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ART & INDUSTRIE V. Prove 1918.
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ART & INDUSTRIE V. Prove 1918.
L'ART & LE MÉTAL Figure décorative en zinc (Pierre Roche) L'évolution de l'Art du métal à notre époque est assurément une des plus complètes et des plus fécondes qu'il y ait jamais eu. Les méthodes scientifiques en se substituant dans la métallurgie aux procédés empiriques d'autrefois, ont totalement changé les habitudes du fondeur. Les recettes secrètes, les mystérieux tours de main n'existent plus guère que dans quelques rares fonderies d'Art. C'est là, en effet que les qualités exigées impérieusement du métal par l'œuvre d'Art, la fluidité absolue dans le moule, la résistance aux agents atmosphériques, la durée illimitée de la patine, justifient le mieux la fidélité à des habitudes surannées, mais dont la sécurité semble assurée par une longue tradition. Pourtant les avantages d'une technique logique, d'une économie de matière et de temps indiscutables, qu'a su réaliser la métallurgie moderne en suivant les données de la science ne peuvent rester plus longtemps inconnues par les fonderies les plus réfractaires. Maison bretonne Pres de Pordic (Côtes-du-Nord) Janvier 1910. — L'Art et le Métal. — Fas. 16.
ESSEPT ŒUVRES LES SEPT ŒUVRES DE MISERICORDE ACCUEILLIR DES VOYAGEURS ÉLÉMENTS AVEC RENCONTRES DES ALLENTES ET ASSIDENTS --- (Bas relief en Plomb) Les Sept Œuvres de Misericorde Pierre Roche
Tombeau d'Henry Fouquier, au Cimetière de Passy (Plomb, Marbre et Pierre). Pierre Roche
Du reste, c'est la matière même qui fait défaut. Les métaux d'autrefois mal purifiés et restant à l'état d'alliages complexes sur lesquels reposait tout le bien fondé des traditions anciennes, sont remplacés par des matières presque absolument pures. On ne pourrait plus trouver aujourd'hui dans le commerce le plomb légèrement argentifère et ferrugineux qui est la matière des premières fontaines de Versailles. Ce n'est donc plus seulement la méthode et l'économie qui manquent à l'Art du métal d'hier, c'est le métal lui-même. Cette situation qui s'atténue graduellement en Europe est encore dans toute son acuité au Japon. Confinés, la veille encore, et depuis des siècles, dans des idées empiriques sur la nature des métaux, les artistes japonais considéraient comme autant de métaux les produits mal affinés de leurs différentes mines. Chacun de ces alliages naturels avait son nom, son emploi déterminé. Telle patine s'obtenait avec un cuivre spécial d'une mine connue, tel fer servait aux lames de sabres, tel autre à la garde. On devine la perturbation qu'amena l'adoption dans les hauts-fourneaux japonais des méthodes rigoureuses de la métallurgie européenne. Tout l'Art du métal se trouve à reconstituer. La situation est moins critique en Europe, mais l'origine en est la même. La formule des bronzes antiques peut-être considérée comme perdue dès le Moyen-Age; et très probablement elle reposait sur des traditions métallurgiques semblables à celles des Japonais. L'Histoire de la renaissance est pleine des mécomptes des fondeurs de la Renaissance. Givendan, Figure décorative en plomb Maison bretonne, Près de Pordic (Côtes-du-Nord)
sance, qui, avec des minerais différents tenterent de retrouver la matière des Bronzes antiques. Bien des œuvres ont été détruites à cause de la mauvaise qualité des alliages et la perfection de la ciselure à cette époque n'est qu'une preuve de plus du mauvais état dans lequel le fondeur livrait à l'artiste des modèles le plus souvent compromis à la fonte. Il serait bon que les artistes, sur les opinions desquels se guident en définitive les fondeurs, ne s'obstinent pas à confondre la perfection artistique d'une œuvre avec sa matière, et qu'ils cessent de regarder en arrière en s'attachant à des pratiques irrémédiablement perdues. Les progrès acquis sont nombreux et incontestables. Leur énumération serait trop longue ; il suffira de deux exemples. L'un de la sécurité de contrôle acquise par la science sur les états les plus complexes du métal et ses réactions les plus délicates. L'autre du secours que l'Art peut rencontrer dans les pratiques les plus nouvelles de la métallurgie industrielle. Parmi les altérations des métaux, une des plus curieuses et des moins expliquées est celle de l'étain dans les collections d'art. Monsieur Babelon signalait au Cabinet des médailles la lente décomposition de ce métal dans les médailles, et un professeur hollandais, le docteur Cohen, a caractérisé sous le nom de Maladie des Musées une altération de l'étain très particulière. Le plomb a été pour M. Matignon, professeur au Collège de France, l'objet d'observations analogues au Musée de Cluny, et il a employé dans ses recherches un mode d'investigation tout à fait récent : la métallomicrographie. Saint-Yves, Figure décorative en plomb Maison bretonne, Pres de Pordic (Côtes-du-Nord)
--- La Rafale --- Le Remouleur Ovide Yencesse ---
LE DOCTEUR WALTHER1898 --- LE CARDINAL RICHARD(1903) --- LA GUERRE(1896) --- LA PAIX(1902) --- Médailles de H. Ponscarne
Grâce au microscope, le métal laisse pénétrer sa constitution intime; la répartition des divers métaux dans les alliages; les altérations les plus ténues de leur texture apparaissent avec la plus grande netteté. Ce diagnostic de la maladie des métaux est des plus précieux, et cette méthode d'investigation semble devoir rendre de grands services, non pas seulement pour la durée du métal, mais pour la constitution moléculaire des alliages qui a une importance si considérable pour la production de la patine. On sait que les belles patines japonaises sont obtenues par des alliages particuliers sur lesquels des acides choisis produisent des altérations correspondant à des colorations déterminées. La métallomicrographie est appelée à fournir des données précises et nouvelles sur la formation des patines anciennes et permettra la découverte de méthodes certaines pour en produire des nouvelles. Pierre Roche Mascaron pour une Fontaine (Plomb et Grès de Bigot)
(Ivoire et Acier) La Fée Mélusine J. Dampt Janvier 1910. — L'Art et le Métal. — Fasc. 2.

Cet article explore l'évolution de l'art du métal à l'époque moderne, contrastant les méthodes empiriques traditionnelles avec les avancées de la métallurgie scientifique. Il discute des défis rencontrés par les fondeurs, tant en Europe qu'au Japon, face à la pureté des métaux modernes et à la perte des savoir-faire anciens. L'auteur souligne les progrès réalisés grâce à la science et à la métallurgie industrielle, tout en appelant les artistes à s'adapter aux nouvelles techniques.