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CIMAISE ART ET ARCHITECTURE ACTUELS 21° ANNÉE N° 117-118 PRESENT DAY ART AND ACHITECTURE

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CONSTANT 23 octobre - 30 novembre 1974 DANIEL GERVIS 34 rue du Bac 75007 Paris

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HENRI BENEZIT 20, rue de Miromesnil 75008 - Paris Tél. : Anj. 54.56 SERGE GUILLOU 23 octobre 20 novembre depuis 1557, sont fabriqués à Vidalon-les-Annonay, tous papiers pour le dessin artistique et industriel vendus sous la marque : Les Papiers Canson BOITE POSTALE 31 - 07-ANNONAY --- CHATEAU • DE GORDES --- VAUCLUSE --- CHATEAU • DE GORDES --- MUSÉE DIDACTIQUE --- VASARELY --- LES EDITIONS --- OUVERTS TOUTE L'ANNÉE SAUF LES MARDIS --- TÉLÉPHONE LE 89 A GORDES 84 ---

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GALERIE ARNAUD 212 boulevard saint-germain, paris-7 --- FEITO œuvres anciennes 1954-1964 --- 10 octobre — 9 novembre 1974

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JEANNE BUCHER 53 rue de Seine 75006 Paris 326 22 32 KOSTA ALEX collages - reliefs sculptures BISSIÈRE VIEIRA DA SILVA SZENES JORN TOBEY DADO DUBUFFET AGUAYO MOSER NALLARD AMADO CARRADE FROMANGER SINGER GALERIE ARIEL 140, Bd Haussmann PARIS-8 Tél: 227 - 13.09 MIHAILOVITCH foot-ball 23 octobre - 16 novembre 1974 Appel - Bitran - Corneille - Debré Destarac - Gillet - Lindstrom - Marfaing Messagier - Mihailovitch - Tabuchi Sculptures de Anthoons - Erhardy - Subira-Puig

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GALERIE DE FRANCE 3, Fbg Saint-Honoré Paris 8 - 265.69.37 - 265.73.69 Alechinsky - A.E. Bergman - M. Colvin Dotremont - Joan, Julio, Roberta Gonzalez Hartung - R. Jacobsen - A. Lestié Le Moal - Liberaki - Manessier - Maryan R. Muller - Music - Pignon - Prassinos Reinhoud - Singier - Soulages - Zao Wou-ki --- GALLERIA LORENZELLI BERGAMO LICINI MAGNELLI PRAMPOLINI SCHNEIDER VERONESI RADICE BONFANTI NANGERONI BAUMEISTER PIERLUCA TAVERNARI MUSIC KANDINSKY SOLDATI BISSIER KLEE SEUPHOR POLIAKOFF DUBUFFET PASMORE NICHOLSON HOSIASSON CHARCHOUNE MANSOUROFF FRUHTRUNK FAUTRIER VASARELY PFEIFFER° LEVEDAG BERROCAL FEITO J. F. KŒNIG --- PIERRE SOULAGES l’œuvre gravé intégral 1952-1974 et ALECHINSKY COURTIN BRAM VAN VELDE estampes originales et catalogues de leur œuvre gravé Ed. Yves Rivière et Arts et Métiers Graphiques 17 OCTOBRE - 17 NOVEMBRE La galerie est ouverte tous les jours, sauf dimanche, de 10 à 13 h et de 14 à 19 h - samedi de 10 à 13 h et l’après-midi sur rendez-vous Parking Concorde - Avenue Gabriel

