Excerpt

First pages of the volume, freely accessible.

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L'AMOUR DE L'ART 11e ANNÉE - 8e AOUT 1930 FRANCE 10 FR. - ÉTRANGER 15 FR. 110, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, PARIS (VIe) P. PINSARD.

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GALERIE ZAK Paris: 16, Rue de l'Abbaye Place St-Germain-des-Prés --- ŒUVRES DE: RENOIR - MODIGLIANI - EUGÈNE ZAK - A. DERAIN M. UTRILLO - RAOUL DUFY - OTHON FRIESZ R. TH. BOSSHARD - DIETZ EDZARD - DE LA SERNA BARBER : MARC STERLING - ARON DEJEZ SCULPTURES DE: DESPIAU - ARNOLD - WLERICK - ZAMOYSKI --- TOUS LES ABONNÉS DE L’AMOUR DE L’ART recevront gratuitement cette année UNE SUPERBE PRIME LA RUE A PARIS Un Album de 10 lithographies originales du format in-quarto raisin (25 × 32 1/2) PAR MM. YVES ALIX - CAPON - CERIA - CLAIRIN GERNEZ - GIMMI - LATAPIE - LOTIRON SAVIN & VERGÉ-SARRAT ~~~~~~~ Le premier tirage sera exclusivement réservé aux ABONNÉS DE L’AMOUR DE L’ART

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L'AMOUR DE L'ART REVUE MENSUELLE FRANCE : 95 fr. BELGIQUE : 107 fr. Onzième Année ETRANGER : 150 et 175 fr. RÉDACTEUR EN CHEF : FRANÇOIS FOSCA --- SOMMAIRE DU N° 8. Août 1930 - Péquin ...

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SALON DE L'ESCALIER DE LA Comédie des Champs-Elysées (Théâtre Louis JOUVET) 15, Avenue Montaigne, 15 de 14 à 18 heures --- EXPOSITION PERMANENTE DE PEINTURE MODERNE --- l’art chez les peuples primitifs de A. BASLER Un fort volume in-quarto carré 85 pages de texte - 106 planches LIBRAIRIE DE FRANCE 110. B° SAINT GERMAIN - PARIS

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GALERIE DRUET 20, rue Royale, 20 TABLEAUX MODERNES BISSIÈRE - PIERRE BRUNE MAURICE DENIS - G. DUFRÉNOY J. FLANDRIN - W. GIMMI P. LAPRADE - A. MAILLOL H. MANGUIN - A. MARQUET MADAME MARVAL - F. VALLOTTON GALERIE ZBOROWSKI 26 - Rue de Seine TABLEAUX MODERNES RICHARD. - NATURE MORTE. — TH. DEBAINS - DERAIN — PIERRE FARREY - FAUTRIER BÉRON - GABRIEL FOURNIER - OTHON FRIESZ - KISLING - - SABOURAUD - MODIGLIANI - RICHARD - SOUTINE - UTRILLO ANTIQUITES PERSANES NAZARE-AGA 3, Avenue Pierre Ier de Serbie (XVIe) 10 h. à midi — 14 h. à 19 h. Téléphone : Passy 76-69 b

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BIGNOU TABLEAUX DE PREMIER ORDRE 8, Rue La Boëtie, 8 PARIS --- Edouard BOUET, Réparateur de Tableaux, Miniatures, Objets d'Art 9, Rue de Penthiére (Maison Fondée en 1885) English Spoken ACHAT — — Tél. : ÉLYSÉES 61-96 Man Spricht Deutsch — — VENTE --- POUR TOUTES EXPOSITIONS D'ART en Egypte roger breval 14 Rue Antikhana LE CAIRE

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Durand-Ruel 37, Avenue de Friedland (8°) PARIS TABLEAUX MODERNES NEW-YORK : 12 East 57th Street GALERIE PIERRE 2, RUE DES BEAUX-ARTS PARIS (vi°) (ANGLE DE LA RUE DE SEINE) ŒUVRES DE BRAQUE SOUTINE DERAIN PASCIN GROMAIRE PICASSO LEGER C. BERARD UTRILLO GIACOMETTI DE LA FRESNAYE JOAN MIRO ROUAULT TCHELITCHEW

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Galerie Marcel BERNHEIM 2bis, Rue de Caumartin - PARIS (9e) Téléph. : Central 88-28 — Télégr. : MABERNECO-PARIS --- VENTE ET ACHAT DE TABLEAUX MODERNES DE PREMIER ORDRE --- EXPOSITIONS --- EXPERTISES : BRIANCHON. - FEMME SE COIFFANT. --- TOILES A. BINANT COULEURS F. LINEL Publicité Mallerich & Vitry. Détail: Chez tous les Marchands de Couleurs fines. Gros: 154, faubr St Denis PARIS. Xe --- DE BELES COULEURS SUR DE BONNES TOILES... Vous désirez n'employer que des articles et des produits réputés, donnant à vos œuvres toute certitude de durée. Vos toiles portent la marque A. BINANT. Elles ont obtenu pour leurs qualités, 3 Médailles d'Or et 3 Grands Prix. Vos couleurs portent la marque F. LINEL. Elles sont fines, riches et intenses, et surtout INALTÉRABLES À LA LUMIÈRE parce que les laboratoires F. LINEL appliquent les bons principes d'antan. Les toiles A. BINANT et les couleurs F. LINEL existent pour tous usages. Sur demande, une documentation vous sera envoyée.

