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L'ARCHITECTE REVUE MENSUELLE DE L'ART ARCHITECTURAL PUBLIÉE AVEC LE CONCOURS DE LA SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES DIPLÔMÉS PAR LE GOUVERNEMENT COMITÉ DE DIRECTION - MM. ARFVIDSON - J. AUBURTIN - LOUIS-H. BOILEAU - LOUIS BONNIER - BOUWENS DE BOIJEN - A. DEFRASSE - AD. DERVAUX - TONY GARNIER - L. GODEFROY - CH. LETROSNE - PIERRE PATOUT - CH. PLUMET - H. SAUVAGE - LOUIS SOREL - ANDRÉ VENTRE Rédacteur en chef : Michel ROUX-SPITZ --- NOUVELLE SÉRIE 2e ANNÉE N° 3 MARS 1925 --- SOMMAIRE TEXTE LE CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE (à suivre). J.-B. Corbiot. PLANCHES Pl. XIII et XIV. Palais de la Foire à Lyon. Ch. Meysson. Pl. XV et XVI. Immeuble Cours Albert-Ier à Paris . . . . . . . H. Tauzin, M. Forest et Nibodeau. Pl. XVII à XIX. Immeuble de "l'American Radiator Co." à New-York . . . . . . Raymond Hood. Un numéro : France, 10 francs. Étranger, 12 francs L'abonnement annuel : France, 100 fr. Étranger, 120 fr. L'année parue (1924) en portefeuille . . . . . . 125 fr. --- ÉDITIONS ALBERT LÉVY 2, RUE DE L'ÉCHELLE — PARIS (Ier) Tél. : Louvre 33-87. Chèques postaux 6690. R. C. Seine 64-696

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tentures murales lavables Tous les linoléums LE LINCRUSTA-WALTON FSE ET LORÉID RÉUNIS 10, Rue de la Pépinière, PARIS - 8e --- TEL.: WAGRAM 91-35 TEL.: WAGRAM 94-60 --- LAMBRIE ET REVÊTEMENT DECORATIFS Ele Seuls les lambries Eleo grue chaptal paris --- TRAVAUX D'ART ORNEMENTS EN ZINC, CUIVRE, PLOMB pour le Bâtiment et l'Architecture EXÉCUTION DE TOUS DESSINS MAISON FONDÉE EN 1882 Anc. Mme E. MONNET et G. RAUDIN Réunies J. GONZALEZ, Succr. BREVETE S.G.D.G. 127, Avenue Jean-Jaurès, PARIS Dômes, Campaniles, Plomberie artistique, Lucarnes, Œils-de-bœuf, Crêtes, Balustrades, Épis, Girouettes, Vases, Statues, Membrons, Écussons, Faîtages, Marquises, etc... OUVERTES ET BANDES, ÉGOUT POUR TOITURES, CIMENT VOLCANIQUE ESTAMPAGE ET REPOUSSAGE SUR TOUS MÉTAUX, SOUDURE AUTOGÈNE Envoi franco du Catalogue sur demande --- CHAUFFAGE CENTRAL INDUSTRIEL ET DOMESTIQUE SERVICES D’EAU CHAUDE = INSTALLATIONS A FORFAIT = PAUL ROUX & Cie, Ingénieurs Maison fondée en 1859 9, rue des Bluets, PARIS (XIe) Téléphone : RCQUETTE 34-47

