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L'ARCHITECTE RECUEIL MENSUEL DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉ AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT COMITÉ DE DIRECTION : - MM. A. ARFVIDSON, - L. H. BOILEAU, - L. BONNIER, - BOUWENS DE BOIJEN, - A. DEFRASSE, - AD. DERVAUX, - ROGER EXPERT, - TONY GARNIER, - J. GODEFROY, - CH. LETROSNE, - P. PATOUT, - CH. PLUMET, - H. SAUVAGE, - L. SOREL, - A. VENTRE RÉDACTEUR EN CHEF : MICHEL ROUX-SPITZ SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION : J. PORCHER NOUVELLE SÉRIE 5e ANNÉE N° 14 NOVEMBRE 1928 --- PARIS ÉDITIONS ALBERT LÉVY LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 2, Rue de l'Echelle

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ÉTABLISSEMENTS PORCHER Société anonyme des Chalets de Nécessité et des Établissements Porcher réunis, au capital de 10.000.000 de francs Usines et Bureaux : 75-77, Boulevard Victor-Hugo, à SAINT-OUEN (Scine) Salle d'Exposition et Magasins de vente : 16, Boulev. de la Madeleine, PARIS Fonderies, Emailleries, Usines céramiques à REVIN (Ardennes) Les plus anciens, les plus connus, les plus importants fabricants d'Appareils Sanitaires en France APPAREILS SANITAIRES — SALLES DE BAINS CABINETS DE TOILETTE Baignoires en fonte Email porcelaine; Email diamant, le plus dur et le plus résistant, garanti pour tous bains médicinaux; baignoires en grès porcelaine de Revin “Moderne”, en une seule pièce, à parois creuses, émaillées intérieurement et extérieurement. Chauffe-bains, douches, lavabos, bidets, installations de water-closets, urinoirs, réservoirs de chasse, etc. Notre catalogue illustré de près de 300 pages est envoyé franco à MM. les Architectes qui en font la demande. — Un nouveau tarif au 15 mai 1928 qui annule tous les précédents, dont la majorité des prix sont en baisse, et qui ne comporte aucune hausse à appliquer sur ces prix vient de paraître. — Si vous ne l’avez pas reçu, veuillez nous le réclamer. N’oubliez pas que : L’économie faite au détriment de la qualité lors de l’achat ne compense jamais les ennuis et les frais qui en sont la conséquence. PORCHER, toujours la première marque, toujours la moins chère à qualité égale --- DUCHESNE Georges PEROL Suc. 5 & 7, Boulevard des Filles du Calvaire - Paris TEKKO = LINCRUSTA PAPIERS PEINTS PAPIERS DE TOUS STYLES — DÉCORATION AU LE DERNIÈRES CRÉATIONS EN TOILES IMPRIMÉES TISSUS, CRETONNES, AVEC PAPIERS ASSORTIS TAPIS D’ESCALIER — PLAQUES DE PROPRETÉ La Maison entreprend la Rèse de tous ces Articles à Paris et en Province PAPIERS D’APPRÊTS MILCK® INSECTICIDE ET HYDROFUGE ENVOI FRANCO D’ALBUMS

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Société Technique et Industrielle d'Entreprises SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 3.000.000 FRS SIÈGE SOCIAL : 22, Rue Caumartin — PARIS --- Entreprise Générale de Travaux Publics et Particuliers Travaux de terrassement et de maçonnerie --- LE BÉTON ARMÉ DANS TOUTES SES APPLICATIONS - FIXITÉ ABSOLUE DES FONDATIONS NEUVES - CONSOLIDATION DES FONDATIONS ANCIENNES PAR LE PIEU COMPRIMÉ BREVETÉ S.G.D.G. en béton armé sous pression d'air, fonçage sans ébranlement du sol. SUPPRESSION RADICALE DES COFFRAGES PAR LA