille La CALFATINE mastic plastique Nos ISOLANTS D’ASPHALTE ont fait leurs preuves dans les plus grands travaux de France et de l’Étranger DEMANDER RÉFÉRENCES, CATALOGUES ET PRIX PARIS --- LILLE --- TOULOUSE --- 18, rue VignonTél. Central : 79-82 --- 60, rue de ParisTél.: 41-22 --- 9, rue St-Antoine du TTél.: 28-01. --- LYON --- NICE --- 10, rue de la Bourse --- 7, rue de la Buffa --- Reg. au Com. STRASBOURG Vol. 8, N° 104. --- COMPAGNIE ROYALE ASTURIENNE DES MINES FONDÉE EN 1835 DIRECTION COMMERCIALE : 1 RUE DU CIRQUE PARIS Adresse télégraphique: DIRASTUR - 109 PARIS --- ZINCS PLOMBS AGENCES DE VENTE AMIENS --- MARSEILLE --- 9, rue Caudran --- 8-10, boul. Maritime --- DUNKERQUE --- PARIS --- 30, quai des Hollandais --- 50<sup>me</sup>, rue de Malte (11°) --- HENDAYE --- REIMS --- (Basses-Pyrénées) --- 23, chaussée du Port --- LILLE --- ROUEN --- 79, rue d’Amiens --- 70, quai Gaston-Baudet --- LYON --- TOURS --- 43, rue Roulin --- 9, rue Grécourt --- Téléphone: 7-00 Téléphone: 2-49 Téléphone: 1-38 Téléphone: 11-77 Tél.: Vaudrey 0-25 210 DÉPOTS --- réalisation artistique motifs décoratifs en zinc enseignements sur la

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SOMMAIRE du numéro de "L'Architecte" d'Octobre 1928 TEXTE UN CONGRÈS INTERNATIONAL D'ARCHITECTES MODERNES... S. GIEDION PLANCHES Pl. 56. — L'Institut d'optique, boulevard Pasteur, à Paris ... G. HENNEQUIN, père et fils Pl. 57 et 58. — Habitations à petits logements, à Hambourg (Allemagne) H. et O. GERSON. Pl. 59 et 60. — Crèche et Garderie d'enfants, à Nomexy (Vosges) ... J. BOURGON. Pl. 61. — Bâtiment de l'Union théosophique, à Amsterdam (Hollande) J.-A. BRINKMAN et L.-C. VAN DER VLUGT. Correspondants: Allemagne: M. GOETZ, Eppendorferstieg, 39, Hambourg.— Autriche: D'ERMERS, Schegargasse, 17, Vienne. Hollande: Ir. A. BOERKEN, Architecte B. N. A., Keizersgracht, 614, Amsterdam. Tous les droits sur les articles et les reproductions sont réservés pour tous pays. Les articles parus dans "L'Architecte" deviennent la propriété de la revue. FRANCE ... Le numéro 12 fes. — L'abonnement (12 numéros) ... 120 fes ETRANGER ... 1°. Pays ayant adhéré à la convention de Stockholm (tarif postal abaissé) le numéro 14 fes. ... 140 fes ... L'abonnement (12 numéros) ... 150 fes 2°. Autres pays: Angleterre et ses Colonies et Dominions (Canada excepté), Danemark, Danzig, Etats-Unis, Colonies hollandaises, Italie et Erythrée, Norvège, Palestine, Suède, Suisse; le numéro 15 fes. L'abonnement (12 numéros) ... 150 fes L'année parue (nouvelle série, 1924, 1925, 1926, 1927) ... France 150 fes. — Étranger 165 fes Portefeuille destiné à contenir une année ... 10 fes. — 13 fes ÉDITIONS ALBERT LÉVY, 2, RUE DE L'ÉCHELLE, PARIS (1er). LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS Cheques postaux: Paris 6690 — R.C. Seine 64.696 — Adresse télégraphique: Edalvyde-Paris — Téléphone: Louvre 33-87. --- EUG PATO ferronnier 2nd Maison L.D'HIERE, fondée en 1883 70, Rue Amelot PARIS TEL 800-03-66 --- LA QUINCAILLERIE CENTRALE Société Anonyme au capital de 4.000.000 de francs 34, Rue des Martyrs, PARIS Marques AAG SC1 Marques LMY SC1 TOUTE LA QUINCAILLERIE POUR LE BATIMENT CUIVRERIE DÉCORATIVE SES Cuivrerie décorative pr bâtiments . 2000 modèles ALBUMS Quincaillerie . 4000 articles Stores . 250 modèles Demander les conditions pour les recevoir --- ÉTABLISSEMENTS GENTIL & BOURDET GRÈS FLAMMÉS ET MOSAIQUES SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 1.700.000 FRANCS SIÈGE SOCIAL, 189, RUE DU VIEUX-PONT-DE-SÈVRES, BILLANCOURT ADR. TÉLÉGR.: GREFLAM-BILLANCOURT 7 GRANDS PRIX, MEMBRE DU JURY AUX EXPOSITIONS, LAURÉAT DE LA SOCIÉTÉ CENTRALE DES ARCHITECTES (FONDATION PAUL SEDILLE) --- TOUT CE QUI CONCerne LE BUREAU ET LE DESSIN VOUS SERA FOURNI TÉLÉPH. LITTRE 50 - 86 AUX MEILLEURS PRIX PAR LA PAPETERIE-IMPRIMERIE QUEINEC ENVoi D'UN REPRÉSENTANT SUR DEMANDE MÉTRO ODÉON PARIS X-28