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ÉTUDE PRATIQUE DES PLANS DE VILLES Traduit de l'anglais par W. MOOSER par Raymond UNWIN Traduction revue et mise au point par Léon JAUSSELY, Architecte en chef du Gouvernement. Tous ceux qui, de près ou de loin, s'intéressent à l'urbanisme connaissent le livre de Raymond Unwin, qui est devenu classique sur ce sujet. Une traduction française de l'ouvrage, indispensable pour l'étude de cette science, nous était réclamée de tous côtés. Cette édition française vient de paraître et constitue un recueil de documents figurés, nombreux et divers, fort bien sélectionnés, d'ensembles et de détails, accompagnés d'un texte abondant et clair, qui initie le technicien par des exemples anciens et modernes, et l'amène à des considérations et des comparaisons fructueuses en le prédisposant à faire une œuvre personnelle pour l'adapter aux circonstances. Prospectus illustré sur demande. plus de 300 illustrations et 7 plans de villes en grand format. Prix . . . . . . . . . 75 francs. ÉDITIONS ALBERT LÉVY, LIBRAIRIE CENTRALE DES BEAUX-ARTS — 2, Rue de l'Échelle, PARIS (1er) --- P. PIEL 48 FAUBOURG S'DENIS PARIS ROBINETTERIE GÉNÉRALE RÉSERVOIRS DE CHASSE TOCTES D'INGENDIE LES TROIS ELEMENTS BON APPAREIL 1er BON MÉTAL 2nd BON SYSTÈME 3ème BONIE FABRICATION --- DÉNY FILS & Cie E.C.P. Successseurs de Ch. DENY 20, Rue de l'Arc-de-Triomphe, 20 PARIS R.C.: Seine, 68,401 FERRURES ARTISTIQUES en bronze ciselé de tous styles Sur demande Envoi franco du Catalogue SERRURES à PASSE-PARTOUT "DIAMANT" l'Auxiliaire indispensable DE TOUT CHEF DE MAISON --- Fermetures en Fer et en Bois Anciens Établis LACOUR Société Anorme, capital 650.000 fr. Lucien BOISSAC ADMINISTRATEUR-DÉLÉGUÉ 15, 22, 26, Passage du Génie PARIS (XIIe) Téléphone : Diderot 21-98 STORES, PERSIENNES VOLETS ROULANTS en bois à lames interchangeables Système LACOUR B6 --- AAG LA LMY 1ère QUALITÉ 1ère QUALITÉ QUINCAILLERIE CENTRALE 34, Rue des Martyrs, PARIS QUINCAILLERIE ET OUTILLAGE DE BATIMENTS ALBUMS Cuivrerie décorative pr bâtiments . 2000 modèles Quincaillerie courante . . . . . . 4000 articles Outillage . . . . . . . . . . . . . 2000 — Stores . . . . . . . . . . . . . . . 250 modèles — SERRURERIE DÉCORATIVE — --- ÉTABLISSEMENTS GENTIL & BOURDET GRÈS FLAMMÉS ET MOSAIQUES SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 1.700.000 FRANCS SIÈGE SOCIAL, 189, RUE DU VIEUX-PONT-DE-SÈVRES, BILLANCOURT TÉLÉPHONE : AUTTEUIL 03-17 ADR. TÉLÉGR. : GREFLAM-BILLANCOURT AGENCE SPÉCIALE DE DESSINATEURS POUR L'EXÉCUTION DE TOUS AVANT PROJETS POUR L'ADAPTATION DE NOS GRÈS 7 GRANDS PRIX, MEMBRE DU JURY AUX EXPOSITIONS, LAURÉAT DE LA SOCIÉTÉ CENTRALE DES ARCHITECTES (FONDATION PAUL SEDILLE) --- Nous tenons à la disposition de nos lecteurs un PORTEFEUILLE destiné à contenir l'Année 1924 de l'Architecte contre 10 francs (port en sus pour l'étranger : 2 frs.). Ch. P. 6690, Paris. R. C. Seine 64.696.