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N° 8 AOUT 1930 L'AMOUR DE L'ART NU. Péquin Depuis ce printemps, la Galerie Marseille a quitté son local de la rue de Seine, où nous eûmes la joie de contempler les œuvres de quelques-uns des meilleurs peintres d'aujourd'hui; et elle s'est installée plus largement et plus agréablement, sur le quai Voltaire. Pour inaugurer ces salles nouvelles, M. Marseille nous offre une exposition d'un peintre dont le nom n'a pas encore dépassé un cercle d'admirateurs fervents et fidèles; et il n'est pas inutile de remarquer que parmi ces admirateurs se trouvent un bon nombre de peintres. A cinquante ans, Charles Péquin fait ce qu'on peut appeler sa première exposition particulière. Voilà qui suffit déjà à le différencier de ses contemporains. Charles Péquin est né à Nantes en 1879, nous dit E. des Courières dans la plaquette qu'il a consacrée au peintre (1), et à treize ans il débuta dans la peinture. Il fut un bon élève de l'Ecole des Beaux-Arts et, en 1902, âgé de dix-huit ans, il exposa deux portraits aux Artistes Français, qui attirèrent l'attention sur lui. Il cessa d'envoyer aux Artistes Français en 1906, figura aux deux premiers Salons d'Automne et aux Indépendants. Depuis 1918, on ne vit que rarement des toiles de lui : aux Indépendants, à la Galerie Marseille, à la Galerie Granoff. On ne peut regarder trois ou quatre toiles de Péquin sans que le nom de Chardin ne vous vienne à l'esprit. C'est inévitable, et Péquin, d'ailleurs, ne (1) Collection des Peintres Français Nouveaux. Edit. Gallimard.

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L'AMOUR DE L'ART PÉQUIN. LA MARE. PÉQUIN. LE VILLAGE.

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L'AMOUR DE L'ART dissimule pas l’admiration qu’il a pour le maître de la Brioche : même goût pour la nature morte, même souci d’élaborer lentement, tranquillement, une matière dense ; même recherche de l’harmonie. On a coutume de louer chez Chardin, non seulement le peintre, mais aussi le “poète”, l’“homme sensible”, qui voulut exprimer l’intimité, la musique secrète qui se dégage des objets familiers, de ces objets qui, dans l’ordre des choses inanimées, correspondent à ce que sont les animaux domestiques dans le règne animal. J’avoue que, pour ma part, je n’ai jamais pu adopter cette manière de voir ; et l’art de Péquin, héritier spirituel de Chardin, me confirme dans cette opinion. Péquin, comme Chardin, n’est nullement préoccupé par un souci d’expression sentimentale ; le problème qui se pose pour lui est avant tout un problème pictural. Il nous touche, non pas en nous transmettant la réaction de sa sensibilité au contact du sujet, mais en nous exposant le résultat de son travail propre de peintre. Quelle émotion pourrait-il en effet se dégager, pour le peintre comme pour le spectateur, d’un paquet de fusain et de quelques feuilles de papier de couleur ? Aucune. Mais en partant des données que sont les divers objets rassemblés, Péquin se propose de résoudre un problème. Il veut rendre le volume d’une casserole, tisser les tons qui traduiront le chatoiement d’une étoffe. FEMME DÉCOLLETÉE. FIGURE. Ici, quelques esprits idéalistes murmureront, et ne manqueront pas de citer le mot de Pascal sur la vanité de la peinture. “Est-ce là, diront-ils, tout ce qu’un être humain a à nous communiquer? L’image fidèle d’un pot, d’un chiffon?” En considérant certaines œuvres contemporaines, celles qui attirent le plus l’attention, la musique de Stravinsky, la poésie de Valéry, la peinture de Picasso, quelqu’un — je crois bien que c’est le philosophe espagnol Ortega y Gasset — a déduit que notre époque tendait vers une “déshumanisation de l’art”. Cette expression, à cause de la contradiction qu’elle renferme, m’a toujours paru une critique mortelle des œuvres que l’on proposait en exemple. L’œuvre d’art, étant née de l’homme, peut-elle être inhumaine sans par là-même contenir un principe qui l’anéantit ? Il me paraît inconcevable qu’un art valable puisse exister tout en étant “déshumanisé”, de même qu’il me paraît impossible de supposer que de l’union d’un homme et d’une femme puisse naître une machine, moteur d’avion ou galvanomètre. La peinture de Péquin ne court pas un pareil risque. L’émotion qu’elle dégage n’est pas suscitée par le sujet, comme il en arrive pour des œuvres telles qu’une scène mystique de Fra Angelico, une scène mythologique de Poussin, un paysage de Corot ou de Claude Monet. Elle est uniquement fournie par l’exercice de la peinture. Partant de la donnée médiocre qu’est le sujet de sa toile, donnée quelquefois même infime,