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L'ARCHITECTE UN CONGRÈS INTERNATIONAL D'ARCHITECTES MODERNES Les architectes qui se sont réunis au château de la Sarraz (Vaud), sur l'invitation de Mme de Mandrot, du 25 au 29 juin dernier, se proposaient d'examiner les problèmes qui se posent à la construction actuelle et de créer un organe permanent qui eût non seulement à assurer la liaison entre les forces productives des différents pays, mais encore à combattre les idées reçues qui tendent à empêcher toutes les réalisations de l'architecture moderne. Ces idées reçues, ces préjugés pourrait-on dire, prennent les formes les plus variées, qu'ils émanent d'une opinion publique incapable de formuler nettement ce qu'elle désire ou d'administrations qui partout, dans tous les pays, semblent s'ingénier à retarder, sous des prétextes toujours les mêmes, une évolution féconde et inévitable. OCTOBRE 1928.

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L'ARCHITECTE --- Figure 123. Habitations à petits logements, à Hambourg (Allemagne). Plan d'ensemble. Il est hors de doute que la jeune architecture intéresse actuellement le public au plus haut point. Pourquoi, il est aisé de s'en rendre compte : c'est que les problèmes qu'elle tend à résoudre sont précisément ceux que posent et les exigences de la vie moderne et l'industrialisation croissante de celle-ci; elle s'attache avant tout à créer la maison la plus économique, à rendre possible l'existence au meilleur compte. L'architecture est une technique, mais dirigée par des nécessités d'ordre très divers. Elle est, et elle ne veut être, que l'expression formelle de la vie. C'est dire que rien de ce qui touche aux problèmes actuels ne lui est étranger. Mais ces problèmes sont multiples : sociaux, économiques, techniques, psychologiques aussi. L'architecture occupe dans la vie moderne une place de premier plan : c'est en elle que doivent s'unir les forces de toutes sortes dont le rôle est d'assouplir, de briser au besoin les liens parfois étroits d'une tradition mal comprise. Ainsi la réunion de la Sarraz n'a pas été purement architectonique : l'architecture ne peut se développer que si le sentiment des besoins nouveaux pénètre à la fois dans tous les milieux. On ne saurait imaginer de progrès à moins. La construction doit se tenir en contact permanent avec l'économie générale, car c'est là, et nullement dans des considérations d'ordre esthétique, qu'elle trouve une base solide. Les lois qui repoussent tout progrès au nom du sentiment sont aussi inopérantes que les commissions d'arbitres dont le rôle est de les faire respecter. Il ne doit rien y avoir ici de préconçu, et l'évolution ne peut être commandée que par une adaptation progressive qui rappelle, avec la même indépendance absolue, celle de l'industrie. --- Figure 124. Habitations à petits logements à Hambourg (Allemagne). Plan du type 1. ---

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L'ARCHITECTE --- Figure 125. — Habitations à petits logements, à Hambourg (Allemagne). Plan du type 2. De ce que les problèmes actuels se posent dans tous les pays en termes semblables, il ne s'ensuit pas d'ailleurs que les solutions doivent être partout les mêmes, ou tout au moins les procédés adoptés pour y arriver. L'intérêt de réunions comme celle de la Sarraz est précisément de montrer à quel point les méthodes diffèrent d'un pays à l'autre. Le reconnaître, ce n'est pas le moins du monde faire le procès de ces méthodes variées, mais au contraire en mieux apprécier les avantages divers, et les améliorer au besoin. Chacun de nous s'est formé dans une ambiance particulière; nous vivons sur un ensemble de données dont certaines, toutes relatives, sont loin d'avoir ce caractère immuable, absolu, que nous nous plaisons parfois à leur attribuer : mais, lentement développées