POSE IMMÉDIATE DU PLANCHER SIEGWART BREVETÉ S.G.D.G. USINE A GENNEVILLIERS (SEINE) --- FONDATIONS en Mauvais Terrains PIEUX - base élargie "Explosés" et "Refoulés" (Brevetés S.G.D.G.) spéciaux pour Constructions lourdes Massifs et ancrage Fondations antivibratiles Base d'un pieu explosé extrait du sol Société d'Entreprise Générale de Fondations "LES PIEUX EXPLOSÉS" 5, Rue de Maubeuge, PARIS — Tel.: Trudaine 86 62 --- STÉ LA CHALEUR 141 bis, Rue de Vanves - PARIS (XIV.) INSTALLATIONS COMPLETES ET DE FONCTIONNEMENT GARANTI DE CHAUFFAGE - SÉCHAGE VENTILATION RÉFÉRENCES DE PREMIER ORDRE REPRÉSENTANTS À LYON - LILLE - ROUEN ANGERS-TOULOUSE-NICE H. CARTON, Adm.-dél. Téléphone: Vaugirard 05-71 R. du Commerce Seine 166-108 XI-28

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LE PLUS COURT CHEMIN D'UN PLAN A UN ACTE ASCENSEURS EDOUX-SAMAIN MONTE-CHARGES Société Anonyme au Capital de 8,100.000 francs. 76 à 78, Rue Lecourbe, Paris (14e) Téléphone : SÉGUR 08-78 12-62 Ehrmann-Paris Les premiers ascenseurs ont été fabriqués en 1867 par les Établissements EDOUX - SAMAIN qui n’ont cessé de maintenir leur avance dans cette industrie par leur outillage perfectionné et des dispositifs nouveaux protégés par des brevets. --- PARCS, JARDINS, PIÈCES D’EAU Entreprise Générale et Entretien PARIS - PROVINCE SPÉCIALITÉ DE JARDINS-TERRASSES Jardin-Terrasse Rue de la Faisanderie Marcel REMEUR entrepreneur Michel ROUX-SPITZ architecte PRINCIPAUX TRAVAUX EXÉCUTÉS : Hôtel de S. A. le Prince de Monaco, à Paris. — Hôtel du Canal de Suez, à Paris. — Château de Mme la Comtesse de Bouchage, à Bos-Roger (Eure). — Jardin-Terrasse, rue de la Faisanderie, 94, à Paris. — Entretien de deux Jardins-Terrasses, rue de Varenne, 55. Marcel REMEUR, Culture à Plessis-Robinson 16, Rue de la Gare, SCEAUX-ROBINSON Téléphone : 255 Bureaux : 30, Rue d’Orléans — NEUILLY (Seine) --- Portrait en Mosaïque de marbre exécuté par la Maison A. CORBASSIERE et Fils 16, Rue de la Chapelle, PARIS TRAVAUX D’ART EN PATE DE VERRE MOSAIQUE DE MAÎTRE : GRES CERAME ÉMAUX ORS, ETC. Revêtement de toute nature Demandez renseignements à la Maison Tél. : NORD 08.72

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SOMMAIRE du numéro de "L'Architecte" de Novembre 1928 TEXTE SUR LES ORIGINES TRADITIONNELLES DE L'ARCHITECTURE MODERNE EN FRANCE ... Jean Porcher. PLANCHES Pl. 62 à 69. — Hôtel George V, à Paris... Lefranc et Wybo, architectes. Correspondants — Allemagne: M. Gortz, Eppendorferstieg, 39, Hamburg. — Autriche: D'Emers, Schegargasse, 47, Vienne. Hollande: Ir. A. Bonkey, Architecte B.N.A., Keizersgracht, 613, Amsterdam. Tous les droits sur les articles et les reproductions sont réservés pour tous pays. Les articles parus dans "L'Architecte" deviennent la propriété de la revue. FRANCE ... Le numéro 12 fcs. — L'abonnement (12 numéros) ... 120 fcs ETRANGER ... 1° Pays ayant adhéré à la convention de Stockholm (tarif postal abaissé) le numéro 14 fcs. ... 140 fcs 2° Autres pays: Angleterre et ses Colonies et Dominions (Canada excepté), Danemark, Danzig, États-Unis, Colonnes hollandaises, Italie et Erythrée, Norvège, Palestine, Suède, Suisse: le numéro 15 fcs. L'abonnement (12 numéros) ... 150 fcs France 150 fcs. — Etranger ... 