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EDGAR BRANDT SES FERRONNERIES PORTE EN FER FORGE "VIGNE" 101 B° MURAT, PARIS TELEPHONE AUTEUIL 07-95 12-40 R.C. DE LA SEINE N° 116.370 LUSTRIERIE OBJETS D'ART EXPOSITION PERMANENTE --- E. BORDEREL & E. ROBERT FERRONNERIE D'ART 131 RUE DAMREMONT PARIS TEL: MARC.12.79 TEL: MARC.04.85

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L'ARCHITECTE LE CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE Au cours de la séance du Sénat du 23 décembre 1924, M. Peytral, Ministre des Travaux Publics, répondant à une interpellation de M. Mollard sur les transports d'énergie à grande distance, a annoncé que la question de l'aménagement du Rhône allait entrer dans une phase définitive et était proche de sa réalisation. Certes, il s'écoulera probablement quelques années encore avant que l'énergie produite dans les Hautes-Alpes, ou captée sur le Rhône, puisse être amenée à Paris. Mais d'autres projets, moins grandioses il est vrai, sont en voie de réalisation, et on peut espérer que la région parisienne sera bientôt dotée d'énergie d'origine hydraulique qui viendra heureusement compléter celle que la Compagnie Parisienne de Distribution d'Électricité engendre avec ses puissantes installations. Il en résultera probablement un abaissement du prix de vente du courant, sinon pour la lumière, du moins pour tous les autres usages. La possibilité de se procurer à des prix relativement réduits de l'énergie produite par les chutes d'eau, va permettre probablement le développement du chauffage électrique. Personne ne conteste les agréments, ni la souplesse de ce mode de chauffage. Nul n'ignore les frais minimes d'installations qu'il nécessite. Un radiateur électrique est léger, et artistique quelquefois. Il peut se transporter rapidement là où il est utile, d'une pièce à l'autre, se déplacer à différents endroits d'une même pièce, en un mot, se placer dans les circonstances les plus favorables pour une utilisation parfaite du chauffage. Mais il y a plus, le radiateur électrique a un rendement élevé puisque la totalité de l'énergie qu'il consomme est restituée sous forme calorifique. En outre, il ne nécessite aucune main-d'œuvre ni pour son entretien, ni pour son alimentation, ni pour l'évacuation des déchets. Personne ne contestera que ce soit des faits particulièrement précieux en ce moment. Malheureusement jusqu'ici, le chauffage électrique est resté un chauffage de luxe utilisé seulement par ceux qui font passer le confort et l'élégance avant l'économie, et il n'a été appliqué en général que dans les endroits où l'on dispose en abondance d'énergie hydraulique à bon marché. En effet, lorsque le courant électrique est produit par des machines à vapeur, il coûte nécessairement cher parce que ces machines ont un rendement déplorable. Assurément, durant ces dernières années, des progrès notables ont été faits dans la production et l'utilisation de la vapeur. Mais il n'en est pas moins vrai, que pour 100 calories emmagasinées dans le charbon et brûlées sous les chaudières, on n'en retrouve à la sortie de la Centrale que 15 ou 20 au plus. Le reste a été emporté par le rayonnement des appareils, par les gaz de la cheminée, la ventilation des machines électriques, et surtout par l'eau de refroidissement qui sert à la condensation de la vapeur. Si à ce déchet initial on ajoute les pertes dans les conducteurs qui amènent le courant chez l'abonné, on arrive à cette conclusion que pour un très bon combustible renfermant par kilogr. 8.000 calories, il n'arrive chez l'abonné sous forme d'énergie électrique que 6 à 700 calories. Le rendement du radiateur électrique a beau être extrêmement élevé, il n'en est pas moins vrai que le rendement total des installations est déplorable, et qu'il faut brûler dix fois plus de charbon pour produire du chauffage électrique que pour produire un chauffage direct avec un poêle à combustion lente. Nous ajouterons cependant qu'on peut brûler, sous la chaudière d'une usine centrale, des combustibles beaucoup moins chers que ceux qu'il faut employer dans les foyers des appartements, de sorte que finalement, on arrive à cette conclusion que toute autre dépense étant écartée, le prix du combustible brûlé est environ 4 fois plus cher lorsqu'il s'agit du chauffage électrique que lorsqu'il s'agit du chauffage direct. Quant aux dépenses de production ou de manutention, il est extrêmement difficile de les comparer car ces dépenses sont essentiellement variables et dépendent des circonstances particulières à chaque cas. Il convient cependant de signaler que dans le cas de l'emploi de l'électricité, il faut faire intervenir dans le prix de revient, les dépenses très grandes que le producteur d'énergie doit faire, pour installer ses machines et ses canalisations. Le problème devient tout à fait différent lorsque l'énergie électrique provient d'usines hydrauliques. Lorsque l'eau est en abondance et lorsque les installations de la station sont suffisantes, il y a toujours intérêt, au lieu d'envoyer inutilement de l'eau au déversoir, de produire de l'énergie électrique en abondance et de vendre toute cette énergie, même à un tarif très faible, ce qui rend possible l'utilisation du chauffage électrique. C'est pour toutes ces raisons que le chauffage MARS 1925.

