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First pages of the volume, freely accessible.

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L'AMOUR DE L'ART 11e ANNÉE - 6e JUIN 1930 - FRANCE 10 FR. - ÉTRANGER 15 FR. 110, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, PARIS (VIe) P. PINSARD.

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GALERIE ZAK Paris: 16, Rue de l'Abbaye Place St-Germain-des-Prés Berlin: W. 35. Schöneberger Ufer 31 --- ŒUVRES DE: RENOIR - MODIGLIANI - EUGÈNE ZAK - A. DERAIN M. UTRILLO - RAOUL DUFY - OTHON FRIESZ R. TH. BOSSHARD - DIETZ EDZARD - DE LA SERNA BARBER - MARC STERLING - ARON DEJEZ SCULPTURES DE: DESPIAU - ARNOLD - WLERICK - ZAMOYSKI --- TOUS LES ABONNÉS DE L’AMOUR DE L’ART recevront gratuitement cette année UNE SUPERBE PRIME LA RUE A PARIS Un Album de 10 lithographies originales du format in-quarto raisin (25 × 32 1/2) PAR MM. YVES ALIX - CAPON - CERIA - CLAIRIN GERNEZ - GIMMI - LATAPIE - LOTIRON SAVIN & VERGÉ-SARRAT --- Le premier tirage sera exclusivement réservé aux ABONNÉS DE L’AMOUR DE L’ART

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L'AMOUR DE L'ART REVUE MENSUELLE FRANCE : 95 fr. BELGIQUE : 107 fr. Onzième Année ETRANGER : 150 et 175 fr. RÉDACTEUR EN CHEF : FRANÇOIS FOSCA --- SOMMAIRE DU N° 6. Juin 1930 - Notes sur le Classicisme de Delacroix .. .. .. .. WALTER PACH. - Les dessins d’Yves Alix. .. .. .. .. Roger BRIELLE. - La collection Llobet (premier article) .. .. .. .. B. DE PORTALÈGRE. - La Prédelle de Mantegna au Louvre .. .. .. .. J.-L. VAUDOYER. --- CHRONIQUES : - Les Expositions .. .. .. .. .. .. .. .. .. FRANÇOIS FOSCA. - Bibliophilie .. .. .. .. .. .. .. .. .. R. GEIGER. - Une curieuse histoire .. .. .. .. .. .. .. .. F. F. - Les Disques.. .. .. .. .. .. .. .. .. ANDRÉ JORAM. - L’Exposition Romantique .. .. .. .. .. .. .. .. GASTON VARENNE. - Bibliographie .. .. .. .. .. .. .. .. .. G. V. --- RÉDACTION ET ADMINISTRATION : LIBRAIRIE DE FRANCE, 110, Boulevard St-Germain, PARIS (VIe) -:- Téléph. Littré : 67-91 et 48-74 --- PUBLICITÉ : A. G. A., 155, Faubourg Saint-Denis -:- PARIS (Xe) ---

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SALON DE L'ESCALIER DE LA Comédie des Champs-Elysées (Théâtre Louis JOUVET) 15, Avenue Montaigne, 15 de 14 à 18 heures --- EXPOSITION PERMANENTE DE PEINTURE MODERNE --- l’art chez les peuples primitifs de A. BASLER Un fort volume in-quarto carré 85 pages de texte - 106 planches LIBRAIRIE DE FRANCE 110. Be SAINT GERMAIN - PARIS

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GALERIE DRUET 20, rue Royale, 20 TABLEAUX MODERNES BISSIÈRE - PIERRE BRUNE MAURICE DENIS - G. DUFRÉNOY J. FLANDRIN - W. GIMMI P. LAPRADE - A. MAILLOL H. MANGUIN - A. MARQUET MADAME MARVAL - F. VALLOTTON GALERIE ZBOROWSKI 26 - Rue de Seine TABLEAUX MODERNES RICHARD. - NATURE MORTE. - TH. DEBAINS - DERAIN - PIERRE FARREY - FAUTRIER BERON - GABRIEL FOURNIER OTHON FRIESZ - KISLING - SABOURAUD - MODIGLIANI - RICHARD - SOUTINE - UTRILLO ANTIQUITES PERSANES NAZARE-AGA 3, Avenue Pierre Ier de Serbie (XVIe) 10 h. à midi — 14 h. à 19 h. Téléphone : Passy 76-69 b

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BIGNOU TABLEAUX DE PREMIER ORDRE 8, Rue La Boëtie, 8 PARIS --- Edouard BOUET, Réparateur de Tableaux, Miniatures, Objets d'Art 9, Rue de Penthièvre (Maison Fondée en 1885) English Spoken ACHAT — — Tél. : ÉLYSÉES 61-96 Man Spricht Deutsch VENTE --- POUR TOUTES EXPOSITIONS D'ART en Egypte roger breval 14 Rue Antikhana LE CAIRE

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RENÉ ZIVY 57, AVENUE MONTAIGNERond - Point des Champs - Elysées PARIS TABLEAUX ANCIENSMEUBLES ANCIENS:: OBJETS D’ART :: EXPOSITIONPERMANENTE Téléph. : ÉLYSÉES 95-71 --- Durand-Ruel 37, Avenue de Friedland (8°)PARIS TABLEAUX MODERNES NEW-YORK : 12 East 57th. Street --- GALERIE PIERRE 2, RUE DES BEAUX-ARTS PARIS (vi°) (ANGLE DE LA RUE DE SEINE) ŒUVRES DE BRAQUE --- SOUTINE --- DERAIN --- PASCIN --- GROMAIRE --- PICASSO --- LEGER --- C. BERARD --- UTRILLO --- GIACOMETTI --- DE LA FRESNAYE --- JOAN MIRO --- ROUAULT --- TCHelitcheW ---