165 fcs Portefeuille destiné à contenir une année ... 10 fcs. ... 13 fcs ÉDITIONS ALBERT LEVY, 2, Rue de l'Échelle, PARIS (1er). LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS Chèques postaux: Paris 6690 — R.C. Seine 64.696 — Adresse télégraphique: Edalvyde-Paris — Téléphone: Louvre 33-87. --- BÉTONS ARMÉS HENNEBIQUE A L'ÉPREUVE DU FEU (BREVETE S.G.D.G.) | Plus de 1200 Agents et Entrepreneurs-Concessionnaires GRANDS PRIX A TOUTES LES EXPOSITIONS Direction et Bureau technique central : I, rue Danton, PARIS (6°) (Tél.: LITTRE 43-43 — Adr. Télégr.: HENNEBIQUE-25-PARIS) RENSEIGNEMENTS, BROCHURES, PLANS ET AVANT-PROJETS GRATUITEMENT SUR DEMANDE --- G.LEDUC. 12 rue des Deux-Gares PARIS --- ÉTABLISSEMENTS GENTIL & BOURDET GRÈS FLAMMÉS ET MOSAIQUES Société Anonyme au Capital de 1.700.000 Francs Siège social, 189, rue du vieux-pont-de-sévères, BILLANCOURT Téléphone: AUTEUIL 03-17 AGENCE SPÉCIALE DE DESSINATEURS POUR L'EXÉCUTION DE TOUS AVANT PROJETS POUR L'ADAPTATION DE NOS GRÈS Adr. Télér.: GREFLAM-BILLANCOURT 7 GRANDS PRIX, MEMBRE DU JURY AUX EXPOSITIONS, LAURÉAT DE LA SOCIÉTÉ CENTRALE DES ARCHITECTES (FONDATION PAUL SEDILLE) Nous tenons à la disposition de nos lecteurs un PORTEFEUILLE destiné à contenir l'Année 1927 de l'Architecte contre 10 francs (port en sus pour l'étranger : 3 frs.). Ch. P. 6690, Paris. R.C. Seine 64.696.

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SOCIÉTÉ ANONYME DES ANCIENS ÉTABLISSEMENTS E. BORDEREL ET E. ROBERT FERRONNERIE D'ART Raymond Subes Directeur - Tél.: MARCADET 52-24. - 52-25. Raymond Subes Directeur - Tél.: MARCADET 52-26. - 52-27. --- chauffage central GANDILLOT - vapeur - air soufflé - eau chaude - ventilation - humidification - séchage 143, Boulevard Pèreire, Paris ~ Téléph.Wagram 04-49

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L'ARCHITECTE SUR LES ORIGINES TRADITIONNELLES DE L'ARCHITECTURE MODERNE EN FRANCE Il est un reproche que l'on adresse fréquemment à la jeune architecture française : celui précisément de n'être pas française, mais internationale, dit-on, voire anti-nationale. Si vraiment le reproche était fondé, nous assisterions à un phénomène extraordinaire : un des peuples les mieux doués qui furent jamais pour l'art de construire frappé soudain de stérilité, incapable d'autre chose désormais que de répétitions, condamné au pastiche, à la crainte mortelle du neuf. Faut-il croire que l'architecture française moderne trouve son expression véritable dans l'immeuble de la Pépinière, par exemple, ou dans la Poste centrale de Chartres? Ce serait grave. On nous permettra de l'estimer plus haut et de nous refuser à admettre que tout ce qui, chez nous, représente un effort, une recherche, quelque opinion que l'on puisse avoir par ailleurs sur les résultats immédiats de cet effort, soit en contradiction flagrante avec notre génie national. Mais les faits démontrent que rien n'est plus faux. Essaie-t-on de caractériser l'architecture moderne en l'opposant à une architecture traditionnelle, on s'aperçoit très vite que c'est là une besogne impossible : à moins d'entendre par architecture un ensemble de formules décoratives immuables, ce qu'évidemment elle n'est pas. Il apparaît au contraire qu'il n'y