pour des raisons multiples de mi-lieu et de temps, elles ont acquis une force et une importance que l'on ne saurait négliger. Ce sont des faits, avec lesquels il faut compter. Aussi, malgré ses tendances universelles, la jeune architecture ne pense-t-elle nullement à étendre sur tous les pays le réseau d'une organisation uniforme. Si le but est partout le même, il est clair cependant que chaque pays doit conserver la liberté d'adaptation nécessaire. Dans une première séance le Congrès a d'abord examiné quelles étaient les conséquences architecturales des techniques modernes. Le fer, le béton nous fournissent des moyens, et, partant, des libertés nouvelles; ces moyens se prêtent à une industrialisation plus grande de la construction en même temps qu'aux exigences modernes d'hygiène. Ils offrent en outre la base --- Figure 126. — Habitations à petits logements, à Hambourg (Allemagne). Coupe sur le type 2.

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L'ARCHITECTE Fig. 127. — Habitations à petits logements, à Hambourg (Allemagne). Détail d'angle. Nordschleswiger-Strasse. architectes modernes des différents pays. Il serait utile à cet effet de créer un organisme international pour la concentration et la diffusion des inventions architecturales, que ces inventions aient trait à l'établissement de mesures communes, à des créations mécaniques, ou à des solutions architecturales relatives aux agencements intérieurs ou extérieurs de la maison. La technique moderne et la révolution produite par la machine (locomotion automobile, etc...) déterminent un urbanisme nouveau, intéressant non seulement les villes, mais le territoire entier d'un pays. Ceci pourrait entraîner la création d'un organisme stable qui serait chargé de diriger les initiatives et surtout d'établir des nouvelles réglementations sur la hauteur limite des constructions calculée sur la base de l'exploitation maxima des ressources fournies par les nouvelles techniques, ainsi que sur les surfaces circulables et plantées. En outre le Congrès a été frappé du fait que si l'architecture moderne se heurte à de nombreuses difficultés, c'est en partie au public qu'elle les doit. Il s'est demandé s'il ne conviendrait pas d'essayer de former ce public, de lui apprendre à exprimer clairement ses désirs, et d'abord, par un enseignement domestique donné dès l'école, de lui inculquer certaines données élémentaires sur l'économie générale de l'habitation, les rapports et les concordances de ses divers éléments les principes établissant la fonction du mobilier; les bases de la propreté et sa signification morale, les effets de la lumière solaire, les méfaits de la pénombre et de l'obscurité, etc... d'une esthétique architecturale et d'un urbanisme nouveaux. L'industrialisation se manifeste avant tout par la tendance à fabriquer en série : l'habitation n'échappe pas à cette loi; il y a avantage, lorsqu'on est poussé par le temps et les nécessités financières, à « standardiser » le plus possible. Les portes et les fenêtres s'y prêtent le mieux, et, dans une certaine mesure, le mobilier. Mais l'industrialisation suppose une liaison étroite non seulement entre les corps de métiers qui concourent au bâtiment, mais encore entre les

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L'ARCHITECTE --- EXPLICATION DES PLANCHES PLANCHE 36. — L'Institut d'optique, boulevard Pasteur, à Paris. — G. HENNEQUIN, père et fils, architectes. Les deux parties, institut proprement dit (administration, école supérieure, laboratoires) et école professionnelle dont se compose ce bâtiment sont séparées par un passage à voitures qui conduit de la cour d'honneur à la cour de récréation. L'Institut est desservi tout entier à chaque étage par un long couloir de visée allant du passage des voitures à la façade sur la rue de Sèvres. Il longe d'abord au rez-de-chaussée le logement du concierge, les w.