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F. LINEL COULEURS FINES AQUARELLE DÉTREMPE GOUACHE HUILE TABLEAUX MAROULAGE PLAFONDS PANORAMAS DÉCORS TOILES DE QUALITÉ A. BINANT DE BELLES COULEURS SUR DE BONNES TOILES Galerie Marcel BERNHEIM 2bis, Rue de Caumartin - PARIS (9°) Téléph.: Central 88-28 - Télégr.: MABERNECO-PARIS VENTE ET ACHAT DE TABLEAUX MODERNES DE PREMIER ORDRE EXPOSITIONS : EXPERTISES : BRIANCHON. - FEMME SE COIFFANT.

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N° 6 JUIN 1930 L'AMOUR DE L'ART DELACROIX. DESSIN. Photo Vizzavona. Notes sur le classicisme de Delacroix LORSQU’ON aime un art, on est étonné d’apprendre que des êtres intelligents ne le goûtent pas. Lorsqu’on aime Delacroix, on saisit chaque occasion de voir sa peinture et on arrive infailliblement à la situer parmi les plus hautes conquêtes du génie européen ; puis, en parlant à des hommes dont la culture n’est pas absolument négligeable, on s’aperçoit qu’ils ont regardé — parfois — des œuvres du maître, auxquelles ils reconnaissent une certaine ampleur dans la composition. Mais ils considèrent que cette qualité même n’est pas exempte d’un côté théâtral, ils voient des incorrections, de la boursouflure, même dans le dessin. En somme, ils admettent que c’est un artiste d’une grande importance “historique”, dont l’école, celle du Romantisme, a produit des œuvres remarquables, certes, mais que le public n’a pas tort de bouder un peu pour se consacrer à des choses plus modernes, plus inconnues, ou plus permanentes. Si regrettable qu’il soit de s’attarder même un instant à des opinions aussi erronées, le fait que c’est là l’idée que se font de Delacroix une majorité d’amateurs, de “gens de musée” et d’artistes excuse d’en avoir parlé. L’idée qui leur est le plus contraire, qu’il s’agit de bien démontrer ici et

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L'AMOUR DE L'ART DELA CROIX. RENCONTRE DE BACCHUS ET D'ARIANE, OU L'AUTOMNE. 1862. (203 cm. × 103 cm. environ). Coll. Albert Gallatin — New-York.

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L'AMOUR DE L'ART que la critique aurait dû mettre en lumière depuis longtemps, c'est que la qualité propre de Delacroix est son classicisme — d'autant plus remarquable qu'il tient de sa nature même et lui permet donc de se "retrouver" à son aise dans un art que ses yeux n'ont jamais vu — la peinture des Grecs, représentée par les œuvres de la décadence à Pompéi et à Rome, comme encore pour nous aujourd'hui. Avant d'indiquer les raisons qui nous font soutenir une thèse aussi peu admise, et aussi difficile à étayer de preuves matérielles, voyons un peu quels témoignages écrits montrent le côté classique de l'esprit du maître. Nous savons par deux articles parus en 1927 dans la Gazette des Beaux-Arts, quelle était la solidité de base que les années passées au Lycée Impérial donnent à l'amour de Delacroix pour les écrivains grecs et latins. Il ne perd jamais contact avec eux et, très tard dans la vie, déclare que c'est une honte publique pour le gouvernement de soutenir des écoles qui n'exigent pas de leurs élèves la connaissance des auteurs anciens. On se rappelle la réflexion de Cézanne sur ses propres années d'étude : "On faisait de bonnes humanités alors". Cependant c'est dans les remarques de l'artiste sur la part du classique dans la peinture qu'il faut chercher les éclaircissements écrits de l'idée que nous mettons en avant; et le lecteur du Journal, des Œuvres Littéraires et des Lettres de Delacroix sait que, en fait de citations, il n'y a que l'em- barras du choix. Il sait que l'intellect du peintre lui faisait poursuivre son enquête sur la nature du beau dans la littérature et la musique aussi bien que dans son propre art. Un seul exemple doit suffire ici. En 1857, à la veille de la soixantaine, il écrit sur l'Antique dans ses Notes pour un Dictionnaire des Beaux-Arts : "D'où vient cette qualité particulière, ce goût parfait qui n'est que dans l'antique? Peut-être de ce que nous lui comparons tout ce qu'on a fait en croyant l'imiter. Mais encore que peut-on lui comparer dans ce qui a été fait de plus parfait dans les genres les plus divers? Je ne vois pas ce qui manque à Virgile, à Horace. Je vois bien ce que je voudrais dans nos plus grands écrivains et aussi ce que je n'y voudrais pas... Mais c'est surtout dans tout ce qui nous reste des arts plastiques des anciens que cette qualité de goût et de mesure parfaite se trouve au plus haut point de perfection. Nous pouvons soutenir la comparaison avec eux dans la littérature; dans les arts, jamais. Titien est un de ceux qui se rapprochent le plus de l'esprit de l'antique. Il est de la famille des Hollandais et par conséquent de celle de l'antique. Il sait faire d'après nature: c'est ce qui rappelle toujours dans ses tableaux un type vrai, par conséquent non passager comme ce qui sort de l'imagination d'un homme, lequel ayant des imitateurs en donne plus vite le dégoût. On dirait qu'il y a un grain de folie dans tous les