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L'ARCHITECTE électrique s'est développé dans les pays de mon- tagnes, alors qu'il reste un auxiliaire de grand luxe dans les pays de plaines. Il est cependant un cas où le chauffage électrique reste possible, en brûlant du charbon. Personne n'ignore que les stations centrales sont obligées de produire de grandes quantités d'énergie à certaines heures de la journée, lorsque l'éclairage est particulièrement abondant, et que ces périodes de grande activité sont suivies de dépressions qui sont surtout sensibles pendant la nuit. Pendant ces périodes, il faut quand même continuer à faire tourner les machines génératrices, puisqu'il faut assurer la permanence de la distribution. Le matériel générateur fonctionnant à très faible charge pendant ces heures « creuses », et à un rendement déplorable, il en résulte que toute demande supplémentaire d'énergie n'entraîne qu'une dépense de combustible relativement peu importante. Aussi, les distributeurs ont-ils intérêt à consentir pendant ces périodes à des tarifs de faveur, qui rendent possible le chauffage électrique. Ces tarifs spéciaux obligent, il est vrai, l'abonné à faire usage de compteurs à changement de tarifs qui sont des compteurs ordinaires munis de deux ou trois minuteries avec une horloge spéciale qui effectue les changements nécessaires. Ainsi, pendant les heures de fonctionnement des ateliers, le compteur enregistre au tarif fort, et pendant la nuit, il enregistre sur un autre tableau à un tarif faible. Poussant plus loin ce principe, on est arrivé à changer plusieurs fois de tarifications par jour. Dans certaines villes suisses par exemple, la tarification change jusqu'à 8 fois en vingt-quatre heures, et grâce à ce système, les abonnés sont incités à accumuler la chaleur pendant la nuit en utilisant des appareils de chauffage dont nous parlerons plus loin. Malheureusement, un compteur à changement de tarifs coûte cinq ou six fois plus cher qu'un compteur ordinaire, et les usagers reculent souvent devant la dépense d'un semblable appareil. C'est en raison du prix élevé de ces compteurs spéciaux que les distributeurs d'énergie électrique ont été amenés à établir des combinaisons de tarifs applicables avec des compteurs ordinaires. Les combinaisons qui ont été imaginées sont très nombreuses. Elles se rapprochent plus ou moins de la combinaison-type qui consiste à faire payer à l'abonné une redevance fixe, quelle que soit sa consommation d'énergie, puis à facturer supplémentairement l'énergie vendue, à un tarif fixe relativement bas ce qui l'incite à développer ses installations électriques et particulièrement à adopter le chauffage électrique. La Compagnie Parisienne de Distribution d'Électricité applique pour la Capitale l'un et l'autre des systèmes que nous venons de décrire. Lorsque les appareils de chauffage, et plus particulièremment les appareils domestiques, sont branchés sur le réseau d'éclairage, l'abonné bénéficie, sans compteur spécial, d'un tarif partant du prix d'éclairage et comportant des réductions proportionnelles à l'importance de la consommation. Ainsi, s'il possède un compteur de 3 hectowatts, il paie l'énergie au tarif d'éclairage tant que sa consommation annuelle ne dépasse pas environ 1.200 hectowatts-heures, ce qui, aux prix pratiqués maintenant, conduit à une dépense d'environ 120 francs. Toute l'énergie supplémentaire qu'il consomme est frappée d'une réduction qui peut atteindre près de 50 %, si la consommation totale est suffisamment importante. En adoptant un compteur à double tarification avec des circuits distincts, l'un pour l'éclairage, l'autre pour le chauffage, l'abonné bénéficie pendant le jour, de 7 heures 1/2 à 11 heures 1/2, et de 13 heures 1/2 à 19 heures 1/2, du tarif de force motrice, puis pendant la nuit, c'est-à-dire de 19 heures 1/2 à 7 heures, et de 11 heures 1/2 à 13 heures 1/2, heures creuses de la distribution, d'une réduction d'environ 50 % sur les prix de vente de l'énergie. Ainsi, un