-c. sur cour intérieure, passe entre le vestibule et l'escalier qui mène au premier étage, escalier flanqué de l'ascenseur et du vestiaire. Plus loin il donne accès à la salle des périscope qui s'élève sur toute la hauteur du bâtiment, depuis le sous-sol, et sert à la vérification des périscope de la Marine, puis à la bibliothèque avec sa salle de lecture et aux bureaux de la Revue d'optique qui possèdent une entrée particulière boulevard Pasteur. A l'extrémité du bâtiment se trouve la salle de vente, sur la rue de Sèvres. --- FIG. 128. — Crèche et Garderie d'enfants, a Nomexy (Vosges). — Plan. --- Enfin, dernier sujet traité, le Congrès a examiné quels pouvaient être les rapports de l'architecture et de l'Etat. H.-P. Berlage, le constructeur de la Bourse d'Amsterdam, tint une conférence à ce propos et montra toute l'importance de la question : l'Etat est en effet le plus gros employeur à l'heure actuelle, et trop souvent il se laisse entraîner, par un académisme suranné, à négliger, au profit d'édifices monumentaux, les tâches les plus urgentes de l'habitation. L'éducation architecturale doit s'adapter au temps, il y a longtemps que les Labrouste, les Viollet-le-Duc, les de Baudot, les Perret l'ont proclamé en France. Telles sont, à larges traits, les questions dont s'est occupé le Congrès de la Sarraz, congrès préparatoire d'ailleurs, dont l'objet était seulement de faire le point, pour ainsi dire, de passer en revue les différents problèmes qui se posent à l'architecture actuelle, et de préparer la voie à d'autres réunions, qui auront à examiner des problèmes plus limités et plus précis. S. GIEDION.

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L'ARCHITECTE --- FIG. 129. — CRÈCHE ET GARDERIE D'ENFANTS, À NOMEXY (VOSGES). — Façade sur le jardin. Au deuxième étage, dont nous donnons le plan, le couloir prend à l'atelier de polissage qui réunit, au-dessus du passage, l'Institut et l'Ecole. Puis, passant entre le musée et la cage de l'escalier, il aboutit, après avoir longé la salle des périscope, aux différents laboratoires et aux ateliers de photographie. La disposition est analogue aux autres étages. Le tout est surmonté d'une coupole astronomique de 7 mètres de diamètre. L'Ecole dont l'escalier s'ouvre sur le passage des voitures comprend : au rez-de-chaussée les ateliers de menuiserie et mécaniques et une forge; aux étages ceux de polissage, de doucissage et de dégrossissage, etc. Dans la cour de récréation, utilisant de façon ingénieuse l'angle formé par les bâtiments de l'Institut se trouve l'amphithéâtre, encore à l'état de projet. Tous les locaux sont abondamment éclairés et aérés. Le plan de l'ensemble est simple, clair, parfaitement adapté à son objet, utilisant le terrain de façon tout à fait heureuse. Le matériau choisi pour le gros œuvre a été le moëllon de démolition, dont la mise en œuvre présente de multiples lits et joints s'opposant à la transmission au plancher des vibrations du sol. PLANCHES 57 et 58. — Habitations à petits logements, à Hambourg (Allemagne). — H. et O. Gerson, architectes. Le problème consistait à construire sur le terrain concédé un bloc de 660 habitations. Les architectes se sont attachés moins à imposer aux futurs habitants des plans arbitraires quoique logiques, mais qui auraient heurté leurs habitudes, qu'à trouver un système de cours et de rues propre à améliorer sans supplément de dépenses et sans gaspillage de terrain l'aspect général des bâtiments, tout en fournissant de larges possibilités de construction. Ils ont tenu en somme à éviter l'aspect caserne que présentent trop souvent, car il donne à peu de frais un faux air monumental, les immeubles de cette sorte. Ils ont construit leur groupe autour de cours de 60 mètres de large et de rues de 32 m. 50. Le terrain de ces vastes espaces a été facilement rattrapé