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GAYZAG ZAKARIAN ÉDITEUR Cosi é (se vi pare) Luigi Pirandello Cet ouvrage a été gravé entièrement en couleurs, à l'eau-forte et à la pointe-sèche, sur plaques d'acier, par PAOLO BONI, avec deux eaux fortes double page signées et quatre grafisculptures originales en couleurs également signées. Toutes les planches sont tirées sur les presses à bras des Ateliers Mario Boni à Paris. LE TIRAGE EST LIMITÉ A 95 EXEMPLAIRES SUR VÉLIN D’ARCHES DONT : - 2 exemplaires comprenant deux suites signées des quatre grafi-sculptures, l’une sur Japon Nacré, l’autre sur Richard de Bas, une gouache, un dessin, une des planches des grafi-sculptures, et une des plaques d’acier gravées. numérotés I et II. - 2 exemplaires comprenant deux suites signées des quatre grafi-sculptures, l’une sur Japon Nacré, l’autre sur Richard de Bas et un dessin. numérotés III et IV. - 2 exemplaires comprenant deux suites signées des quatre grafi-sculptures, l’une sur Japon Nacré, l’autre sur Richard de Bas. numérotés V et VI. - 2 exemplaires comprenant une suite signée des quatre grafi-sculptures sur Japon Nacré. numérotés VII et VIII. - 2 exemplaires comprenant une suite signée des quatre grafi-sculptures sur Richard de Bas. numérotés IX et X. - 5 exemplaires comprenant une suite signée des quatre grafi-sculptures sur Vélin d’Arches. numérotés de XI à XV. - 5 exemplaires marqués H. C. numérotés de I à V. - 75 exemplaires numérotés de 1 à 75. Tous les exemplaires sont signés par l’artiste et l’éditeur. ACHEVÉ D’IMPRIMER LE 20 FÉVRIER 1974 Format $38 \times 28$ --- GALERIE BONAPARTE 15, Rue Bonaparte, 75006 Paris - Tél. (1) 033.72.97 --- GRAVURES ET LITHOGRAPHIES ORIGINALES D’ARTISTES CONTEMPORAINS ADO APPEL ASSADOUR BALLIF BAYRLE BITRAN CARCAN CASTEX CESAR CORNEILLE FEITO FITREMANN FOLON A. FRANÇOIS HASEGAWA JAKELIC KIM LINDSTROM LOUTTRE MARANGE MATTA MILAN MILCOVITCH NEITZERT NICOLAS SEARLE SERRE TABUCHI TRÉMOIS VELICKOVIC VERMEILLE VIRGIL WALKER WITOLD K --- Edition empreinte en permanence à : LA POCHADE “MARAIS” 6, Rue Pavée Paris 4e Téléphone : 272.18.17 --- cimaise art et architecture actuels 212 Bd Saint-Germain - Paris 7. --- BULLETIN D’ABONNEMENT NOM : ___________________________ ADRESSE : ________________________ souscrit un abonnement pour un an (6 numéros) à partir du n° _______ et verse la somme de 100 F (Etranger 130 F) par chèque, mandat ou virement au C.C.P. Paris 5542.39. JE DÉSIRE - JE NE DÉSIRE PAS - QU’A EXPIRATION MON ABONNEMENT SOIT RENOUVELÉ AUTOMATIQUEMENT Signature

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Fiedler 23 octobre fin novembre galerie maeght rue de téhéran 75008 paris

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galerie denise rené fruhtrunk 124 rue la boétie paris 8 octobre 1974 --- L'ENERGUMENE 3.-4. / juillet 1974 F.T. MARINETTI - J.L. BACHELLIER - J. TEBOUL L. CARROLL - L. REED - M. ROCHE - E.A. POE C.E. GADDA - J.-. BAUDRY - J. FARGES F. RENEVIER - A. SANCERNI - Z. BIANU --- Le numéro : 22 Francs 1 an (4 numéros) : 50 Francs — (étranger : 70 Francs) Abonnement de luxe (France et Etranger) 400 Francs L’abonnement de luxe : 400 Francs (tirage sur Velin d’Arches limité à 99, accompagné d’une lithographie de Gérard Titus-Carmel). Paiements à l’ordre de Gérard-Julien Salvy 31 rue Victor-Duruy - 75015-Paris

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CIMAISE ART ET ARCHITECTURE ACTUELS PRESENT DAY ART AND ARCHITECTURE 21e ANNÉE - N° 117-118 mai - juin - juillet - août 1974 --- Directeur-Rédacteur en Chef : Jean-Robert Arnaud Secrétaire général : René Barzilay Administration-Rédaction : 212, boulevard Saint-Germain, Paris-7e. Tél. 548-46-31 Impression : Société Mondiale d’Impression, 41, rue Héricart, Paris-15e. Tél. 578-04-35 Prix --- ce numéro : --- France --- 35 F --- Étranger --- 45 F --- Abonnement --- 1 an, 6 numéros : --- France --- 100 F --- Étranger --- 130 F --- C.C.P. Cimaise Paris 5542.39 --- Abonnements pour le Canada : --- PERIODICA, 5090, av. Papineau, Montréal 134, Canada --- Couverture originale de Jacques Poli --- Visites d’ateliers Jean-Jacques Lévêque --- Nicolas Schoffer --- Paule Gauthier --- Les graphisculptures de The Graphisculptures of Paolo Boni --- Michel Ragon --- Constant --- Claude Bouyeure --- Gottfried Honegger et l’infini au carré and infini to the square --- Madeleine Jarry --- Les tapisseries de The tapesteries of June Wayne --- Claire Stoullig --- Louis Cane --- Claude Bouyeure --- Viallat Renouf Giiliam Les trameurs de temps The weavers of time --- Paule Gauthier --- Vincent Batbedat un néo constructiviste a neo constructivist --- André S. Labarthe --- La Chaise de Sonderborg The Sonderborg Chair --- Crédit photographique Jacqueline Hyde Massal André Morain ---