abonné recevant du courant basse-tension pour le chauffage et titulaire d'un abonnement pour courant principal de nuit qui consommerait trois fois plus d'énergie pendant la nuit que pendant le jour, paierait pour l'ensemble de sa fourniture, environ 0 fr. 50 au lieu de 1 franc, prix applicable pour la lumière. Il est indiscutable que ce prix est encore extrêmement élevé et ne rend accessible le chauffage électrique qu'aux personnes qui ne sont pas guidées par l'économie. Avant de décrire les appareils de chauffage électrique nous croyons devoir signaler une formule très intéressante qui a été employée à Amsterdam. La Municipalité d'Amsterdam qui exploite elle-même les installations de production et de distribution d'énergie électrique a adopté en 1919, une tarification basée sur l'ensemble de l'installation intérieure de chaque abonné. L'abonné peut s'il le désire, payer toute l'éner-

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L'ARCHITECTE --- gie qu'il consomme au tarif lumière et cela sans garantir au distributeur aucun minimum de consommation. Mais il peut également demander l'application du tarif spécial qui consiste à ne payer au tarif lumière qu'une faible quantité d'énergie et à payer le surplus à un taux beaucoup plus bas. Ainsi par exemple au cours actuel, le prix de l'énergie est de 0 fr. 50 or par kw-h pour la lumière et il n'est environ que de 0 fr. 11 or, pour toute la consommation supplémentaire. Pratiquement lorsqu'un abonné veut souscrire une police spéciale, il prévient un inspecteur qui examine sa maison et qui lui fait connaître la quantité d'énergie qu'il devra payer au tarif lumière. Ainsi par exemple, pour un appartement correspondant à une consommation annuelle de 240 kw-h, il devra payer 12 mensualités équivalant à une consommation mensuelle de 20 kw-h. Mais s'il dépasse cette consommation, il paye le surplus au tarif faible que nous avons indiqué précédemment. Il est donc amené nécessairement à faire un usage très large de ce qu'on a appelé les « petits serviteurs de l'électricité », et surtout à adopter le chauffage électrique. Les résultats obtenus avec ce système ont été remarquables puisque la consommation de l'électricité, pour les usages domestiques, a quadruplé en deux ans. C'est en s'inspirant de ces résultats que la Compagnie Parisienne de Distribution d'Electricité, a adopté récemment les tarifs spéciaux dont nous avons fait mention précédemment. (A suivre) J.-B. CORBIOT. --- EXPLICATION DES PLANCHES PLANCHES XIII et XIV. — Le Palais de la Foire à Lyon. Ch. MEYSSON, architecte (s.a.d.g.). L'état actuel du Palais de la Foire de Lyon représente une superficie de 35.000 mètres carrés, comportant quatre parties principales bien distinctes : 1° La rue couverte; 2° Les bâtiments des stands; 3° Les cours couvertes; 4° Le bâtiment d'entrée. Les modes de construction adoptés pour les diverses parties de l'ouvrage, sont : Fondations sur pieux en béton;

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L'ARCHITECTE Sous-sol réalisé par une carcasse entièrement en béton armé recevant la superstructure de l'ouvrage; Superstructure composée de murs de façade en béton de machefar; Appuis intérieurs, planchers, terrasses et escaliers en béton armé; Les terres du quai sont butées par un mur de soutènement en béton maigre, couronné au droit des cours par un garde-corps en villebois. Dans son ensemble, le palais comporte trois étages sur rez-de-chaussée. Les bâtiments sont couverts en terrasse à double hourdis. L'asphalte a été employée avec succès pour l'étanchéité de ces terrasses. Enfin, les escaliers sont revêtus en combanchien. La rue couverte constituant l'axe longitudinal du plan est tracée parallèlement à la courbure du quai. Le plancher du rez-de-chaussée destiné à permettre la circulation de véhicules lourdement chargés, est calculé pour une surcharge libre de 1500 kilos par mètre carré. Deux voies normales placées au milieu de la rue permettent, d'autre part, le passage de convois