a jamais eu qu'une architecture française, toujours moderne et partant éternellement diverse, dont les formes variées, reflets de techniques et de goûts sans cesse renouvelés ou même opposés, ne font cependant que traduire, avec une véritable opiniâtreté, un tempérament constructif tout à fait homogène : matériaux, procédés nouveaux importés ou non, influences de toutes sortes même les plus puissantes, toujours les architectes français ont su se les assimiler parfaitement. Continuité profonde, dont les manifestations les plus récentes ne sont qu'un aspect. La forme moderne de la construction, en France, est, en partie, le résultat de l'emploi, par des français, du NOVEMBRE 1928.

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L'ARCHITECTE fer et du béton armé. Loin de représenter comme on le dit trop souvent, et non seulement dans le grand public, la fantaisie de quelques « révol- tés », elle est l’aboutissement, l’affleurement d’un lent travail poursuivi depuis le début du dix-neuvième siècle, travail dont l’importance n’a été vraiment sentie que du jour où, cessant de s’appliquer uniquement aux édifices industriels ou aux palais d’exposition, il a atteint, pour la transformer, l’architecture de nos demeures. Sans doute, il ne faut pas oublier que le simple jeu des matériaux n’est pas tout, et que l’ar-chitecture actuelle doit sa forme peut-être autant — nous ne disons pas plus — à des raisons sentimentales qu’à des nécessités purement constructives. La nudité, par exemple, est surtout une réaction : l’horreur du décor ne tient pas à l’emploi du béton plus qu’à celui du fer, ou de la pierre ou de n’importe quoi, et il y aurait de curieuses recherches à faire sur le goût moderne d’avant le ciment armé. Il n’en reste pas moins que l’on observe une continuité absolue entre les pionniers des matériaux actuels et les jeunes architectes français, en dépit de toutes les différences extérieures : le contraire serait d’ailleurs étonnant. Nous voyons se produire une éclosion préparée de longue main par un travail séculaire. On lira le récit de cette préparation dans le volume très vivant, et remarquablement illustré, que vient de publier M. Giedion, de Zurich (1). La place nous manque pour en donner ici une analyse, même succincte, car, riche de faits et témoignant de recherches approfondies, il est lui-même fort concis. Les rapprochements que fait l’auteur entre les constructions des diverses époques, les citations qu’il donne, sont de nature à gagner les plus rebelles à l’architecture moderne, à ses principes tout au moins, en leur prouvant qu’elle n’est pas, après tout, si moderne. (1) S. Giedion. Bauen in Frankreich, Eisen, Eisenbeton. Leipzick. Klinkhardt et Biermann, 4928. 8 Mk. 50. JEAN PORCHER. Fig. 435. — Hôtel George V, à Paris. — Plan d'un étage. --- L'ARCHITECTE fer et du béton armé. Loin de représenter comme on le dit trop souvent, et non seulement dans le grand public, la fantaisie de quelques « révol- tés », elle est l’aboutissement, l’affleurement d’un lent travail poursuivi depuis le début du dix-neuvième siècle, travail dont l’importance n’a été vraiment sentie que du jour où, cessant de s’appliquer uniquement aux édifices industriels ou aux palais