par l'emploi d'escaliers desservant à la fois, dans certaines parties, 4 appartements, et par le plan des logements. Ils ont fait usage de deux types : type 1 à redents, type 2 avec cours intérieures. Dans le type 1, qui comprend 4 étages, les redents sont à la fois si larges et si peu profonds qu'ils n'offrent aucun inconvénient. Dans le type 2 qui n'en comprend que 3, les cours intérieures, de 4 m. 50 à 5 m. 50, n'éclairent que les pièces secondaires. Les cages d'escaliers s'y trouvent entre deux cours, de sorte qu'elles tiennent lieu de couloirs d'aération et d'éclairement. Les appuis des fenêtres donnant sur les cours ont une hauteur telle qu'il est impossible de voir d'un appartement dans l'autre. Les deux types offrent une longueur de façade bien moindre que les modèles habituels : ceci est obtenu, dans le type 1 par le fait que les côtés des redents contiennent une partie des pièces, dans le type 2 par le fait que toutes les pièces secondaires se trouvent sur cour. De plus il n'y a nulle part en façade de surface prise par l'escalier. Le gain de façade atteint ainsi, à égalité de logement, 50 % des façades ordinaires. C'est grâce à ce résultat qu'il a été possible d'élargir dans de grandes proportions les rues et les cours intérieures du groupe. PLANCHES 59 et 60. — Crèche et garderie d'enfants, à Nomexy (Vosges). — J. Bourgon, architecte. Ce bâtiment comprend deux parties : Une crèche pouponnière. Une garderie d'enfants pour les enfants de un à trois ans. La crèche se compose d'un garage à voitures d'enfants et d'une pouponnière donnant sur un balcon.

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L'ARCHITECTE PLANCHE 61. — Bâtiment de l'Union théosophique, à Amsterdam (Hollande). — J.-A. Brinkman et L.-C. Van der Vlugt, architectes. L'édifice de la Société de Théosophie d'Amsterdam a été construit en 1927. Il est situé à environ 45 mètres de l'alignement de la rue et, à l'avenir, il sera flanqué de deux bâtiments annexes, de telle sorte qu'un petit square tranquille le séparera de l'agitation de la ville. Cet édifice abrite les assemblées et les réunions de la Société de Théosophie, lesquelles ont toujours un caractère privé. Il n'a rien à voir avec une église ou un temple. La grande salle étant construite en quart de cercle, le toit ayant la forme d'une toupie, l'endroit où se trouve l'estrade correspond à l'emplacement de la partie la plus élevée de l'architecture. Les lignes montantes des fenêtres accentuent encore cette disposition; c'est donc sur l'estrade que la lumière est la plus forte. La salle elle-même peut contenir 430 personnes, les galeries 250, au total 680. Grâce à leur disposition concentrique, aucune des places ne se trouve à plus de 45 mètres de distance de l'orateur. Fig. 430. — Bâtiment de l'Union théosophique, à Amsterdam (Hollande). — Plan du rez-de-chaussée. séparés par deux toilettes, l'une pour les enfants, l'autre pour les mères. La garderie présente un vestibule, une toilette, un dortoir et une salle de jeux. Séparés du dortoir par un couloir se trouvent la cuisine, la pharmacie, le bureau et la laiterie. Enfin, entre le dortoir et la pouponnière, deux chambres d'isolement. Au premier étage sont les chambres d'infirmières et la lingerie, au sous-sol, la buanderie, le séchoir et le calorifère. Un escalier à pente douce conduit de la salle de jeux dans le jardin. L'ossature du bâtiment est en ciment armé, le remplissage en briques de laitier montée en deux murs avec matelas d'air. Un revêtement de briques creuses a été posé sur la façade ouest, particulièrement exposée à la pluie. Les menuiseries extérieures sont en fer, les parquets sans joints. Des trappes spéciales pour linge sale s'ouvrent dans chacune des toilettes et communiquent avec un bac d'eau au sous-sol. Fig. 431. — Bâtiment de l'Union théosophique, à Amsterdam (Hollande). Plan de l'étage.