composés de wagons de quarante tonnes. Les galeries de circulation donnant accès aux étages des bâtiments sont en encorbellement. La couverture, de 15 m. 30 de portée libre, comprend un lanterneau filant de 6 m. 30 d'ouverture. La charpente de ce lanterneau est dissimulée par une verrière placée de niveau avec la dalle formant couverture. Les bâtiments de stands sont situés perpendiculairement et de part et d'autre de la rue couverte qui les dessert. L'accès aux étages se fait par les galeries de circulations, par les escaliers partant de la rue couverte — ces divers escaliers placés au droit des cours des bâtiments, comportent chacun un ascenseur. Les galeries desservant les bâtiments côté Rhône et côté parc communiquent entre elles par des passerelles franchissant la rue couverte, et reliant ainsi l'ensemble des bâtiments. En coupe transversale, les bâtiments comprennent à chaque étage ainsi qu'au rez-de-chaussée un vestibule central desservant les stands. Les cours convertes ayant chacune 650 mètres carrés par 5 mètres de hauteur ont le même type de couverture que la rue. Elles sont éclai-

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L'ARCHITECTE Page 29 rées par un plafond lumineux. Ces cours forment de grandes salles d'exposition de fleurs, de peinture, etc., ou servent à de grandes corporations s'installant dans des boxes démontables. Elles n'existent que du côté Rhône. Le bâtiment d'entrée réalisé en jumelant partiellement deux bâtiments de stands, comprend au rez-de-chaussée le hall d'entrée proprement dit : salle de 650 mètres carrés et de 8 m. 30 de hauteur, communiquant avec la rue couverte par un vaste passage couvert éclairé par un double vitrage, dont un grand vitrail horizontal. Aux étages, 3 salles de surface analogue à celle du hall d'entrée communiquent avec ce dernier par 2 escaliers comportant chacun un ascenseur et un accès direct sur l'avenue Tête d'Or. Les étages du bâtiment d'entrée, servant de salles de congrès, étant de niveau avec ceux des bâtiments, on peut donc, des différentes parties du palais, accéder au bâtiment d'entrée (par les vestibules de stands), appelé à devenir ultérieurement la partie centrale du palais achevé. Les façades ont été traitées en pierre artificielle. Les bâtiments côté parc de la Tête d'Or sont couronnés par une corniche et un fronton en estailades sculpté aux armes des principales villes de France et d'Europe. Tous les ouvrages formant la rue couverte ont été recouvert de stucpeint appliqué en grande partie directement sur ciment armé. Les soubassements, les encadrements et les bancs sont en marbre artificiel jaune antique. Les balustrades des galeries sont en pierre reconstituée, armée, avec motifs de ferronnerie. Les vestibules des bâtiments de stands sont habillés en staff et stucpeint et les piliers séparant les stands en plaques de marbre bleu turquin. Tous les stands sont tapissés en toile grise. Toutes les formes architecturales du grand hall d'entrée ou salle des fêtes ont été prévues dans le gros œuvre et obtenues propres de décoffrage. Elles ont ensuite reçu un revêtement en marbre artificiel : les fonds en marbre gris vert, piliers et colonnes, en marbre d'un ton amaranthe. Au-dessous du plafond et sur une hauteur de 2 m. 10 une frise sculptée représente l'histoire moderne de tous les arts et de toutes les industries. La petite corniche (qui n'existe que pour cacher l'éclairage de la frise) et le plafond sont enduits en stucpeint. Le grand quadrillé central qui est entièrement en ciment armé, forme un immense vitrail lumineux en pâte de verre de couleurs amaranthe et gris vert que 2.000 lampes font jouer. L'éclairage de ce palais a été particulièrement étudié. La rue couverte est éclairée par 15.000 lampes accusant l'architecture, dessinant les poutres des galeries et les fermes de la toiture. Chacune des salles ainsi que les vestibules sont aussi très brillamment éclairés. Fig. 35. — Palais de la Foire à Lyon. Vue intérieure de la rue couverte centrale.