d’exposition, il a atteint, pour la transformer, l’architecture de nos demeures. Sans doute, il ne faut pas oublier que le simple jeu des matériaux n’est pas tout, et que l’ar-chitecture actuelle doit sa forme peut-être autant — nous ne disons pas plus — à des raisons sentimentales qu’à des nécessités purement constructives. La nudité, par exemple, est surtout une réaction : l’horreur du décor ne tient pas à l’emploi du béton plus qu’à celui du fer, ou de la pierre ou de n’importe quoi, et il y aurait de curieuses recherches à faire sur le goût moderne d’avant le ciment armé. Il n’en reste pas moins que l’on observe une continuité absolue entre les pionniers des matériaux actuels et les jeunes architectes français, en dépit de toutes les différences extérieures : le contraire serait d’ailleurs étonnant. Nous voyons se produire une éclosion préparée de longue main par un travail séculaire. On lira le récit de cette préparation dans le volume très vivant, et remarquablement illustré, que vient de publier M. Giedion, de Zurich (1). La place nous manque pour en donner ici une analyse, même succincte, car, riche de faits et témoignant de recherches approfondies, il est lui-même fort concis. Les rapprochements que fait l’auteur entre les constructions des diverses époques, les citations qu’il donne, sont de nature à gagner les plus rebelles à l’architecture moderne, à ses principes tout au moins, en leur prouvant qu’elle n’est pas, après tout, si moderne. (1) S. Giedion. Bauen in Frankreich, Eisen, Eisenbeton. Leipzick. Klinkhardt et Biermann, 4928. 8 Mk. 50. JEAN PORCHER.

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L'ARCHITECTE EXPLICATION DES PLANCHES PLANCHES 62 à 69. — Hôtel George V, à Paris. LEFRANC ET WYBO, architectes. L'hôtel est construit sur un terrain d'une surface totale de 3.475 mq. avec façade sur l'avenue George-V et sur la rue Quentin-Bauchart. La façade principale de l'hôtel est située au n° 31 de l'avenue George-V; la façade secondaire (6 mètres), sur la rue Quentin-Bauchart, est réservée, au rez-de-chaussée, à l'entrée du personnel, des fournisseurs et des marchandises. Il comprend : Côté George-V : un 3e sous-sol, un 2e sous-sol, un 1er sous-sol, un rez-de-chaussée, 4 étages carrés, 5 étages supérieurs de surfaces différentes. Côté Quentin-Bauchart (465 mq.) : 3 sous-sols, un rez-de-chaussée, 5 étages carrés, un 6e et un 7e sous combles. Le bâtiment sur la rue Quentin-Bauchart est affecté spécialement au logement des courriers et du personnel de l'hôtel, et aux services. Le terrain contenant d'anciennes carrières, les fondations, en béton armé, ont été établies sur des puits qui les traversent. Le gros œuvre : poteaux, poutres, planchers, escaliers, est en béton armé. Les façades sont en pierre de taille sur l'avenue George-V et la grande cour-jardin, en briques sur la rue Quentin-Bauchart et les cours. Les sols, les paliers et les marches d'escalier sont dallés en pierre dure; les salles de bains et w.-c., en dallages magnésiens. La couverture des terrasses est faite de callendrite sur l'avenue George-V et sur la grande cour-jardin, d'ardoises et de zinc partout ailleurs. Fig. 436. — HÔTEL GEORGE V, À PARIS. — Façade sur l'avenue.