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Au chapitre des utopistes, Schoffer s'impose comme l'un des artistes les plus prolifiques, les plus engagés dans une vision du futur. On l'aura comparé à Léonard de Vinci, qui abandonnait volontiers le chevalet (lieu statique de réflexion purement eshtétique) pour l'atelier où se construisent en maquette des machines propres à satisfaire à quelques-uns des rêves les plus permanents de l'homme. Schoffer, depuis longtemps, ne s'intéresse plus à l'art comme exercice limité de réflexion plastique. Le style lavallière et bouffarde, bon enfant et pittoresque, lui paraît bien dépassé. Le rapin n'a plus court dans une société qui s'engage dans une technologie de plus en plus sophistiquée, pour employer un terme qui, en logistique, équivaut à efficacité dans la mise à mort (pour une mort plus propre). C'est, de fait, sur une ambiguïté fondamentale, que se développe cette œuvre. On l'aura vu prendre le relai des procès intentés à la peinture par le dadaïsme, et surtout les artistes de la révolution russe, qui entendaient replacer l'art dans la société comme un élément moteur du progrès. On l'aura vu célébrer ces forces nouvelles qui s'appellent électricité, cybernétique. Lorgnant du côté des profils d'échafaudages usiniers, des dericks, et autres monuments d'un siècle placé sous le signe de l'industrie ; s'émerveiller devant la féerie des néons qui scandent les poèmes de la publicité sur les façades des gares. Et quelque chose des grands rythmes épiques de Blaise Cendrars passe effectivement dans ses œuvres ourlant toutes les lumières qui enchantent les nuits des grandes métropoles modernes. Guillaume Apollinaire avait annoncé la venue des célébrants de la modernité : ceux qui chantent un homme nouveau, enfant de l'énergie et du progrès. L'ambiguïté pourtant apparaît à l'instant même où, chantant la modernité, aujourd'hui, Schoffer se pose en réaction brutale contre un mouvement de sensibilité qui conteste ce progrès. Estimant qu'au lieu d'améliorer le sort des hommes, il est responsable de son désarroi, de ses problèmes, et qu'il l'aliène. Qu'il déshumanise la société. Alors que toute une nouvelle génération puise son inspiration dans le passé, réveille les souvenirs, et manipule Proust et Freud, à des fins, à la fois littéraires et plastiques, Schoffer, ainsi que quelques-uns de ses contemporains majeurs (Vasarely, Agam) placent toute leur confiance dans la technique et ses beautés. Il est pourtant passé par les beaux-arts. A Budapest, puisqu'il est natif de Hongrie, puis à Paris, où il était de tradition alors de « passer » pour parfaire son éducation artistique. Il y est en 1937 (il est né en 1912), à peindre comme l'on fait ses gammes. Bientôt il s'engage dans des recherches « constructivistes ». A la suite de Malevitch, qui avait, d'une certaine manière, tué la peinture dans ses limites traditionnelles. Il manipule alors le métal découpé. Il développe dans la pratique une idée force de Gabo et Pevsner sur le « vide actif ». Selon ses propres termes, il tend à une construction « aérée, transparente et pénétrable ». Pour ce faire, il multiplie les matériaux jusqu'alors inusités en art, comme le plexiglas, l'acier poli, le duralumin, le laiton, le cuivre poli. La beauté de la matière, ici, tient moins à sa texture qu'à ses vertus Among the Utopians, Schoffer commands respect as one of the most prolific artists, one who is most committed to a vision of the future. He might be compared to Leonardo da Vinci who freely abandoned his easel (that static place of purely aesthetic reflection) for the workshop in which models of machines, able to satisfy some of the most permanent of men's dreams, are constructed. For a long time now Schoffer has been interested in art only as a limited exercise of plastic reflection. The loosely-tied bow-knot and pipe-stem style, good-natured and picturesque, seem thoroughly out of date to him. The casual paint-dauber no longer has any place in a society which is engaged in an increasingly sophisticated technology, to employ a term which, in logistics, is the equivalent of efficaciousness in killing — in order to achieve a cleaner kill. It is, in fact, upon a fundamental ambiguity that this work is developed. We have seen it take over the task of those suits against painting brought by Dadaism, and especially those artists of the Russian Revolution, who wished to replace art in society by a driving element of progress. We have seen it celebrate those new forces called electricity and cybernetics. Ogling the profiles of factory scaffoldings, derricks and other monuments of a century which is dominated by industry; filled with wonder at the view of the festival of neon lights which paint the poems of publicity on the facades of stations. And something coming from the great epic rhythms of Blaise Cendrars enters, in effect, into these works hemming in all the lights which enchant the nights of the great modern metropolitan centers. Jean-Jacques Lévêque nicolas schoffer Guillaume Apollinaire had heralded the coming of the celebrators of modernity: those who sing of the new man, the child of energy and progress. The ambiguity, however, appears at the very instant in which, celebrating modernity today, Schoffer rises up in brutal reaction against a movement of sensitivity which challenges progress, esteeming that, instead of improving the lot of men, it is responsible for man's confusion, for his problems, thus alienating him. That it dehumanizes society. While a whole new generation dips into the past for its inspiration, awakening memories, manipulating Proust and Freud to its ends, which are at once literary and plastic, Schoffer, as well as a few other major contemporary artists, such as Vasarely and Agam, place their entire confidence in technology and its beauties. Prisme avec projection de lumières, 1970