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L'ARCHITECTE --- Fig. 36. — Immeuble Cours Albert-Ier à Paris. Plan du rez-de-chaussée. --- Chaque stand a un lustre central et possède des prises de courant supplémentaires permettant de présenter en fonctionnement tel ou tel appareil. Ils sont en outre chauffés électriquement. Sur les terrasses des bâtiments d'entrée, on a construit deux salles de restaurants avec de vastes cuisines modernes pouvant servir rapidement 1.500 couverts. On accède à ces salles, de l'intérieur du palais ou de l'extérieur, par des ascenseurs spéciaux à course très rapide, ou par des escaliers. L'ensemble de l'ouvrage groupe actuellement, d'une façon confortable, 2.000 stands, six cours couvertes, et le bâtiment d'entrée. Les travaux qui ont été mis en adjudication et traités au meilleur marché ont coûté 42 millions (à ce jour). Le palais de la foire de Lyon a été construit sous la direction de M. Charles Meysson, architecte en chef, avec la collaboration de M. Edmond Baud, architecte, auteur en particulier du grand hall d'entrée. Dans l'immense ensemble que forme ce palais, nous remarquons un effort très marqué vers une architecture faite de l'emploi des matériaux nouveaux, l'effet étant obtenu par les proportions, et les matières mises en œuvre. Ce programme devait recevoir une solution pratique et neuve, l'esprit généralement moderne de l'école lyonnaise en facilita la réalisation.

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L'ARCHITECTE PLANCHES XV et XVI. — Immeuble Cours Albert-Ier à Paris. - H. TAUZIN, M. FOREST et L. NIBODEAU, architectes. Cette construction fut commencée en 1914 par Henri Tauzin. Le sous-sol du terrain est constitué par une couche de glaise de 10 mètres de hauteur environ et complètement imprégnée d'eau. Les fondations comportent un radier général en béton armé avec masques de protection au droit des murs mitoyens. Ces masques sont de toute la hauteur des caves. Au moment de la déclaration de la guerre, époque où le chantier fut fermé, ces travaux de sous-sol étaient seuls exécutés. En 1922 le propriétaire ayant décidé de reprendre les travaux et l'architecte H. Tauzin étant décédé, nos confrères M. Forest et L. Nibodeau furent chargés de continuer le chantier et d'apporter au projet primitif quelques modifications. Aux 4e et 5e étages ils firent deux appartements au lieu d'un seul par étage. La façade fut transformée en vue de respecter la servitude de hauteur imposée aux immeubles du Cours Albert-Ier. La nouvelle façade fut obtenue après de nombreuses études sans apporter de trop grandes modifications aux plans de l'architecte H. Tauzin et par suite aux fondations existantes. L'ossature de cet immeuble est en ciment armé ainsi que les planchers, la façade principale est en pierre et les façades sur cour en remplissage de béton de machefar avec enduit en ciment pierre. La toiture de la façade principale est constituée par un masque en béton armé revêtu d'ardoise et reposant sur les murs mitoyens. Une terrasse couvre l'ensemble des bâtiments. Le chauffage est installé par appartement avec une chaudière pour chaque étage placée en sous-sol. PLANCHES XVII à XIX. — Immeuble de l'« American Radiator Co » à New-York. - RAYMOND HOOD, architecte (s.a.d.g.). Le nouvel immeuble de l'« American Radiator Co », élevé dans la 40e rue Ouest, face au parc Bryant, diffère complètement par sa construction des grands buildings existants. L'architecte eut pour principaux collaborateurs ses clients qui, pleins d'enthousiasme, ont considéré ce bâtiment comme un problème à résoudre dans son programme et dans sa construction. Indulgents, ils comprirent les difficultés d'un projet sans précédent. Temples romains, et palais italiens ont été jusqu'ici mis à contribution et torturés pour être adaptés aux proportions des gratte-ciels. On décida que la construction serait réalisée en noir et or. Peu de temps avant de s'occuper de cette affaire, l'architecte reve-