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L'ARCHITECTE L'immeuble est desservi par 5 escaliers, 4 monte-charges, 11 monte-plats et autres appareils élévatoires. Le plan a été conçu de façon à profiter de la grande différence de niveau existant entre ces deux artères : 6 mètres. En effet les gabarits dans lesquels les règlements de voirie parisiens enferment le constructeur, ont leur origine au sol naturel, mais les façades et les cours sont considérées indépendamment les unes des autres. Il en résulte que les constructions situées dans le fond du terrain, s'éclairant sur la cour des voyageurs ou sur la cour des courriers, ont pu être élevées plus haut que celles prenant jour sur la grande cour-jardin. La disposition de ces cours a donc permis de construire, entre la cour-jardin et la cour des voyageurs, un bâtiment de 20 mètres d'épaisseur dominant de 9 étages, dans la limite des gabarits, le niveau de l'avenue. C'est encore en utilisant cette pente que l'on a pu placer la cuisine et ses services de plain-pied avec la salle à manger, quoi qu'ils soient au sous-sol de la cour des voyageurs. Voici le détail : Au rez-de-chaussée : L'entrée des bagages, qui passent par un ascenseur au 1er sous-sol d'où ils sont mis en dépôt dans une resserre spéciale, ou distribués dans les chambres de leurs propriétaires par le moyen d'un monte-bagages, sans que ces différents mouvements empruntent les circulations réservées aux voyageurs. Le hall de réception, éclairé à la fois par un plafond translucide et par les baies sur façade et sur cour-jardin, dans lequel sont répartis les différents services suivants : portier, concierge, renseignements, réception, change, caisse, cabines téléphoniques, etc... La salle de thé, la grande salle à manger, les vestibules de circulation donnant accès aux ascenseurs et aux escaliers des étages. FIG. 137. — HÔTEL GEORGE V, A PARIS. — Façade au fond de la cour.

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L'ARCHITECTE --- Fig. 438. — Hôtel George V, à Paris. — Coupe longitudinale sur la cour et le jardin-terrasse. Toutes ces pièces prennent jour par de larges baies à double menuiserie vitrées sur la cour-jardin, dallée en marbre, qui, avec ses deux fontaines et sa décoration florale, donne une note discrète de couleur et de gaité. La salle à manger des enfants, qui peut être rendue indépendante. Divers salons de lecture et de correspondance. Les cuisines et leurs dépendances, cave de jour, etc... Étages : Les chambres de voyageurs sont spacieuses, largement éclairées; leur sol, constitué par du dallage magnésien de $0^{m}05$ d'épaisseur spécialement établi pour assurer une protection efficace contre le bruit, est recouvert d'un épais tapis. Toutes les chambres peuvent communiquer entre elles ou avec des salons, de façon à permettre la location de plusieurs pièces par le même voyageur. Sinon la séparation est assurée par des portes doubles munies de verrous et placées à une distance suffisante l'une de l'autre pour assurer l'isolement acoustique. Les cloisons séparant les chambres les unes des autres sont également doubles et les parois, séparées par un vide, sont posées sur semelles de liège. Chaque chambre est précédée d'un vestibule sur lequel s'ouvrent une penderie, un w.-c., une salle de bain-toilette — ces deux pièces sont en outre accessibles directement de la chambre. L'aménagement des salles de bain a été particulièrement soigné ; elles comportent une baignoire, deux lavabos, un bidet ; elles sont ventilées, ainsi que les w.-c., sur des gaines verticales montant jusqu'au dessus des terrasses supérieures et contenant toutes les tuyauteries (vidange et alimentation des appareils, ventilation des siphons, tuyaux d'eau chaude, etc...). Pour rendre facile les réparations éventuelles à la tuyauterie, les gaines sont accessibles des couloirs, à chaque étage; on peut ainsi, en cas de fuite d'eau, procéder à la remise en état immédiate sans pénétrer chez le voyageur. La température assurée dans les chambres et salles de bain est en hiver de $18^\circ$ . Chaque chambre comporte naturellement le téléphone, l'heure automatique, un appareil automatique avertisseur d'incendie, l'appel au service avec voyants lumineux dans les couloirs, etc... Chaque office d'étage est desservi spécialement par un monte-plats particulier venant directement de la cuisine. Les quatre premiers étages sont semblables, sauf la particularité suivante : Au premier étage chacune des deux ailes en façade sur l'avenue George-V est occupée par un appartement de luxe comprenant une salle à manger, un office, un